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 Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]

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Lorcan L. Scamander

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Age : 27
Localisation : Noyé dans tes yeux.

Carte Chocogrenouille
Âge du personnage: 22 ans.
Double-compte: Lysander & Lore Scam. / Apple Templewin / Lorcan Chess Hatefull
Travail/Etudes: Ecrivain - Psychiatre- clinicien

MessageSujet: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 5:42


Lorcan Lovegood-Scamander
Prédéfini


© Vesper

© Vesper

© Vesper





Le personnage

Nom : Lovegood-Scamander ; Prénom Lorcan; Âge : 21 ans ; Date de naissance: 11 août 2001; Métier : écrivain, psy, clinicien. ; Ancienne maison : Gryffondor ; Pureté de sang Totale. {sang-pur}; Baguette magique:Bois de chêne, 30, 5 centimètres, ventricule de dragon, relativement souple, parfaite pour les sortilèges d'attaque.


Physique :

La journée était pluvieuse et l'air lourd qui régnait sur Londres avait de quoi ruiner le moral de n'importe qui. C'est exactement ce à quoi vous étiez en train de penser, assis sur un des sièges en plastique du tramway qui vous amènerait en toute sécurité à votre endroit de travail. Vous fixiez le paysage défilant, derrière l'épaisseur des vitres. Ces dernières étaient sillonnées par les lourdes gouttes qui s'écoulaient, à n'en plus finir, comme pour peindre Londres de ce gris uniforme et terne. Vos yeux n'accrochaient rien en particulier, mais vous sentiez à chaque station qui saccadait, les gens monter et descendre de ce tube de métal dans lequel vous étiez installé depuis maintenant une demie heure. Pendant une seconde, vous vous dites ce que serait la vie avec un minimum d'originalité, voire de magie. Vous imaginez des hommes et des femmes vivant dans des chateaux, fabriquant des potions, côtoyant des géants et des dragons, et des sortilèges capable de transformer le gris de la vie en une multitude de couleur. Vos mains glissent sur votre visage, vous sentez vos joues, un peu mal rasées, aujourd'hui, et vous vous souvenez de votre femme, ce matin, qui avant de partir, ne vous a pas embrassé. Est-ce qu'elle est en colère ? Est-ce qu'elle vous trompe ? Vous sentez que de toutes façons, votre vie commence à décliner. Que de toutes façons, c'est le début de la fin, et qu'il va peut-être être le moment d'arrêter de rêver, parce qu'au final, il y a dans la vie des choses qu'on ne peut pas contrôler, et le bonheur fait parti de ces choses là.
Les portes du tramway s'ouvrent encore : voici une nouvelle station à laquelle le tram vient de se stopper. Vous soupirez un peu, et cessant de regarder derrière la vitre, vous vous concentrez désormais sur les reflets de ces gens qui entrent dans le tramway. Ils sont trois, et vous ne discernez pas vraiment leurs visages, mais vous voyez qu'ils se séparent. C'est presque avec surprise que vous remarquez que l'une des silhouettes qui vient d'entrer dans le tramway s'assied à côté de vous. Tiens ? Vous n'aviez même pas remarqué que la place s'était libéré. Vous ôtez votre coude du rebord du hublot ; parce que vous êtes un adulte, après tout, et que toutes façons, un adulte se tient bien droit. Vos yeux se tournent légèrement vers votre nouveau voisin, et la première chose que vous voyez ce sont ses pieds, posés au sol. Des Doc Martens... Vous savez ; ces chaussures que vous rêviez d'avoir, adolescent, parce que tous les jeunes rebelles, musiciens, et artistes en avaient... Vous remarquez avec une certaine surprise que ces Doc Martens là sont d'un rouge sombre, comme le sang. En cuir, c'est plutôt joli. L'ourlet d'un pantalon retombe sur les chevilles des Doc, et vous notez que ce pantalon est fait d'une manière étrange... vous ne parviendrez peut-être pas vraiment à définir s'il s'agit de lin ou de jeans... toujours est-il que cela donne une impression de solidité, mais aussi de légèreté. Vous optez pour le lin. Même si vous avez l'impression de vous tromper. Vous relevez légèrement les yeux, et vous remarquez que l'individu porte un long manteau noir, et des gants de cuir. Vos yeux s'étrécissent légèrement, et vous vous demandez mentalement le pourquoi du comment. Certes, il pleut, mais ce n'est peut-être pas la saison pour des gants de cuir noir. Surtout de cuir ! Peut-être, songez-vous, cet homme a t-il des cicatrices sur les mains, ou quelque chose du genre, et que c'est par raison médicale qu'il en porte ? Vous sentez soudain le besoin d'achever cette introspection visuelle, et vous voulez découvrir le visage de votre voisin. À Son attitude un peu raide, vous vous dites inconsciemment que c'est un adulte. Un homme. Vos yeux se posent sur son visage, et vous découvrez le profil d'un type pâle, aux cheveux détrempés, venus se coller sur son front. Il a les yeux fermés, et vous remarquez avec une certaine satisfaction qu'il n'est pas de ces personnes qui respirent trop fort ; non, en fait, vous n'entendez même pas son souffle. De ce fait, vous le considérez aussi comme une personne délicate et cela vous plait. Un léger sourire vient courir sur vos lèvres quand vous vous rendez compte que le type à côté de vous a des écouteurs dans les oreilles. Mais pas n'importe lesquelles : leur couleur d'un vert fluo brûle les yeux, et vous vous demandez aussitôt comment quelqu'un habillé tout en noir peut avoir des écouteurs verts fluo et des Doc Martens rouges. Vous vous penchez légèrement en avant, tandis que le tramway s'engage dans un virage, en longeant le fleuve, et vous remarquez que l'individu, vu en biais, se révèle être un jeune homme. Il a mis une sacoche, près de lui. Une sacoche en cuir noir, mais qui semble provenir d'un autre animal que la vache. Vous ne vous y connaissez pas trop, dans la matière, mais vous espérez que ce jeune homme n'est pas de ces personnes qui achète du crocodile ou des ailerons de requins. Vous aimeriez que cette personne soit quelqu'un de bien. Vos mains se glissent dans vos poches, et vous sursautez soudain en remarquant que le jeune homme, bien que les yeux fermés, fasse de même. Vous plissez les yeux, étonné. Puis de nouvelles questions viennent dissiper vos pensées. Qui est-il ? Est-il étudiant ? Qu'y a t-il à l'intérieur de sa sacoche ? Est-ce qu'il est avocat ? Est-il riche ? Comment s'appelle t-il ? Quelle-est la marque de ses vêtements ? De son parfum ?
Un sourire s'installe de nouveau sur vos lèvres, et vous vous laissez glisser contre le dossier de votre siège. Vous vous demandez ce qu'il écoute. Presque aussitôt, il vous semble que le niveau de musique de ses écouteurs augmentent, et comme par magique, la voix de Lady Gaga s'élève jusqu'à vous. Ainsi donc, il serait adepte de ces tubes interplanètaire ? L'image de la jeune femme blonde se matérialise dans votre esprit, et vous pensez à votre fille. Elle aussi aime bien Lady Gaga. À vrai dire, vous aussi vous appréçiez bien. Peut-être pas au point d'écouter cela en plein tramway. Cela ferait peut-être trop adolescent, or vous êtes un adulte, non ?
Encore une nouvelle station. Le jeune homme ouvre soudainement les paupières, et vous observez alors la scansion concentrée de ses prunelles bleues. Aussitôt, vous trouvez qu'il n'est plutôt pas mal bâti. Blond, à la peau pâle, avec ses yeux bleus. Il se lève. Vous comprenez que c'est son arrêt, et tandis qu'il prend sa sacoche, vous vous dites que vous le ne reverrez plus jamais.
Et cette pensée là vous saisis au ventre comme une main griffue.
Vous savez soudainement que vous n'avez que trois secondes pour vous décider ; car dès lors les portes du tramway refermées, ce sera trop tard.
Alors vous prenez votre courage en main, ou ce qui vous semble vous de la folie, et vous vous levez. Après tout, vous avez une réunion avec votre boss dans un quart d'heure, et vous savez qu'il est impensable de louper cela. Cependant... l'aura que dégage ce garçon vous est familière. Et rassurante. Et vous vous dites que, merde, pour une fois, vous pouvez bien vous permettre de ne pas jouer en fonction des règles. Alors vous le suivez.


Caractère :
Ses Docs Martens heurtent le sol detrempé des trottoir avec une certaine ironie : il semblerait que les pans de son manteau noir ne soit pas atteint par l'humidité, et il avance, sous la légère pluie qui couvre le ciel de lourds nuages anthracites. C'est étrange, vous vous dites, mais même de dos, il a ce... quelque chose de différent. Il est blond ; c'est peut-être ce qui vous donne l'impression qu'il émet de la lumière. Ou peut-être les couleurs improbables de ses accessoires ? Vous le suivez depuis dix minutes, maintenant, et vous savez que c'est trop tard pour votre patron. Vous ne vous en faites même pas ; vous vous concentrez sur le jeune homme. Il se dirige vers un arrêt de bus. Vous espérez secrètement qu'il s'y arrête autant que vous le redoutez, parce que vous ne savez pas quoi faire s'il se stoppe. Vous n'aurez peut-être pas le cran de lui parler ? Le suivre et l'observer vous convenait jusque là, mais que faire s'il s'immobilise ? Vous le voyez se stopper. Une boule nait dans votre gorge, et vous avançez vers lui. Il va s'asseoir sur le banc, sous l'abri bus. Pendant une miliseconde, vous avez l'impression qu'il sort de sa poche un morceau de bois, qu'il range immédiatement. Vos sourcils se froncent, et vous allez à votre tour vous abriter sous le haut-vent d'aluminium. Vous sentez ses yeux se poser sur vous, mais vous décidez de faire semblant d'avoir vous aussi besoin de prendre le bus. Vous vous penchez et vous étudiez les horaires du bus, tandis que lui s'écarte légèrement, pour vous permettre une meilleure vision. Vous vous sentez rougir, comme un gosse dont l'on vient de découvrir le mensonge et vous vous reprenez en vous disant que vous avez certainement vingt ans de plus que lui. Vous vous détournez des horaires et vous fixez sans vraiment la voir la route devant vous. Au carrefour plus loin, les voitures glissent sur le sol, dans des bruits de klaxons et d'injonctions violentes, familières aux jours de pluie.
Les minutes passent, et vous vous demandez s'il écoute encore Lady Gaga. Vous tournez vos yeux vers lui, et stupeur, vous rendez compte que non seulement il n'a plus ses écouteurs, mais en plus, il vous regarde. Ses yeux bleus sont emplis d'une sorte de malice, et même s'il ne sourit pas, vous avez l'impression que c'est tout comme. Vous sentez une rougeur empourprer vos joues : ce n'est pas tous les jours que les gens se fixent. Vous baissez les yeux, vous essayez de marmonner quelque chose, et cela brise le silence qui, -vous vous en rendez compte-, doit durer depuis que vous êtes entrés sous l'arrêt de bus.

« Pourquoi me suivez vous ? » Demande t-il alors.

Vous relevez encore une fois les yeux sur lui, et l'envie de vous enfuir en courant devant ses yeux bleus vous prend au ventre. Il fait alors quelque chose d'étrange. Il se lève, et tend la main vers vous. Comme hypnotisé, vous fixez une seconde ses longs doigts gantés, et avec malhabilité, vous y placez les votre. Sa poigne est fragile, mais chaude. Vous sentez une paume douce, mais des doigts secs. Il doit taper sur un ordinateur, ou alors écrire énormément avec des stylos. Un sourire avenant couvre ses lèvres.

« Vous me suivez depuis le tramway. Pourquoi ? »

Vous n'osez pas répondre, alors il se met à rire. Un rire léger, qui, avec un peu d'attention, vous semble... légèrement trop aiguë. Un peu comme les rires de ces méchants dans les films. Mais il a l'air sympathique, et son rire a au moins le mérite de vous arracher un sourire timide.

« Je m'appelle Lorcan Scamander, dit-il alors. Je peux vous aider ? »

Vous comprenez qu'il sait que vous ne pouvez pas lui répondre quant à la raison de pourquoi vous le suivez depuis le tram. En fait, vous avez même l'impression qu'il vous invite à entrer dans un jeu qu'il semble parfaitement maitriser ; mais qui vous paraît étrangement rassurant, bien que vous n'en perceviez que les contours : façonnés par la politesse et le questionnement.

« Heu, certainement... je … je crois que vous connais... »

Vous ne savez même pas si vous venez de mentir ou pas. Après tout ; ce garçon dégage quelque chose de familier pour vous, et vous êtes sûr, maintenant, que son regard a déjà traversé votre vie. Vos souvenirs. Peut-être vos songes. Vous plissez les yeux, et il détache avec douceur ses doigts des siens, un sourire poli sur les lèvres.

« Peut-être. Je suis psychologue clinicien, à l'Institut de Paris. Je suppose que vous avez du me voir à la télévision. »

Il plonge la main dans sa poche et en ressort une carte professionnelle qu'il vous tend. Vous la récupérez, et vous lisez :

« Dr. Lorcan L. Scamander. Écrivain, psychothérapeute, clinicien, sociologue. Numéro de téléphone... »

Vos yeux remontent jusqu'à son visage, et vous êtes soudain catastrophé. Comment cet homme, dont vous évaluez l'âge à moins de trente ans, certainement moins de vingt-cinq, peut-il posséder autant de qualifications ? Il semble percevoir votre trouble, car il a un léger sourire d'excuse, en penchant la tête.

« Je sais... Beaucoup de personne ne me croit pas... Quand je leur dis que je suis écrivain ils me considèrent comme une personne sans véritable métier, et quand je leur dis que j'ai fini ma thèse, ils... »

« Oh ! « Docteur », c'est pour la thèse. Je n'avais pas compris. »
Il reste une seconde interdit, et vous vous rendez compte que ce n'est pas très poli de couper la parole. Surtout lorsqu'on est britannique, et que l'on habite à Londres. Surtout lorsqu'il s'agit de couper la parole à quelqu'un qui a la moitié plus de diplôme que vous. Vous baissez les yeux, peiné.

« Pardon, murmure t-il. Je suppose que ce n'est pas très poli de parler ainsi de métiers. Veuillez m'excuser, je ne cherchais pas à vous importunez. »

« Vous ne m'importunez pas, c'est moi qui suis désolé. Vous êtes « doctorant », c'est cela ? Et qu'est-ce que vous écrivez ? »

Le bus arrive, et vous montez tous les deux. Vous vous en fichez d'où vous conduit ce dernier, passionné que vous êtes par ce garçon étrange, au sourire enjôleur.

« Un peu de tout. Mais j'écris sous un pseudonyme. Peut-être m'avez déjà lu, mais même si c'est le cas, vous n'auriez aucun moyen de le savoir. »
« Oh, je vois. C'est dommage, j'aurais bien aimé dire à ma femme que j'ai rencontré un écrivain. »

Vous souriez, lui aussi.

« Quelles études avez-vous suivis ? »

Il tourne légèrement son visage, mais vous auriez jurés qu'il venait de ciller.

« J'ai suivi sept années scolaire dans un collège primé d'Ecosse. Un collège un peu particulier, je dois vous avouer. »
« Pour surdoués ? »

Cela ne vous étonnerait même pas ; en vue de son jeune âge.

« ...Mm, je suppose qu'on peut dire cela de cette manière. Toujours est-il que j'ai d'abord considéré faire mes études dans la science des animaux exotiques... en Roumanie, avec mon frère jumeaux. Nonobstant, ce dernier s'est révélé très doué, voir plus doué que moi dans ce domaine, et j'ai considéré que plutôt que d'envisager cette carrière qui au final, ne ferait que nous mettre une fois de plus en situation de rivalité, j'ai abandonné, pour me concentré sur la clinique. J'ai passé ma licence plutôt tôt, et j'ai terminé ma thèse il y deux ans. »

« Vous êtes intelligent. »

Vous aviez dit cela sur le ton de la conversation. Mais il avait tiqué à cela, et ses yeux bleus semblaient soudainement assombris. Vous remarquiez presque aussitôt sa main, gantée de noir, venir effleurer son ventre, à la hauteur du nombril. Vous deviniez un mouvement nerveux.

« Je ne sais pas. Beaucoup de gens me l'ont dit. Et c'est ce que je pensais, plus jeune, mais j'ai surtout l'impression d'avoir beaucoup de chance. Après tout... vous l'avez dit : surdoué. Mais je n'ai rien fait en particulier pour avoir cela, mis à part naitre. C'était plutôt facile. Et … le fait d'être surdoué... à quoi est-ce que ça m'a servit ? »

Il vint frotter son menton, entre ses doigts, son regard se faisant rêveur.

«  Certainement à me faire passer pour plus fou que je ne l'étais déjà. C'était une sorte de jeu ; adolescent ; effrayer mes camarades, déjà différents, par une folie que je créais, dans mon comportement, mes attitudes. Aujourd'hui, j'ai peut être un peu changé. Je suis plus sérieux, je pense. Et plus … passe-partout. Plus discret ? Je suppose que l'on pourrait expliquer cela. »

Vous souriez, amusé par ce garçon.

« Votre frère jumeau... de quelle sorte d'animaux s'occupent t-ils ? »
« Des animaux étrangers, et très souvent exotiques. Le plus souvent, ce sont des animaux énormes, dangereux, et avec beaucoup de crocs. Il adore ça. »
« Des dragons ? Vous proposez en souriant. »
« Haha ! Ça ne m'étonnerait même pas ! »

Il est prit par un fou rire qui vous amuse tout autant que lui, et quelques secondes passent, avant que vous ne repreniez parole, toujours aussi intrigué.

« Où vous rendez-vous ? »
« Dans un bar. Je dois aller voir un ami. »
« …Oh. »

Le silence s'installe, et vous cessez soudain de le regarder. Une sorte de ressentiment s'est installé dans votre poitrine et vous vous sentez comme triste, ou déçu. Cette frustration a glacé votre intérêt, et vous vous surprenez même à commencer à être en colère. Pourquoi ? Vous auriez aimé être l'ami de ce garçon, peut-être. Sauf qu'en réalité : vous ne vous connaissez pas, lui et vous. Et cela, vous vous en rendez compte comme une claque : comme ces situations, ou enfant, vous ne parveniez pas à approcher la star de la cour de récréation, parce qu'elle était trop inaccessible. Vous sentez que Lorcan est surpris, et il tourne soudain ses yeux vers vous.

« Si vous y tenez, je suppose que vous pouvez m'accompagner. »
« Oh. Ce serait gentil. »

Vous descendez du bus, et vous marchez alors en silence. La pluie a cessé, mais s'est abbatu sur Londre ce vent froid et mordant qui vous fait relever le col de votre vêtement. Lorcan vous a imité, bien qu'il soit légèrement plus grand que vous, il ne semble pas percevoir le froid de la même manière que vous. Il ne tremble pas, contrairement à vous, et ses foulées sont rapides et régulières. Vous tentez de calquer votre démarche sur la sienne, et aussitôt ce rythme, bien que trop rapide pour vous, vous réchauffe. Vous vous demandez alors dans quelle style de vie se déroule le quotidien de Lorcan L.Scamander. Scamander... quel nom étrange, d'ailleurs. Vous essayez de visualiser son frère jumeau. Tiens... il n'a pas précisé : monozygote ou dizygote ? Vous essayez de vous persuader que le mieux, ce serait monozygote : le fait qu'un garçon aussi original que Lorcan possède une copie conforme à son physique doit accentuer le côté fabuleux de la chose. Vous essayez d'imaginer un garçon semblable à celui qui marche à vos côtés, mais habillé de manière moins chic. Ou alors en cuir. De ce même cuir dont est fait l'étrange sacoche de Scamander. Vous avez une pensée bizarre, tout d'un coup... une pensée qui s'oriente sur les dragons... vos yeux s'étrécissent.

« Nous sommes arrivés. »

Lorcan sourit. Mais d'un sourire qui, en vue de l'endroit, vous semble plutôt inquiétant. Coincé entre deux bâtiments, la façade miteuse d'un bar nommé « le Chaudron Baveur. »

« Quel est cet endroit ? »

Vous vous sentez vaguement inquiet. Parce que de cette porte semble filtrer la même aura que dégage Lorcan. Une aura plus puissante, moins filtrée. Et cela vous inquiète, et vous vous demandez si au final vous oserez franchir le seuil. Lorcan pose la main sur le bouton de la porte. Il sourit.

« Je pense que vous n'avez pas de souci à vous faire. En fait, je pense que c'est même mieux. »
« Pourquoi ? »
« Parce que vous n'êtes pas n'importe qui. En fait... la plupart de Moldus comme vous ne peuvent pas voir cet endroit. Je me demandais si vous en étiez capable, c'est aussi la raison du pourquoi je vous ai amené ici. »

Vous êtes assommé, et interdit, vous fixez Lorcan sans comprendre. Vous parvenez donc à voir cet endroit, contrairement à d'autres personnes ? Comment croire à ce que raconte Lorcan. Ce dernier ouvre la porte, et vous invite à entrer.

« Après vous, je vous en prie. »


L'Histoire
Minimum 30 lignes

L'endroit était empli de personne étrangement vêtues. Les regards se posèrent sur vous comme des papillons attirés par la lumière, et certaines discussions cessèrent à votre entrée. Pendant quelques secondes, l'impression d'être entré dans la gueule du loup fit trembler vos genoux. La main de Lorcan se posa alors sur votre épaule, et avançant au milieu des tables entreposées sur le sol, il salua le barman, et les réactions cessèrent d'être aussi hostile. Vous comprîmes aussitôt que Lorcan était connu, ou au moins reconnu parmi ces gens étranges. Ils dégageaient tous cette chose qui vous avait peut-être premièrement attiré chez Lorcan. Quoique Lorcan soit le seul ayant des Doc Martens, rouges, qui plus est.
Lorcan vous fit vous asseoir à une table, et s'éloigna vers le bar, pour apparemment commander des verres. Autour de vous, plus discrètement, cette fois, les regards se posaient sur vos épaules, entre vos omoplates, faisant hérisser vos cheveux sur votre nuque. Vous balayiez du regard les lieux, découvrant avec stupeur des choses qui au fil des secondes, se révélaient plus incroyables les unes que les autres. Un homme lisait son journal, et devant lui, une tasse se thé se remuait seule ; la cuillère effectuant des mouvements rotatifs infinis. Une femme parlait à un chat, ce dernier ayant un regard un peu trop intelligent pour que cela soit normal. Une autre écrivait une lettre, à la plume, sur un parchemin, avant de rouler ce dernier et de l'accrocher à la patte de l'animal, qui s'envola aussitôt par une fenêtre. D'autres avaient, pour beaucoup, un morceau de bois posés devant eux. Certains les tenaient entre leurs doigts, et effectuaient des petits mouvements. Vous remarquiez qu'un vieux sorcier agitait de cette manière son morceau de bois sur une assiette contenant des pierres, et ces dernières se métamorphosèrent aussitôt en un plat poulet/frites. Vos yeux écarquillés ne passaient apparemment pas inaperçus, car certaines des personnes assises autour des tables souriaient en vous regardant, et le mot « Moldu » glissait d'une table à l'autre. Vous tourniez de nouveau votre regard jusqu'à Lorcan qui s'était accoudé au bar, en attendant sa commande. Une femme, blonde, raffinée, d'une beauté époustouflante, quoique glacée, s'était levée et dirigée vers Lorcan. Ce dernier s'était retourné, et la dévisageant, lui avait sourit. Vous auriez juré que ces deux là se connaissaient. Mais d'où ? Toujours est-il que vous étiez captivé par la beauté froide qui avait pris Lorcan à part. Vous remarquiez que d'un mouvement dédaigneux du menton, la jeune femme vous avait désigné, et que Lorcan, comme amusé, l'avait regardé en souriant. Il lui avait répondu quelque chose, qui malgré son sourire, avait semblé déplaire à la jeune femme, qui avait répliqué quelque chose qui fut masqué par le bruit, mais vous devinez facilement qu'elle ne porte pas Lorcan dans son cœur. La jeune femme s'éloigne, sortant par une porte extérieure.
Lorcan récupère les boissons et s'approche de vous. Vous êtes follement impatient de le questionner sur la jeune femme, et Lorcan semble le deviner aussitôt. Il sourit, et enlève son manteau, pour venir s'installer en face de vous.
« Cette fille... Angela Stevenson. Nous étions camarade, au collège. »
« Vraiment ? »
« Comment l'avez vous trouvé ? … Même... de loin ? » Demande Lorcan, amusé.

Vous souriez, quoiqu'un peu gêné en face de ce garçon bien plus jeune que vous.

« Je... je ne l'ai pas entendu, je ne sais pas vraiment ce qu'elle est. Vous avez de drôles de question, vous savez ? »

Lorcan approcha son verre de ses lèvres, toujours en souriant.

« Moi je la trouve très belle. J'ai souvent été amoureux d'elle, en fait. »
« Oh ? »

Il ricane sombrement.

« Sauf qu'on ne se supporte pas, et la plupart du temps, lorsqu'on se croise, on a envie de s'égorger l'un l'autre. »
« Oh ? Pourquoi donc ? »
« Histoire de politique, sourit Lorcan. Toujours est-il que je l'apprécie bien. Je serais triste le jour où je la perdrais de vue. »

Il commence à boire, et vous comprenez que l'ami dont il vous a parlé n'arrivera pas tout de suite, et que son silence est peut-être une manière de subtile de vous laisser le questionner. Le questionner certainement par rapport à tout... ça. Vous embrassez du regard le reste du bar, et détournez les yeux quand ces gens bizarres accrochent le votre.

« Qui sont... que sont ces gens ? »
« Des sorciers. »

Le ton de Lorcan est très sérieux, et il pose son verre sans que le moindre trouble ne vienne troubler son visage. Votre cœur à loupé un battement, et pendant une seconde, vous avez envie d'exploser de rire. Seulement, quelque chose dans votre esprit s'enflamme, et toutes les légendes sur les sorciers et les sorcières, que l'on vous a racontés, durant votre enfance, majoritairement. Vous vous souvenez de toutes ces histoires sur la bave de crapaud, sur le jus de citrouille, sur les dragons et les chats noirs, et tout d'un coup, vous êtes pris de l'envie irrésistible de demander ce qu'il y a dans votre verre, que d'ailleurs, vous n'osez plus regarder ; au début, ça avait l'air bon.

« Vous rigolez ? »
« Pas le moins du monde. »

Lorcan sort de sa poche une baguette de bois, mince, comme certaines personnes ici. Il la pousse vers vous, et vous la prenez. Elle est plus lourde que ce à quoi vous vous attendiez, et comme un enfant, vous l'agitez légèrement. Il ne se passe rien. Lorcan vous la reprend, en souriant.

« Cela m'aurait étonné. Quoique vous êtes déjà spécial, pour être capable d'entrer ici, je vous le répète. Je suis un sorcier, moi aussi. Angela l'est aussi. Beaucoup de personne ici le sont. »

« Il n'y a personne... comme moi ? »

« Des Moldus ? Non. En fait, je crois bien que vous êtes le premier que je vois ici. Non, les personnes n'étant pas des sorciers ici sont... »

Il balaie des yeux les gens assis aux tables, et désigne du menton une personne derrière vous. Vous tournez la tête, et vous remarquez une silhouette, contre un mur, qui ne bouge pas. Son visage est trop loin pour que vous en soyiez absolument persuadé, mais il vous semble que les yeux de cet homme sont teints par une nuance d'un rouge sombre. Vous frissonnez.

« Vladimir Kusovski. C'est un vampire qui nous vient de Roumanie. Il est ambassadeur de sa race, dans son pays. »
« Vous plaisantez. Tout cela... ne peut-être possible. »
« Je vous répète que cela l'est. Mais peu importe. Vous pouvez facilement vous persuader, si cela vous convient, que tout ceci est un rêve. Je peux faire en sorte que vous ne vous souveniez plus de rien, après cette nuit. Si vous y tenez, demain, vous reprendrez une vie absolument normale. »
« … Ne... ne dites pas de bêtises. Expliquez moi plutôt... vous m'avez menti, tout à l'heure ? Ce n'était pas une école de surdoués, dans laquelle vous avez suivi vos études. Angela... et vous... »

Lorcan vous regarde en souriant. De ce sourire qu'il a, si familier sur ses lèvres, qui vous semble un peu angoissant. En fait, maintenant que vous y pensez bien, ce jeune homme aux yeux bleus, aux cheveux blonds et à la peau pâle vous ferait presque penser à ce chat, dans Alice aux pays des Merveilles. Cheschire Cat. Chess.

« Vous n'êtes pas comme moi. »

Vous avez dit cela sur le ton de la fatalité. Et cela semble le rendre hilare. Il secoue la main, cette dernière toujours gantée.

« Vous avez raison. Laissez moi vous expliquez en détail ce que nous pourrions définir comme « mon parcours. » »

Il enlève ses gants, lentement, et vous constater que sur la main gauche, une vilaine balafre, perdue au milieu de la peau carbonisée, vient déchirer le dos de la main, et ce de la phalange de l'annulaire jusqu'au poignet. Il pose à peine les yeux sur sa blessure, et joignant ses doigts nus entre eux, vous observe avec un petit sourire.

« Je suis né il y a vingt et un ans, en pleine campagne de l'Angleterre, près d'un petit village moldu. Je suis le cadet de triplés. Nous sommes nés d'un couple de sorcier. Ce que, dans notre vocabulaire, nous appelons « les sang-purs ». Je vous l'accorde, cela ressemble à un certain programme politique revendiqué par un certain tyran allemand. Mais ne nous arrêtons pas sur ce détail. »
« Vous avez le profil parfait de l'aryen. »

Lorcan jeta sur moi un regard glacial. Je me tus. Rassuré.

« A partir de nos onze ans, mon frère, ma sœur et moi avons reçu une convocation de la part du collège Hogwart, qui se trouve en Ecosse. Ce collège n'est accessible qu'aux enfants magiques. C'est aussi le plus réputé d'Angleterre Pour tout vous avouer ; c'est le meilleur. Les plus grands directeurs et élèves magiques du monde y ont étudiés. J'y allais donc, à la rentré de mes onze ans, accompagnés de mes jumeaux. Nous prîmes le train, à la gare King's Cross, sur la voie neuf trois quart. Je me souviendrais toujours de la vision de cette locomotive rouge. C'est quelque chose de fabuleux, vous savez ? »
« Je ne comprend pas... je me rend souvent à Kings Cross, pour mon travail. Et il n'y a pas de locomotive. »
« Naturellement. Vous êtes un Moldu. Il faut, pour la voir, traverser un épais mur de brique. »
« Vous m'effrayez Lorcan. »
« J'appréçie votre sens de l'humour. »
Un sourire courut sur nos lèvres, et Lorcan reprit.

« Une fois le train arrivé jusqu'en Ecosse, nous, les « premières années », donc les plus jeunes élèves d'Hogwart, étions dirigés dans des barques, avec lesquelles nous traversions un Lac. Cela nous permettait d'admirer le château. »
« Le château ? »
« Hogwart est un gigantesque château. »
« Vraiment ? »
« Une fois pénétrés ce château, nous étions ammenés à poser un Chapeau magique sur notre tête, devant le reste de l'école. Cela permettait à ce Chapeau de lire nos esprit, et de déterminer quelle caractéristique nous déterminait le plus, et de nous répartir dans une des 4 maisons de Poudlard. »
« Devant le reste de l'école ? Combien êtes vous ? »
Lorcan sembla évaluer votre réaction du regard.
« Je pense ne pas me tromper en disant mille. À peu près... Cela vous effraie ? »
« Moi, non ! Mais j'imagine que c'est une épreuve difficile que de se faire analyser le cerveau devant plus de milles jeunes. »
« Vous ne devinez même pas. Toujours est-il que j'ai été envoyé à Gryffondor. Pour beaucoup de personne, il s'agit de l'endroit dans lequel se retrouve les gentilles personnes. Je ne suis pas d'accord avec cela. Puisque je me considère comme tout sauf une gentille personne. Et je pense que ce n'est pas uniquement mon cas. Non. Je pense que la définition la plus exacte des membres de Gryffondor serait... d'être des personnes assumant leurs actes, et faisant en sorte d'en être fiers, de manière à ce que les autres reconnaissent leur bravoure. Je pense que de ce fait, cette maison est le contraste totale à Serpentard, dans laquelle fut envoyé mon jumeau, et l'adorable miss Stevenson, que nous avons vu tout à l'heure. Serpentard accueuille en son sein tout élève capable d'accomplir n'importe quoi pour parvenir à ses fins, en dépit du jugement des autres. Étant particulièrement égocentrique, j'ai été persuadé très longtemps de ne pas avoir ma place à Gryffondor ; je pensais que j'irais à Serpentard, ou à Serdaigle. »
« Quelle est la spécificité de Serdaigle ? »
« Les élèves les plus studieux s'y rendent. Pas nécessairement les plus intelligents... quoique... non, je pense que ce sont les élèves pour qui le savoir prime plus que tout autre chose qui y vont. Un idiot borné par les notes peut y aller, pourtant il peut se révéler bien plus con qu'un autre. La dernière maison se nomme Poufsouffle. Celle-là... vous m'excuserez, mais je n'ai que très peu d'information sur elle ; du fait que personne dans ma famille n'y soit jamais entré, et surtout qu'elle est à mon avis la Maison la plus complexe, quoi qu'on en dise. »
« Je ne comprends pas. »

Lorcan fit glisser son doigt sur le rebord de son verre, un air pensif transcendant son visage. Il semblait perdu dans ses pensées, quand il reprit avec douceur.

« Gryffondor pour les courageux, Serpentard pour les ambitieux, Serdaigle pour les studieux... Mais Poufsouffle … cette maison englobe la totalité du genre humain ; y vont ceux desquels le Choixpeaux n'a pu se décider. Trop peu brave, trop peu pernicieux... pas assez borné sur les études... plus libres dans leurs têtes. Les Poufsouffles sont peut-être des artistes. Des artistes incapables de rentrer dans les canons raciaux des fondateurs de Poudlard. Helga Poufsouffle était une femme mystérieuse, indéfinie. Neutre, terne, pour certains. Peut-être tellement complexe, qu'elle pose un problème monumental sur l'allégeance de sa Maison. Qui sont les Poufsouffle ? Je pense qu'eux-seuls sont vraiment au courant de ce qu'ils sont, une fois répartis. Pas uniquement ces personnes sympathiques, comme on les décrit. Un des garçons légendaires de Poufsouffle, Cédric Digory, a témoigné, par son sacrifice, il y a une … 23 ans, je crois, qu'ils étaient capable de défier les plus puissantes forces de magie qui soit. Peut-être cela leur force : ils sont incapables d'accepter les règles qui définissent les êtres humains. »

Lorcan sembla soudainement plus éveillé, et il secoua la main, à la manière dont on chasse un moustique.

« Lors de ma première année, j'ai effrayé la moitié du château en ensorcelant une tronçonneuse électrique. Je l'ai envoyé dans la Grande Salle du château, là où elle a réduit en charpie la table des Gryffondor et la bonne moitié des tapisseries accrochées aux murs. Je me souviens que le professeur de l'époque était tellement choqué qu'elle a, ce jour là, oublié de m'ôter des points, par rapport à ma maison. Il existe à Howgart un système de comptabilité. Chaque élève se voit attribuer ou ôter des points, à chaque bonne ou mauvaise action. À la fin de l'année, la Maison ayant le plus de points se voit conforter par une coupe qu'elle gagne. Cela s'appelle la Coupe des 4 maisons. C'est très honorifique que de voir sa maison remporter cette coupe, à la fin de l'année. C'est un bon stimulant, lorsqu'il s'agit de tenir en ordre des élèves sorciers. De leur faire réviser leurs cours. De leur interdire d'aller dans certains endroits. »

« L'idée de la carotte. »

« Exactement. Je ne fus pas vraiment le type d'élève à faire gagner des points. Sauf en cours, où j'étais plutôt bon élève, dans la majorité des matières. Mais en dehors de cela, j'étais une vraie... petit tornade. Tellement folle, que les points que j'ôtais à Gryffondor se comptaient par dizaine, chaque jour. »

Vous vous mettez à rire, amusé par l'étincelle de malice qui vient d'éclairer le regard de Lorcan.

« Jusqu'à mes quinze/seize ans, il n'y eut rien de très remarquable dans ma vie. Mis à part que je devais être considéré comme un des élèves les plus cinglés du siècles. Le directeur de l'époque avait eu une terrible frayeur, lors de ma troisième année, en me découvrant, accroché au rebord de sa fenêtre. Elle n'a jamais vraiment compris comment j'étais arrivé là. Je crois qu'elle n'a jamais cru au fait que je sois « glissé » du toit. En soi, ce n'est pas très grave, et je crois qu'elle a toujours conservé ce sentiment d'hilarité à mon égard. Une fois, en me croisant dans les couloirs, alors que j'avais seize ans, elle m'a demandé si en me baladant sur les toits, plus tôt dans la journée, je n'avais pas vu une écharpe écossaise, apparemment envolée dans la matinée. Je dois vous dire que je me suis demandé ce jour là si elle se fichait de moi ou pas. »
« Et ? »
« J'ai bien retrouvé l'écharpe. Une semaine plus tard, accrochée dans la toiture d'ardoise d'une des tours latérales de l'aile ouest d'Hogwart. »
« Sérieusement ? »
« Oui. Je suis allé lui rendre, en me disant que je risquais de me faire engueuler pour être monté sur les toits. »
« Ce fut le cas ? »
« Oui, elle me retira 45 points. »
« Outch. »
« Effectivement. Mais elle m'accorda aussi 100 points pour avoir récupéré son écharpe écossaise. J'ai toujours cru qu'elle avait un peu exagéré, mais... que voulez-vous que je dise ? Soit elle était ravie de retrouver son écharpe... soit elle m'avait testé. Voir si j'étais capable de forcer mon cran pour aller la récupérer, cette fameuse écharpe. »
« Haha ! Incroyable. Vous me disiez qu'il y a commencé à avoir des choses remarquable à vos seize ans. »
« Oui. Une vingtaine d'année plus tôt, nous avions été débarrassés d'un mage noir particulièrement dangereux, prônant les statuts de sang. Ce dont je vous ai parlé plus tôt, par rapport à moi, qui suis « sans-pur », par exemple. Ce mage noir tenait à ce que les gens comme moi soient au sommet de la hiérarchie sociale. »
« On dirait vraiment le troisième Reich. »
« Je sais. Qui sait... Voldemord, Hitler, Staline, tous ces hommes sont-ils peut-être contaminés par la même folie. Elle se répercute de manière différente en fonction de leur univers. Toujours est-il que pendant une dizaine d'année la popularité de Voldemort a gagné de l'ampleur, et de nombreuses personnes sont devenus ses partisans. D'autres se battaient contre lui. Ma mère faisait partie de ceux là. Elle était camarade, à l'époque, de celui qui devint le Sauveur. Le garçon qui a survécu : Harry Potter. Il tua de ses propres mains Voldemort, et devint un héros. »
« Il est... ? »
« Non, il vit encore. Il est une légende vivante, naturellement. Mais c'est cool, il ne s'est pas pris le citron pour autant. En fait, c'est un type bien. Son fils a été un de mes camarades de Gryffondor. Albus Potter... un sacré... ''lynx multicolore''... ? Nan. Mais son fils, que je n'ai pas revu depuis... quelques années maintenant, est quelqu'un sur qui il ne faut pas compter lorsque vous tenez à avoir des discussions sur le soulèvement des gobelins en Ukraine, en 1700. Les Potter ne sont pas vraiment des... des Serdaigles, on peut dire. »

Vous vous permîmes un sourire, bien qu'un peu perdu.

« Bref ! A mes seize ans, donc, bien après la mort de Voldemort, une menace a submergé le monde magique. Un nouveau mage noir sortait de l'ombre, et menaçait la population. On avait l'impression d'assister à un retour en arrière. Les gens hésitaient, la peur s'immisçaient dans les pensées de tous, et il y eu un taux élevé de meurtres, d'enlèvement, de séquestration. Hogwart se divisa en deux clans ; ceux pour le Mage Noir, les Dark Ravens, et ceux contre ; les White Dove. Il fallut un certain temps avant la disparition complète de ce mage noir. Les jugements furent rendus et tout rentra dans l'ordre. Mais cette époque a permis à beaucoup de monde de se repositionner. Des traitres, des amis, des ennemis... tout fut exhibés, comme une gigantesque foire... je crois que lorsque l'on a connu une guerre pareille, on change. On évolue. On se découvre. »

Le ton de Lorcan était devenu froid, et vous posiez sur lui un regard transcendant. Vous aviez besoin de poser cette question, bien que vous en connaissiez la réponse.

« Et vous ? Ça vous a changé ? »
« Certainement plus que d'autres personnes. Ayant souvent été considéré comme instable psychologiquement, imaginez avec quelle ampleur eut lieu ma prise de conscience. Je ne distinguais plus ennemi d'amis. Mon frère jumeau et avons, tout bonnement, pété un câble. Paranoïaques, névrotiques... mon frère jumeau a éventré sa petite amie de l'époque, sous le coup de sa fureur, en plein milieu d'une période de trouble. Angela et moi nous sommes... affrontés, et pas de la manière la plus propre qui soit. Pour ma part, j'ai tenté de l'étrangler, profitant de sa faiblesse mentale ; alors qu'elle était en proie à un choc post traumatique. Ce n'était pas très brillant... mais ce jour là, si rien ne m'avait arrêté, je l'aurais certainement tué, par simple plaisir de toute puissance. Je ne dis pas que la présence du Mage Noir dans nos vies excuse mon comportement ; je me sais défaillant mentalement... mais c'était comme une étincelle sur de l'huile. Il fallait que quelque chose déclenche ce qui nous ferait tous exploser. Les enfants sont cruels, vous savez ? Lysander, moi et Angela étions certainement, à l'époque, l'exemple parfait. »
« Vous avez été jugés ? »
« Non. Jamais personne n'a été mis au courant des... altercations entre Angela et moi. En fait... personne ne le sera jamais. Je pense que je serais heureux qu'elle me tue. Elle est ma rivale depuis longtemps, et ma vie serait ennuyeuse sans elle. »
« … Je vois. »
« Bien. À partir de mes dix sept ans, nous avons passés des examens, déterminants nos facultés. Je pensais me diriger vers la magicozoologie. Mais je vous l'ai expliqué, cela créait des conflits entre Lysander et moi, et j'ai préféré me concentrer sur des études moldues. Quoiqu'elles ne valent rien dans le monde magique. Je suis donc écrivain, ce qui est un passe partout pour les deux mondes. Et psy, ici. »

Un éclat de rire vous pris, et vous leviez alors votre verre, à la santé de Lorcan qui sourit.

« Je vous souhaite bien du courage pour la suite, monsieur Scamander. »

Vous buvez votre verre, en constatant avec ravissement que la mixture, quoiqu'absolument inconnue à tout ce que vous connaissez, est excellente. Même si le verre un peu sale. Vos yeux se portent sur votre montre, et vous remarquez que cela fait bientôt une heure que vous devriez être à la réunion de votre patron. Un soupir fuse d'entre vos lèvres, et Lorcan semble comprendre. Il plonge aussitôt la main à son cou, entre ses vêtements, et en resort une longue chaine dorée, au bout duquel prend un sablier en or. Il pose les yeux sur vous.

« Vous souvenez vous quand je vous ai dit avoir passé ma licence, mes master et ma thèse avec quelques années en avance ? J'ai eu... un peu plus de temps que les autres. Si vous y tenez, je peux vous en offrir assez pour que vous rattrapiez le retard que je vous ai causé. »

Vous restez silencieux. Puis un sourire court sur vos lèvres, et vous haussez les épaules.

« C'est gentil. Mais je crois que je vais simplement assumer mon retard. Et puis, c'est une magnifique rencontre, qui m'a enrichi. Je ne veux pas oublier, ou effacer cela. »

Lorcan porte sur vous un regard étrange, puis un magnifique sourire étire ses lèvres.

« Vous auriez certainement votre place à Gryffondor, vous. »
« Vous croyez ? »

Il s'est levé, et vous raccompagne jusqu'à la sortie du Chaudron Baveur. Vous sortez un paquet de cigarette de votre poche, et vous lui en proposez une. Il hésite une seconde, puis accepte. Vous lui tendez le feu, mais il vous jette un clin d'oeil, et sortant sa baguette, enflamme la cigarette. Il fait de même avec la vôtre. Tirant sur le cylindre, il ferme à demie les yeux.

« C'est agréable. J'ai ôté la nicotine. Ça n'a aucun goût... mais c'est agréable. »

Vous souriez, heureux de lui faire découvrir un petit plaisir moldu.

« Votre femme. »

Il vous regarde soudain, et vos sourcils se froncent. Vous hochez la tête, inquiet par son ton grave.

« Est-elle enceinte ? »
« ...comment le savez-vous ? »

Il tire sur sa cigarette, et entrouvrant ses lèvres, laisse un nuage de fumée blanche glisser le long de l'ourlet de ses lèvres fines.

« Vous êtes quelqu'un de spécial. Ne vous inquiétez pas à propos de l'enfant qui va naitre. En fait, je pense que nous nous reverrons. Certainement dans onze ans, sur le quai de King's Cross. »
« Pardon ? »

Il jette la cigarette, et commence à s'éloigner. Sa main se lève, et vous le regardez partir. Sa voix s'élève.

« En face de la locomotive rouge, bien entendu. »



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Je voudrais terminer sur le fait que je suis un génie. La preuve: [02:49:09 30/06/12] @ Jacob Dragonneau : (parce qu'il faut être remarquablement intelligent pour être sur HD =D)


Dernière édition par Lorcan L. Scamander le Sam 30 Juin - 6:22, édité 1 fois
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Lorcan L. Scamander

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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 6:12

Et bien voilà. Finie <3
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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 13:50

Genre, personne n'a osé lire ma fiche en entier ou quoi? (•__•)
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 13:58

Non ne t'inquiète pas Lorcan: Je pense que lala et Kim l'on lut et moi je l'ai commencé

Comme d'habitude tu ratonne comme Gaston le souhaite Jacob fait la classe
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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 14:39

Je te dis pas le temps qu'il m'a fallu pour lire ta fiche depuis mon portable mais comme toujours elle est impeccable pour moi ! Un régal à lire
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Jacob Dragonneau
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Carte Chocogrenouille
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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 15:41

Je viens de lire ta fiche et ça ma carrément emporté dans un autre monde *o* J'ai été vraiment captivé par ce que tu as écrits, mais venant de toi ça n'a rien d'étonnant =)
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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 16:02

Oh! Vic: je suis absolument désolée; mais je suis ravie que tu aies tenu, ça me fait carrément plaisir!
Jake: Je ratonne? x) Et le fait que ça t'ait transporté dans un autre monde, bah... c'est super génial, alors. Je suis contente de moi.
Merci! ♥
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Laila Clennam

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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 17:02

C'est tout simplement excellent. Très ratonnesque en effet. Gaston est content et passera sous peu!

_________________




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Obscuro Momentum
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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   Sam 30 Juin - 17:24

Bienvenue sur
Hogwart's Devil


Tu peux désormais aller réserver ton Avatar.
Si tu ne veux pas être perdu va aussi te créer une fiche de Lien & un répertoire de Rp.
Je rajoute 5 Points pour ta maison.
Bonne continuation à toi, & bon jeux.
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http://obscuro-momentum.forumactif.com
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MessageSujet: Re: Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]   

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Ferme tes yeux, suce moi les doigts, et surtout, tais-toi! [f.finie]

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