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 Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise [Matthias]

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Dalaigh B. McLaughlin

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MessageSujet: Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise [Matthias]   Dim 17 Mar - 7:20


    Le verre que tenait Dalaigh finit sa course dans un mur. Les personnes présentes dans la pièce s’immobilisèrent, chacun retenant son souffle. L’homme n’était pas connu pour ses accès de colère mais tout le monde savait que si cela venait à se produire, il valait mieux ne pas être dans la même pièce que lui, au risque de se prendre un Endoloris bien senti qui durerait le temps qu’il se calme. Cependant, aucun éclat de voix ne se fit entendre, l’homme squelette préférant passer une main lasse sur son visage tiraillé de fatigue. La nouvelle qu’il venait d’apprendre n’était pas pour lui plaire mais il ne devait surtout pas perdre son sang-froid. Enfin, pas plus que maintenant. Regardant les débris de verre attraper les reflets du soleil pour les démultipliés sur les murs, Dalaigh fit un geste de la main et les morceaux brisés disparurent aussi vite que s’ils n’avaient jamais été là.

    Expliquez-moi comment elle a réussi à s’enfuir, alors que le cabaret était bondé et que vous étiez aux portes de sortie. Et vous avez intérêt à être convainquant.

    Les cinq hommes que le patron de la Divine Comédie employaient se regardaient, chacun espérant que l’autre prendrait la parole en premier. Dalaigh leva les yeux au ciel et désigna le plus proche, lui ordonnant de détailler sa soirée. Plus le temps passait, plus les deux femmes présentes avec eux dans la pièce se relaxaient, sentant le poids du soupçon s’éloigner d’elles. Il est vrai qu’Oddie et Bérénice avaient toujours été irréprochables, faisant revenir les meilleurs clients grâce à leurs charmes et les rendant accro à l’ambiance malsaine qui régnait dans les sous-sols. Mais quand Dalaigh les avait sommées de venir, elles n’avaient pas hésité une seconde, connaissant l’importance que le respect avait aux yeux de l’homme qui les avait accueillies en Angleterre. Alors quand, en plus, elles avaient appris que quelqu’un avait été assez stupide pour laisser la porte d’une cellule déverrouillée, leur cœur s’était arrêté pendant un instant. Et les hommes continuaient à parler. L’un d’entre eux suait à grosses gouttes alors qu’il n’avait même pas été interrogé. Levant un sourcil, Oddie fit un geste discret en sa direction et immédiatement, la baguette de Dalaigh se pointa sur l’homme qu’elle venait de désigner, interrompant l’autre dans son récit soporifique de la soirée précédente.

    Toi. Pourquoi l’avoir laissée partir ?

    Elle… Je… L’aimait. L’aime. Enfin…

    Les yeux ronds des deux femmes contrastaient avec l’impassibilité de Dalaigh. Les images de Selina lui revinrent en mémoire mais il les chassa bien vite, se concentrant sur l’homme qui venait d’avouer. Du coin de l’œil, il vit les aiguilles de l’horloge s'avancer de plus en plus près de l’heure d’ouverture. Si jamais ce crétin venait à lui faire prendre du retard… D’un mouvement de baguette, il l’envoya valser contre le mur où le verre s’était explosé quelques instants auparavant, l’assommant sur le coup.

    Quand il se réveillera, dites-lui de partir vite et loin, sans quoi il regrettera d’être venu au monde.

    ------------------------------

    Entrez entrez, bienvenu à la Divine Comédie messieurs dames. Le bar est à votre disposition sur la gauche de la salle, le centre étant réservé aux danseuses et à leurs admirateurs bien entendu. Sur la droite, vous trouverez de petites salles confortables afin d’entamer de passionnantes discussions. Pour plus d’informations ou d’indications, je suis à votre entière disposition tout au long de la soirée. N’hésitez pas à venir me déranger. Sur ce, je vous souhaite une magnifique découverte dans mon établissement.

    Une fois son speech de bienvenu aux nouveaux clients réalisé, Dalaigh se dirigea vers le bar, demanda un énorme verre de jus de citrouille glacé et s’assit patiemment sur un tabouret haut en fixant ses yeux sur Bérénice, qui dansait déjà sur scène. Magnifique femme que cette blonde aux yeux bleus, tout droit venus de Suède. Un sourire commençait à poindre sur son visage quand une présence se fit sentir à ses côtés, lui faisant quitter des yeux l’une de ses meilleures danseuses.

    Monsieur, bonsoir.

    L’homme brun et charismatique qui se tenait là lui rappelait vaguement quelqu’un mais il n’arrivait pas à trouver de qui il pouvait bien s’agir. Vu son jeune âge, il devait venir ici pour la première ou seconde fois, tout au plus. Mais ses yeux lui faisaient penser au regard qu’il avait l’habitude de voir lors de réunions au Ministère. Était-ce là le fils d’un Sang-Pur qu’il estimait ? Il n’en savait encore rien. Peut-être qu’il en apprendrait plus au cours de la soirée. Peut-être pas.
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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise [Matthias]   Dim 28 Avr - 22:11

«Non, ce n'est pas vrai Matthias ! Tu ne vas pas sortir alors que tu es finalement relâché de l'école ! Je ne te vois jamais!»

Les plaidoiries de sa mère n'empêchait pas le jeune homme d'enfiler son manteau et de ranger sa baguette dans la poche intérieure de son veston. Il attachait chaque bouton en vitesse, pressé de s'échapper des supplications de sa mère.

« Tu viens juste d'arriver ! Ne pars pas maintenant ! Matthias...»

«Maman ! Je ne peux pas rester. Pas lorsque je ne me sens pas chez moi. »

Ces paroles étaient comme des torpilles meurtrières au coeur de Julia Hobbes. Matthias le savait, il les avait dîtes en le sachant. Mais son humeur ne pouvait pas filtrer les méchancetés qui lui passaient par la tête, surtout lorsqu'elles étaient vraies. Il remonta le col de feutre de son manteau, faisant ressortir ses pommettes saillantes et sortit en fureur. Cela lui prit trois pas avant de sortir une cigarette et de se la mettre au bout des lèvres, malgré la pluie battante. Il quittait les fenêtres éclairées du manoir familial et sentait les cailloux du chemin à travers les semelles de ses chaussures d'écolier. Arrivé à la grille, constatant qu'elle était barrée, il l'escalada habilement et retomba de l'autre côté, se sonnant les genoux bien comme il faut.

Faisant son chemin vers le petit village, il repassait dans sa tête, malgré lui, les paroles que son père lui avait lancés à la nuque dès son arrivée, il y avait à peine deux heures. Délinquant, irresponsable, moins que rien, ingrat, ignare, ignoble. Tous ces adjectifs avaient été précédés du mot "fils" et c'est cela qui dégoûtait Matthias le plus. Il n'en pouvait plus, mais il avait grincé des dents en restant sourd aux remarques de son progéniteur et était aller embrasser chaudement sa mère. Mais une fois que son père l'avait convoqué à son bureau pour étaler l'état financière de la famille et en pointant brutalement les futures finances de Matthias si jamais il décidait de le contrarier, Matthias sentit la goutte tomber péniblement dans le vase pour le faire déborder. D'une humeur orageuse, il s'était enfuit, comme un voleur dans la nuit. il avait besoin de se dégourdir les jambes, de se changer les idées. Il alla donc à la station de poudre de cheminette la plus proche et se rendit à Londres, dans le cartier de l'Université Magique de Londinium. C'était un nouvel endroit et il y avait des clubs intéressant à fréquenter. Pourquoi pas venir un peu avant la prochaine année scolaire pour se familiariser un peu?


***

La Divine Comédie.

Déjà, dans le titre, Matthias avait été séduit. Il ne savait absolument pas de quoi il s'agissait, mais en entendant la musique sortir de cet endroit, il était capable de deviner. Il était majeur, alors il ne risquait rien en s'aventurant dans un endroit semblable. Il avait besoin de se décontracter, de respirer un peu. Quoi de mieux qu'une vodka vénimeuse et du parfum enivrant de magnifiques jeunes femmes pour se changer les idées?

Les étoiles dans les yeux du jeune homme ne pouvaient pas être comptées. Lorsqu'il pénétra le seuil de la porte, il fut tout de suite emporté par le dynamisme de l'établissement et séduit par tout ce qui l'entourait. Le bar était bien fournit, les chaises confortables, les danseuses... sublimes. Matthias avait toujours été quelqu'un attiré par la chair, tout en restant civilisé lorsqu'il se tenait en public, tout en se déchaînant en privé. Mais l'atmosphère qui régnait dans le cabaret était si débordante de décadence, qu'il sentait qu'il pouvait s'indulger complètement sans aucune honte ou risque de représailles. Certes, il comprenait qu'il ne pouvait se conduire sauvagement, mais de toute façon, l'amour brutal n'était pas sa... méthode. Il aimait jouer au jeu de charme que les dames appréciaient tant avant de vraiment passer à l'action, sachant qu'il était également bon dans ces deux sections. Mais devant ces femmes, ces jolies jeunes femmes qui offraient leurs corps aux regards avec nulle retenue pouvaient-elle être charmées de la même manières? Ou bien étaient-elles des créatures qui n'écoutaient pas les paroles et les caresses, mais seulement les cris de jouissances et les corps chauds?

Peut-être que cet homme tatoué de la tête aux pieds le saurait. C'était le propriétaire des lieux, ou bien une figure très importante, puisqu'il venait de faire le discours qui annonçait la soirée. Il se trouvait un peu plus loin et semblait admirer une danseuse blonde avec admiration. Matthias suivit son regard et enveloppa ses formes des yeux avec un regard beaucoup plus jeune, beaucoup plus amoureux. Il n'avait jamais eu une femme. Rien que des filles, des fillettes. La maturité des atouts féminins possédait tout un autre charme et Matthias sentait son intérêt croître de plus en plus. Pouvoir jouir d'une femme, une vraie, était une expérience qui l'intriguait et il sentait son coeur battre beaucoup plus vite et l'adrénaline lui passer dans la colonne vertébrale. Il allait s'avancer vers la belle blonde lorsque l'homme tatoué l'interpella alors qu'il passait à côté de lui. L'élève stoppa sa marche et se retourna vers son interlocuteur, intimidé par son allure choquante. De près, les tatouages paraissaient beaucoup plus réels et flagrants.

- Monsieur, bonsoir.

- Bonsoir.

Matthias ne savait que dire d'autre, pour une fois. Il fallait dire qu'il était attiré vers le palier des danseuses et était un peu prit au dépourvu. Mais peut-être que c'était mieux de parler à ce personnage intriguant qui semblait bien connaître les lieux et de lui demander exactement ce qu'était cet endroit. Après tout, il n'y avait pas beaucoup de cabarets sorciers à Londres.

- Pouvez-vous me dire exactement quel est cet endroit? J'ai été tiré de l'extérieur et je me retrouve maintenant intoxiqué par l'atmosphère, par tout ce que je sens, ce que je touche, ce que je goûte, ce que je vois...

Cette dernière phrase était accompagnée d'un regard lascif vers les danseuses, animé par des yeux brillants.








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MessageSujet: Re: Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise [Matthias]   Mer 1 Mai - 15:01


    Bonsoir.

    Une voix grave, une attitude déterminée. Mais l’attention du jeune homme avait été détournée des femmes à cause de son intervention. Dommage, peut-être qu’il n’y prêterait plus attention avant la fin de la soirée. C’est les filles qui allaient être déçues, il était plutôt beau gosse le petit. Un sourire en coin passa rapidement sur le visage du patron, avant que celui-ci ne retourne le regard vers son verre et ne le finisse en une gorgée. Il en avait assez du jus de citrouille, il avait envie d’un scotch. Pur. Fort. D’un geste, il demanda au barman de lui en servir un, sans avoir besoin d’ouvrir la bouche. Ses employés étaient rodés à comprendre ses envies, à déchiffrer ce qu’il voulait dans l’inclinaison de sa tête ou le geste de sa main. De bons employés. Fidèles. Dans lesquels on peut avoir confiance. Ou presque… Ceux qui lui avaient désobéis étaient quelques pieds sous terre, maintenant.

    Pouvez-vous me dire exactement quel est cet endroit? J'ai été tiré de l'extérieur et je me retrouve maintenant intoxiqué par l'atmosphère, par tout ce que je sens, ce que je touche, ce que je goûte, ce que je vois...

    Au regard que le jeune homme lança aux danseuses, Dalaigh comprit qu’il n’avait encore jamais touché à une femme. A des gamines, très probablement, mais jamais à une femme plus âgées que lui, plus expérimentée, plus… Douée certainement. L’homme à la peau encrée fit signe au plus jeune de s’asseoir à ses côtés. Pas pour plus de proximité, mais plus d’intimité. Si le garçon était bien celui que Dalaigh croyait être, il serait intéressé par les tréfonds du cabaret. Et puis, la musique était forte et ne permettait pas de se faire comprendre facilement.

    Vous êtes à la Divine Comédie, mon cher Monsieur. Un cabaret libertin qui se permet toutes les folies et tous les excès. Vous demandez, nous procurons. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?

    Dalaigh savait bien qu’en disant cela, le jeune homme pouvait penser deux choses. D’un, que le patron disait la vérité et donc, qu’il pouvait demander n’importe quoi sans que cela ne se sache à l’extérieur. De deux, que l’homme tatoué était fou, qu’il disait n’importe quoi et que donc, il ne devait pas être pris au sérieux. Dans les deux cas, cela amusait beaucoup Dalaigh car la décision du client lui apprenait énormément sur sa personnalité. Mais le brun qui lui faisait face semblait être très intéressé par les femmes. Au point d’oser lui parler et peut-être même lui confier ses désirs les plus tordus ? Sûrement pas, c’était la première fois qu’il mettait les pieds dans un tel établissement. Mais il était intéressant aux yeux de Dalaigh de voir comment le jeune homme allait s’en sortir.

    S’il avait ouvert un tel cabaret, c’était autant pour son plaisir personnel que pour pouvoir étudier le comportement humain face à des situations en tout genre. Il en avait vu passer, des psychopathes à la recherche de sensations fortes. L’homme d’affaires aux cheveux gominés assis de l’autre côté du bar en était la preuve. Son truc à lui ? Taillader de gentilles petites Moldues avant de les réparer et de recommencer. Jusqu’à ce qu’il ait sa dose. Après cela, il les mettait dans son lit. Dalaigh le trouvait particulièrement dérangé mais aussi passionnant à analyser. Et dire que l’homme ne s’était confié à lui que la cinquième fois qu’il était venu… Quel gâchis. Reportant son attention sur le jeune, il ajouta quelques consignes.

    Sache cependant que rien ne sort de cet endroit. Jamais. Chaque personne qui entre signe un contrat de confidentialité et s’il venait à se briser, et bien… Sa nuque en ferait de même. Tu peux donc faire ce dont tu as envie, quand tu en as envie. Personne n’en saura jamais rien. Concept intéressant pour toi, à ce que je peux en deviner. N’est-ce pas, Matthias ?

    Pendant ses débats mentaux, Dalaigh avait enfin réussi à replacer le visage du garçon, qui lui semblait si familier en début de conversation. Dans le petit monde qu'est la Noblesse Sorcière, la famille Hobbes était plutôt connue mais le patron n’avait eu l’honneur d’en rencontrer que le père. Avec lequel le fils partageait certains traits plutôt… Atypiques. Cela favorisait la reconnaissance. Quant à la mère et à la fille, il n’avait jamais pu les rencontrer. Tout ce qu’il savait d’elles était ce qui se reportait dans les journaux, à scandales ou non. Matthias était le plus discret. Pour le moment tout du moins.
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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise [Matthias]   Sam 8 Juin - 21:11

C'était avec une voix à la fois mielleuse et douce qui interprétait une franchise amère que cet homme mystérieux et étrange adressait Matthias. Sans faire de spectacle ni de détours qui satisferaient normalement les "normes conventionnelles" de discours à double-sens, l'homme tatoué lui expliqua ce qu'était cet endroit hors du commun. D'un geste grandiose de la main, il invita le jeune homme à admirer les alentours, ce que celui-ci fit sans retenue. Comme il l'avait si promptement avoué, tout de ce lieux le fasciner et l'excitait. Intoxiquant, qu'il avait dit, non? Oui, toxique. Parce que quelque chose à propos de ce cabaret transpirait de l'interdit, frôlant l'illégal. Frôlant? Peut-être même y touchant directement au cœur. Probablement. Le regard lascif qui brillait au fond des yeux des danseuses suggérait quelque chose de beaucoup plus secret et dangereux qu'une faveur payée. Et pourtant, Matthias s'y sentait chez lui, à sa place. À côté de cet homme mystérieux, il se sentait mieux que dans les bras de sa mère. La transpiration parfumée des patrons du cabaret reluisait dans les lumières colorées, les filles scintillaient en-dessous d'une pluie de paillettes dorées. Matthias sourit, malgré lui. Un sourire de joie, de bonheur malsain. Pléonasme? Non. Pas pour ce jeune homme.

Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?

Cette question résonnait encore entre ses deux oreilles. Elle. Une jeune déesse, se donnant à plein fouet sur la scène. Dans ses mouvements suaves, Matthias détectait une grâce, une douceur sans pareille. Jamais il n'avait vu une fille bouger comme elle. Autour, des hommes, rapaces de chaire, la fixaient en stupeur, salivant à la vue de ses formes élancées. Étrangère, probablement. Nulle fille en Angleterre pouvait avoir des jambes aussi longues et une taille aussi fine. Belle, belle et venimeuse, comme le reste de cet endroit. Matthias aurait voulu répondre à la question de son interlocuteur, mais il était encore trop sous le charme de son entourage pour articuler quoi que ce soit.

Sache cependant que rien ne sort de cet endroit. Jamais. Chaque personne qui entre signe un contrat de confidentialité et s’il venait à se briser, et bien… Sa nuque en ferait de même. Tu peux donc faire ce dont tu as envie, quand tu en as envie. Personne n’en saura jamais rien. Concept intéressant pour toi, à ce que je peux en deviner. N’est-ce pas, Matthias ?

Il sursauta. Dans ses yeux, la vivifiante joie et le plaisir enjoué avaient tous deux disparus, afin de laisser place à un noir dur comme le roc. Il ne souriait plus, il n'était plus confortable. Comment cet homme pouvait le connaître? C'est vrai que Matthias fréquentait certains bars, certains clubs, mais il se faisait un point d'honneur de s'assurer que personne ne pouvait se souvenir de lui. il préférait garder ses actions dans les rumeurs, non dans les faits vérifiables. Il s'était certainement bâti une réputation à Poudlard, mais c'était une petite communauté, sans grand danger de propager trop de commérages à l'extérieur. Se faire connaître dans ce lieu, ce n'était pas la meilleure chose. C'est alors qu'il devint éloquent.

Comment pouvez-vous deviner mes désirs? Ce n'est pas aussi facile que de trouver mon nom, je peux vous l'assurer. Puis-je avoir le votre et dans la même veine, savoir comment vous me connaissez ? Je suis quelqu'un qui aime savoir à qui j'ai affaire.

Lily sauta dans ses pensées. C'était la seule avec laquelle il ne savait pas comment me comporter et il voulait la garder dans cette position unique. Nul besoin de distribuer le même rôle embêtant à d'autres personnes. Le jeune homme avait perdu ses airs lumineux et juvéniles. Sans faire par exprès, il ressemblait à son père, l'expression neutre, tournant sur le sérieux, solide comme un roc, impassible.

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MessageSujet: Re: Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise [Matthias]   Mer 26 Juin - 4:46



    Le jeune homme sursauta tandis qu’un sourire étira rapidement les lèvres encrées du patron de l’endroit. Dalaigh avait hésité à appeler le brun par son prénom mais vu la surprise qui s’était peinte sur le jeune visage durant un court instant, il sut qu’il avait fait le bon choix. Peut-être Matthias n’aimait-il pas être reconnu, peut-être était-ce le fait d’être connu sans savoir à qui il avait à faire. Dans tous les cas, Dalaigh trouvait la situation aussi amusante qu’intéressante. Le visage de Matthias était maintenant neutre, comme s’il s’attendait à tout sauf à ce que l’homme squelette le connaisse. Les deux visages s’opposaient, l’un détendu et souriant, l’autre crispé, presque inquiet.

    Comment pouvez-vous deviner mes désirs? Ce n'est pas aussi facile que de trouver mon nom, je peux vous l'assurer. Puis-je avoir le votre et dans la même veine, savoir comment vous me connaissez ? Je suis quelqu'un qui aime savoir à qui j'ai affaire.

    Un petit rire échappa à Dalaigh.

    Les désirs d’un jeune homme ne sont pas compliqués à deviner. Vous avez très certainement déjà couché avec des jeunes filles de votre âge, plus jeunes peut-être. Mais la maturité de mes filles vous intéresse. C’est nouveau, intouché, c’était inaccessible avant que vous ne veniez ici. Quant à votre nom, il n’est pas difficile à deviner lorsqu’on connait votre père. Vous avez le même minois.

    Du moins, le père de Matthias avait ce visage lorsqu’il était jeune. Maintenant, certaines rides d’inquiétude avait pris le dessus sur la douceur juvénile de la peau. Mais quelque chose était resté sur le visage de l’adulte qu’il était devenu. Quelque chose que l’on retrouvait chez Matthias. Dalaigh ne connaissait rien des tensions qui régnaient dans la famille mais il était sûr que, à un moment ou à un autre, ils se retrouveront et formeront une vraie famille. Unie. Ou du moins, dont les membres se défendent lorsque besoin il y avait.

    Je m’appelle Dalaigh McLaughlin. Et je suis le propriétaire de cet endroit. Et de ces filles. J’ai vu que votre regard se portait sur la blonde, Bérénice. C’est un très bon choix.

    Dalaigh se leva, attrapa le jeune homme par les épaules et l’entraina plus près de la scène. Comme si Bérénice avait reçu son signal, elle s’approcha du rebord et s’y assit, croisant ses longues jambes, faisant bien attention à être à son avantage face à l’adolescent. Adolescent était probablement un bien grand mot car Dalaigh n’avait pas la moindre idée de l’âge qu’il pouvait avoir. S’il se trouvait à cet endroit, il avait de toute évidence passé la majorité sorcière. Peut-être pas celle des Moldus mais celle-là importait peu. Les seuls Moldus qui se trouvaient dans ce cabaret étaient au sous-sol, dans des cages ou des niches réservées aux clients les plus fidèles et les plus riches, les plus exigeants aussi.

    Alors Matthias, je te présente ma douce Bérénice. Tu as bien pu te rendre compte que sa beauté nordique n’appartenait pas à ce pays, vu le regard appuyé que tu as lancé sur ses jambes et sa taille. Elle vient de Suède.

    Dalaigh se permettait ce langage face à son jeune interlocuteur car, malgré le fait qu’il venait d’une famille respecté parmi les sorciers, les mots qu’il avait l’habitude d’utiliser avec les vieux décharnés ne prenaient pas la même teinte aux oreilles d’un jeune comme le brun qui lui faisait face. Et puis, la musique était assez forte pour que Matthias doute du fait que la blonde puisse les entendre distinctement. L’homme squelette ne savait pas comment ce jeune homme avait l’habitude de traiter les femmes, aussi restait-il assez poli envers Bérénice.

    Pourquoi t’es-tu intéressé à elle plutôt qu’à une autre ? Cela m’intéresse de le savoir.
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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise [Matthias]   Lun 2 Sep - 21:30

La prétention du jeune homme vint vite se rabattre sur lui lorsque l'homme tatoué le remit à sa place. Matthias avait de plus en plus l'habitude de parler avant de penser, ce qui ne le menait jamais à quelque chose de bon. Peut-être était-ce l'angoisse de son âge qui le bafouait ainsi, l'ébranlant de son piédestal de sécurité. C'est naturel, dirait-on, à son âge, de se chercher un peu, de ne pas savoir quoi faire, quoi dire à chaque instant. Cependant, ce jeune homme avait toujours cru que l'impact et la séniorité qu'il possédait à l'école était de mise partout où il allait. En dehors du château d'adolescents, il n'était pas plus que son nom, apparemment.

Les désirs d’un jeune homme ne sont pas compliqués à deviner. Vous avez très certainement déjà couché avec des jeunes filles de votre âge, plus jeunes peut-être. Mais la maturité de mes filles vous intéresse. C’est nouveau, intouché, c’était inaccessible avant que vous ne veniez ici. Quant à votre nom, il n’est pas difficile à deviner lorsqu’on connait votre père. Vous avez le même minois.

Restait encore à connaître cet homme. Il pouvait bien connaître son interlocuteur de nom, il ne le connaissait pas d'esprit car jamais quelqu'un qui connaîtrait Matthias le comparerait à son père devant lui. Il serra la mâchoire en entendant ces paroles. Il était venu ici pour s'éloigner de son père, pas pour se faire rappeler qu'il lui ressemblait.

Je m’appelle Dalaigh McLaughlin. Et je suis le propriétaire de cet endroit. Et de ces filles. J’ai vu que votre regard se portait sur la blonde, Bérénice. C’est un très bon choix.

Le propriétaire... Matthias aurait pu s'en douter quand même. L'homme exhumait toute une aura de confiance et de sécurité. Ce n'était pas tout simplement un porte parole, engagé pour distraire les clients. Il dirigeait ce cabaret, cette Divine Comédie. Comme il l'avait si simplement dit: il était le propriétaire de cet endroit et de ces filles. Le jeune garçon oeilla de nouveau les alentours, ébahit que tout cela puisse sortir de l'imagination de l'homme tatoué.

Alors Matthias, je te présente ma douce Bérénice. Tu as bien pu te rendre compte que sa beauté nordique n’appartenait pas à ce pays, vu le regard appuyé que tu as lancé sur ses jambes et sa taille. Elle vient de Suède.

Le son de son nom lui fit retourner de la tête pour ainsi faire face aux jambes arachnéennes de la jeune femme sur qui il avait posé le regard. Elle était réellement magnifique, les boucles dorées cadrant mignonnement son visage et ses grands yeux de biches le séduisant à chaque clignement des paupières. Son émerveillement face à cette dame ne le rendit pas idiot, toutefois, et avec ses belles manières de gentleman, il sût prendre les doux doigts de Bérénice et d'y poser un baiser, susurrant un "enchanté de vous rencontrer" d'une voix ténébreuse. Elle avait un regard vif et jeune, quoique lointain, comme si elle était restée dans une forêt enneigée de son pays natal.

Pourquoi t’es-tu intéressé à elle plutôt qu’à une autre ? Cela m’intéresse de le savoir.

Si expliquer son intérêt envers Bérénice à Dalaigh lui permettait de la courtisée plus proche du regard, Matthias était prêt à mettre cartes sur table.

C'est son air énigmatique caché sous cette beauté rayonnante, si mademoiselle me permet de la complimenter de la sorte. C'est en toute sincérité, je le jure. Je me doutais, certes, par un premier regard qu'elle n'était pas d'origine Britannique, et cela non seulement à son physique distinct, mais surtout à la grâce exotique qu'elle exerce avec chaque mouvement, chaque battement des cils. Elle vient de loin, cela se sent. Pourtant, elle possède une certaine chaleur réconfortante inégalée par les autres dames de l'établissement. Du moins, visiblement.

Matthias était retombé dans ses beaux discours, s'assoyant plus confortablement et prenant un verre qu'un serveur lui proposait. Après une première gorgée périlleuse, il se redressa et se confia à l'homme tatoué.

C'est vrai que je n'ai passé mon corps qu'à travers des amourettes et que la maturité des femmes d'ici m'attire beaucoup. Cependant, je n'ai plus la même envie de débauche puérile d'avant. Je ne veux pas paraître prétentieux et avouer que j'aimerais une maîtresse stable, mais j'ai l'impression que mes goûts s'inclinent plus vers cette option. Toutefois, je n'ai pas envie de prendre n'importe qui. Elle doit être raffinée et élégante. Bérénice rayonne parmi les autres, elle apparaît comme une princesse parmi les courtisanes. C'est cette noblesse innocente qui attira d'abord mon regard.



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