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 We drink and we fight and we love just because we are dumb- [Dalaigh]

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Dalaigh B. McLaughlin

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MessageSujet: Re: We drink and we fight and we love just because we are dumb- [Dalaigh]   Mer 23 Oct - 17:37



    « Ne m'engage pas à une éternité, Dalaigh. Ne m'engage pas à t'aimer. J'ai déjà offert cela. J'ai déjà offert cela, et souffrir est douloureux, parce qu'aimer est sublime. Ne me force pas à m'engager pour un temps que je saurais être le seul à participer. Tu es humain, Dalaigh. Tu ne pourrais pas vivre une éternité. Tu ne le pourrai pas. Tu ne sais pas qui je suis, et personne ne le saura jamais, mais tu sais ce que je veux. Je crois que je le savais aussi, avant que tu ne te mettes à parler d'éternité. Oh, Dalaigh, il y a des mots qu'il faut savoir taire. C'était si imprudent de ta part, si tendre. Si douloureux. »

    La douleur dans les yeux de l’autre, déguisée en stupeur et en immobilité. Son souffle cesse, brise l’étreinte qu’avaient formée les deux respirations. Ses muscles semblent se transformer, comme les meubles qu’il change en sable, comme le temps qui creusent les visages humains. Ils se figent, emprisonnés dans ses mots et dans l’attente d’une réponse. Dalaigh avait été trop loin. Apparemment. Le coupant de ses phrases avaient déchiré les fils de leur soirée, brisant les désirs et arrêtant le temps. Un instant. Une seconde. Puis sa main monte, lentement, caresse la peau noire. Dévore l’art du bout des doigts, imprime la chaleur de sa paume contre l’os de la mâchoire.  Annihile les mots de Chess, empêchant son esprit d’analyser, de comprendre. Il voudrait. Il aurait voulu. La réminiscence d’une réponse effleure son cerveau, glisse comme une lame le long de son tympan, résonne de sens dans les pensées turbulentes qui se battent.

    « Ma volonté, mes désirs, mes envies et ma violence. Elles sont ce que je suis, elles ne sont pas ce que je possède. Je n'ai pas choisi, je suis de cette manière. Ce n'est pas un aveu, ce n'est pas une supplication, c'est la mise au point de ce que tu dois connaître. »

    Eternité n’était pas le mot à utiliser mais l’expression adéquate. Quant à aimer, je ne crois même pas l’avoir évoqué. Je ne te demande pas de t’engager auprès de moi, de quelques manières que ce soit. Je te demandais simplement une chose. De me prouver que je pouvais te faire confiance. De me prouver que t’offrir cette nuit ne me mettait pas en péril. De me prouver que je ne risquais rien de plus que ce que tu m’as déjà imposé. Cependant, je te suis reconnaissant de cette mise au point.

    Les regards se perdent, se mélangent. Les souffles reprennent leur danse invisible alors que les doigts descendent, tâtonnent sur l’os de sa colonne, caressent les volutes noirâtres de sa volonté et glissent sur le déguisement qu’il s’est imposé. Les frissons s’imposent, hérissent sa peau de centaines de piques qui disparaissent rapidement, avant de se réanimer pour à nouveau mourir entre les bras d’une douce seconde. Ils ondulent sur son corps comme les vagues sur la mer, s’écrasent contre la barrière des doigts et vivent aux alentours des contacts. Les frémissements des profondeurs et de l’attente, la tension de l’inconnu.

    « Qu'est-ce que ça ferait de toi, si tu acceptais ma proposition ? »



    « Qu'est-ce que ça ferait de toi, si tu n'acceptais pas? Mais pour cette fois, je vais accepter. Je vais essayer d'être juste, Dalaigh. Parce que tu viens de tellement me blesser. Alors dis-moi, réponds moi. »

    La distance entre leurs corps, imposée d’une pression de doigt. L’entrelacs de leurs souffles qui se brisent et se disperse dans l’air ambiant, se mêlant et se perdant au loin. Le sourire poli qui s’écrase sur les lèvres de l’autre, faux, blessé. Le sourire qui veut dissimuler. Une ride creuse l’intérieur de ses sourcils, disparait. Remplacé par un masque de réflexion. Qu’est-ce que sa décision disait de lui…

    Si j’accepte, cela veut dire que je ne relève pas les blessures encore fraiches qui couvrent mon ventre. Cela veut dire que j’accepte que tu t’imposes, que tu me prennes pour un jouet, un simple jouet dont tu peux disposer comme tu en as envie, jeter lorsque tu t’en lasses. Cela fait de moi un jouet. Si j’accepte, cela fait de moi un homme qui accepte ses envies et répond aux provocations, qu’importe le prix. Je ne sais pas ce que je préfère, vois-tu, Kissa.

    Ce n’était pas tant le fait d’être un jouet qui le perturbait, mais plutôt le fait qu’on lui impose d’en être un. Chess l’intéressait. Le passionnait. Il aurait voulu le comprendre, tenter de se fondre dans ses idées comme il avait l’habitude de le faire avec les autres personnes qu’il rencontrait. Mais Chess n’était pas comme les autres. Chess était… Inhumain. Chess était Kissa. Et Dalaigh aimait cela. Peut-être trop pour son propre bien.

    « Que veux-tu que je fasse, Dalaigh ? Je peux partir et ne jamais revenir, si tu le veux. Il n'y aura pas d'enfer pour l'éternité. Il n'y aura que la continuité de ta vie, et le souvenir de ce soir. Voici ma proposition, Dalaigh. Offre toi le choix. »

    Je ne compte pas te laisser disparaître. Tu es intéressant. Spécial. Rare. Je voudrais en apprendre plus, peut-être même en venir à te connaître. Te voir partir définitivement serait une perte à mes yeux. J’aimerais que tu partes. Pour ce soir. Mais j’aimerais aussi que tu te sentes libre de revenir, lorsque tu le souhaites. Mon cabaret, comme mon appartement, te sont ouverts. Quant à te succomber, cela n’est pas exclu. Juste pas maintenant. Pas comme cela.

    Dalaigh créa plus d’espace entre leurs corps, recula jusqu’au milieu de la pièce et baissa légèrement la tête, en signe d’au revoir. Son buste pivota, mettant derrière lui la vision tentante de l’homme qui ne bougeait pour le moment pas. Noir, une seconde, tout au plus. Paupières closes. Ses jambes avancèrent, contre sa volonté consciente. L’emmenèrent dans la chambre. Noir. Les tâches sur ses draps. Le claquement d’une porte, résonnant dans le silence des pas. Le claquement d’une porte, dans le silence d’un homme. Le claquement d’une porte, dans la présence d’un être. Le claquement d’une porte, qui chasse les relents de désir et les regrets des non-dits. Noir. Lentement, sa baguette se leva. Fit disparaitre le rouge. Apparaitre de nouvelles parures. Et il se laissa tomber. Comme un enfant. Les bras écartés, le visage levé. Comme un ange. Déchu. Noir. La lumière s’éteint, le rideau tombe. Fin de la représentation. Fin d’un chapitre. Début d’une nouvelle histoire. Commencement d’une nouvelle journée. Le ciel est presque rouge, à l’horizon. Le voile s’installe sur ses prunelles. L’emporte. Et il se laisse sombrer.
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Lorcan « Chess » Hatefull

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MessageSujet: Re: We drink and we fight and we love just because we are dumb- [Dalaigh]   Jeu 24 Oct - 13:35

Et Chess qui rit, Chess qui vole, et qui s'enfuit, Chess qui cherche ce sable rouge d'un pays qui s'oublie, Chess qui s'éloigne.

Mais indubitablement, Chess n'oubliera pas. C'est une promesse.

[RP clos. Merci pour ton jeu avec moi, Dalaigh. ]
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We drink and we fight and we love just because we are dumb- [Dalaigh]

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