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 Pas si mort que ça... [Lorcan]

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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Pas si mort que ça... [Lorcan]   Dim 30 Juin - 21:28


Pas si mort que ça...




Endroit terne, obscure. Pas de vent, pas de bruit, pas de senteur. Juste deux êtres assis l'un devant l'autre. Une masse immensurable aux courbes strictes, fourchu est une autre dix foi plus petite aux formes arrondies, légère. Une entrevu pas comme les autres, dans un endroit qu'eux seuls connaissaient. Leur espace de liberté , la petite case commune à leur esprit. Ainsi ils étaient en harmonie, bougeant et parlant comme s'il avait un jour pu se croiser réellement.
« Personne ne pourra nous en empêcher. J'enlèverais et tuerais des milliers d'humains pour assouvir cette envie. Le prince des maléfices lui-même se verra surpasser. »
« Chaque chose en son temps. D'abord le mariage, ensuite la liberté. »
La légère se leva pour conduire sa main entre les deux narines du géant. Celui-ci la regardait de ces yeux vide de sentiment, incapable d'empathie, incapable d'aimer. Dans ce monde il ne pouvait la tuer, seule leur imagination les faisait vivre. A mis chemin entre le rêve et la réalité.
Elle lui vouait une passion sans limite, il était de loin l'être qu'elle préférait de tous. Il ne faisait qu'un et elle n'en était que plus heureuse. Elle ressemblait à une gardienne de prison fasciner par les inculpations de son prisonnier. Elle l'enviait de connaître tant de choses. À son contact sa main s'était noircie, pour prendre la couleur des ténèbres. Ses ongles grandissaient pour que leurs deux corps fusionnent. C'était leur désir à tous les deux. Un mélange corporel parfait, invincible. Là encore leur imagination les faisait avancer vers cet inconnu. Posant son front sur le sien ils fusionnèrent dans un nuage de cendres rouge et noir et dans un craquement sonore avant que l'obscurité elle-même disparaisse.


La réalité.

J'ouvrais mes yeux pour découvrir ce que j'avais quitté un instant plus tôt. L'instant avait semblé durer des heures alors que seules cinq petites minutes venaient de s'écouler. Mon regard était rivé sur le jardin que laisser voir la fenêtre de ma salle de bain. Une fenêtre magique invisible de l'extérieur. C'est ainsi que dans mon bain plein de bien plus de mousse que d'eau je me prélassais attendant que Mike ne vienne en fanfare pour me réveiller, bien que je le fus déjà. Il m'avait demandé de dormir, de faire une petite grâce mâtinée, que je n'avais pas faite. Je perdais mon temps à dormir... Je ne connaissais plus le repos, moi et Kahos en avions assez d'attendre un jour nouveau. Nous voulions nous exprimer par la force, faire savoir au monde notre suprématie. Nous voulions dominer, détruire, exterminé, chaque erreur de fondement de ce monde. Du haut de mes 16 ans je n'étais pas encore libre de moi-même. Mon mariage prochain me libérerait, c'était une condition de notre marché. Je serais libre de prendre toute forme, de travailler à nos ambitions communes sans jamais me présenter sous le nom d'Artémis Dragonneau, du moins pas encore....
*Que Gabriel m'emporte si je fais erreur... Une mère approche.*
Je fronçais les sourcils, sentant Kahos s'infiltrer dans mes vaisseaux sanguins. Quelque fourmillement me parcourait ici et là sans qu'il ne s'explique. Il était instable dans ces moments-là. Sa bestialité ressortait ne me laissant que d'autre choix qu'user de menace ou de me porter moi-même des coups physiques.
Kahos avait senti quelque chose et me le faisait partager au fur et à mesure. C'était la première odeur que nous avions pu mémoriser, une odeur qui avait soi-disant disparue de la surface de la terre.
Mes mains c'étaient agripper fermement au bord du bassin, dû à l'énervement de Kahos. Mes os craquait dû à la tentative de combinaison de son corps au mien.
Tournant mon regard sur ce paravent dissimulant la partie salle d'eau, j'espérais que ce fut lui ,bien que Kahos en avait déjà la certitude.

« Lorcan ? »
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Lorcan L. Scamander

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MessageSujet: Re: Pas si mort que ça... [Lorcan]   Dim 30 Juin - 22:24



    La porte s'ouvrit, et surpris, je contemplais les disques bleus de prunelles célestes. Oh. Saluant avec douceur le prénommé Mike, je reculais d'un léger pas, stupéfait d'être accueilli par ces yeux bleus-là. L'homme me scruta, et avec une douceur absolue dans la voix, me demanda mon nom. Je souriais, faisant glisser le brun de mes prunelles à un vert nettement plus personnel et reconnaissable.

    « Oh, je suis sûr que vous le connaissez. »

    Mike sourit, d'un mouvement de lèvre sec, ses yeux devenant alors les pôles glaciaux qui m'annoncèrent tout le ressentiment qu'il avait à mon égard. Ah, dommage, songeais-je. Moi qui avait pris soin de me libérer de Chess. Quel dommage. Légilimens, l'homme face à moi tordit ses lèvres dans un rictus furieux, et je souriais avec calme.

    « J'ai besoin de voir Artémis. Est-ce que vous allez essayer de m'en empêcher ? »

    Et dans ma voix, tous les rires d'un enfant à qui l'on vient de proposer un marché indécent. Un marché qui vaut tous les Noëls du monde. Un marché qui se transforme en pari parce qu'il est absolument certain de gagner.
    Il m'ouvrit la porte, s'écartant pour me laisser passer.

    (…)

    Le Manoir Dragonneau était une possession de la branche parallèle. J'appartenais aux Scamander, Artémis aux Dragonneau, et bien que mon sang m'autorisa parfaitement à y rentrer, je n'avais aucun droit de possession sur les lieux. Et fort heureusement, songeais-je en contemplant la grandeur des lieux. C'était haut, riche, et profond. Un lieu digne de la conscience des Dragonneau. Un lieu que Norbert aurait peut-être désiré voir habité par Rolf. Mais Hélios s'était fait le maître des lieux. Et je me sentais heureux de ne pas être le prisonnier de cette richesse. De cette … noblesse. Mes yeux parcoururent les lieux, et tout autour de moi, l'appel du Dragon, dans une symbolique luxueuse, très différente de ma relation alchimique à Pahal, hurlait de partout la dignité et le rang des habitants de ces lieux. Mike restait debout, immobile, comme un chien aux abois. M'attaquerait t-il, si je tentais quoi que ce soit ? Je n'étais pas là pour le mobilier, pour la richesse, pour le rang. J'étais là pour le sang. Et à mes yeux, il s'agissait d'un bien nettement plus intéressant que tout le reste. Je montais. Je montais, et Mike m'accompagna, brisant soudainement le silence de sa hargne.

    « On vous disait mort. »
    « Vraiment ? »
    « Vous ne devriez pas tenter de jouer à ce petit jeu là avec moi. »
    « Jouer ? »

    Je me stoppais sur l'une des marches. Là haut, Artémis devait vaquer à ses occupations. S'amuser, comme une gamine. Rire, comme un dément. Frapper, hurler. Ordonner, comme un petit tyran. Ou peut-être dessiner. Oui. Peut-être savait t-elle dessiner. Je me tournais lentement vers Mike, appréciant le fait que plusieurs centimètres me permettent de le surplomber, et de laisser couler sur lui un regard moqueur.

    « Je ne joue pas avec vous, Mister. Pas comme vous pourriez l'imaginer. »

    Je laissais ma main venir glisser à la hauteur de sa carotide, et mes prunelles suivirent le mouvement de sa peau que je pliais avec douceur sous la pression du bout de mes doigts. Dans un claquement sec, il m'immobilisa le poignet, ses yeux redevenus ces étaux de glace qui me foudroyait. Ce froid. Ce froid d'Azkaban, qui me tuait, secondes après secondes... J'avais trop connu le froid pour l'accepter à nouveau. Ses doigtsse crispèrent sur mon articulation, menaçant de me briser l'os d'un seul mouvement. Ses traits étaient devenus ceux d'un homme furieux. Tout simplement furieux.

    « Je n'ai pas besoin d'imaginer, avec vous, Scamander. Il me suffit de lire. »

    Je restais silencieux. Je restais silencieux, et je laissais se glisser dans mes pensées, comme il n'avait cessé de le faire depuis l'instant où j'avais franchi le seuil de cette maison. Je le laissais lire comment, s'il ne me lâchait pas immédiatement, je rétablissais mes droits en imposant Pahal, en imposant la puissance d'Avalon, et sa hiérarchie matriarcale. Je le laissais lire comment il finirait sous la forme d'amas sanguinolant de chair, de tendons et de miettes d'os s'il ne me lâchait pas immédiatement. Comment est-ce que sa vie serait réduit à néant, et combien son âme pouvait être le combustible de ma haine. Je le laissais lire, sans même ouvrir la bouche, sans même sourire, et ses doigts s'ouvrirent sur mon poignet. Il ramena sa main à sa hanche. Ce n'était pas le genre d'homme facilement impressionnable. Non. C'était le genre d'homme suffisamment intelligent pour comprendre les réelles menaces. Et j'étais une réelle menace, quand il fallait le devenir.

    « Je suis docteur. Je ne suis pas là pour autre chose que pour l'examiner. Vous savez très bien que ni vous ni son père, ni aucun autre médecin ne pourrait être mieux placé que moi pour surveiller Kahos. Vous le savez, Mike. Et Hélios n'est pas au courant, ce qui représente un avantage considérable pour nous. Veillez à ne pas faire en sorte à ce que cela devienne plus compliqué que ça ne l'est déjà, beauty butler. »

    Je franchissais les étages, et m'approchais de la salle d'eau. Mike se planta près de la porte, posant un regard vers le couloir, et je tournais la poignée de la porte. J'avais plissé les yeux. J'avais plissé les yeux, et mon souffle était devenu sifflant. L'odeur de Kahos emplissait ma gorge, dans une effluve douloureuse à ma perception. Si je sentais son « odeur », lui, depuis longtemps, devait avoir ressenti celle de la Mère. Pahal, le Commencement, était une des Dragonnes fondatrices d'Avalon. Une de ces dragonnes que l'on n'enferme pas. Une de ces dragonnes qui ne se commandent pas. Une de ces dragonnes que l'on nomme « Mère ». J'ouvrais la porte, et avançais. Les bulles, la chaleur de l'eau, et l'odeur du savon ne masquait pas les fluctuations de magie. J'avançais, et mes pas résonnèrent sur le sol, dans des claquements réguliers.

    « Lorcan ? »
    « Bonjour petite princesse. »

    Je contournais le paravent, et posais le vert de mes yeux sur le corps de celle que j'avais quitté enfant, et qui avait aujourd'hui assez grandi pour posséder une silhouette de femme. Ou presque. Un sourire tendre étira mes lèvres. Je m'approchais du bassin, m'agenouillant jusqu'au sol, et vint, du bout des doigts, caresser la surface de l'eau. La chaleur me surprit, et je retirais ma main, pour concentrer mes yeux sur le visage de poupée de ma cousine. Un sourire beaucoup moins calme, beaucoup plus amusé, vint étirer mes lèvres, et je vins tapoter du bout des doigts sur son front.

    « Tu as l'air absolument maîtresse de toi. C'est impressionnant, chérie. Comment vas-tu ? »

    Il y eut une sorte de vibration de l'air. Je mordais ma lèvres inférieure, pour taire un rire.

    « Salut Kahos. Tu vas bien ? »

    Et dans mon ventre, le mouvement d'une dragonne qui ouvre un œil.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Pas si mort que ça... [Lorcan]   Lun 1 Juil - 17:49



Les mains toujours agrippées au rebord du bassin, je contemplais la personne qui venait de faire irruption dans ma salle de bain. Ce n'était pas ce physique que j'attendais, mais c'était bien lui. La mort n'avait donc pas voulu de lui. Un sourire naquit sur mon visage tandis qu'il trempait ses doigts dans l’eau bouillante du bain. Kahos était consterné, pire, il rentrait dans une colère noire.
*Foutre diable... La mort les désintéresse tant... *
*Kahos...*
*Faut-il que les cieux soient avec eux pour que ces infâmes choses soient encore parmi les mortels. *
« Tu as l'air absolument maîtresse de toi. C'est impressionnant, chéri. Comment vas-tu ? »
Lorcan ayant posé ses doigts sur mon front, Kahos y répondit en un grognement de tonner, qui ne manqua pas de me donner une série de frissons.
« Salut Kahos. Tu vas bien . »
Me redressant correctement le long du bord je ramenais mes jambes le long de moi.
« Tu mérites une gifle, Lorcan, et surement plus. Kahos, lui, veut t'envoyer six pieds sous terre. »
*Il n'aura même plus de pieds... *
Lorcan avait décidé de se faire passer pour mort et maintenant il se voulait vivant. Je ne comprenais pas vraiment, mais Lorcan était-il compréhensible ? Non, pas vraiment. Cet homme était un mystère entier et le resterait jusqu'à son dernier souffle.
« Hormis cela, nous allons bien, du moins quand Kahos ne fait pas des siennes. »
Kahos donna cette fois-ci un coup qui se prolongea dans ma jambe droite et qui fit déborder l'eau du bassin. Il faisait grimper la température et notre sang-froid se voulait en ébullition.
*Il est plus fort... Kahos. *
La force du dragon se propageant dans mes veines, le marbre que je tenais entre mes mains se fendit légèrement avant que je ne les plonge sous l'eau.
«Et toi Lorcan... Pourquoi tant de mystère ? »
Kahos voulait, m'énervé. Il savait très bien que seul cet état d'esprit me donnait toute la force possible pour faire d’innombrable dégâts. C'est énervé que j'avais tué Alessandra, c'est énervé que j'avais pris possession de cette force pour la déferler sur Mike. J'étais une minuscule chose à l’apparence inoffensive, mais qui une foi le compte à rebours enclencher effrayer tout le monde.
*Laisse-moi n'en faire qu'une bouchée... Je vais le tuer lui et elle, ainsi rien ni personne ne pourra se mettre en travers de notre chemin.*
D'un geste brusque je faisais tomber les perles à mousses dans l'eau du bain et je fus bientôt submergé par cette matière poreuse.
*Arrête, Kahos, tu n'es qu'un idiot... Lorcan s'attend à ce que tu veuilles le tuer et c'est surement ça qui l'amuse ! *
D'un clin d'oeil j'actionnais le robinet d'eau froide et retirais le bouchon du bassin. L'eau la plus froide que ce robinet pouvait nous offrir, mais ce fut trop tard. Kahos avait été pour le coup bien plus stratégique que moi et j'étais incapable de revenir en arrière. ''Je vais le tuer " raisonner désormais dans ma tête.
« I'm really sorry»
Lorcan, pour le coup, aurait dû ne jamais passer le pas-de-porte du manoir. Comme à Poudlard, ma peau semblait se durcir tel de l'adamantium, mes veines étaient parfaitement visibles et ma force avait dû grandir, comme ma colère...
Sans le décider, mais étant consciente de ce qu'il allait me faire faire je me jetais comme un animal sauvage sur Lorcan. La mousse avait volé dans toute la pièce et le sol était recouvert d'une mare d'eau glaciale.
Mentalement j'avais rejoint Kahos et lui enseignais un coup qui brisa son enveloppe d'ombre, mais qui se reforma instantanément.
*Je te hais !*
Je voulais que cet état ne dure pas trop longtemps... Lorcan allait s'en sortir, j'en étais sure, mais Kahos avait été exténué la dernière fois.
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Lorcan L. Scamander

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MessageSujet: Re: Pas si mort que ça... [Lorcan]   Mar 2 Juil - 5:36


    Il était une fois.
    L'idée de se mettre des dragons dans la tête.

    (…)

    Le petit garçon était blond. Et petit. Vraiment petit. Ses prunelles bleues contemplaient l'intérieur de sa propre tête, et debout dans cet amas de connaissances, de savoirs, d'acquis ; debout sur ce sol de cognition, il attendait.
    Il attendait que cet énorme corps noir, reptilien, devienne une réalité des choses, une pensée adaptée et compréhensible à la logique et ses fondements. Mais peut-être qu'il n'y avait rien de logique dans le simple fait que la chose noire existe. Néanmoins, il attendait quand même, car même à six ans, son esprit s'était adapté pour une acceptation totale des choses, qu'elles soient complètement irréelles ou folles. Certains diraient que c'était le fruit de la folie de son éducation. Lovegood … on n'avait pas idée de croire en des choses aussi farfelues ! C'était complètement absurde !
    L'absurdité était un mot important pour l'enfant debout. C'était un mot, une idée, un concept particulièrement ancré à son être. Parce qu'il l'absorbait, le désirait, et le comprenait dans toute son essence. Un mot qu'il faisait sien, un mot qui lui permettait de ne pas être effrayé devant ce qui aurait fait reculé un individu logique, pourvu de raison et de sens. Lorcan était absurde. Absolument absurde. Et en ce fait, il se tenait debout, à contempler l'énorme lézard.
    Le lézard noir, qui ouvrit ses gigantesques yeux verts. Le lézard noir qui sembla prendre conscience de l'endroit où il était. Le lézard noir qui pivota sur ses hanches et ses épaules, rampant presque sur le sol comme un animal. Le lézard noir qui tourna sa gigantesque gueule jusqu'à l'enfant blond. Il y eut le silence, tout d'abord. Puis un clignement de paupière, une appréhension de la chose, et Pahal releva lentement la tête, pour mesurer la teneur des aboutissants. Lorcan leva à son tour la tête, pour suivre les mouvements de la gigantesque dragonne noire.
    Tout d'abord, elle chercha des yeux quelque chose qu'elle ne trouva pas, et son attention fut reportée sur l'enfant. Elle allongea son cou, pour contempler la petite chose, mais elle le trouva trop petit, trop humain pour représenter une quelconque menace. Elle chercha. Ne trouva pas, et s'irrita à l'idée que la clé de cette prison dans laquelle elle venait d'être enfermée se trouvait être ce bébé, ce tout petit homme. Elle resta néanmoins calme, et posant son flanc sur le sol, ramenant sa queue dans une caresse crissante sur le sol jusqu'à sa hanche, elle prit une pose féline, comme un chat au repos, et contempla le petit garçon.

    « Tu es seul ? »

    Ce furent les premiers mots que Pahal adressa à Lorcan. Il ne sursauta pas, ne s'effraya pas de cette puissance de vocalise mentales. La dragonne n'avait pas ouvert ses babines, mais parlait ; échangeait, sans la moindre difficulté. La bêtise des hommes consistait peut être dans la croyance du fait que les dragons n'étaient que des gros animaux. Que des gros lézards. Sur une échelle de la biologie, il y avait les hommes, maîtres de la Terre. Et tout en haut de l'échelle, quelque part en dessous des dieux, il y avait les dragons d'Avalon. Les vrais, les purs. Il y avaient d'autres dragons, bien sûrs ; des créatures génétiquement modifiés et élevés par l'homme, comme de dangereuses animations de foire, ou de tournois sorciers. Mais les vrais dragons, les créatures divines, vivaient dans une réalité que les hommes avaient oubliés. Une réalité dans laquelle les songes ne s'étaient jamais achevés. Une réalité que les dieux caressait du bout des doigts.
    Tu es seul ? Lorcan avait sourit. Il n'avait pas répondu, et Pahal avait étudié l'esprit de ce nouveau-né blond. Il n'était pas méfiant. Pas même effrayé. Pas même capable de considérer l'idée qu'il puisse représenter une proie. Non. Dans sa tête, il y avait infiniment de respect pour l'être gigantesque qui se tenait devant lui. Du respect … et de l'arrogance, aussi. L'arrogance qui se présentait comme une nature le déterminant totalement. Il était orgueilleux, horriblement orgueilleux. Dans sa tête, il y avait tous les souvenirs de ses crises d'arrogance, de 0 à 6. Pahal se surprit à s'en amuser. Elle était une Mère. Une Reine d'Avalon. Et là voilà emprisonnée par une magie humaine, alchimique, dans le corps d'un bébé. Elle en rit. Un rire doux, tranquille, qui vibra jusqu'à l'intérieur du corps de Lorcan. Elle bougea alors, d'un frémissement de son corps, et soulevant sa patte, vint glisser une griffe, une serre, près du corps de l'enfant. Sa serre était plus grande encore que  la taille tout entière du corps du petit garçon. Le fait qu'elle puisse, si elle le désirait, le couper en deux, ou lui écraser le crâne contre le sol, tout simplement, l'amusa. L'amusa, parce que ce serait si facile de se venger en tuant son geolier. Mais elle avait conscience d'une chose. Si lui mourrait, elle disparaitrait, victime de la trahison de l'Alchimie. Elle fit son deuil à Avalon en une seconde. Celle d'après, elle avait accepté cette vie.

    « Dis moi. »

    Elle avait baissé son visage, sa gueule et son sourire de Reine jusqu'au corps minuscule de l'enfant.

    « Est-ce que ça te plairait de devenir moi ? »

    (…)

    L'impact du corps d'Artémis sur le mien me fit chanceler. Tomber. Je tombais sur le dos, bousculé par la violence pure d'un bébé dragon, d'un colérique petit lézard décidé à renverser l'ordre des choses. Je tombais, et mon dos s'explosa sur cette surface humide, ma poitrine broyée par le tempêtueux Kahos. Une agression qui déchira ma gorge, ma poitrine, et ma fragilité humaine. Je restais immobile, le temps d'une mili-seconde, le temps d'une superposition. Le temps d'une conversation.

    (…)

    « Regarde-le. »

    « Il est né pour être ainsi. »

    « Et toi ? »

    Elle sourit.

    « Je suis née Reine. »

    (…)

    Mes genoux heurtèrent le plexus d'Artémis, et me tordant sur moi-même, mes doigts crochetant ses épaules que je soulevais, je l'envoyais rouler par dessus moi. Pivotant sur mes hanches, retombant sur mes genoux, je restais accroupi sur le sol mouillé, une joue inondée par mon propre sang. Je me relevais lentement, portant mes doigts à la blessure. Artémis se releva lentement, possédée par la capacité d'esprit de Kahos. Doucement, presque timidement, un sourire au goût de sang s'étira sur mes lèvres.

    « Rappelle toi, Kahos. Je suis docteur. Montre moi. Montre moi jusqu'où tu es capable d'aller. »

    Toujours. Toujours Pride.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Pas si mort que ça... [Lorcan]   Mar 2 Juil - 9:16



L'eau sur le sol devenait rougissante. Kahos ne se rendait pas compte à quel point ce liquide rouge était précieux pour nous, humain. Bien plus qu'un liquide veineux, un héritage, des valeurs morales. Ma conscience marchait dans l'ombre de Kahos, car ce corps c'était avant tout le mien. J'étais la seule à ressentir la douleur... Lui l'avait comme qui dirait oublié. Lorcan s'était défendu, presque trop gentiment à mon goût. Kahos méritait la pire des punitions, même si elle devait passer par moi. Étaler sur le sol comme le fut précédemment Lorcan, Kahos voulut tenter un second rapport de forces. Un nouveau geste inconsidéré, qui n’aboutirait surement pas. Je revoyais Alessandra gisant sur le sol de la tour d'astronomie. Elle avait souffert, jusqu'à ce que d'un dernier geste je lui rende grâce. Kahos ,lui, aurait voulu qu'elle meure due à ses blessures, qu'elle hurle, quelle pleure avant de rendre son dernier souffle. Rendre grâce à Lorcan, c'était impossible. Je ne le voulais pas, mais avant tout, je ne le pouvais pas.
*Penses-tu réellement que jouer avec lui te réconfortera dans l'idée que tu es supérieur ! *
Supérieur il ne l'était pas. Moi-même je n'étais rien face à Lorcan. Je savais reconnaître ceux qui me surpassaient. Lorcan l'était magiquement parlant, tout comme son dragon. Kahos voulait travailler seul, détruire, anéantir pour possédé. J'étais d'accord avec lui, mais il y avait une manière pour cela, une manière qu'il ne respectait pas. Là, il prenait seul son pied. Il s’accaparait ce que je n'avais pas voulu lui prêter.
*Je vais le tuer... ; le massacrer. *
Je lisais dans sa voie son essoufflement. Pour ainsi m'évincé il s'était affaibli. Bien que chamboulée, je n'avais aucune blessure mentale. Le plus dur serait le retour à la réalité. Kahos était ancré dans cet espace noir qu'il avait lui-même créé ainsi, il y était enchaîné, c'était sa prison. Moi j'étais ancré dans le monde Alpha, celui des humains. Mon empreinte restait dans ce corps et me reviendrait une fois qu'il aurait reprit possession de lui-même.
Nous regardions Lorcan avec son sourire si particulier. Le sourire qui nourrissait la haine de Kahos.
« Rappelle-toi, Kahos. Je suis docteur. Montre moi. Montre moi jusqu'où tu es capable d'aller. »
C'était à mon tour d'être contrarié. D'accord il était docteur, mais c'est moi qui allais réparé les pots cassés. C'est moi qui resterais allonger sur un lit sans bouger pendant plusieurs jours. Le moment était mal choisi. J'avais Mike qui devait bien se faire une idée de ce qu'il se passait à l'intérieur de cette salle d'eau et dans quelques jours se déroulerait le bal durant lequel je devais jouer le rôle de la princesse trouvant son prince charmant.
*Kahos... Si par ta faute je venais à ...*
*Il ne ferait pas ça... Tu, est, sa, protégée... sa cousine... *
« Death »
De nouveau il avait prononcé ses mots dans ma bouche, avec ce mélange de voies. Un mélange mielleux, mais dégouttant qui donnait la chair de poule. Nous redressant du mieux qu'il put, je priais pour qu'il ait la décence de se saisir du peignoir se trouvant juste à notre droite. Le dragon ne portait pas de vêtements, mais nous, notre pudeur l'exigeait. Nous nous rapprochions de Lorcan lourdement. Kahos n'avait pas pour habitude de porter une si petite masse. Une masse qui l'incommodait. Il ne pouvait bouger comme il le souhaitait, le risque étant l'implosion pure et simple. Quant à mon esprit une multitude de filaments tels des fils d'araignée commençaient à se tisser autour de moi. Kahos voulait mètre une petite barrière entre nous... Cette même cloison que j'avais balayée d'un revers de main lorsqu'elle m'avait été possible.
Kahos avait posé chacune de mes mains sur une des épaules de Lorcan. La force du saut du bain et de la chute sur le sol l'avait considérablement affaibli... Moi du moins. Je n'avais pas le physique d'une machine de guerre. Il nous fit avancé faisant reculer avec plus ou moins de force Lorcan qui devait être toujours aussi amusé.
*Stop... C'est moi qui vais te tuer. *
Je traversais ces barreaux insignifiants pour me rapprocher de cette coquille vide de dragon. Kahos voulait le faire baigner dans son sang, dans un bain bouillonnant. Il se rattachait à ce qu'il pouvait. Il se rattachait, mais prenait des forces. Je sentais la douleur d'un déchirement corporel. Kahos ne se contrôlait plus lui-même et en venait à vouloir interchanger nos places corps et âme. Une déchirure dorsale, une prise de pouvoir qui m'en donnait désormais plus dans son monde à lui.
Nous avions basculé dans le bassin, qui se remplissait désormais d'eau bouillante. Je prenais quant à moi mes marques et investissais ces ténèbres. Des chaînes apparurent du néant pour envelopper Kahos. Sa queue, ses pattes se retrouvaient clouées au sol... Je l'aimais, mais je savais imposer des limites.
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Lorcan L. Scamander

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MessageSujet: Re: Pas si mort que ça... [Lorcan]   Mar 2 Juil - 14:45


    Dans un claquement de poignets, un glissement de hanches, je parais une attaque peu motivée. Artémis était on ne peut plus présente dans ma conscience des choses. Elle était face à moi, et j'avais parfaitement conscience que si j'utilisais mes mains pour frapper, ce serait son corps que j'abimerais. J'avais conscience de la présence d'Artémis. Mais vivre une quinzaine d'année avec un dragon m'avait appris à ne pas succomber au sentimentalisme. Si, comme un imbécile, je me laisser avoir par mes propres appréciations de chairs et de sang que pouvait representer un humain, je risquais bien plus de la blesser. Kahos pouvait, et devait compter sur la fragilité que représentaient les émotions. Les liens du sang, de la famille. J'avais conscience d'Artémis, et justement parce qu'elle était là, je m'étais avancé. Si j'avais franchi la porte de la salle de bain, ce n'était pas uniquement pour Kahos. Ce n'était pas uniquement pour elle. C'était pour ce qu'elle représentait aux yeux de Kahos, pour sa capacité à être, à exister.
    Si j'étais là, c'était pour eux deux.

    « Death. »


    Un dragon, aussi fier, courageux et digne soit t-il que pouvait l'être Kahos, ne pouvait se permettre de m'imposer ma mort. Parce qu'avec elle entrainerait la disparition d'un être bien plus important que moi. Néanmoins, il y avait cette voix. Cette voix qui était un mélange de la sienne, celle du dragon, et celle, expulsée par les poumons, le ventre et les cordes vocales d'Artémis. Il y avait cette voix que je ne saurais jamais reproduire, avec Pahal, parce que notre relation ne ressemblait pas à cela. C'était cela, au final, le but de cette introspection supposée médicale. C'était le fait de totalement maitriser, mais mentalement uniquement, les fondements des relations qu'ils avaient tous les deux. J'étais le créateur de cette union, j'avais l'obligation de m'assurer de la sécurité de la chose. Debout, les mains ramenées près des hanches, surplombant Artémis de toute ma taille, je contemplais son corps. Pas dans une motivation de voyeurisme. Mais dans un intérêt morbide. Sa peau représentait la surface d'un jeu de pouvoir dans lequel Kahos se montrait indéniablement puissant. Mais elle résistait très certainement, songeais-je. Il n'y avait pas les tatouages qui avaient courus sur ma peau à partir de l'adolescence. Voilà, songeais-je, qui massacrait ma théorie. Les tatouages, en dehors de celui qui possédait la forme du dragon, et qu'elle avait autour du nombril, comme moi, étaient les marques de Madness. Il faudrait que je vois auprès de Lily, marmonna une partie de mon esprit, sur le ton de la conversation.
    Badin.
    Je reculais d'un pas.
    L'organisme d'Artémis s'affaiblissait. Ils n'étaient pas parfaitement capables de s'unir ? Pourquoi n'y avait t-il pas plus de résistance ? D'endurance ? Je reculais encore, observant l'oeil éteint d'Artémis. Elle devait être en « conversation ». Ma semelle heurta le vide, dans une appréciation du rebord. Oh, well. Ce ne serait pas très drôle de.
    Plouf.


    Les yeux écarquillés, les prunelles fendues sous le choc d'une hilarité qui m'emprisonna la tête, lors de l'immersion, je me sentis heurter le fond du bassin, complètement surpris. Dire que je m'étais préparé, la seconde précédente, à éviter une chute dans l'eau. Je m'étais dit, « oh lala, ce serait épouvantablement ridicule. » Et bien. Ça n'avait pas loupé.
    Enfin, la situation devint nettement moins drôle à partir du moment où l'eau devint brûlante. Parce que la déformation osseuse, proéminante, qui apparut le long du dos d'Artémis capta soudain toute mon attention, coupant mon souffle dans une satisfaction dangereuses. Enfin.
    Les doigts fermes sur ma poitrine et mes épaules devinrent soudain beaucoup plus doux. Artémis venait t-elle de reprendre le dessus ? Je posais mes paumes sur le fond de la piscine, dans une vague seconde d'apesanteur, je pus presque m'asseoir sous l'eau. Le temps d'une réflexion qui parut m'alourdir de toutes les tonnes du monde. Le temps que mes doigts se détendent, et que d'une pression légère sur le fond du bassin, je remonte à la surface.
    Tout cela devenait fascinant.

    Barbotant, debout dans l'eau, je retournais jusqu'au rebord du bassin, essuyant mon visage entre mes doigts, ramenant mes cheveux en arrière. Voilà qui devenait fascinant, prometteur, et réellement intéressant. Tout avait toujours été passionnant, dans l'évolutions des choses, mais j'étais heureux d'avoir pris la peine de m'être déplacé pour Artémis. Parce que ce les capacités qu'elle me dévoilait me rendait effroyablement fier d'elle. Même si ce n'était pas particulièrement justifié.
    M'asseyant sur le rebord, gardant les jambes dans l'eau, observant la température de celle-ci chuter progressivement, je laissais à Artémis quelques secondes pour qu'elle se couvre, avant de ne relever les yeux sur elle.

    « Tu entretiens avec Kahos une relation qui m'étonne. Je pensais que vous vous rejetteriez, et que la greffe, quoi que réussie, se révélerait les prémices d'une union incompatibles. Vous savez cohabiter ensemble. Vous savez exister l'un et l'autre. Voici ma critique. »


    Je sortais les jambes de l'eau, venant les croiser comme un enfant à l'indienne, et joignant mes mains entre elles, en venant tapoter avec mes deux index sur mes lèvres, l'eau coulant encore sur mes tempes, dans une sensation désagréable.

    « Je critique que vous existiez séparément l'un et l'autre. Je ne dis pas que vous devez devenir une seule personne, car vous en seriez incapables, et cela serait plus absurde qu'autre chose. Je dis juste que toi, Artémis, tu dois connaître avec plus d'insistance les points forts et les points faibles de Kahos, et toi, Kahos, t'imposer sur la cognition d'Artémis sans lui laisser la possibilité de choisir, relève plus de la bestialité, et de la connerie humaine plutôt que d'un comportement d'héritier d'Avalon. On dirait un gamin qui essaie désespérément d'être le plus fort. Tu es un dragon. Et tu dois accepter l'idée qu'Artémis est ta prison, quelque soit votre entente. »


    Je dardais mes yeux sur la surface de l'eau.

    « Artémis, tu es la prison, Kahos tu es la clé. Vous êtes complémentaires et paradoxaux. Tant que vous ne saurez pas cohabiter sans être parfaitement conscient de ce qu'est l'autre, -je ne parle pas des sentiments qui existent entre vous-, ce sera un échec. Kahos. Tu pourrais prêter à Artémis bien plus que la force où le pouvoir dans une durée limité par ses capacités physiques. Réfléchis à ce qu'elle est, comprends ses faiblesses et sa force. Fais en sorte que ta prison devienne ta liberté. Tu ne seras plus ce que tu as été. Tu ne pourras plus voler avec tes propres ailes si tu ne comprends pas qu'elle a des bras. Et toi, Artémis ? Tu sais quel est ton avantage sur Kahos ? C'est toi qui décide de comment tu veux marcher, d'où tu veux aller. C'est ton corps. Reconnais toi comme supérieur, car tu as corps, et Kahos n'en a plus. C'est moi qui l'ait enfermé à l'intérieur de toi, je le sais mieux que quiconque. Vous allez grandir, et être à vous deux ce que vous allez devenir dans votre relation. Mais si vous êtes en opposition, savez ce qui va se passer ? Un crac gigantesque, et définitif pour vous deux. »


    Je claquais mes doigts contre le parquet mouillé.

    « Kahos. As-tu révélé à Artémis que si tu l'entrainais, elle serait capable de cracher le feu ? »


    Pour ma part, j'éviterais les démonstrations.
    Mais ça se justifiait. Pyrophobe.[/justify]
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Pas si mort que ça... [Lorcan]   Mer 10 Juil - 14:31



Toujours dans ces ténèbres je me laissais tomber assise sur le sol. Kahos revenait peu à peu et tentait de se libérer de ses chaînes. Je disposais de près de la totalité des droits sur mon corps et mon esprit. Kahos n'avait pas le droit d'entrée ainsi et en tant que " gardienne " je disposais d’assez de moyen pour lui faire faire marche arrière. une fois de plus j'étais consterné par ce qu'il avait fait. Je regardais ses yeux rouges de rage avec un certain sourire.
*Les petites séances de spiritualité de Mike n'auront pas servi à rien. *
Kahos ne pouvait pas se battre sur deux fronts à la foi si bien qu'il l’achat son emprise sur moi. De nouveau il était épuisé et c'était laissé aller sous les chaînes. Sa respiration était haletante et il me tourna le dos.
Lorsque je pouvais enfin vivre de par moi-même je me trouvais au-dessus de Lorcan sous une eau brûlante. Analysant au plus vite la situation je lâchais mon emprise sur Lorcan qui put remonter au-dessus de la surface. Mon dos semblait en feu et je ressentais comme un déchirement dorsal. Ça aussi il l'avait fait. Instinctivement j'avais cherché du bout des doigts le rebord du bassin que je m'étais empressé d'agripper pour me ramener sur le bord. J'avais posé mes deux bras sur le bord que j'avais croisé et avais posé mon front sur l'arête du rectangle. Je prenais de grandes inspirations, je clarifiais mon esprit du mieux que je le pouvais. Les souhaits de cet assassinat se dissipèrent peu à peu comme la chaleur du bain. Je passais une de mes mains dans mes cheveux pour me dégager le visage et plaquer quelques mèches  en arrière. Je regardais un instant le jardin, balayer par une brise sans doute rafraîchissante, ce qu'avait bien besoin cette salle d'eau. Tout n'était que vapeur d'eau, la chaleur aurait paru insoutenable pour un acteur extérieur. Me hissant le long du bord je m'y asseyais et tendant mon bras le plus loin possible je réussi à me saisir d'un peignoir de satin rouge que j'enfilais prestement.

« Tu entretiens avec Kahos une relation qui m'étonne. Je pensais que vous vous rejetteriez, et que la greffe, quoi que réussie, se révélerait les prémices d'une union incompatibles. Vous savez cohabiter ensemble. Vous savez exister l'un et l'autre. Voici ma critique. »

Ce dragon, je l'avais voulu. J'avais pris une décision à la hâte, mais je n'en étais pas déçu. Aujourd'hui j'en voulais à Kahos d'avoir agi ainsi, mais demain tout rentrerait dans l'ordre. J'étais satisfaite de pouvoir garder mes envies, mes souvenirs loin de ceux de Kahos. Nous ne nous ne cédions que ce que nous avions envie. Il avait son monde imaginaire, j'avais mon monde réel et nous avions notre monde en commun une sorte de NOMANS LAND.
J'écoutais attentivement Lorcan tandis que Kahos, lui, c'était déconnecter. Il c'était enfermé, cacher, pour m'être inaccessible. Il devenait transparent, se fondait dans la masse. Comme le disait si bien Lorcan, Kahos agissait comme un gamin capricieux. Hier il m'avait semblé être un vieux bougon, aujourd’hui il se présentait sous le visage d'un enfant roi. L'enfant roi... je le suis, moi. Je l'ai toujours été. Cette facette ne lui appartenait pas. Il avait pris l'un de mes masques. Nous mélangions nos sentiments, nos paraître.

« Kahos. As-tu révélé à Artémis que si tu l'entrainais, elle serait capable de cracher le feu ? »

Cracher du feu. Oui, je le savais. En avais-je l'envie ça c'était une autre histoire. Je ne voulais pas encore cette totale symbiose et Kahos non plus. Nous travaillions au fur et à mesure, nous donnant ce que nous pensions être capable de faire. Mike nous aidait et été de l'avis que nous ne devions pas nous précipiter. À trois nous avions parlé du temps que nous allions prendre et nous étions tombé d'accord que sur cinq ans rien ne pourrait plus nous barrer la route à moins d'être exterminé.
« Je le sais, mais cracher du feu sera l’aboutissement de nos efforts et je crains que Kahos ne t'écoute plus jusqu'à nouvel ordre. »
Me levant j'allais prendre une brosse que je passais dans mes cheveux.
« Pour l'instant nous avons comme projet de fonder notre environnement. Un environnement sentimental. »
Je regardais Lorcan avec un sourire. Il ne savait pas que mes fiançailles étaient déjà organisées bien qu'elles restassent encore secrètes pour le plus grand nombre.
« Il ne faut pas oublier que je dois aussi devenir la sorcière la plus douée de ce siècle. »
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