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 Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)

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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Jeu 14 Mar - 15:46

    En Irlande. Jacob et Mia étaient en Irlande. Dans le manoir des Dragonneau. Juste après la fin de la cérémonie et les réjouissances du mariage de Victoire et Lorcan. Il était peut-être six heure du matin et l'aube hivernale possédait une haleine fraîche. Les nuages cachaient quelques rayons lumineux mystérieux et coloraient de blond la pelouse. Elle avait l'air irréelle. Et lui aussi peut-être. Il avait envie de rire, de rire comme un enfant, mais il se contentait de sourire, comme une grande personne.

    Il la voyait peut-être différemment ce jour-là et peut-être était-ce l'alcool qui parlait, mais il la trouvait plus belle que jamais, prise dans de ce jeu de clair-obscur. Du champagne. Beaucoup de champagne. Il se sentait à la fois incroyablement bien et il avait en même temps cette impression de faire quelque chose de mal. Ce que le monde pouvait être beau. Il en oubliait les gens, lui-même. Il y avait juste ce visage parfait, harmonieux, qui se trouvait devant lui. Il se détestait de ne pas l'avoir remarqué avant. Et il souriait, souriait, comme un enfant, comme si cela faisait des années qu'il n'avait pas connu le bonheur. Peut-être était-ce en partie vrai. Il en avait marre de se laisser vivre selon les bons vouloir de son père. Il le respectait. Il le respecterait toujours. Mais peut-être qu'à dix-sept ans, il pouvait commencer à prendre ses propres décisions.

    Il avait envie de faire une bêtise. Avec Mia. Et pourquoi pas une bêtise pendant quarante ou cinquante ans ? Cela lui semblait beau. Mia, à ses côtés. Pour toujours et bien au-delà. Il avait connu tant et tant de routes sinueuses et il était à présent fatigué, las, comme peut l'être n'importe qui dans ce genre de situation. Un fils de sang pur, chef d'un groupe ridiculement peu redoutable à cause des trahisons et des complots continuelles dans son enceintes, élève de poufsouffle à Poudlard sous la responsabilité d'Eleanor Branstone, piètre directrice et piètre dictatrice. Il était tiraillé par tant de sentiments. Il aimait Lily. Elle respirait cette fraîcheur d'une innocence toute candide. Elle avait cette force intérieur qui contrastait avec son corps frêle, si fragile, qu'on aurait voulu protéger. Mais elle n'en avait pas réellement besoin. C'était une lionne.

    Et Mia. C'était beaucoup plus simple. Elle était après tout de sang pur. Elle était jolie, oui. Plus que Lily ce soir-là. Il avait lu qu'elle avait passé une nuit avec Victoire Weasley. Bien qu'il soit homophobe au possible et dégoûté à l'idée de ces relations "contre-nature", selon ses propres dires, il s'en fichait. Oh ! Il la voulait pour lui, lui seul. Il pouvait l'avoir. Il le lisait dans ses yeux, brillantes comme des étoiles.

    Il ne voulait ni rentrer dans son manoir, ni bouger. Il souhaitait simplement rester avec elle, sur place, et la regarder jusqu'à en mourir d'un amour illuminant et pas encore tout à fait certain. Oui, l'amour, c'était souffrir d'un bonheur trop encombrant. Il n'était pas sûr de ses sentiments et tout engagement lui paraissait trop imprudent, comme si une masse l'attendait au tournant d'une joie qui ne le quitterait plus.

    Avec Lily, il s'était sentit vivre et mourir, brûlé et noyé, lorsqu'il croyait sa peine atteindre un cap de non-retour, il se rendait compte qu'il était heureux et quand il pensait oublier sa douleur, sa tristesse revenait à son premier malheur. Pour Mia, c'était bien différent. Tout lui semblait plus simple. Leurs regards se tournaient vers la même direction. C'était évidemment rassurant et soulageant. Potter était une Potter et elle conserverait toujours une notion différente du bien. Hobbes était une Hobbes. Et sur ce point, elle avait une idée réelle de sa supériorité. C'était évident.

    Jacob se remémorait les quelques paroles de son père, Hélios, qu'il lui avait envoyé dans une lettre:

    Tu devra te battre littéralement pour obtenir ce que tu veux. De plus, ta descendance ne devra jamais voir le jour car elle risquerais à une chance sur deux de te ressembler. Et si dans ce cas tu n'as plus le droit de te marier avec une sang pure, tu as un large choix chez les sangs-mêlés.

    Se battre, toujours se battre. Cette perspective le rendait d'humeur morose. Parce qu'il avait sauvé son frère et sa soeur d'une mort certaine, il ne comprenait pas pourquoi il devait payer pour cet acte. Il n'était pas un sang pur dans toute sa pureté. Il était un loup-garou. Et pour cette raison, Hélios ne serait peut-être pas heureux de le voir finir avec une fille telle que Mia Hobbes. Et surtout après les rumeurs qui avaient couru à son sujet. Elle n'était pas digne. Jacob non plus. Qui l'était, finalement ? Lui, peut-être ? Et cet autre-là, pourquoi pas ? Et qui s'intéressait à la valeur morale d'un homme ? C'était les hommes bons qui partaient les premiers. Les plus vicieux mourraient d'une vieillesse tranquille.

    - Mia, dit Jacob d'une voix douce. Mia. Mia. Tu n'as jamais été aussi jolie qu'aujourd'hui. Et pourtant, tu as toujours possédé cette beauté que j'ignorais. C'est parce qu'aujourd'hui je te regarde que je te vois comme ce que tu es réellement.

    Il entoura la taille de Mia de ses mains et il rapprocha ses lèvres de son oreilles droites.

    - Je te veux.

    Il recula la tête pour regarder les yeux de Mia.

    - Il faut que je te dise quelque chose...

    Question de principe. On n'entamait pas un relation sans faire certaines révélations. Qu'il était loup-garou, par exemple. Beaucoup de jeunes filles répugnaient et étaient dégoûtés à l'idée même de s'approcher à moins d'un mètre d'une créature qu'elles jugeaient démoniaque.
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Dim 17 Mar - 19:02

    L'aube. Ce doux moment entre la nuit et le jour ou le soleil sort timidement des entrailles de la terre. Mia ferma les yeux quelques instants pour apprécier la brise fraîche qui caressait son visage de porcelaine. La brune était rassurée par la présence de Jacob à ses côtés, étonnamment souriant. Ils marchaient tout deux dans les jardins entourant le manoir des Dragonneau. Ses talons meurtris après avoir trop dansé, Mia avait ôté ses chaussures et les tenait dans sa main droite. La pelouse encore mouillée de rosée rafraichissait ses petits pieds endoloris. Cette attitude n'était pas très convenable, comme dirait sa chère mère, mais Mia sentait que Jacob ne lui tiendrait pas rigueur de son manque d'étiquette. Après tout, il avait l'air réjouit lorsqu'elle avait offert son cadeau pourtant bien déplacé aux mariés, quelques heures auparavant. Il l'avait même félicité!

    Mia avait toujours fait en sorte de respecter le protocole sans toutefois perdre sa personnalité. Enfant, elle avait rapidement compris qu'elle plaisait davantage en restant elle même, plutôt qu'en jouant un rôle. Pourtant, elle se savait obligée de cacher certains aspect de sa personnalité. C'était le lot des sangs purs de bonne famille, et Mia, comme les autres, avait du s'y accoutumer.


    Le monde est un grand bal où chacun est masqué.


    Pourtant ce soir là, Mia avait envie de faire tomber son masque, et de se révéler à Jacob. Elle se sentait si bien avec Lui. Elle avait beau être épuisée, la jeune femme redoutait le moment ou elle devrait rentrer chez elle, et quitter son ami. Mais étaient-ils seulement amis? Mia en doutait. Sa relation avec Jacob n'avait jamais été réellement amicale. Mia et Jacob se connaissaient depuis longtemps. Mais elle l'avait toujours perçue comme le meilleur ami de son frère. Ils n'avaient échangés que de brèves discussions au fil des années. Ils s'entendaient bien mais n'avaient jamais pris le temps de se connaître, tout deux trop préoccupés par leur ouvrages respectifs.

     Mais tout avait changé depuis l'arrivée de Brandstone. Mia avait été nommée Préfète-en-Chef, et Jacob propulsé au sommet d'une organisation naissante, l'Inquisition, que la jeune femme avait rejoint peu de temps après. À partir de ce moment, leurs relations avaient changés. Jacob avait prise la jeune fille sous son aile, et ils avaient tissé un lien solide. Mia, comme son frère Matthias, était l'une des rares personnes à vouer une loyauté inconditionnelle à Jacob. La Bataille de Noël n'avait fait qu'accroître ce sentiment. Mia, d'une nature pourtant très indépendante, avait placé tout ses espoirs en Jacob. Elle était consciente qu'une femme ne pourrait jamais avoir la même considération et le même pouvoir qu'un homme. Du moins dans la société actuelle. Un projet mûrissait dans sa tête bien faite. Être l'épouse d'un grand homme pourrait lui permettre de se frayer un chemin dans le monde politique sorcier. Et Jacob avait l'étoffe d'être un grand homme.

    Mais en songeant à épouser Jacob, elle ne planifiait pas un mariage de raison. Si Mia était probablement l'une des sorcières les plus calculatrices de Grande Bretagne - voir même d'Europe - elle aurait été tout à fait incapable de se jeter dans les bras d'un homme qu'elle n'aimait pas. Non, elle était bien trop romantique pour cela. Heureusement pour elle, Mia était amoureuse de Jacob. Dans un premier temps, elle ne s'était pas rendu compte de cette petite flamme qui grandissait peu à peu dans son cœur. En réalité, Mia avait cru ne plus jamais pouvoir retomber amoureuse depuis sa rupture avec Oswin. Bien qu'étant consciente que cette relation était vouée à l'échec, Mia s'y était jetée corps et âme. La rupture avait été d'autant plus brutale quand elle s'était rendue compte que le garçon ne l'avait jamais aimée d'un amour sincère. Blessée, la Serpentard s'était réfugiée dans le travail. Ses résultats scolaires en avaient grandement profité. 

    Redoutant le moment de se coucher, ou elle se retrouverait seule avec elle même, la jeune femme s'était appliquée à rendre des devoirs acheminés à la perfection. Elle était passé du statut de très bonne élève à celui d'excellente élève. Habituée à être première, elle dépassait désormais de loin tout des camarades. Mia s'était également énormément investie dans son rôle de Préfète-en-Chef. Faisant des rondes à toutes heures, devenant l'archétype de l'élève modèle, et distribuant des retenues à tout de bras, elle était crainte et respectée de ses camarades. Mia était également devenue un membre zélée de l'Inquisition, si bien qu'avec toute ses activités, Pourdlard tout entier se demandait comment la jeune Hobbes pouvait-elle bien réaliser toute ses prouesses. L'hypothèse du Retourneur de Temps était la plus populaire. Mais tous ignorait que si Mia possédait un tel objet, elle ne s'en servirait non pas pour jouer les élèves modèles mais pour effacer ses erreurs. En tête de liste figurait sa nuit avec Victoire. À l'époque, Mia n'avait songé qu'à s'amuser. Mais maintenant qu'elle avait pris conscience de ses sentiments pour Jacob, Mia était prise de sérieux remords. 

    - Mia, dit Jacob d'une voix douce. Mia. Mia. Tu n'as jamais été aussi jolie qu'aujourd'hui. Et pourtant, tu as toujours possédé cette beauté que j'ignorais. C'est parce qu'aujourd'hui je te regarde que je te vois comme ce que tu es réellement.

    Les joues de la jeune fille se teintèrent de rose. Jacob s'était conduit comme un parfait gentlemen toute la journée, et ce n'était pas Mia qui allait s'en plaindre. Mais la jeune femme ne cessait de se demander si Jacob partageait ses sentiments. Car le jeune homme n'avait rien laissé transparaître de la journée. Il avait fait danser sa cavalière toute la soirée qui pour les deux jeunes gens gardait essentiellement le goût du champagne. Mais si la soirée avait été merveilleuse, Mia n'avait cessé de se demander si il ne la considérer pas simplement comme une amie. Mais maintenant qu'ils étaient seuls, Jacob s'était révélé. La jeune femme lui répondit d'un franc sourire et d'un regard pétillant de malice. Elle avait toujours aimé qu'on lui fasse la cours. Jacob entoura sa taille de ses mains et lui glissa quelques mots à l'oreille.

    - Je te veux.

    Une réalité crue, dénuée de tout artifices, qui ne laissait pas de place au doute. Mia se sentie rassurée par ces quelques mots. Elle ferma les yeux et posa sa tête sur l'épaule de Jacob. Quelques instants, tout au plus. Elle avait sentie le jeune homme se raidir à ce moment là. Elle avait dévisagé Jacob d'un air interrogateur. Jacob recula sa tête et leurs regards se rencontrèrent.

    - Il faut que je te dise quelque chose...
    - Je t'écoutes, répondit doucement Mia.

    Elle attrapa la main de Jacob, et le regarda avec tendresse. Leurs doigts entrelacés se balançaient doucement, au rythme de la brise fraîche qui berçait le couple.


Dernière édition par Mia F. Hobbes le Sam 30 Mar - 11:38, édité 1 fois
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Mer 20 Mar - 15:48

    Jacob avait redouté que Mia accepte de l'écouter. C'était un instant si tendre, si merveilleux, qu'il se sentait coupable de le gâcher d'une quelconque façon. Mais il fallait se montrer responsable, comme toujours. Alors puisqu'il se devait de rendre cette soirée complètement désagréable, autant ne pas faire les choses à moitiés et tout révéler. Elle était digne de confiance, n'est-ce pas ? Oui, oui, elle l'était. Elle l'avait soutenu durant de si long mois. Elle n'accepterait peut-être pas de devenir son amante. Mais peut-être son amitié serait plus forte encore. Triste consolation pour un coeur assoiffé d'un amour peut-être inexistant. Sa destinée était peut-être d'errer seul comme un trépasser jusqu'à la fin de ses jours. Curieusement, cette perspective ne l'enchantait guère.

    - La chose n'est pas facile à dire... enfin...

    Il se tut pour contempler la ciel dans une parfaite osmose des couleurs. C'était là du orange, ici du rose, un peu plus loin du jaune, et tout se confondait si bien qu'on avait l'impression d'un ciel homogène dans sa composition. Il aimait la beauté d'un soleil levant. Il aimait cette simplicité d'un temps passant lentement, d'un moment passé avec Mia. Il aimait écouter son silence. Il l'aimait. C'était un sentiment étrange qui le rongeait et le grandissait en même temps. C'était agréable et en même temps énervant. C'était aimer souffrir, indéniablement. C'était détester un bonheur qui n'existait pas. C'était savourer chacun de ses regards posés sur soi. C'était tenter de la voir, même de dos, même deux secondes, même une seconde, et sentir un profond sentiment de joie après avoir aperçu l'une de ses mèches de cheveux. Quelle joie ridiculement innocente ! C'était aussi la désirer et l'imaginer sous toutes ses coutures. Et voilà qu'on plongeait dans une dimension un peu plus adolescente...

    - Puisqu'il faut le dire... hum...

    Ce n'était sans doute pas la meilleure des entrées en matières. Mais passons. Continu donc. Allez ! Et que lui dire ? La vérité, bien sûr ! Mais comment ? Il avait peur d'hésiter, de ne pas dire les choses comme il le voulait. C'était un sujet ô combien délicat. Il sentait déjà l'émotion monter de façon vicieuse dans sa gorge. Il n'était pas homme à pleurer, mais il se sentait toujours tout drôle -enfin, ce n'était peut-être pas le meilleur mot à employer- en pensant à sa nature. Il était un supérieur-inférieur. Un sang pur loup-garou. C'était une responsabilité et une lourdeur à supporter.

    - Voilà... J'étais encore très jeune quand durant... quand durant une nuit le manoir a été attaqué. L'affaire a été... a été étouffé et les choses auraient pu en rester là. Et elle le sont rester d'ailleurs. Oui, oui, on en a jamais entendu parlé, ni dans la presse, ni dans aucun salon mondain sang pur -ridicules et barbant, en passant. Et c'était la nuit. C'était la nuit. Tout était calme, tu sais ? Je dormais, comme tout enfant l'aurait fait. Mais père nous a fait sortir, Artémis, Philip et moi, et nous nous sommes retrouvés devant un loup-garou terrible.

    Il ne pouvait plus arrêter ses explications. Il était allé trop loin. Il sentait une tension envahir son dos et un poids libérer sa poitrine. C'était un sentiment étrange que de passer d'une prison du secret à une prison où tout se sait. Ce n'était pas désagréable, en un sens. Ce n'était pas agréable non plus.

    - J'ai pousser mon frère et ma soeur dans l'herbe. Juste là.

    Il pointa un endroit vague, dix mètres plus loin, proche de la grande porte du manoir.

    - Et d'un coup, d'un coup, vraiment d'un coup, le loup-garou a mordu mon bras gauche avec lequel je tentais de me protéger. C'était très douloureux. Je suis tombé dans l'inconscience. J'ai été sauvé tout de suite après par mon père. Et depuis... je ne suis plus tout à fait humain, mais pas tout à fait loup non plus...

    Il avait reculé durant tout son récit. Il s'attendait à une réaction vive de la part de Mia.
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Sam 30 Mar - 11:30

    Un loup-garou. Jacob était un loup-garou. Voilà ce qu'il venait de lui avouer. Cette confession avait coupé le souffle à la jeune femme. Instinctivement, la jeune avait pris son ami dans les bras. Pourtant elle avait peur. Elle était effrayée même. Mais elle n'avait pas peur de Jacob. Elle avait peur pour Jacob. Le coeur de Mia avait toujours était bon et plein d'empathie, malgré ses nombreux défauts, qui faisaient parfois aussi son charme. Et si Mia avait peur ce matin là, c'est parce qu'elle prenait conscience des difficultés auxquelles Jacob avait du faire face, et contre lesquelles ils devraient se battre tout au long de sa vie. Voilà ce qui lui faisait tellement peur. Une petite partie d'elle même était tout de même effrayée pour sa propre personne. N'était-ce pas là la nature humaine? Et aussi douce et compréhensive que pouvait être Mia, elle ne pouvait s'empêcher de s’imaginer dans ce manoir, dans quelques années, lorsqu'on l'appellerait Madame Dragonneau. Elle s'imaginait couchée aux côtés de son bien aimé, scrutant le ciel de pleine lune avec anxiété, espérant que Jacob n'est pas oublié de prendre sa potion Tue-Loup, bien qu'elle lui ai rappelée une bonne centaine de fois de ne pas oublier son traitement durant les semaines qui avaient précédé la pleine lune.

    - Oh Jacob... murmura Mia.

    Son appel avait sonné comme une prière. Les yeux de l'adolescente étaient brillants de larmes. Heureusement, Jacob ne pouvait pas la voir dans cet état de faiblesse. La Serpentard resserra son étreinte, ses bras frêles pouvant à peine contenir la carrure de Jacob. Mia passa doucement ses mains dans les dos de celui qu'elle aimait. Une larme roula sur sa joue. Jacob était un loup garou. Cela expliquait tellement de chose, comme sa méfiance naturelle. Mia se relâcha son étreinte et recula pour pouvoir regarder Jacob en face. Ses mains n'avaient pas quitté les bras de Jacob. Elle ne pleurait plus maintenant. Elle avait rassemblé son courage pour pouvoir lui répondre. Mais maintenant qu'elle regardait le visage déchiré par la souffrance du jeune homme, elle avait de plus en plus de difficultés à trouver ses mots. Mia fut surprise de se rendre compte qu'elle n'avait plus peur. Elle aborda d'abord un air grave qui correspondait davantage à la situation, mais qui s'éclaira rapidement d'un timide sourire. Ses mains glissèrent jusqu'aux mains de son cavalier, qu'elle serra d'une poignée ferme.

    - Tout d'abord, merci de me l'avoir dit. Je me doute que cela ne doit pas être facile pour toi d'en parler.

    Le regard de la jeune fille se tourna ensuite vers l'horizon, ou le soleil avait déjà bien entamé sa course dans le ciel teinté de rose. Puis elle continua à parler, sans oser regarder Jacob. Elle avait peur de ne pas réussir à dire tout ce qu'elle voulait lui dire si son regard croisait à nouveau celui de son bien aimé. N'était-il pas plus aisé que de prononcer son discours sans souffrir des regards attristés de Jacob? Probablement.

    - J'ai toujours su que tu es différent. Mais je n'avais jamais réussi à mettre le doigt dessus.

    Mia tourna brusquement sa tête vers Jacob. Elle était lancée. Il ne pourrait plus l'arrêter.

    - Tu es différent des autres, Jacob. Mais pas parce que tu es un loup-garou. Tu es différent parce que tu es un héros. Tu es un homme extrêmement courageux. Et a subit des épreuves bien trop dures pour l'enfant que tu étais. Tu as sauvé ton frère et ta soeur au péril de ta vie. Si tu n'avait pas agi ainsi, je n'aurais probablement jamais eu l'occasion de connaître Artémis et Philip.

    L'adolescente passa une main sur le visage de Jacob.

    - Je te connais Jacob. Je me doute que tu dois te détester à cause de ce que tu es devenu. Tu pense que tu es un monstre, n'est ce pas? Laisse moi te dire une chose. Tu n'as rien d'un monstre. Tu es quelqu’un de bon a qui il est arrivé des mauvaises choses. Cela ne fait pas de toi quelqu’un de mauvais, au contraire.

    Un sourire illumina le visage de la jeune Hobbes.

    - Je t'aime Jacob. Que tu soit un loup-garou n'y changera rien.

    Le sourire qui avait embellit son visage mourut rapidement sur ses lèvres. La voilà qui avait nouveau peur. Mia se sentait faible. Elle s'était entièrement dévoilée. La dernière fois qu'elle avait ouvert son coeur à quelqu’un, c'était lorsqu'elle avait commencé à sortir avec Oswin. Elle avait cru aveuglément en son amour, bien que tout le monde ait tenté de la raisonner, de les obliger à se séparer. Mais Mia n'avait rien écouté. Elle pensait qu'Oswin l'aimait autant qu'elle l'aimait lui. Mais elle s'était trompée. Oswin ne l'avait jamais réellement aimée, et ils avaient fini par rompre. Elle en était ressortie le coeur brisé. On ne se remet jamais vraiment d'avoir eu le coeur brisé. Mais Jacob n'était pas Oswin. Ce constat la réussi et, prenant son courage à deux mains, elle se leva sur la pointe de ses pieds nus et déposa un chaste baiser sur les lèvres de Jacob.
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Mer 10 Avr - 10:13

    Après avoir entendu ses révélations, Mia prit Jacob dans ses bras. Il ne sut pas si elle pleurait ou non et pour tout dire il préférait l'ignorer complètement. Il se sentait soulagé, libéré d'un poids que son amie acceptait de porter avec lui. Et en même temps il se sentait tout bête, il ne savait pas trop quoi dire. Il était resté au début les bras ballants, tout penaud, ne sachant trop comment réagir. C'était la première fois qu'il révélait sa véritable nature à quelqu'un et il avait peut de s'être emmêlé les pinceaux. Il croyait s'en être plutôt bien sortit, mais il ne savait pas trop quel était la réaction de Mia qui semblait la cacher dans cette douce étreinte. Elle ne s'était pas enfuie, ce qui était déjà un bon point. Après avoir dit son nom, comme une prière, comme un soupir inévitable, Mia se recula pour le regarder. Jacob était observé par ces yeux ourlés de larmes, ces deux billes noirs si vives d'habitudes semblaient plus amorphe en cet instant. Elle commença d'abord par le remercier de le lui avoir dit et elle supposa qu'il n'était pas facile pour lui d'en parler. Evidemment non. Il avait sentit sa voix se briser à la fin de ses révélations et il s'était sentit si faible et il s'était sentit si stupide qu'il aurait voulu disparaître six pieds sous terres sur le champs.

    Puis, elle avait commencé à le glorifier en disant qu'il était un héros et Jacob avait secoué la tête doucement pendant tout le long. Il ne la coupa pas dans ce discours qu'il jugea presque lyrique, émouvant. Mais il n'était pas un héros. Il l'aurait voulu, bien sûr, mais en fait, il était sûr que son acte de sauvetage, une petite dizaine d'années plus tôt, tenait plus au réflexe qu'à l'envie de réel de voir son frère, Philip, et sa soeur, Artémis, d'une mort violente. Et de toute façon, n'importe qui en aurait fait autant. On ne laissait pas un personne de son sang mourir dans d'atroce souffrance. Ou même mourir tout court. Il y avait cet instinct de révolte indéniable qu'on ne pouvait pas réprimer d'un revers de la main. Elle passa une main sur le visage de Jacob avant de reprendre:

    - Je te connais Jacob. Je me doute que tu dois te détester à cause de ce que tu es devenu. Tu pense que tu es un monstre, n'est ce pas? Laisse moi te dire une chose. Tu n'as rien d'un monstre. Tu es quelqu’un de bon a qui il est arrivé des mauvaises choses. Cela ne fait pas de toi quelqu’un de mauvais, au contraire.

    Il n'était pas sûr qu'elle le connaisse vraiment. Lui-même se surprenait chaque jour et se disait que son trop grand calme ou sa trop grande impulsivité ne lui ressemblait pas. Au fond, il ne savait pas ce qu'il était vraiment. Loup-garou. Sang-pur. Sorcier. Et alors ? Quel importance, finalement ? Son seul désir était de se hisser tout en haut de l'échelle et d'y rester définitivement. Il savait la chose impossible, mais c'était en visant haut qu'on arrivait en haut, non ? Des personnes insignifiantes étaient devenues des personnages importants, historiques, des piliers d'une société pourtant bien installée. Il ne se détestait pas, sans doute, puisque l'idée de la mort n'avait jamais qu'effleuré son esprit et qu'il n'y avait jamais songé sérieusement. Mais il était sûr d'être un monstre et ce n'était pas Mia qui le convaincrait du contraire. Il se regardait parfois dans le miroir, et il se dégoûtait en se disant que sa place n'était pas là et qu'il ne méritait rien de ce qu'il avait, ni de ce qu'il possédait. Il n'était pas sûr d'être quelqu'un de bon, ni quelqu'un de mauvais. Pour tout dire, il avait l'impression que le sort s'acharnait sur lui et les paroles de Mia le confortèrent dans ses pensées. Il était fatigué, las de tout cela. Mais il était solide, il était un roc sur lequel on pouvait s'appuyer indépendamment de son état d'esprit car il n'aimait pas montrer ses faiblesses. Il était très rare de le voir se laisser découvrir comme en ce soir là. Il était comme un escrimeur qui laisse le moins d'angles d'attaques possible pour ne pas perdre. Il ne demandait même pas de gagner, même si son ambition dévorante prétendait le contraire.

    Un sourire illuminant le regard de Mia suffit pour rassurer Jacob. Elle avait conclu en disant qu'elle l'aimait et que sa nature de loup-garou n'y changeait rien. Il était heureux, heureux, heureux. Il se sentait léger comme un feuille et il sentait qu'il pouvait s'envoler d'un instant à l'autre. Il ne remarqua même pas le sourire de son amie mourir sur ses lèvres. Il sentait qu'en lui cette envie dévorante de l'embrasser, mais il n'osait pas faire le premier pas et pensait qu'il valait mieux qu'elle le fasse lorsqu'elle se sentirait prête.
    Et elle se sentit prête.

    Mia déposa un baiser un peu chaste sur les lèvres de Jacob. C'était rapide. Trop rapide. Mais c'était agréable. Il avait oublié ce que c'était que d'être aimé. C'était cette crainte de ne pas être à la hauteur et de voir la personne aimée partir. C'était cette envie dévorante de la personne. C'était ses pensées qui ne quittait plus ce visage qu'on jugeait parfait. Les imperfections devenaient des perfections et les défauts des qualités. Il y avait ces histoires d'amours triste comme tout et non partagée. Et il y avait les belles histoires d'amours qui étaient faites pour durer et qui faisait du bien. L'histoire de Mia et de Jacob était de celles-là.

    Ce baiser, froid comme la mort, lui avait rappelé en un éclair toute la relation superficiel qu'il avait tissé avec Mia jusqu'alors. Ses pensées s’attardèrent sur Lily Potter, puis elles partirent ailleurs, vers un futur fantasmagorique. Il s'imaginait déjà à la tête de l'Angleterre sorcière avec Mia à ses côtés. Il aurait la trentaine et deux enfants déjà. Ils s'aimeraient beaucoup. Le pouvoir était quelque chose qui détournait souvent les hommes de leurs devoirs. Mais Jacob était solide. Il était un roc. Il n'oublierait pas ce qu'il devrait faire, il redresserait le pays de ses problèmes et il n'en oublierait pas Mia. Quant à Lily Potter, elle ne serait plus qu'un souvenir parmi tant d'autres. Du moins l'espérait-il.

    Il était heureux de voir les événements se dérouler de cette manière. Jacob rendit le baiser de Mia doucement, puis avec plus de fougue. Il prit sa main et l'invita à entrer par la porte cochère dans le manoir gigantesque et majestueux des Dragonneau. Il ne savait pas si c'était là le moment d'aller plus loin encore ou s'il devait se restreindre à un simple échange de baiser. Il préféra s'arrêter devant sa chambre et laisser Mia choisir ce qu'elle voulait faire.
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Dim 28 Avr - 5:21

    La matinée était déjà bien avancée lorsque Mia ouvrit les yeux. Le ciel s'était couvert, et la pluie avait commencé à tomber depuis quelques heures. Mia se releva péniblement. L'adolescente avait un mal de crâne effroyable et elle était assoiffée. 

    - J'ai trop bu, murmura t'elle.

    Mia jeta un coup d'oeil à Jacob qui dormait encore profondément à ses côtés. Sans sortir des draps, elle se mit en quête de ses vêtements du bout des doigts. Ses ongles effleurèrent le parquet, et sa main se referma sur du tissu qui semblait être celui de sa robe. Elle souleva le vêtement, mais il s'agissait de la chemise de Jacob. Mia haussa les épaules et l'enfila, puis elle attrapa sa baguette posée sur la table de nuit. La jeune femme se dirigea vers la fenêtre dont elle ouvrit les battants et passa sa main à l'extérieur. La pluie était tiède. Trop tiède. Mia avait besoin de fraîcheur. La brune retira sa main et s'écarta de la fenêtre, sans la refermer. Elle jaugea la pièce du regard. La chambre de Jacob était vaste. Moins spacieuse que celle de Mia, mais plus richement décorée. Il s'agissait la d'une question de goût. Mia et Matthias aimaient la simplicité. Marchant pieds nus sur le parquet impeccablement ciré, Mia se lit en quête d'une éventuelle Salle d'Eau. La chambre de Jacob ne possédait que deux portes. La première, plus grande et plus imposante, permettait d'accéder à la chambre. C'est par là que le couple était rentré. La seconde donnait sur un cabinet de travail composé d'un large bureau, d'un imposant fauteuil et d'une riche bibliothèque. Mia identifia tout les manuels des années précédentes soigneusement classés par matières et par années. La jeune femme referma la porte derrière elle et retourna dans la chambre. Elle n'avait visiblement pas d'autres choix que de s'aventurer dans les profondeurs de ce Manoir qui lui était totalement inconnu. Mais il fallait d'abord enfiler une tenue décente. Il était hors de question de remettre la robe de la veille, qui était bien trop encombrante. Heureusement Mia était prévoyante et avait toujours une tenue de rechange dans son sac à main.

    Mia attrapa son minuscule sac argenté posé sur une commode. Ridiculement petit, il ne semblait pas capable de contenir grand chose à vue d'oeil, mais Mia avait appliqué un sortilège d'extension indétectable qui lui permettait d'y mettre tout ce qu'elle désirait. L'adolescente en sortir un jean et une paire de sandales. Elle decida après mûre réflection de garder la chemise de Jacob sur elle. Pour faire simple, elle attacha les mèches qui descendait à l'aide d'une pince en argent en forme de Phénix que Matthias lui avait offert pour son quatorzième anniversaire. Mia jeta un coup d'oeil à son reflet dans le miroir de poche qu'elle gardait dans son sac. Elle était de ses filles qui avaient toujours l'air fraîche au réveil, bien qu'elle n'ai quasiment pas dormis. Satisfaite, elle rangea affaires dans son sac qu'elle laissa sur le lit ou Jacob dormait toujours et glissa sa baguette dans sa poche. Mia gratifia Jacob d'un baiser fugace sur le front. Puis, en priant que la porte ne grince pas, elle sorti de la chambre à pas de loup. La chambre de Jacob se trouvait au premier étage du Manoir, qui en comptait trois, si Mia de rappelait bien. Les cuisines se trouvant conventionnellement aux sous-sol, elle n'avait plus qu'à trouver l'escalier par lequel ils étaient passés. Mia longea de nombreux corridors et passa devant tableaux représentant les ancêtres et les exploits de la famille Dragonneau. On entendait que le murmure des personnages peints, et la jeune fille fut surprise de trouver la maison aussi silencieuse à une heure aussi tardive. Enfin, la brune trouva le grand escalier de marbre par lequel ils étaient montés plus tôt dans la matinée. Elle le descendit tranquillement, et le claquement de ses sandales sur les marches marbrées.

     L'escalier débouchait sur un grand Salon fastueux, pourvu d'une riche bibliothèque d'un côté et de l'arbre généalogique des Dragonneau de l'autre. Mia s'y arrêta quelques instants. Les branches entrelacées d'Helios Dragonneau avec plusieurs femmes lui apprit l'existence de deux sœurs aînées qu'elle ne connaissait pas à Jacob, Lucy et Esther. Les plus basses branches représentaient Jacob, Artémis et Philiip. Les doigts fins de Mia caressèrent le portrait de Jacob. Elle imagina son propre visage peint aux côtés de celui de son bien aimé, suivi peut être de ceux de leurs éventuels enfants. Avec Jacob, Mia voyait un avenir pour la première fois de sa vie. Elle avait une direction, et n'était-ce pas le plus important? D'un geste de la main, Mia chassa ses propres pensées et se remit en quête de la cuisine. Elle trouva le chemin de la Salle à Manger. C'était une vaste pièce ou trônait une longue table avec une bonne quinzaine de chaises à haut dossier. Les lourds rideaux assombrissaient la pièce mais le feu rougeoyant qui crépitait dans l'imposante cheminée lui donnait un aspect chaleureux. Au fond de la pièce cinq petites marches permettaient d'accéder à la cuisine. Mia était au bout de son périple. Elle avisa rapidement les gigantesques chaudrons qui auraient pu servir de miroir tant ils brillaient, puis ouvrit tout les placards avec empressement, à la recherche de verres. Enfin, elle tomba sur un ensemble de verres en cristal. Mia en attrapa un avec hâte puis resta quelques secondes, ne sachant pas comment le remplir. 

    - Suis-je bête, dit-elle en se passant une main sur le visage.

    Mia sortit sa baguette de sa poche, puis lança un Aguamenti pour remplir son verre. Elle porta le verre à ses lèvres et en vida le contenu d'un trait. Elle lança un nouveau sortilège pour remplir le verre à nouveau, lorsque la jeune femme sentir une présence derrière elle. La Serpentard se retourna d'un mouvement vif, pour se retrouver face à face avec Artémis. Son cœur battit à toute vitesse. Comment expliquer sa présence ici? Comment agir avec la sœur de Jacob après ce qu'il venait de se passer? Elle choisit de jouer la carte de la jovialité pour cacher son trouble.

    - Bonjour Artémis, bien dormis?


Dernière édition par Mia F. Hobbes le Mer 8 Mai - 17:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Lun 29 Avr - 7:47

La nuit avait été courte, mais elle avait été bénéfique. J'étais malgré tout reposé. J'avais passé une très bonne journée et je remerciais mille fois Lorcan de mit avoir emmené. J’imaginais la tête de papa lorsqu'il l’apprendrait. Il me convoquerait dans son bureau, j'enfilerais à la hâte une robe rouge flamboyante comme ils les aiment, quelques barrettes dans les cheveux, un peu de rose sur les joues et j'irais frapper à sa porte. Il laisserait résonner sa voix grave me disant d'entrée tandis que moi d'un sourire léger je le saluerais avant de lui demander pourquoi me trouvais-je ici d'une voix aiguë. Le reste je l'ignorais, mais j'avais de bonnes impressions. J'avais montré le visage d'une famille unie et heureuse de plus j'avais faits plusieurs tours de valse avec un garçon de bien 20 ans sans crier au scandale. J'avais été parfaite.
Toujours dans mon lit j'attendais que Mike vienne tirer les rideaux et qu'il me traine à un entraînement spécial, mais il n'arrivait toujours pas. Je finissais par me lever de mon propre chef et de filé dans ma salle de bain. J'avais de petite cernes sous les yeux, mais rien de méchant. Je faisais couler l'eau de mon bain en y introduisant toute sorte de savon pour faire de la mousse tout en chantant une chanson des sister's Witches. Je restais un bon moment parmi cette profusion de matière mousseuse et odorante. Rattraper par la banalité d'un bain j'enfilais un peignoir de satin noir et me dirigeais vers mon dressing. Je repensais par la même occasion à Jacob et Mia. J'étais rentré tellement tard à cause de l'inconnu de la piste de danse que je me demandais s'ils n'étaient pas rentré avant moi. Enfin, si Jacob n'était pas rentré avant moi. Je savais Mia éperdument amoureuse, mais Jacob irait-il jusqu'à lui ouvrir les portes du manoir et qui plus est de sa chambre ? Non. Enfin, si, mais non. Je verrais bien par mes propres yeux.
J'enfilais une robe rouge histoire de gagner du temps si père venait à rentrer. Je doutais fort qu'il se trouve ici avec tout le remue ménage qu'il y avait en politique ces temps-ci. Mère n'était elle aussi surement pas là, elle avait du une nouvelle fois passer sa nuit à son travail à rédiger une multitude d'articles, politiques. Bref la maison était encore bien vide. Mes souliers noirs, ma ceinture noire et mon maquillage de petite fille fait je me dirigeais vers la chambre de Philipp. J'ouvrais doucement sa porte et d'un coup de baguette j'ouvrais sa fenêtre et ses rideaux. J'eus le droit à quelques grognements qui me firent rire puis je lui retirais sa couette en lui priant de ce levé en ajoutant que le monde appartenait à ceux qui se levaient tôt !
Quittant la chambre de mon petit frère je descendais d'un étage pour me retrouvais devant la chambre de Jacob. J'hésitais un instant, mais l'idée qu'il puisse se trouver accompagner mi-résolu définitivement. Je continuais donc mon chemin et me retrouvais dans la salle à manger où ma table se trouvait déjà être servie. Je ne mangeais que deux ou trois bricoles. J'avais suffisamment mangé la veille. Les plats avaient étés très raffiner et je m'étais un peux trop laisser aller. J'avais donc dévoré plus de mots provenant de la gazette que de nourriture. Après cela j’appelais un elfe de maison qui débarrassa avant de me donner sur une petite assiette une lettre.
Mike m'informait de son retard et m'informait par la même occasion qu'il n'avait pas pu empêcher mon père de découvrir le pot aux roses. Il avait même ajouté dans son post-scriptum qu'il me conseillait de porter une robe rouge.
Je m'étais dirigé dans la bibliothèque où je sortais la dizaine de livres qui constitueraient ma leçon d'aujourd'hui. J’attendais une petite demi-heure en chantonnant puis lasse je sortais de cette bibliothèque à la recherche de l'elfe qui m'avait donné la lettre. Mike n'avait pas précisé l'heur auquel il arriverait, mais peut-être lui en avait-il toucher deux mots.
Je me dirigeais donc vers la salle à manger , lieux où il devait se prélasser, et je remarquais la présence d'une personne qui n'avait pas ses habitudes en ces lieux. C’était bien Mia qui se retrouvait en face de moi. Ils avaient donc passé la nuit ensemble. Monsieur Jacob Dragonneau venait de s'engager. Avec le sourire je lui fis une accolade.
-Bonjour Artémis, bien dormit?
Me retenant de rire je lui répondis que oui avant de m’asseoir autour de la table et de lui dire de faire de même. Je regardais son verre d'eau et poursuivais.
-Tu aurais dû appeler un elfe de maison. Gloran ! Prépare tout de suite le déjeuner de notre invité et celui de Jacob et Philipp par la même occasion !
L'elfe se montra une demi-seconde avant de courir à la cuisine et de s'exécuter. Je revenais à Mia.
-Enfin, invité... Je dirais plutôt belle-soeur, non . Je suis curieuse de voir quelle tête aura ce chère Jacob, mais surtout la tête que peut bien avoir notre père. Il est surement déjà au courant et je dirais qu'il doit être fou de joie à l'idée de vous voir tous les deux.
Je riais un bon moment. Cette situation avait le don de me faire rire.
Gloran venait d'apporter les petits déjeuners qu'il disposa aux places habituelles, avant qu'il ne coince sur la place que Mia devait occuper.
-Je suppose que la place à côté de Jacob sera désormais la tienne.
Il n'avait plus personne hormis père à côté de lui depuis longtemps. Esther avait quitté le domaine depuis bien longtemps.


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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Mar 7 Mai - 15:52

    - Bonjour Artémis, bien dormis?
    - Oui, bien merci, répondit Artémis qui semblait à deux doigts de rire aux éclats.

    Mia cachait son trouble avec difficulté. La présence d'Artémis qui lui avait toujours été agréable la mettait pourtant mal à l'aise. La brune n'osait regardait dans les yeux la petite soeur de Jacob. Elle avait honte. Artémis remonta les quelques marches qui séparaient la cuisine de la Salle à Manger et invita Mia à la suivre d'un vague geste de la main. La cadette Dragonneau s'installa gracieusement à sa place attitrée, puis elle jeta un regard amusé à Mia, restée debout auprès d'elle, son verre d'eau à la main. Bien qu'elle n'ai émit aucun commentaire, il ne faisait aucun doute qu'Artémis était totalement lucide sur les événements de la nuit. Le rouge monta aux joues de la jeune fille. Mia était réputée pour affronter toute sorte de situation avec grâce et élégance. La jeune Hobbes avait d'ailleurs montré tant d'assurance face à la déclaration de Miss Potin sur son aventure avec Victoire, que tout le monde l'avait crue lorsqu'elle avait affirmée avec fermeté qu'il ne s'agissait que d'une stupide rumeur. Pourtant, ce matin là, l'adolescente se sentait maladroite et inexpérimentée.

    -Tu aurais dû appeler un Elfe de Maison, s'exclama Artémis. Gloran ! Prépare tout de suite le déjeuner de notre invitée et celui de Jacob et Philipp par la même occasion !

    L'Elfe s'exécuta d'un mouvement vif, si bien que Mia ne put apercevoir sa tête que durant une fraction de seconde. Les Elfes de Maisons étaient laids, et Mia ne le niait. Pourtant l'attitude servile à laquelle ils étaient contrains l'avait toujours attristée, et elle se retenait toujours de donner des vêtements aux Elfes du Manoir des Hobbes. Si le Monde connaissait le coeur tendre de Mia, il n'en ferait qu'une bouchée, et la jeune fille le savait bien. Mia se gardait donc bien de se dévoiler en public, et elle avait appris depuis l'enfance a gardé ses opinions pour elle. Paradoxalement, tout le monde la savait végétarienne, et on l'admirait davantage que l'on ne la critiquait. Elle avait même fait quelques adeptes chez les petits nouveaux de cette année. Mia se rendit compte avec nostalgie que bientôt ses petits protégés passeraient en première année. Et tout son Cercle quitterait Poudlard. Matthias, son frère adoré, Alessandra, sa meilleure amie et... Jacob. Le coeur de la jeune Mia se serra en pensant au garçon. Était-il vraiment convenable de sa part de rester là, au Manoir des Dragonneau, sans que Jacob ne l'est invitée à prendre ses aises? Après tout ils n'étaient pas vraiment en couple. Pourtant Artémis semblait avoir une idée très différente de la question comme le montrait sa petite tirade.

    - Enfin, invité... Je dirais plutôt belle-soeur, non? Je suis curieuse de voir quelle tête aura ce chèr Jacob, mais surtout la tête que peut bien avoir notre père. Il est surement déjà au courant et je dirais qu'il doit être fou de joie à l'idée de vous voir tous les deux.

    Artémis éclata franchement de rire, et Mia esquissa un sourire. Voir la jeune fille aussi convaincue de son avenir avec Jacob la rassurait. L'Elfe de Maison apporta le petit déjeuner en trottinant et plaça les les assiettes comme il en était d'usage. Mais l'Elfe tiqua, et resta quelques instants avec l’assiette de Mia en main, levant ses yeux globuleux vers sa maîtresse, puis vers Mia. Artémis répondit à son interrogation silencieuse en s'adressant à Mia.

    -Je suppose que la place à côté de Jacob sera désormais la tienne.

    Mia s'assit au siège qu'Artémis avait désigné et Gloran déposa son assiette devant elle. Mia remercia l'Elfe de Maison sous le regard surpris d'Artémis puis commença son petit déjeuner en silence. Elle dégusta les viennoiseries puis croqua dans quelques fruits. La brune scrutait la porte qui donnait sur le salon, espérant désespérément voir la silhouette de Jacob apparaître. La jeune Hobbes se reservait souvent en Jus de Citrouille, espérant ainsi étancher sa soif. Son mal à la tête ne s'était pas encore dissipé mais il s'était tout de même relativement atténué. Quelques minutes plus tard, on entendit quelques pas dans les escaliers, mais ce ne fut non pas Jacob mais Phillip qui apparut, l'air à moitié endormis. Le garçon grommela un bonjour à peine audible avant de se laisser tomber sur sa chaise. Face à cette mine de zombie, les deux brunettes échangèrent un regard complice avant d'éclater franchement de rire. Phillip, lui, mâchait ses toasts avec autant de vigueur qu'un vampire en plein jour. Le fou rire de Mia et Artémis ne semblait pas près de s'arrêter et c'est dans cette ambiance joyeuse que Jacob entra .dans la Salle à Manger.
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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Mer 8 Mai - 14:55

    Un oeil s'ouvrit. Puis un deuxième. D'abord flou, la vision finit par distinguer plus clairement les formes et les couleurs redevenues ternes. L'ivresse de la veille avait laissé des traces de fatigue, de nausée et de maux de crâne sur Jacob. Ce dernier voulut se lever mais le manque d'énergie le cloua au lit. Etrange sentiment que celui de la demi-conscience. Quitte à rester quelques minutes de plus allongé, le jeune homme décida d'essayer de rassembler ses idées. De sa soirée, le sorcier conservait surtout une volupté inexpicable. C'était des odeurs de roses et de violettes au mariage qui l'avait marqué, et des couleurs affermis par l'alcool comme le rouge des joues de Mia qui l'avait fait succombé définitivement à ses charmes. Plusieurs fois dans sa vie, il était tombé amoureux. C'était souvent à cause d'un détail insignifiant; une légère courbe au nez, un grain de beauté sur la joue, une mèche rebelle parmi une coiffure impeccable, la façon de prononcer un mot... Jacob qui éprouvait jusqu'alors une forte attirance pour Mia était tombé amoureux d'elle à cause du rouge de ses joues. Il ne se rappelait, en bref, de sa soirée que par les sens. Et son palais se souvenait parfaitement de cet excellent champagne qui avait sans doute fait mal au foie tant il en avait ingurgité. De retour à la réalité, il avait machinalement cherché de la main l'épaule de Mia, sans la trouver. Il grommela quelque chose qui ne voulait peut-être rien dire, tout en se roulant douloureusement sur le dos. Cette Hobbes était, en quelque sorte, le clou de la soirée, la cerise sur le gâteau. Il ignorait si pour elle il n'était qu'un coup d'un soir. Secrètement, il espérait voir les évènements lui donner pour femme. Mia était parfaite pour ce rôle.
    Lily Potter aussi aurait pu l'être, sans doute. Mais il chassa aussitôt cette pensée. Il n'en eut pas trop de mal, d'ailleurs, parce que son mal de tête était intense et que le visage de Mia accaparait son esprit.

    Soudain, sans crier gare, il se leva. Il alla mirer le triste spectacle qui l'attendait: lui-même. La première chose qu'il pu déplorer était la présence importante de ses cernes, des poches sous les yeux tout à fait horribles. Ses cheveux, de leur côté, étaient plus en bataille que de coutume. Quant à son teint, il était presque blafard. On aurait dit qu'il avait vu un fantôme. Ou qu'il en était un. D'une main mal-assurée, il attrapa sa baguette magique, puis s'appliqua quelques sortilèges qui lui donnèrent meilleure allure.

    - Voilà, comme ça, je suis présentable.

    Il réduisit ensuite ses maux de tête et de ventre à une vague douleur, toujours présente cependant. Ensuite, il enfila le pantalon qu'il portait la veille, puis, ne trouvant pas sa chemise, chercha un tee-short blanc qu'il mit tout en sortant de sa chambre. Il dévala après les escaliers et vint rejoindre les cuisines. Il se trouvait déjà là son frère, Philip, et sa soeur, Artémis. Et aussi... et aussi Mia, portant sa chemise.

    - Bonjour tout le monde, dit-il d'un ton détaché.

    Sa langue était pâteuse. Il but un verre d'eau, lentement car s'il l'avait fait rapidement la fraîcheur aurait pu réveiller son mal de tête. Il se sentit un peu mieux. En tout cas, assez pour sourire aux autres. Peut-être que cela empestait l'hypocrisie. Mais après tout, les sangs purs fondaient leur aristocratie sur du vent; des mensonges auxquels Jacob avait toujours cru malgré les doutes. Pendant un instant, il songea à manger. L'idée seul de prendre de la nourriture révulsa son estomac et il abandonna donc l'idée. Philip tourna la tête vers son frère.

    - Tu as passé la nuit avec Hobbes ? demanda-t-il avec une étonnante franchise.
    - Non, répondit Jacob. Ce serait plutôt avec la reine d'Angleterre...
    - Et ?
    - Et elle se fait vieille !
    - Père est au courant ?
    - Non, ça lui ferait trop de mal de savoir que je sors avec une vieille moldue...
    - Plus sérieusement...
    - Non.

    Court échange, mais haletant. La relation de Jacob et Philip s'était toujours arrêté à un échange de banalités effarantes. On pouvait ainsi s'étonner du ton direct du petit dernier. D'ailleurs, Jacob s'était senti remplacé par son petit frère le jour fatidique où il s'était révélé être un loup-garou. Les histoires de familles ne sont pas toujours belles à raconter. La page où figurait Jacob était non seulement sanglante, mais en plus totalement injuste. Et il acceptait son sort sans se plaindre.

    Jacob se dirigea vers Mia, sans trop savoir comment se comporter toutefois. Devait-il l'embrasser ? Le geste lui semblait trop intime. Il n'aimait pas l'idée de montrer son affection en public, et encore moins devant sa famille. La situation présente le mettait en effet assez mal à l'aise. Il ne savait pas vraiment quelle attitude adopter. C'était peut-être avec flegme qu'il devait se présenter, mais il avait la malheureuse impression de ne pas y arriver. Rester calme. Surtout, il devait rester calme. Il fallait tenter d'éradiquer tout signe d'anxiété.

    - Le mariage de Lysander et Weasley était finalement mieux que je m'étais figuré, commenta-t-il dans un sourire.
    - Et la nuit devait être meilleure encore ! dit Philip, un brin moqueur.
    - Ce que tu peux être insolent, parfois !

    Puis, se tournant vers Mia:

    - Bienvenue dans la famille Dragonneau. L'envers du décor est moins impressionnant, mais c'est ainsi. Et on n'y peut rien.
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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Sam 11 Mai - 9:22


Assise en face de Mia je la regardais se rassasier. La voir manger ainsi me donna le sourire, beaucoup moins quand j’aperçus la tête de ce fainéant de Phillip. Mike me disait constamment de le prendre par le bon sens du poil. Un jour il prendrait la place de père. Jacob avait son sang terni par la morsure du loup-garou, cela suffisait à père pour le déshérité. Père avait comme objectif de gardé concentré les biens de la famille. Il n'était pas question de dilapider entre tous les descendants la fortune Dragonneau. Nous obtiendrons certes une petite rente ou quelque chose du genre sous le " règne " de père, mais par la suite le nouveau " roi " de la famille serait libre de faire ce qu'il lui plairait. Je devais donc garder Phillip sous mon aile. Mike en était certain, se serait à lui que père laisserait tout. Je ne comptais pas dépendre financièrement de la famille, mais durant les cinq années à suivre j'en dépendrais. Mes projets étaient ainsi faits. Je me donnais cinq ans pour obtenir ce que je souhaitais et faire ce dont je rêvais.
Phillip avait grommelé un bonjour qui ne fut pas sans réactions. Moi et Mia d'un oeil complice avions ri de bon coeur. Phillip n'était définitivement pas du matin et nul doute que si je n'étais pas venu le secouer un peu il ronflerait encore sous ses draps.
Bientôt ce fut le tour à Jacob d'entrée. Son bonjour était plus audible, plus " joyeux"'auquel je répondis par un sourire accompagné d'un petit signe de main.
J'attendais comme d'habitude le commencement du débat matinal. Ils ne s'échangeaient que peu de mots, mais le peut qu'ils pouvaient s'adresser était très loin d'une relation fraternelle normale.
Les voir ainsi me m'était en général de bonne humeur. Voir toute cette jalousie entre eux était apaisant. D'un côté il y avait l’aîné sauveur, déshérité ,de l'autre le cadet sauver, héritant. L'un voulait certainement la future responsabilité de l'autre et l'autre voulant l'absence de cette future responsabilité. Phillip n'avait surement pas encore réalisé son privilège.
J'observais par la suite le rapprochement entre Jacob et Mia et même si rien ne pouvait se lire sur mon visage le dégoût que j'éprouvais étais immensurable. Je les imaginais mariés d'ici un an. Jacob avait le sens des responsabilités. Ce qu'il avait fait la nuit passer lui incomber de garder à tout pris Mia près de lui, père le lui aurait de toute façon obligé. Moi j'avais encore le temps, mes années avec Scorpius ne me tiendraient pas vigueur, pas à mon âge. C'est justement ces années accumulées qui m'avaient décidé à prendre cette décision. J'avais aimé Scorpius à travers des caprices. Ces caprices avaient changé, Scorpius n'était donc plus dispensable et même déconseillé.
Bienvenue dans la famille Dragonneau. L'envers du décor est moins impressionnant, mais c'est ainsi. Et on n'y peut rien.
Un léger rire s'échappa de mes lèvres. Mia n'avait surement jamais imaginé cela. Elle découvrirait une famille très loin de son image publique. Nous n'avions aucun sentiment affectif, seuls des impératifs.
N'écoutant pas ce qui se passait à côté de moi, j'écoutais la voix qui était apparu. La voix appartenait à Mike. Elle était toujours ainsi, grave, mystérieuse et incroyablement glaciale. Une voix qui me plaisait.
Enfin, son imprévu avait été levé. Il était là. Je me levais tranquillement de ma chaise en faisant bien attention à ne pas froisser ma robe. Je passais ensuite derrière Phillip pour passer ma main dans ses cheveux et les remettre bien à leur place. La manière qu'il avait à ne pas les coiffé m'exaspérait et c'était toujours avec un petit sourire narquois qu'il attendait que je comble ma manie. Je me dirigeais ensuite vers la porte devant laquelle je me retournais pour faire face une dernière fois à cette attablée spéciale. Voir les trois enfants Dragonneau réunit sans devoir l'être relevé du miracle.
-Mes leçons vont commencer. Attendez-vous à voir afflué père, contrairement à Jacob je doute qu'il ne soit pas déjà au courant. Soyez présentable.
Je leur faisais un petit geste de la main avant de rejoindre l'entrée en riant. Père était du genre imprévisible et même si celons-moi il devait sauter de joie, un simple petit détaille pourrait tout faire basculer en leur défaveur. D'où le fait que je préférais porter une robe rouge lorsque je m'attendais à voir père dans une occasion inhabituelle. Le rouge apaisait ses ardeurs. Arrivé devant la bibliothèque je n'eus pas besoin de poussé la porte, elle s'ouvrit devant moi. Mike était déjà devant le bureau où j'avais posé quelques livres plus tôt dans la mâtiné. Les bras croisés, la baguette à la main et un grand sourire sur le visage il me salua comme il savait si bien le faire. J'avais du pain sur la planche.



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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Mar 14 Mai - 1:14

    - Bonjour tout le monde.

    L'apparition de Jacob était, aux yeux de Mia, semblable à celle du messie. Pourtant le jeune homme n'avait ce matin la rien d'idyllique. Sa démarche était lente, et il semblait souffrir lui aussi d'une sévère gueule de bois. Malgré tout Jacob souriait. Il avait eu l'air surpris de la voir, là, déjeunant avec sa famille comme si cela était tout naturel. Mais ce n'était comme si Mia avait planifié quoi que ça. C'était arrivé. C'est tout. Un peu comme cette nuit avec Jacob. Cela leur était tombé dessus, et il n'avait pas tellement tenter d'y résister. D'autant qu'ils avaient tout les deux bien trop bu. À la vue de son aîné, Philip, qui jusque là avait semblait complètement amorphe, c'était réveillé. Il dévisageait son aîné avec malice et sa bouche s'étirait d'un demi-sourire. Mia connaissait bien cette expression, c'était la même qu'elle même abordait lorsqu'elle se préparait à sortir une pique.

    - Tu as passé la nuit avec Hobbes ? demanda le garçon sans détour.

    Mia fut surprise que Philip ait posé la question aussi directement. Elle se serait davantage à quelques sous-entendus de la part d'Artémis, mais la jeune fille n'avait pipé mot sur les événements de la nuit. Mais sous ce toit, personne n'était dupe. Philip était juste le premier à dire tout haut ce que tout le monde pensait.

    - Non, répondit Jacob. Ce serait plutôt avec la reine d'Angleterre...
    - Et ?
    - Et elle se fait vieille !
    - Père est au courant ?
    - Non, ça lui ferait trop de mal de savoir que je sors avec une vieille moldue...
    - Plus sérieusement...
    - Non.

    La vivacité et l'ironie de l'échange entre Jacob et son frère arracha un sourire à Mia. C'était étrange comment les fratries pouvaient être différentes en fonction des familles! Mia n'avait pas ce genre de relation avec Matthias. Les deux Hobbes étaient très fusionnels. Si bien qu'on les croyait souvent jumeaux. Bien évidement, parfois Mia se chamaillait avec Matthias. Mais il n'était jamais arrogant ou désobligeant. Enfant, l'adolescente avait rêvé d'un petit frère ou d'une petite sœur. Mais ce vœu ne c'était jamais réalisé. Alors Matthias l'avait consolée et ils s'étaient encore rapprochés. Peu importe ce qu'il pouvait se passait, les deux adolescents étaient soudés. Ça avait toujours été eux face à leur parents, qui se révèlent parfois sévères, injustes et incompréhensifs. Eux contre les domestiques, qui voulait attraper Matthias pour ses nombreuses bêtises et que Mia défendait farouchement. Eux contre le monde.

    Ce n'était pas ainsi sous le toit d'Hélios Dragonneau. Pourtant, les Dragonneau et les Hobbes étaient des familles relativement semblables. Les deux maisons étaient toutes deux riches, puissantes et influentes. Leur sang était incontestablement pur et les enfants avaient tous reçu la même éducation, basée sur des valeurs raciales, la discipline, le travail, la vertu et le mérite. Et encore, Mia avait été très chanceuse, et son éducation avait été beaucoup moins sévère que celle de Matthias. Car Mia avait toujours été une aristocrate dans l'âme. Elle avait toujours su instinctivement comment choisir ses tenues avec goût, adapter son langage à son interlocuteur, et elle avait été rapidement portée sur les études. Sa mère n'avait plus eu qu'à lui apprendre les codes en vigueur dans le monde. Il n'y avait aucun doute, Mia était une mondaine née. Elle gardait cependant la fraîcheur, la douceur, l'honnêteté et l'intégrité qui s'était souvent perdu dans ces milieux.

    Pour Matthias, cela avait toujours été plus compliqué. Son rôle d'ainé ne lui avait pas facilité la tâche et il avait rapidement développé un tempérament plus rebelle que sa petite soeur. Matthias avait toujours cherché à se débarrasser des obligations familiales. Il aimait faire ce qui lui semblait juste, sans jamais demander avis à personne, provoquant ainsi à de nombreuses reprises le courroux de leur père. Matthias, s'était celui qui brisait les règles, et exaspérait Mia. Mais qu'est-ce qu'elle aimait son frère! Qu'est ce qu'elle aimait sa façon de la regarder, de la protéger, de l'empêcher de grandir trop vite dans ce monde d'adultes ou l'enfance ne devenait bientôt plus qu'un lointain souvenir. Les choses étaient-elles ainsi, entre Jacob, Artémis et Philip? Étaient-ils soudés par la mésaventure qu'il avait vécu tout les trois et qui avait coûté si cher à l'aîné? S'étaient-ils au contraire éloignés, lorsque Jacob était devenu celui qu'il était aujourd'hui? - Portant séparément la honte D'avoir un loup garou dans la famille. Et Hélios, leur père, comment avait-il réagit? Mia ne l'avait jamais rencontrer, mais Hélios lui semblait aussi sévère que son père, selon ce qu'elle avait entendu. Peut être même plus.

    Jacob se dirigea vers Mia, sortant la jeune fille de sa rêverie. Le jeune homme semblait hésitant, comme si il voulait tenter quelque chose mais qu'il s'était ravisé à la dernière minute. Jacob semblait nerveux, lui aussi. Il s'assit finalement à côté d'elle mais ne toucha pas a son assiette. Mia lui adressa un sourire réconfortant. Elle avait envie de prendre sa main, et de la serrer entre ses doigts fins. Ça aurait pu les rassurer, tout les deux. Mais Mia n'en n'eu pas le courage. Lâche.

    - Le mariage de Lysander et Weasley était finalement mieux que je m'étais figuré, lâcha Jacob, brisant le silence qui s'était à nouveau installé à table.
    - Et la nuit devait être meilleure encore ! dit Philip, qui attendait le moindre commentaire pour glisser ses sous-entendus déplacés.
    - Ce que tu peux être insolent, parfois !

    Mia eut un petit rire. On ne risquait pas de s'ennuyer chez les Dragonneau! Jacob se tourna vers elle et déclara:

    - Bienvenue dans la famille Dragonneau. L'envers du décor est moins impressionnant, mais c'est ainsi. Et on n'y peut rien.
    - Vraiment? C'est pourtant tout à fait à mon goût.

    Les lèvres roses de la jeune fille s'étirèrent d'un sourire. Elle plongea ses prunelles brunes dans les yeux gris de Jacob. Mia connaissait le pouvoir de séduction de son regard. Quoi qu'ils fussent bruns, ses yeux paraissaient noirs à cause de ses longs cils naturellement recourbés, et son regard arrivait franchement à vous avec une hardiesse candide. Mais rapidement, Mia détourna le regard. Elle se sentait observée par Artémis et Philip. Une voix grave retentit de la pièce d'à côté. on appelait Artémis. La Serpentard se leva alors, attirant les regards vers elle. Elle passa derrière Philips et tenta vainement d'arranger sa tignasse rebelle. Enfin, elle abandonna et se dirigea vers la porte, splendide dans robe rouge, leur lançant un dernier un regard avant de quitter la salle.

    - Mes leçons vont commencer, déclara Artémis d'une voix claire, Attendez-vous à voir affluer père, contrairement à Jacob je doute qu'il ne soit pas déjà au courant. Soyez présentables.

    Mia jeta un œil à sa tenue et le rouge lui monta aux joues. Porter la chemise de Jacob, un simple pantalon et une paire de sandale ne correspondait certainement pas à la vision du "présentable" d'Hélios Dragonneau. Mia posa son regard sur Philip, qui venait de se resservir.

    - Tu es petit, commenta t-elle pour le taquiner.
    - J'ai douze ans, répondit le brun en mâchonnant ses céréales. C'est quoi ton excuse?
    - Je suis de taille moyenne, répliqua Mia.
    - C'est ça. Si tu ne veux pas paraître minuscule, tu devrais éviter de porter les chemises de mon frère.

    Mia haussa les sourcils puis se tourna vers Jacob, feignant d'ignorer le môme assis en face d'elle. D'ordinaire le courant passait plutôt bien avec les enfants mais elle sentait que sa relation avec Philip ne serait pas des plus aisé. Il agissait en enfant-roi, se croyant au centre de tout les intérêts et de toutes les attentions.

    - Nous devrions nous préparer à rencontrer ton père, proposa Mia à Jacob d'une petite voix ou perçait l'anxiété.

    Les deux jeunes gens se levèrent de table, et Jacob accompagna sa chambre. Mia ne voyait guère ce qu'elle pourrait y faire puisqu'elle n'avait amené aucun autre vêtement, à part la robe de la veille, guère appropriée pour une rencontre avec le patriarche. Lorsque la grande porte se referma derrière le couple, Mia se retourna vers son ami et déposa un baiser sur ses lèvres. L'échange fut rapide, et Mia s'écarta, sourcils froncés, guettant la réaction de Jacob.
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Mer 12 Juin - 5:14

    Mia réagissait plutôt bien aux piques que se lançaient Jacob et Philip. Peu de personne ne comprenait vraiment ce qui unissait ces deux êtres. Entre l'un qui aurait dû être redevable et qui n'en manquait pas une pour critiquer de façon acerbe son plus grand frère. Il avait la vie d'un grand seigneur qui l'attendait tandis que Jacob aurait la place des chiens, et au lieu de le relever, il l'enfonçait davantage encore. L'aîné ne se montrait pas beaucoup plus charitable avec son frère. Mais lui avait une excuse en béton. Il avait sacrifié sa vie, son honneur, sa place d'héritier, et tout cela pour sauver son petit frère des abîmes de la mort. Se doutait-il, à l'époque, des conséquences de son sauvetage ? Sans doute pas, non. S'il avait su ce que l'avenir lui réservait, il aurait peut-être décamper, tout simplement. Personne ne lui aurait reprocher ce comportement. C'est juste... c'est juste qu'il n'y aurait plus eut Artémis et Philip... Il fallait imaginer cette vie, sans eux, mais avec tous les honneurs restitués. Il aurait peut-être eu d'autres frères et soeurs, pour remplacer l'irremplaçable d'une vie humaine. Il serait l'héritier, le grand, le puissant Dragonneau. Il n'aurait pas peur de dire à son géniteur: "Père, je sais que vous m'aviez dit de me caser avec une impure, pour ne pas risquer de souiller la progéniture noble. Je le sais, tout cela. Et lorsque Mia Hobbes s'est présentée devant moi, une fois de plus, j'ai compris une chose... Alors, je me suis ordonné mentalement 'Ne tombe pas, ne tombe pas...", mais j'étais tombé amoureux. C'est une vertige. C'est beau et effrayant en même temps. C'est un vertige, une chute incomparable. Je suis amoureux, père. Je ne sais pas où cela me mènera. Vous voudriez certainement célébrer le mariage le plus tôt possible, n'est-ce pas ? Mais moi, je veux prendre mon temps. Pas que je ne sois pas sûr de mon amour pour elle, ou de son amour pour moi. Mais le temps fait son oeuvre. J'ai envie de lui chuchoter, de lui dire, de lui hurler que mes sentiments seront chaque jour plus fort pour elle. Et je ne veux pas lui mentir. Je veux voir mon amour, effectivement, croître, comme la plante, bonne ou mauvaise, qui pousse trop lentement dans le jardin, mais qui finit par être la plus grande. Sans jamais arrêter sa croissance. Je voudrais... je voudrais... je voudrais tant de chose père et j'ai décidé que quelque soit votre décision, j'épouserais Mia Hobbes un jour. Peut-être demain, peut-être dans cinquante ans. Mais un jour je serais à elle, et elle sera à moi. Comprenez-vous père ? Ou dois-je vous rappeler votre coeur qui s'est tu le jour où votre plus grand amour s'est éteint en donnant naissance à une fille qui vous aime, et que vous ne pouvez simplement pas regarder en face ?"

    Et tout cela, il ne le dirait pas. Il le pensait très fortement néanmoins. Il n'avait pas cette audace à la fois charmante, magnifique et accessoirement suicidaire. Il voulait vivre, et avec Mia à ses côtés. Mais pour cela, il devait jouer serrer avec son père, sans le brusquer, en le ménageant certainement.

    Il y avait ces yeux, ces yeux si beau, si dangereux qui appartenait à Mia. Elle savait s'en servir comme une arme doucereuse. Jacob se sentait tout petit lorsqu'elle plantait son regard dans le sien, gris et morne. Elle finit par détourner son regard. Elle avait tout de même peur des autres et leurs yeux qui n'hésitent pas à vous fixer sans gêne. Artémis décida de s'éclipser, profita pour leur glisser un conseil par rapport à l'ogre Dragonneau, leur père. Jacob hocha la tête. Pendant ce temps, Mia avait tenté d'entrer en contact avec la sonde indétectable -j'ai nommé- Philip. Mais ce fut un échec. Il agissait comme on l'avait toujours traité. Il agissait comme un roi puéril à défaut de l'empereur qu'il aurait voulu être.

    Mia se montra un peu anxieuse ensuite lorsqu'elle proposa à Jacob de se préparer. Ce dernier approuva, sans rien dire. Ils montèrent jusque dans sa chambre. Lorsqu'ils furent arrivés, elle lui déposa sur ses lèvres un baiser, si court. Elle s'écarta un peu, mais Jacob attrapa, doucement, le bras de son aimée. Puis il l'embrassa avec fougue. Amoureusement.
    Il éloigna finalement son visage de celui de Mia, à contre-coeur, pour lui dire:

    - Nous devons impérativement nous préparer. Connaissant mon père, il va frapper à cette porte dans quelques minutes. Je vais envoyer l'elfe te chercher une robe simple, mais qui fasse bon effet aux yeux de mon père.

    Il se dirigea vers son lit, agita une petite clochette -magique évidemment. Soudainement, un elfe à l'allure grognonne apparut dans la pièce. Il demanda à Jacob ce que voulait le "maître". Celui-ci expliqua en deux mots qu'il fallait une robe présentable pour la demoiselle dans la pièce. Sans jeter un regard, Grumpfy disparut, puis revint, une robe sublime dans les bras. Pendant ce court laps de temps, Jacob avait choisit de porter une pantalon noir et une chemise blanche. Il se changea assez rapidement.

    Alors qu'il mettait sa dernière chaussure, il entendit toquer. Mia était presque prête.

    - J'arrive. Une seconde.

    Il se força à bouger lentement, le temps que Mia soit prête à subir l'épreuve du dragon. Il ouvrit finalement.

    - Père, dit Jacob respectueusement.
    - Bonjour, Jacob, répondit chaleureusement l'homme à la porte.

    Il avait l'air dans de bonnes conditions. Attention toute fois. Ce serpent pouvait très bien manipuler Mia comme lui, sans se soucier de les faire rompre après s'être montrer sous son jour le plus sympathique.

    - Alors... voici donc en personne la très charmante mademoiselle Hobbes. Tu as très bien choisit, Jacob.

    Il semblait être sincère. Tant mieux.
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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Sam 15 Juin - 15:46


    « Alors... voici donc en personne la très charmante mademoiselle Hobbes. Tu as très bien choisit, Jacob. »

    Hélios Dragonneau dardait son regard inquisiteur sur Mia dans sa robe rouge. L'adolescente gênée, baissait les yeux. C'était le genre d'entretiens qui la mettait profondément mal à l'aise. Elle avait l'impression d'être un animal que l'on évaluait avant de décider ou non de l'achetait. Un épisode peu glorieux revient à la mémoire de Mia. Mary lui avait raconté que lorsqu'elle avait cherché à offrir ses services de domestiques dans plusieurs famille de Sang Pur avant d'être engagé chez les Hobbes, elle avait été refusée à cause de ses formes. Certains sorciers préféraient en effet engager de jolies domestiques pour exercer leur droit de cuissage sur elle. Cette pratique, bien que punie sévèrement par le Magenmagot, était pourtant monnaie courante dans les familles de Sang Pur qui abusait volontiers de leur autorité et de leur notoriété.

    La situation était complètent différente. La seule similitude était qu'un homme jugeait une femme uniquement sur son physique. Certes, Hélios la savait d'une famille de Sang Pur renommée et elle avait obtenu une certaine... notoriété à Poudlard. Mais Hélios n'avait  donné implicitement son accord qu'après avoir jaugé le physique de Mia. Il ne lui avait pas demandé de parler d'elle, ne savait rien de son éloquence, de sa délicieuse conversation, de ses notes brillantes, de son travail de Préfète-en-Chef, de son goût pour la royauté ou encore de ses talents de sorcière. Elle doutait fortement qu'Hélios ne s'intéresse aux sentiments du couple. Il n'avait rien d'un sentimental. Seul les intérêts motivaient le patriarche, Mia en était certaine. Aussi, se sentait elle diminuée en la présence d'Hélios et elle refusait catégoriquement cet état d'âme.

    On voulait des femmes qu'elles soient douces, soumises à leur père ou a leur mari, vertueuse, aimante, polie et surtout qu'elle ne soit pas trop curieuse. La société sorcière restait archaïque et n'évoluait pas, surtout dans les cercles privilégiés de l'aristocratie anglaise. Mia refusait d'être un accessoire. Elle ne voulait pas être la femme-trophée de Jacob. Certes elle voulait l'épouser. Certes elle l'aimait. Mais elle refusait d'être considérée comme une tierce personne. Elle ne serait pas la petite fille rangée qu'on voulait qu'elle soit, une femme enfant que l'on maintient dans la minorité par l'ignorance. Non. Mia était une femme de tête, une cérébrale. Elle ne voulait rien laisser au hasard, et bien qu'elle agissait parfois de manière impulsive, elle tachait toutefois d'analyser chaque élément avec rigueur et froideur, et ses comportements étaient le fruit d'une réflexion avisée.

    Mia avait mûrit. Elle n'était plus cette gamine qui provoquait bêtement Lorcan. Elle avait changé. Alors elle releva la tête, dardant son regard flamboyant dans les yeux d'Hélios, refusant d'être invisible et comme toute les autres. Mia était exceptionnelle. Elle en avait décidé ainsi. Et rien ni personne n'entraverait sa route. Elle avait un caractère bien trempé que personne n'arriverait a brider. Du haut du piédestal qu'elle avait battit seule, Mia regardait les autres femmes qui se complaisaient dans leur minorité. Et Mia ne leur ressemblait en rien. En tant que femme, elle avait du se forger ses propres armes dans un contexte ou l'autorité masculine n'était jamais remise en question. Tout était plus facile pour les hommes. En matière amoureuse, par exemple, les hommes et les femmes sont inégaux. Les hommes séduisent, vivent leur liaisons et rompent quand bon leur semble. Et les femmes, soumises à leur lois archaïques, témoignaient d'emportements sentimentaux ridicules, de manque de discernement, de frivolité, et surtout, d'inconscience.

    Mia refusait cette sensibilité féminine exacerbée avec obstination. Mais elle n'était pas méprisante vis à vis de ses semblables. Mia ne voulait pas les écraser. Elle voulait leur tendre la main pour les faire monter au sommet avec elle. Car ensemble elles arriveraient à combattre les hommes, et à trouver un équilibre entre la tyrannie de l'homme et la tyrannie de la femme. Après tout, si les hommes faisaient tout pour maintenir les femmes dans leur bassesse, c'est parce qu'ils avaient peur d'elles. Ils ne s'en rendaient pas compte, car depuis des siècles la femme était sagement restée aux côtés de l'homme, a son bras, souriante et muette. Mais Mia refusait que cela continue. Elle se battrait jusqu'au bout pour réhabiliter l'image de la femme. Mia refusait d'être de celles qui se taisent. Ses yeux étaient le reflet de ses ambitions flamboyantes, la détermination perçait dans chaque trait de son visage. Elle refusait tout déterminisme. Elle était splendide et déterminée, telle la Reine Héra.

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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Dim 16 Juin - 15:24


    Jacob, comme Helios, d'ailleurs, était à cent lieux des pensées féministes de sa moitié. D'une certaine façon, elle n'avait pas tort d'ailleurs. Même, soyons clair, la situation des femmes dans la société sorcière était loin d'être rose. Le jeune homme était l'un des seuls sangs pur à le concéder, d'ailleurs, et qui aurait bien vu gravir les marches du pouvoir, avec et non sans Mia. Il se voyait volontiers en retrait pendant un temps, si cela pouvait lui faire plaisir. Même s'il avait de l'ambition, lui aussi. Parce que c'est ainsi qu'il voyait l'Amour. Pas autrement. Laissé bien gentiment Mia à la maison ne l'aurait pas satisfait. Comment auraient-ils pu discuter après ? Il fallait qu'elle voit de ses yeux le monde, qu'il lui arrive des choses. Il fallait que dans une fatigue mutuelle, il se retrouve le soir, enlacé, plus amoureux que le matin, plus amoureux que la veille et encore que l'avant-veille.

    Helios n'avait pas seulement jugé Mia sur son physique. Oui, un peu. Il avait été impressionné bien davantage par son regard pénétrant. Elle était belle, oui, mais il voyait aussi derrière ce corps un esprit plein de cran et une intelligence vive. Le futur roi n'était pas si archaïque qu'il le laissait croire. Après tout, il avait épousé une journaliste qui le trompait à tour de bras et qui courait partout, sans arrêt, pour écrire des articles à sensations. Néanmoins, il était tout de même extrémiste dans ses pensées. Comme Jacob d'ailleurs. On l'oublie trop souvent.

    Puis, la famille Hobbes et Dragonneau étaient plutôt proche. Les parents se voyaient souvent et les enfants avaient tissé lentement une amitié ensembles... puis un amour. Helios n'avait vu que de rare fois Mia, et encore, si peu... Il y avait bien eu pendant longtemps ces dîners dans leurs manoirs respectifs, mais les enfants n'y assistaient pas. Par contre, le Padre Hobbes avait livré une image plus que positive de sa fille. Plus que celui de Matthias, d'ailleurs, même, qui avait un caractère plus rebelle. Bien entendu, il avait déjà entrevu, mais ce n'était pas comme s'ils s'étaient rencontrés réellement, ou alors elle était trop jeune. A l'époque, Helios avait une plus grande liberté. A présent, avec toutes ses histoires politique, c'est tout juste s'il voyait sa famille. Ce qui ne le dérangeait pas outre mesure, ceci soit dit en passant.

    - Bien, dit Helios. J'ai beaucoup de travail, mais ce sera un plaisir pour moi d'avoir une vraie conversation avec vous, mademoiselle Hobbes.

    Jacob crut voir son père incliner la tête, mais cette attitude soumise ne lui ressemblait pas et il supposa que c'était un effet de son imagination débordante. La porte se referma doucement et on entendit à peine le cliquetis métallique. Le jeune sorcier eu un sourire qui resta un moment. Puis, il se tourna vers sa petite amie et dit:

    - T'as eu de la chance... il s'est beaucoup mieux comporté que j'aurais pu l'imaginer...

    Jacob s'approcha du lit, s'y assit, poussa un soupir soulagé. La journée commençait parfaitement. Il avait presque oublié son mal de crâne. Et il avait Mia. Il l'aimait d'un amour pur et digne. Il admirait autant sa beauté que son intelligence. Il était sûr que dans deux siècles, dix siècles, on parlerait encore d'eux, comme d'un couple légendaire.
    Car si vous croyez qu'ils se contenteraient de faire la vaisselle ensemble, vous vous fourvoyez diablement.
    Disons que Jacob comptait refaire le monde avec Mia.

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MessageSujet: Re: Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)   Ven 21 Juin - 6:23

    « Bien. J'ai beaucoup de travail, mais ce sera un plaisir pour moi d'avoir une vraie conversation avec vous, mademoiselle Hobbes. »

    Mia hocha la tête et accorda un sourire à Hélios. L'homme s'éclipsa et Mia retourna près de la fenêtre. Lasse, elle s'assit sur le rebords en contemplant le parc. Ses pensées n'avait plus vraiment de fil conducteur. Elle se laissait juste aller. Elle se concentrait sur le vert de l'herbe fraiche, les nuances bleues du ciel et les couleurs vives des fleurs qui coloraient le jardin des Sa féroce gueule de bois avait repris le dessus et le mal de crâne était d'autant plus virulent.

    « T'as eu de la chance... il s'est beaucoup mieux comporté que j'aurais pu l'imaginer... »

    Mia hocha la tête à nouveau. C'était devenu son nouveau moyen de communication. Son regard se posa sur Jacob. Elle souria. Il semblait épuisé lui aussi. Quand elle le regardait, elle était sûre que c'était le bon. C'était bizarre comme impression, non? Surtout qu'ils avaient franchi la pas la veille. Mia jeta un œil à sa montre. Bientôt l'heure du déjeuner. La mort dans l'âme, Mia rassembla ses affaires d'un coup de baguette magique. Elle s'approcha de Jacob et lui déposa un baiser sur la joue.

    « Je dois y aller, Matthias et mes parents vont s'inquiète. Je te renverrais la robe par hibou. »

    Son sac à la main, Mia quitta la chambre de Jacob, descendit les marches, sortit du manoir et se rendit aux écuries. Une diligence avait été envoyée par les Hobbes pour venir chercher la jeune fille. Après avoir salué le cocher, Mia rentra dans l'habitacle. Les chevaux partirent au trop d'un claquement de langue du cocher et Mia regarda le paysage défiler sous ses yeux. Elle jeta un œil à sa montre. Au moins elle serait à l'heure pour le déjeuner.

    HS: Fini pour moi.
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Un loup ne peut finir qu'avec une louve (PV Mia)

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