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 « Le clan des marginaux. » [Mia]

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Nienna Selwyn

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MessageSujet: « Le clan des marginaux. » [Mia]   Lun 10 Juin - 15:15



Une enveloppe à la calligraphie soignée trônait sur le comptoir de l’entrée, première chose sur laquelle vous vous retrouviez lorsque vous pénétriez dans le manoir de la famille.

Citation :
A l’intention de Sahel, Nienna et leur fils, Joshua Selwyn.

« Empêchons les Tritons chinois de devenir des sushis ! »
Suite à l’extinction d’une espèce rare et sacrée pour notre propre plaisir gustatif, nous organisons une soirée afin de récolter un maximum d’aides et de dons de la part de tous les invités, parmi lesquels nous comptons les plus prestigieux, tels que vous.
Nous vous convions donc, tous les trois, à l’évènement prévu en cette occasion à l’Hôtel Moldu du prestigieux quartier de Londres, Belgrava.

Au plaisir de vous y voir réunis,
L’association sorcière de lutte contre la disparition d’espèces rares
.

« Je suppose que nous sommes condamnés ? »
« Je ne sais pas ce qu’ils entendent par invités prestigieux, mais ça peut toujours servir. »

Poussant un soupir d’exaspération devant la réponse de son époux, Nienna reposa l’invitation sur le même comptoir et avança dans le couloir d’entrée du manoir, observant son fils d’un coup d’œil occuper le jardin de ses occupations sur lesquelles elle gardait un œil attentif. Le soleil s’installant petit à petit sur l’Angleterre, une chaleur encore soutenable leur permettait de profiter un peu de l’air et donc de laisser s’engouffrer à travers les grandes fenêtres une bonne brise agréable. Silencieusement, reprenant le livre qu’elle avait entamé au petit matin, la jeune femme pestait contre Sahel qui ne laissait passer aucune occasion de rencontrer du beau monde et de se faire quelques relations dans le milieu, quelque soit l’objet dudit évènement auquel il devait participer. Le laissant confortablement installer son visage sur ses genoux, la brune laissa filer le temps jusqu’à ce que l’heure soit venue.

¤¤¤

Que cet hôtel était affreusement gigantesque.
Au bras de Sahel, Nienna avançait l’esprit tranquille, son fils restant sagement à la maison plutôt que de venir se –ne précisons pas cette expression particulièrement vulgaire ou BIIIIIIIIIIIIIIP.- Jetant un coup d’œil aux invités que l’invitation avait précisé être prestigieux, elle ne remarqua pas de personnalités particulières, si ce n’est les quelques unes moldues qui se bousculaient pour entrer en tant que premiers et ouvreurs de soirée. Ce geste arracha un regard de dédain à l’ancienne Serdaigle qui continuait toujours de suivre les pas de son mari, sachant qu’ils finiraient bien par être séparés au fil de la nuit, s’il comptait rester un bon moment. Pénétrant dans l’enceinte de l’établissement, elle continuait son coup d’œil circulaire, curieuse de voir quels sorciers avaient pu être conviés, tout comme eux. Elle ne s’attendait pas à voir le Ministre de la Magie dont on ne savait vraiment les fonctions en ce moment même, mais elle espérait quelques personnalités politiques, afin que Sahel soit heureux d’être venu et, peut-être, d’obtenir quelque chose en fin de soirée, ainsi qu’elle ne l’ait pas accompagné pour rien, soit dit en passant. Observant les lieux, elle dut s’avouer que les décorateurs avaient eu bons goûts. Que de marbrerie, de boiseries sublimes et d’ornements soigneusement travaillés caractérisaient la salle dans laquelle ils furent conduits. Acceptant un verre de champagne bien qu’elle savait ne jamais le boire, Nienna se détacha de son acolyte pour un peu plus de liberté de mouvement. Un regard de ce-dernier lui indiqua son désir qu’elle ne s’éloigne pas trop, ne connaissant pas plus que ça les lieux et ne sachant ce que l’avenir pouvait leur réserver. Un geste de la main suffit à le rassurer. De toutes manières, sa baguette magique n’était jamais loin.

« Nienna, comment allez-vous ? Je suis ravie de vous voir ici ce soir, je suppose que Sahel ne doit pas être bien loin. »
« Oh, bonsoir. A quelques pas derrière moi, je vous laisse aller à sa rencontre. »

Quel était le nom de cet homme déjà ? Elle ne s’en souvenait plus, mais son mari l’accueillit à bras ouverts. Ignorant cette rencontre inopinée, la trentenaire continuait son exploration, curieuse. Trop curieuse, lui reprochait-on parfois. Seulement, c’était sa curiosité seule qui lui avait permis de savoir bien des choses, de se tenir informée des derniers évènements et dernières nouvelles, autrement que par la Gazette. D’obtenir des détails que les journalistes appelaient parfois « croustillants » ou de dissuader n’importe qui de divulguer une information ou une rumeur non fondée.
On lui proposa des petits fours, des mises en bouches, d’autres coupes de champagne alors que la sienne ne s’était pas vidée ou n’avait pas disparu de sa main. Elle riait discrètement de voir que personne ne se souciait de la cause de cette soirée, plutôt porté sur un large éventail de personnages qui leur permettraient d’agrandir leur agenda et leur possibilité d’expansion dans le monde, politique ou non. Sahel était déjà entouré de quelques uns d’entre eux, sa place au département de la coopération magique internationale au Ministère de la Magie en tant que directeur de l’organisation internationale du commerce magique attirant du monde qui se voyait bénéficier de certains avantages qu’ils n’auraient jamais. Elle connaissait son mari. Son art de la manipulation. Sa manière de tirer profit d’une situation qui devait normalement le désavantager. Elle aimait ce côté chez lui. Indéniablement.

Le regard lointain d’une jeune fille, à la chevelure enfantine mais à la prestance mature attira son attention. Elle paraissait beaucoup trop jeune pour assister seule à une soirée, de quel type que ce soit, ce qui retint un peu plus la curiosité de la jeune femme. Jetant un coup d’œil du côté de Sahel qui ne prêtait plus attention à elle, Nienna prit l’initiative d’avancer de quelques pas, intriguée par la solitude de cette jeune fille au visage si familier à ses yeux. Elle était peut-être seule, mais elle dégageait ce charisme qui faisait tourner certaines têtes, se demandant ce qu’une si jeune enfant pouvait faire dans ce milieu. Mieux, ou pire, cela dépendait, certains semblaient la reconnaître, semblaient chercher ailleurs ce qui rattacherait sa présence ici. Ce ne fut que lorsque la concernée tourna son visage de quelques centimètres que Nienna crut deviner son identité. Sans ménagement, s’approchant de la brunette en ne jouant aucun jeu de bonnes manières ou de quoique ce soit d’autre, elle ne pensa presque pas à accorder un sourire de salutation, qu’elle n’esquissa qu’à moitié.

« Ne serais-tu pas la fille Hobbes ? »

Autant aller droit au but.
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: « Le clan des marginaux. » [Mia]   Mer 12 Juin - 14:12


     Mia plongea la tête sous l'eau. Qu'il était agréable de profiter d'un bon bain chaud! Cela faisait bien vingt minutes que la brune était alanguie dans la grande baignoire de marbre, et Mia s'était amusée à mélanger toute sorte de Potions Mousseuses pour créer une épaisse couche de mouse aux odeurs fleuries.

    « Mademoiselle Mia! »

    Agacée, la jeune fille sortit la tête de l'eau. C'était encore Mary, sa servante, qui exécutait trop promptement les ordres de sa mère et refusait de lui laisser une minute de libre. Mary s'affairait toujours inlassablement autour de Mia, pour lui dire de porter telle ou telle tenue, d'aller à tel ou tel endroit ou de l'occuper d'une quelquonque manière. Mary avait toujours été trop zélée. Lorsque Mia était enfant, elle et Matthias mettait souvent des stratégies en place pour la petite fille puisse échapper à la présence étouffante de Mary.

    « Qui a t'il encore Mary? »

    Mia darda ses yeux bruns sur le corps bien en chair de Mary.  Issue d'une famille de sorciers sang mêlés d'origine polonaise aux revenus moyens, Mary était une Cracmole. Elle était rentrée au service de la famille Hobbes quinze ans plus tôt, lorsqu'elle avait l'âge de Mia. Refusant de s'intégrer au monde Moldu, Mary n'avait eu d'autre choix que de se tourner vers la domesticité, comme c'était le cas pour de nombreux Cracmols trop fiers pour quitter le monde Sorcier de manière définitive. Mia aimait bien la jeune servante bien qu'elle soit assez étouffante. 

    « Vous devez sortir, mademoiselle. »
    « Laisses moi deux minutes. »

    Mary fit une petite révérence et sortit de la Salle d'Eau. Mia, profondément exaspérée, bascula la tête en arrière contre le rebord de la baignoire. Elle s'amusa à créer un petit tourbillon magique en bougeant son index au dessus de la surface de l'eau mais rapidement le tourbillon s'affaisse sur lui même. Mia soupira. Elle qui arrivait sans problème à faire ce genre de petits tours lorsqu'elle était plus jeune rencontrait quelques problèmes à effectuer des tours de magie sans baguette. Ce n'était cependant pas anormal chez les sorciers. 

    Un sociologue avait étudié le sujet. Il avait même publié un bouquin dans lequel il disait que dés que les sorciers avaient une baguette dans la main, il ne s'entraînaient plus à utiliser la magie d'une manière plus naturelle. Il affirmait qu'ils étaient ensuite obligés de réapprendre ce qu'ils étaient capable de faire dans leur petite enfance pour posséder une meilleure maîtrise de la Magie. Mia avait l'intention de passer sa soirée à étudier ce bouquin. Elle voulait toujours être meilleure. Cela en était obsessionnel. Non pas qu'elle veuille particulièrement écraser les autres. 

    Mia voulait simplement user de son potentiel magique au maximum et même franchir les limites de ce potentiel. Évidemment elle en était encore loin. Mais pour une gamine de seize elle n'était franchement pas mauvaise. Elle était même plutôt douée. D'ailleurs cela faisait déjà quelques mois qu'elle s'entraînait plus particulièrement en Métamorphose. Elle avait l'ambition de devenir un Animagus. De cette manière elle n'aurait plus à craindre les métamorphoses de Jacob en Loup Garou.

    Mia sortit finalement de l'eau et s'enroula dans une serviette blanche. Elle sécha ses cheveux trempés d'un coup de baguette magique lorsque Mary réapparu, les mains sur les hanches.

    « Regardez la couleur de vos mollets! Ils sont tout rouges! Vous avez encore mis l'eau trop chaude! »

    Mia ne répondit pas. Elle commença à se sécher en rêvassant lorsque Mary arriva derrière elle, lui attrapant la serviette des mains pour commencer à la sécher vigoureusement. Mia croisa les bras sur sa poitrine, un tantinet exaspérée.

    « Tu sais à Poudlard je me débrouille toute seule. »
    « Mais vous n'êtes pas a Poudlard aujourd'hui Mademoiselle. »

    Mia soupira. Elle laissa Mary la sécher puis elle quitta la Salle d'Eau, traversa son boudoir pour finalement accéder à sa chambre. Une robe bleu marine était étendue sur le lit. Une enveloppe écrue était posée sur la robe. Mia en sortit un carton d'invitation bleu. En fond des petites vagues ensorcelées bougeaient en imitant le bruit de la houle.

    Citation :
    A l’intention de Matthew, Jane, et leurs enfants Matthias et Mia Hobbes.

    « Empêchons les Tritons chinois de devenir des sushis ! »

    Suite à l’extinction d’une espèce rare et sacrée pour notre propre plaisir gustatif, nous organisons une soirée afin de récolter un maximum d’aides et de dons de la part de tous les invités, parmi lesquels nous comptons les plus prestigieux, tels que vous.

    Nous vous convions donc, tous les trois, à l’évènement prévu en cette occasion à l’Hôtel Moldu du prestigieux quartier de Londres, Belgravia.

    Au plaisir de vous y voir réunis,

    [rightL’association sorcière de lutte contre la disparition d’espèces rares.[/right]


    Mia se tourna vers Mary et lui tendit le carton d'invitation.

    « Je suis censée y aller avec mes parents et Matthias? »

    La servante eu un petit mouvement nerveux.

    « Non Mademoiselle Mia. Vous devez y aller seule pour représenter la noble des famille des Hobbes au gala de Charité. Votre père a été retardé au Ministère, votre mère à du travail et votre frère est... Introuvable. »

    Mia se mordit la lèvre. Matthias avait du voir l'invitation lorsque le hibou l'avait déposée dans la matinée et faire en sorte de s'éclipser pour ne pas être obligé de se rendre au gala. Matthias ne se doutait probablement pas que sa petite sœur écoperait de la corvée sociale, mais malgré tout, l'adolescente était en colère. Dans un soupir à fendre l'âme, elle tâcha de se parer pour paraître sous son meilleur jour lorsqu'elle irait à la rencontre du gratin de la société sorcière anglaise.

    (...)

    Mia regardait le paysage anglais défiler par la fenêtre de la diligence aux armoiries de la famille Hobbes. Bientôt ils arrivèrent dans le Londres Moldu. La diligence passait entre les voitures, les bus mais les Moldus ne la voyait pas. C 'était souvent ainsi, on disait d'ailleurs souvent dans le monde Sorcier que les Moldus étaient aveugles. Mia passa une boucle brune derrière son oreille. Mary, assise à ses côtés, fredonnait un air polonais. La jeune fille posa sa tête sur l'épaule de la servante et ferma les yeux. Ce n'était pas vraiment ainsi qu'elle avait imaginé passer ses vacances de Pâques. Une dizaine de minutes plus tard, le cocher arrêta la calèche. Mia pestait contre ses parents et Matthias qui l'avait laissée toute seule pour ce genre de gala particulièrement barbant.

    Certes Mia était végétarienne. Mais elle considérais que les milliers de Gallions qu'elle offrait gracieusement chaque année à différentes associations étaient largement suffisante pour offrir son soutient à la cause animale. D'ailleurs, si ça ne tenait qu'à elle, Mia aurait simplement envoyé une bourse bien pleine aux organisateurs sans prendre la peine de venir au Gala de Charité. Après tout, l'intérêt était purement humanitaire, non? Mais ses parents l'entendait d'une autre oreille. Selon eux, Mia ne devait pas rater une occasion de se montrer en société. Surtout qu'elle sortait désormais avec Jacob Dragonneau, qui bien qu'il ne soit pas hériter de la Couronne d'Angleterre, appartenait tout de même à la famille royale. 

    La diligence s'arrêta devant l'hôtel Belgravia et un laquais sorti le marchepied avant d'ouvrir la porte à la jeune femme. Mia descendit gracieusement de l'habitacle avant de lever les yeux vers l'immense hôtel qui se dressait devant elle. Puis elle se dirigea vers l'entrée, escortée de Mary. Mia était un peu intimidée. Elle n'avait pas l'a habitude de faire d'apparition publique en solitaire. D'habitude, pour ce genre de soirée, elle était toujours au bras de Matthias ou de Jacob. Mais Mia ne laissa pas paraître ce malaise et avança fièrement jusqu'au portier à qui elle tendit son carton d'invitation. Un majordome vêtu de rouge s'approcha d'elle et s'inclina.

    « Puis-je vous débarrasser de votre manteau, mademoiselle ? »

    Mia accepta la proposition et retira son manteau qu'elle posa entre les mains du majordome, découvrant ainsi une sublime robe bustier bleu marine que la jeune fille avait pudiquement recouvert d'un gilet blanc en cachemire. À peine avait-elle fait quelque pas qu'un autre majordome, plus jeune cette fois, lui proposa une coupe de champagne qu'elle accepta volontiers. Mia porta le verre à ses lèvres en prenant bien garde de ne pas laisser de rouge à lèvres dessus et sirota doucement ce qu'elle savait être la première et la dernière coupe de la soirée. On ne pouvait jamais se permettre plus dans ce genre de soirée. C'était mal vu. Surtout depuis qu'une sorcière s'était mise à se trémousser ridiculement devant tout le monde dans une soirée un peu près similaire après avoir quelque peu abusé du délicieux champagne de la maisonnée. 

    « Mademoiselle Hobbes, mademoiselle Hobbes! »

    Mia se retourna vers une femme rousse qui lui était inconnue de visage comme de nom. Elle avisa le calepin entre ses mains, la plume à papote qui attendait impatiemment à ses côtés et le garçon vêtu d'un grossier béret tenant un appareil photo derrière elle. Par la barbe de Merlin, des journalistes!

    « Qu'avez vous à dire par rapport au choix d'Hélios Dragonneau sur son hériter? »

    Le photographe appuya sur le déclencheur pour prendre une photo de la jeune fille et le flash affreusement agressif ébloui la jeune fille. Mia ferma les yeux et les rouvrît instantanément. Elle était encore un peu étourdie à cause du flash. Elle avait bien envie d'envoyer balader la journaliste, mais elle s'efforça de répéter la phrase que son père lui avait intimé de dire dans ce genre de situation.

    « Rien à déclarer. »
    « Pouvez-vous nous décrire votre état d'esprit sur le sujet? »
    « Rien à déclarer. »

    Mia tentait de rester calme dans ce genre de situation, bien qu'elle n'avait qu'une envie: envoyer balader ces journalistes à deux noises. Pourtant ses lèvres charnues joliment maquillée de rouge répétèrent inlassablement la même phrase.

    « Pensez vous accéder prochainement au titre de princesse en épousant monsieur Jacob Dragonneau? »
    « Rien à déclarer. »

    Mia était de plus en plus agacée par cet interrogatoire et elle mourrait d'envie de trouver une excuse pour s'éclipser. Malheureusement elle. Elle ne voyait aucun visage familier dans la foule. 

    « Vous ne devriez pas être ici. »

    C'était le majordome qui avait offert une coupe de champagne à Mia quelques minutes plus tôt. Il avait tapé sur l'épaule de la journaliste et un de ses collègues faisait signe aux intrus de quitter la salle. Ils attrapèrent la rousse et son acolyte et les entraînèrent sans cérémonies vers la sortie. Elle adressa un sourire hypocrite à la journaliste accompagné d'un petit salut de la main. Elle articula un remerciement silencieux aux deux majordomes qui l'avait débarrassée de ces deux pots de colles. Le photographe prit une ultime photo de Mia avant de disparaître dans les méandres de la foule. Elle tourna la tête et se retrouva face à face avec une élégante brune, âgée de la trentaine.

    « Ne serais-tu pas la fille Hobbes ? »

    Mia avait reconnu ce visage et cette allure si féminine que l'on vantait à souhait dans  Sorcière Hebdo. Elle lui adressa un sourire sincère. Elle était quelque peu impressionnée de se retrouver face à cette figure de l'aristocratie anglaise.

    «Tout à fait. Et vous êtes Madame Selwyn si je ne m'abuse. »

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Nienna Selwyn

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MessageSujet: Re: « Le clan des marginaux. » [Mia]   Jeu 13 Juin - 11:52


« Tout à fait. Et vous êtes Madame Selwyn, si je ne m’abuse. »

Cette expression tant utilisée dans la bouche des adultes, ressortant dans celle d’un enfant fit esquisser un rire à la jeune femme qui profita du passage d’un des serveurs pour y déposer sa coupe de champagne devenant affreusement contraignante et encombrante pour ses mains. Elle comprenait à présent pourquoi des journalistes inconnus avaient fait leur apparition quelques minutes plus tôt, celle que l’on considérait à présent comme héritière du trône étant particulièrement adulée par toute la presse sorcière. Visiblement, on lui avait appris les vices du métier et l’aide de quelques commis lui avait permis de s’en tirer à bon terme. Intéressant. Ajustant un pan de sa robe, elle avait décidé en ce soir de laisser ses jambes se découvrir, la chaleur s’installant à petites vagues sur l’Angleterre lui permettant ce petit caprice. Des plumes habillaient donc ses mi-cuisses, une de ses épaules se laissait à la vue de tous, la lumière reflétant quelques fois le brin de brillance pailletée qu’elle s’était accordée à mettre sur quelques endroits de son buste. Une paire d’escarpins d’une couleur accordée au blanc ivoire de sa robe la rehaussait de quelques centimètres, sa petite taille souvent effacée par cette petite astuce. Amusée par la prestance qu’adoptait la jeune fille, Nienna ne pouvait se douter de ce que pensait la jeune fille, si ce n’est qu’elle semblait connaître son nom et voir même un peu plus.

« Absolument. »

Une identité qu’elle confirma de ce simple mot, son nom d’épouse prononcée lui rappelant qu’un regard de réconfort ne ferait pas de mal à son mari qui devait rager de ne plus l’avoir dans son champ de vision optionnel. Une idée qui la fit aussi sourire d’amusement, un geste discret de la main indiquant sa position dans la salle à Sahel qui lui répondit glacialement que vengeance serait chose due. Reportant son attention sur la jeune brunette qui avait posé le regard sur elle. Nienna était intéressée par ce petit bout de femme qui se retrouvait en haut d’une société dont elle ne connaissait sûrement pas tous les codes. Qui affrontait subitement un monde où seul nous même comptait. Où vous étiez, affilié ou non à qui que vous vouliez, seul face à cet adversité. N’en vivait-elle pas l’expérience ? Même si elle s’était unie à la famille des Selwyn après son départ de Poudlard, ses premières années n’avaient été qu’un enchaînement et qu’une succession de preuves face à la force qu’elle détenait dans son caractère. Elle se rappelait de la manière dont son beau-père l’avait décrite lors d’un déjeuner en famille.

Flashback.


« Non seulement tu es d’une beauté fulgurante dans n’importe laquelle de tes émotions, mais en plus tu as cette capacité de manipulation extrême qui enrichit notre famille. Nienna, tu es sûrement la meilleure des belles-filles que j’aurais pu espérer, Sahel m’a fait le plus beau cadeau qui soit avec ce que tu portes en toi. »

Un verre de vin se posait sur la table, se séparant de la main du vieil homme.

« Tu es divine. Je ne m’inquiète absolument pas de savoir que tu pourrais ne pas être acceptée par le reste des personnes constituant notre entourage. Car tu le seras. Qu’ils le veuillent eux-mêmes, ou non. »

Elle avait ris et avait, avec tendresse, acceptée le bras affectueux de son jeune mari sur ses épaules.

Flashback.


La soirée continuait à battre son plein, les organisateurs n’étant pas particulièrement présents. Peut-être avaient-ils compris la réelle cause qui avait emmené tout ce beau monde dans la salle du Belgravia.

« Permets-tu. »

Disparaissant cette absence de ses pensées, elle profita d’un moment de distraction de tous les invités pour déposer une main sur l’épaule de la jeune Hobbes et l’écarter de ce qui paraissait être tout aussi barbant l’une pour l’autre. Autant Nienna remplissait-elle son devoir d’épouse, autant Mia ne devait pas être là par plaisir non plus. Si ses souvenirs étaient bons, un peu plus loin, un balcon longeant la totalité de la salle les accueillerait, leur faisant profiter du bon climat qui devait régner pour la nuit. Visant juste, tout en discrétion et en subtilité pour échapper au regard d’une presse qui se faisait active mais qui était malheureusement autorisée, la trentenaire referma la baie vitrée derrière elles deux, prenant soin de la verrouiller à tous les endroits possibles par un geste de la main. C’était une faculté que peu de sorciers avaient encore. Mais n’avaient-on pas appris la magie par la simple puissance de nos mains, et non pas celle d’une baguette ? C’était ce pourquoi elle utilisait ses dextres pour ces choses futiles et ne demandant pas une trop grande énergie. Il fallait tout de même respecter ce que nous avait donné le temps : une baguette magique.

Accordant un sourire chaleureux à son hôte de balcon mondain, elle avait, par chance, pas besoin d’utiliser à nouveau un quelconque brin de magie pour apporter à leur confort puisqu’un canapé d’un velours admirablement rouge bordait les murs pour leur offrir une vue imprenable sur Londres, faisant apparaître toutes les plus belles lumières de la ville pour leur propre plaisir. S’y dirigeant donc, Nienna prit place près de la barrière et non pas du canapé et invita Mia à faire de même, si elle le désirait. Contemplant les différents aspects du quartier, une question taquine lui brûlant les lèvres. Qui lisait les journaux ne pouvait ignorer les nouvelles, mais aussi rumeurs. Or, tout le monde savait que l’alliance entre les Dragonneaux et les Hobbes par les deux adolescents ne faisait pas parti de la catégorie des on-dits. Si Mia avait eu sa place dans Sorcière Hebdo, à quelques articles de celui de Nienna qui avait fait parler pour une tenue qu’elle avait adopté à un autre évènement, elle n’était pas passée inaperçue, au contraire.

Se voulant conciliante et chaleureuse, sachant que le rôle qu’elle adoptait souvent face à ceux qui se qualifiaient encore de Mangemorts ne servait à rien devant la jeune fille qui n’appelait qu’à sincérité, Nienna se comportait en ce soir et envers elle, comme elle le désirait. Elle aimait souvent jouer de sa position, mais elle ne voyait pas en quoi cela pouvait être nécessaire, surtout lorsqu’on ne savait ce que la jeune Hobbes pouvait penser de la femme brune qui se tenait près d’elle.

« Ne devrais-je pas plutôt dire, la jeune Dragonneau ? »

C’était sur ce brin d’humour qu’elle abordait une conversation. Sûrement ne souhaiterait-elle pas en parler, Nienna n’avait pas émit cette remarque pour assouvir sa curiosité, elle n’en avait pas spécialement besoin. Mais elle se voyait quelques années auparavant dans la peau de Mia, au bras de Sahel. Inconsciemment, elle tissait un lien avec la jeune fille, elle comprenait ce qu’elle pouvait ressentir, le poids d’une descendance qui pesait sur ses épaules. Oh, rien n’était dit, les deux jeunes gens n’étaient pas encore mariés. Mais qui savait ce que l’avenir leur réservait ? Si elle avait un conseil à donner à la petite, ce serait bien d’agir pour elle-même et son propre bien et non pas pour celui des autres.
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: « Le clan des marginaux. » [Mia]   Mer 26 Juin - 11:20


    « Absolument. »

    Les lèvres rouges de Mia s'étirent d'un demi sourire l'espace d'une fraction de seconde. Nienna déposa sa coupe de champagne sur le plateau d'un serveur à la calvitie prononcée et Mia fit de même, adressant cette fois-ci en grand sourire à l'homme, guère habitué aux marques de reconnaissance des convives. Le regard brun de Mia balaya la salle. Mia aimait cet endroit. La salle de réception avait un charme incongru et la jeune femme s'y sentait désormais tout à fait à son aise depuis que Nienna était venue à sa rencontre. Le sol pavé de marbre était tout à fait à son goût et le plafond était si haut que le bruit des pas et les éclats de voix y retentissait comme dans une église. Aux yeux de l'adolescente, cet endroit était tout à fait charmant. Ce qu'elle n'aimait pas c'était les invités. Les domestiques en livrée étaient charmants, pourtant les invités ne leur adressaient la parole qu'en cas d'extrême nécessité. Le reste du temps, ils exprimaient leurs désirs d'un mouvement de tête hautain ou d'un simple geste de la main. Quels imbéciles.

    Le regard de la brune dériva sur la ligne de femme assises sous les tableaux aux cadres dorés. Ces femmes aigries, âgées d'une cinquantaine d'années mais qui en paraissaient soixante, agitaient bêtement leurs éventails en lorgnant d'un mauvais œil leur mari en train de faire la cour à quelque jeune ingénue. Plus jeune, elles avaient été belles et avaient tous misé sur leur apparence, devenant de pauvre cruche sans cervelle dont l'éducation laissait à désirer. Mais la beauté s'était fanée et bien qu'elles possédaient toute les plus grandes fortunes du Royaume-Uni tout entier, elles étaient plus pauvres et plus démunies que les mendiantes qui hantaient les rues de Londres. Mia n'était pas comme ces femmes. Elle était jolie, elle le savait et usait volontiers de ses charmes naturels. Mais ce n'était pas qu'une coquille vide. Mia était une intellectuelle et elle avait su prendre le masque de l'hypocrisie que toute mondaine devait arboré pour survivre en société.

    Mia avait été l'enfant chérie, celle qu'on montrait volontiers au regard du monde. Enfant, on vous pardonnez les maladresses, les remarques trop franches et une certaine naïveté enfantine. Si vous disiez haut et fort que vous n'aimiez pas une sorcière qui sentait le vieux, on en riait plus qu'on ne s'en formalisait. Mais avec l'âge, Mia avait du se créer coquille. Lorsqu'elle était véritablement entrée dans le monde, fille encore, condamnée au silence, elle avait su écouter. Elle était plus maligne que les autres, et elle allait probablement bientôt épouser Jacob. Bel accomplissement pour une jeune fille qui allait sur ses dix-sept printemps, non?

    « Permets-tu. »

    Posant maternellement sa main sur l'épaule de la jeune fille, Nienna l'entraîna à l'écart. Mia la suivait docilement, posant parfois un regard sur cette jeune femme qui avait l'élégance d'une reine et la douceur d'une sainte. Mia entretenait une profonde admiration pour Nienna Selwyn, et elle était légèrement intimidée par elle. Étrangement, elle s'identifiait à cette jeune femme, mariée fraîchement sortie de Poudlard. Ce n'était pas rare, chez les Sangs Purs. Les alliances entre les grandes familles se faisait rapidement et on poussait les jeunes gens dans les bras l'un de l'autre sans leur demander leur avis. Jacob et Mia avait eu la chance de se trouver. Ils appartenaient tout deux à de puissantes familles de Sang Pur, membres de surcroît de l'aristocratie anglaise, aussi appartenaient ils à la rare catégorie des mariages d'amour. Mais Mia savait que si son histoire avec Oswin avait marché, on les aurait obligés à rompre et Mia en aurait épousé un autre. Non, on ne lui avait pas fait une fleur en lui permettant d'épouser Jacob. Elle avait simplement eu de la chance. Et elle en était consciente.

    Le cliquetis métallique de la porte vitrée sortit Mia de ses pensées. Elle reconcentra son attention sur Nienna et ses jolies boucles brunes. La jeune femme se dirigea vers la barrière et Mia l'imita. La ville de Londres, plongée dans la nuit, était plus belle que jamais. La Tamise miroitait des mille lumières de la ville et une brise rafraichissait les deux jeunes femmes de l'ambiance étouffante de la soirée. Nienna se tourna vers Mia, et lui demanda d'un petit sourire malicieux:

    « Ne devrais-je pas plutôt dire, la jeune Dragonneau ? »

    La brune lui répondit d'un demi sourire. Plaisantais-elle, ou était-ce une manière discrète de se renseigner? Mia n'en savait rien. Après quelques minutes de secondes, elle tourna son visage vers Nienna et répondit avec une franchise qui l'étonnait elle même. Mais avec Nienna Selwyn, la prudence n'était pas de mise. Mia lui faisait entièrement confiance. C'était une femme respectable et honorable. Mia avait toujours admiré Nienna, elle lui vouait une confiance presque aveugle et buvait ses paroles. C'est fou comme on pouvait être malléable à cet âge la.

    « Vous savez, Jacob et moi ne sommes pas encore fiancés. »

    Dessinant un cercle du bout d'un ongle resté naturel sur la barrière, les yeux fixés sur un horizon lointain, elle ajouta, pensive.

    « Mais ça ne saurais tarder. »

    Mia avait prononcé cette dernière phrase dans un murmure, presque pour elle même. Ramenant une boucle brune rebelle derrière son oreille, lle cessa de gratter la barrière du bout de l'ongle, et regarda à nouveau Nienna, avec un petit sourire gêné. Elle était plus enfant que jamais. Enfant intimidée.

    « Les choses vont toujours bien vites, n'est ce pas? »

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Nienna Selwyn

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MessageSujet: Re: « Le clan des marginaux. » [Mia]   Jeu 27 Juin - 8:08

Le demi-sourire que lui adressa la jeune fille, presque femme, à ses côtés, arracha un rire silencieux à Nienna qui observait le comportement de cette ingénue qui semblait vouloir faire ses preuves dans le monde de cette société aux dictats précis et rigoureux. Règles qu’elle paraissait cependant acquérir au fur et à mesure du temps si elle n’en avait pas déjà certaines en poche. Si elle se tenait droite, son esprit ne laissait prévoir une aussi belle courbe, peut-être rongées par des parents trop soucieux de voir une descendance parfaite aux yeux de leur fille et de son alliance avec les Dragonneaux. Famille qui, d’ailleurs, se proclamait plus puissante qu’elle ne l’était ces derniers temps, avis que la trentenaire se garda bien pour elle, trop frustrée et méfiante de devoir partager ses opinions avec une pure inconnue. D’autant plus ralliée à la dite famille.

« Vous savez, Jacob et moi ne sommes pas fiancés. »

Pas encore, oui. Le crissement d’un ongle trop sain contre la barrière chatouilla Nienna de frissons. Elle devait avouer que l’atmosphère qui régnait entre ces deux filles, appartenant toutes deux à une certaine aristocratie, lui plaisait, particulièrement car il n’y avait pas ce match, cet affrontement hypocrite que menait les hommes lorsqu’ils se rencontraient, pour amitié ou affaire. Bien que presque quinze ans les séparent, celle qui s’était logée dans une robe écrue voyait en la plus jeune la capacité parfaite de faire une distinction claire entre les frontières du bien et du mal. Frontières qui, elle devait le savoir, s’effaçait lorsqu’il s’agissait d’amour. Mia le découvrirait bien assez vite, de toutes manières.

« Mais ça ne saurait tarder. »

Comme toutes les familles souhaitant profiter d’une union bénigne pour leur avenir. Bien sûr. Dans un élan de nostalgie, Nienna se rappelait les fois qui avaient caractérisé son attachement à Sahel, à l’époque de Poudlard. D’abord absolument incompatibles l’un et l’autre selon elle, elle se souvenait avoir croisé pour la dernière ce regard au détour d’un couloir, le sien remplit de colère, avant de comprendre que rien ne se contrôlait dans la vie, pas même ce que vous décidiez d’en faire. Ainsi était-elle tombée, d’une nuit à l’autre, amoureuse du fils Selwyn, comprenant enfin que ses avances n’étaient pas simplement dû au fait qu’on ne savait d’où elle venait, si ce n’est son statut de sang parfaitement pur, mais qu’il avait véritablement de l’affection pour elle. Au grand damne de beaucoup, ils avaient partagé mille et un moment dans le parc du château, à la Grande Salle, dans un couloir dissimulé ou encore pendant leurs sorties à Pré-Au-Lard quand la Salle sur Demande ne leur donnait plus l’intimité de se connaître. Elle se rappelait le visage impassible de celui qui était à présent son beau-père lors de leur première rencontre. Et ce signe si distinctif qui lui souhaitait la bienvenue dans cette famille. Cette bague qu’il avait offerte à son fils, acceptant pour la première fois dans l’histoire que sa descendance soit alliée à celle d’une inconnue. Acceptant l’amour qui réunissait Sahel et Nienna Selwyn. Acceptant d’accorder un mariage d’amour et non d’intérêts à son fils.

« Les choses vont toujours bien vite, n’est-ce pas ? »

Oh, si seulement elle se doutait de la vitesse à laquelle passait la vie lorsque vous portiez une alliance. Mia était radieuse, oui, énormément. Femme qu’elle était devenue, elle devinait en la jeune fille ce trait caractériel d’avoir toujours ce sourire collé au visage, même dans les moments les plus délicats et complexes. Elle devinait en elle cette capacité à dissimuler tout sentiment. Avantageux. Très malin, même.

« Si je n’avais à te donner qu’un seul conseil, ce serait de te lier d’amour et non d’arrangement. Non seulement les choses vont vite, mais elles passeront d’autant plus rapidement lorsque tu auras une bague au doigt, ma jolie. »

Véridique. Peut-être n’avait-elle pas soixante ans passés et ne ressemblait pas à ces femmes aigries qui s’amusaient à surveiller leur mari respectif de près, mais elle estimait avoir assez vécu pour comprendre le sens de ce que représentait une vie liée à un homme que l’on aime. Et qui vous aime en retour.

« Crois-moi qu’il est important d’aimer, dans une vie. Lorsque l’on aime, il n’y a plus de frontière entre le bien et le mal. C’est ça qui te rendra heureuse, plus que tu ne le penses. Avec la médiatisation que vous connaissez maintenant, ça ne pourrait que s’accroître au fil des années, ou régresser. Ce que je te souhaite d’un côté, c’est beaucoup plus facile de vivre en paix. »

Une mèche de sa chevelure volontairement négligée s’abattit sur son visage, lui masquant la vue devant le vent un peu plus puissant qui remplaçait le temps d’une seconde la brise qui maintenait une bonne température à la hauteur de l’hôtel. Nienna ne cessait de se revoir en la jeune Hobbes. Chaque histoire était différente. Si elle pouvait apporter son expérience de trentenaire et ses conseils de vie commune, elle le ferait. Peut-être à la seule différence qu’elle ne choisissait pas de se retrouver dans un article ou en couverture de Sorcière Hebdo, parfois même de la Gazette. Loin de l’esprit de vantardise, son seul but depuis son mariage était de rendre heureux son mari et le fruit de leur amour, leur fils. Si elle s’embarquait souvent dans des histoires un peu trop complexes, elle avait su, grâce à son apprentissage, se montrer droite et sincère, redoutable après l’enseignement que lui avait prodigué le père de Sahel. Elle se rappelait clairement une des phrases sérieuses qu’il lui avait dite : « Ne redoutes pas, jamais, sois redoutée. »
C’est ainsi qu’elle avait pu se construire cette réputation qui lui permettait de s’asseoir à la table des réunions entre Anciens Mangemorts, ou autres, c’est ainsi qu’elle s’accordait le droit de donner son opinion et de participer à la vie et aux décisions de son mari, c’est ainsi qu’elle portait fièrement le nom de famille qui lui appartenait. Un nom de famille qui avait remplacé celui qui ne lui correspondait pas.

Mais ça, c’était une autre histoire.

« Tu grandis déjà bien vite, à mon goût, mais ce n’est que mon avis. »

N’avait-elle pas connu la même situation, après tout ?
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: « Le clan des marginaux. » [Mia]   Ven 26 Juil - 8:49

    « Si je n’avais à te donner qu’un seul conseil, ce serait de te lier d’amour et non d’arrangement. Non seulement les choses vont vite, mais elles passeront d’autant plus rapidement lorsque tu auras une bague au doigt, ma jolie. »

    Mia cilla, et passa instinctivement son index droit à son annuaire gauche, encore vierge de toute alliance. On disait que cette tradition prenait sa sourçe dans un phénomène purement médical, l'annuaire étant relié au cœur par une artère. On disait que c'était le doigt qui menait directement au coeur. Alors que son index dessinait le contour de l’annuaire, Mia était plongée dans ses réflexions. Bentôt, une bague de fiançailles ornerait se long doigt blanc, rejoint ensuite par un simple anneau, qui la lierait à son futur époux pour l’éternité. L’éternité. C’est bien long quand on a dix-sept ans. Pourtant qu’on était amoureuse, l’âge n’avait plus d’importance. On pouvait tomber amoureux à cinq comme à cinquante ans. La grand-mère de Mia lui répétait souvent que l’amour pouvait durer tout une vie, lorsqu’on trouvait la bonne personne. Et Mia était persuadée trouvé le bon.

    « Crois-moi qu’il est important d’aimer, dans une vie. Lorsque l’on aime, il n’y a plus de frontière entre le bien et le mal. C’est ça qui te rendra heureuse, plus que tu ne le penses. Avec la médiatisation que vous connaissez maintenant, ça ne pourrait que s’accroître au fil des années, ou régresser. Ce que je te souhaite d’un côté, c’est beaucoup plus facile de vivre en paix. »

    Mia acquiesça. La belle Nienna était dans le juste. Mia se retrouvait, dans cette vision idyllique de l'amour. Elle aimait Jacob de tout son coeur et de toute son âme et elle voulait passer le restant de ses jours à ses côtés. Elle voulait vieillir à ses côtés et voir leurs enfants galoper en riant dans leur futur demeure. C'était un peu niais, certes, mais aussi romantique. De toute manière Mia était le genre de fille qui aimait les niaiseries en matière d'amour. La brune leva la tête vers la belle Nienna Selwyn. Son maintient, la finesse de son visage et la justesse de ses paroles l'élevait au rang des plus grandes reines de ce monde. Mia écoutait ses paroles comme le fidèle écoute le sermon du prêtre, avec attention et respect.

    « Tu grandis déjà bien vite, à mon goût, mais ce n’est que mon avis. »

    Mia sentit une pointe de désapprouvement dans la voix de Nienna. Son discours faisait écho à celui de ses amies - celles qui n'étaient pas trop sottes et qui vivait leur vie par procuration à travers la jeune Hobbes. De toute part on l'assaillait pour lui dire qu'elle avait tord, qu'elle était irrationnelle et qu'elle était sur le point de gâcher sa vie. Ceux qui l'avaient poussée dans les bras de Jacob avait l'en arraché dés que les choses étaient devenues trop sérieuses. Ce n'était qu'une gamine après tout, elle avait le temps pour les choses sérieuses. Mia en avait assez d'être traitée comme une enfant, et ses états d'âmes la poussèrent à s'ouvrir à la belle et mystérieuse Nienna Selwyn, sur le ton de la confidence.

    « Vous savez, on me dit que je suis trop jeune pour me marier. On pense que je ne veux épouser Jacob que parce que son père s’est auto-proclamé Roi d’Angleterre. Je ne mentirais pas. Comme toutes les petites filles j’ai un jour rêvé d’être une princesse. Pourtant le monde serait surpris si il apprenait que j’épousais Jacob malgré son statut, et non pour ce dernier. Ma vie va changer, je le sais. Les journalistes ne me lâcheront pas d’une semelle. Au moindre faux pas, la presse se retournera contre nous. Lorsque je sortirais dîner avec un ami, on m’accusera d’être infidèle, alors que Jacob pourra s’afficher avec n’importe qui sans être inquété. Et il n’est même pas héritier ! La Royauté est n’est pas clémente envers ses fils, mais elle l’est encore moins avec ses filles qu’elle fait avancer avec un coûteau dans le dos. »

    Mia quitta la barrière et alla s’asseoir sur les banquettes. Son visage de porcelaine affichait un air bien trop grave pour son âge. L’adolescente portait déjà un fardeau bien trop lourd pour ses épaules, et elle le savait. La jeune femme rejeta sa tête en arrière, ses boucles brunes retombant en cascade dans son dos. Son corps frêle frissonait légérement, et sa lèvre inférieure était prise d’un tremblement. Fermant les yeux quelques instants, Mia repris ses esprits. Rouvrant les paupières, elle regardait Nienna Selwyn avec tristesse. Ses yeux brillaient, mais elle ne pleurait pas. Elle était encore trop fière. Et tandis qu'elle se sentait flancher sous le poids des responsabilités, elle se délestait de sa fardeaux en confiant ses craintes les plus profondes.

    « Si un jour j’ai un enfant, son visage sera montré au monde entier avant même que je n’ai pu me familiarisé avec ses traits. On suivra chacun de ses mouvements et nombreux de ceux qui l’entoureront n’auront que des mauvaises intentions à son égard. Vous croyez que j’ai envie de ça pour mon enfant ? Vous croyez que c’est le genre de vie que je veux lui offrir ? Mais je préfère qu'il vive ainsi avec Jacob plutôt que d'être le fruit d'un mariage sans amour. Par dessus tout, je veux qu'il puisse croire en l'amour et le vivre pleinement. Je veux que mon enfant soit heureux, je veux qu'il puisse grandir dans un foyer aimant. Je ne veux pas lui donner un père que moi même je ne serais pas capable d'aimer. »
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MessageSujet: Re: « Le clan des marginaux. » [Mia]   Lun 2 Sep - 3:51


Si ce qu’on pouvait appeler une « fête » battait encore son plein derrière les baies vitrées de l’hôtel Belgrava, l’ambiance de la soirée en était aux confidences du côté de la trentenaire Nienna Selwyn et de la jeune fiancée Mia Hobbes. En observant ses traits si distingués pour une jeune fille de dix-sept ans, la mère qu’était Nienna ne cessait de se revoir des années auparavant. Avait-elle été comme elle ? Dans cette impasse mais dans ce désir de s’unir à un être que l’on aime de tout son cœur ? Une seule différence les distinguait. Nienna  n’avait pas eu de parents. Aucune épaule sur laquelle se reposer lorsqu’elle à découvert qu’elle était une sorcière. Aucune bases concrètes quant à ce mode de vie, si ce n’est qu’elle connaissait son statut de Sang Pur. Elle observait le regard brillant de larmes de cette fille, femme en devenir, oppressée et fatiguée de l’acharnement autour d’elle. Un acharnement dont elle avait parfaitement conscience, dont elle savait qu’il ne ferait que s’accroître.

« Si un jour j’ai un enfant, son visage sera montré au monde entier avant même que je n’ai pu me familiarisé avec ses traits. On suivra chacun de ses mouvements et nombreux de ceux qui l’entoureront n’auront que des mauvaises intentions à son égard. Vous croyez que j’ai envie de ça pour mon enfant ? Vous croyez que c’est le genre de vie que je veux lui offrir ? Mais je préfère qu'il vive ainsi avec Jacob plutôt que d'être le fruit d'un mariage sans amour. Par dessus tout, je veux qu'il puisse croire en l'amour et le vivre pleinement. Je veux que mon enfant soit heureux, je veux qu'il puisse grandir dans un foyer aimant. Je ne veux pas lui donner un père que moi même je ne serais pas capable d'aimer. »

Il n’était pas sein d’entrer dans ce genre de discours lorsque vous n’étiez qu’une adolescente en phase de devenir une femme et que votre annulaire n’était toujours pas orné d’une bague propre et clair quant à la position que vous adoptiez envers la société. Voilà la première erreur que faisait la jeune Hobbes. Penser à l’avenir alors qu’il n’était pas encore concrétisé.

Si les pas de Mia l’avait déjà emmené sur les banquettes moelleuses du balcon, Nienna ne mit que peu de temps à la retrouver, se positionnant cependant face à elle plutôt qu’à côté. Elle ne la considérait pas comme une enfant. Plus comme un prototype de ce que voulait le monde. Plus comme de ces princesses de contes moldus, commençant prestigieuses et se tâtonnant dans leur réussite ou étant d’abord pouilleuses pour s’élever à un rang certain. Mia, elle, donnait la sensation d’avoir eu le choix. Mais était-ce vraiment le cas ?

« Ta première erreur est de penser à un avenir que tu n’as même pas eu le temps de visualiser concrètement dans ton esprit si ce n’est dans tes rêves. Ta deuxième erreur est de te laisser assagir par tes émotions simplement parce que tu es perdue. Et enfin, ta troisième erreur est de croire à un bonheur qui te paraît inaccessible alors qu’il se trouve juste à tes pieds. »

Elle ne savait si c’était des mots justes pour une adolescente de dix-sept ans.

« Si tu le décides, uniquement toi, tu seras heureuse et ton enfant sera heureux. Tu es la maîtresse de ta vie autant que de ton statut, même liée à Jacob Dragonneau. Ne le considères pas comme un pion, mais ne vois pas en lui ta réussite. Tu la dois uniquement à toi et à l’éducation que t’ont offerte tes parents et que tu appliques à merveille. Personne ne te fera de cadeaux, mais tu dois leur montrer que tu es plus maligne qu’eux au jeu de la réputation. Si je ne m’étais pas battue pour prouver aux yeux des autres que  je m’estimais digne de Sahel et de sa descendance, je ne serais pas en train de te parler aujourd’hui, je serais probablement entourée d’hypocrites pour vivre un minimum car je n’ai pas eu la même chance que toi, d’avoir des parents aimants et surtout présents. Tu me rappelles ma propre personne dans mon jeune âge à l’exception d’une différence. »

Ainsi se laissa-t-elle elle aussi aller aux confidences d’un passé douloureux qu’elle avait profondément enterré même aux yeux de Sahel avant un long moment. Une main délicate se posant sur la joue de la jeune fille, Nienna lui montrait ainsi son affection bien qu’elles n’étaient encore que de pures inconnues l’une envers l’autre. Elles ne se reverraient peut-être jamais. Mais elles avaient eu le mérite de partager une discussion riche de sens et de persévérance. Bientôt, Mia la rejoindra sûrement en couverture du prochain Sorcière Hebdo dont elle avait l’horreur d’en faire la une dans ces moments-là. Qui sait si quelqu’un ne les avait pas déjà photographiées en pleine discussion sans qu’elles ne s’en rendent compte.

« Mia Hobbes, tu es une femme bien courageuse, n’en doutes pas. Et tu es loin d’être seule dans ce nouveau monde. »

Un brin de sourire apparut sur les lèvres de la femme brune qui retira ensuite sa main de son geste affectif. Se redressant, elle observait que le clair de la lune envahissait le paysage, produisant une luminosité suffisante pour éclairer la ville. Il était fou de voir à quel point un astre unique pouvait subsister au monde.
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