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 Les rêveries enfantines.

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Lorcan L. Scamander

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MessageSujet: Les rêveries enfantines.   Jeu 4 Juil - 13:12




    La cafetière exhalait l'arôme puissant du café, et Lysander, ses doigts minces fermement resserés autour de sa tasse en ivoire, portait sur la machine des regards impatients. Amusé, je me levais, récupérant la tasse entre ses doigts, et allait lui verser le café. J'écoutais ses mouvements froissés dans le fauteuil, et me retournant vers lui, lui présentais la tasse. Il la récupéra lentement, et ne m'adressa pas le moindre sourire, alors que je lui retournais la chose. Sans me démonter, je m'asseyais, et feignant m'intéresser à l'extérieur de la fenêtre qui se présentais sur notre gauche, attendis qu'il prenne la parole.

    « Tu oserais vraiment assumer ? Tu ne crois pas que ça suffit ? Qu'il faudrait que tu arrêtes, et que tu te calmes. Que tu te stoppes, tout simplement ? »

    Je savais ce qu'il entendait par là. Je savais qu'il voulait me voir en sécurité. Mais je savais aussi qu'il voulait me voir expier mes fautes comme n'importe quel humain lambda, et je savais qu'il avait besoin de ne plus me voir comme une menace. Car quelque part, je représentais une menace. Ne serait-ce que cet instant, où il était chez-moi, en France, alors qu'il était parti de chez lui en embrassant Selim et sa femme, en disant qu'il partait au travail, et qu'il rentrerait ce soir comme d'habitude. Il rentrerait, certes ; mais ne se présenterait pas à son travail aujourd'hui. Il passait sa journée avec moi. Tenu par le secret, je savais qu'il ne parlerait pas. Il était, avec Lore, l'unique témoin de ma vie. Quoique, songeais-je, en laissant mon esprit s'égarer sur le médaillon envoyé par la lettre, il y avait bien Lily. Je plissais mes yeux, et Lysander dut prendre cela pour de la provocation, car ses lèvres laissèrent échapper un sifflement menaçant. Je levais la main pour le calmer, et répondre doucement, en choisissant mes mots.

    « Tu dois me trouver lâche. Peut-être que c'est ce que je suis, au final. Tu sais, Lys … on ne se ressemble pas beaucoup, de ce côté là. »

    Le Choixpeau m'avait choisi pour Gryffondor, pourtant. Je cessais de sourire.

    « Mais je crois que mon courage est différent du mien. Je crois que si tu étais à ma place, Lysander, tu te suiciderais, parce que tu ne supporterais pas la pression. »

    Il ouvrit la bouche, furieux, mais la referma. Il savait que je savais que j'avais raison. Et il le savait aussi, le croyant tout autant. Alors il se tût, parce que tout autre argument aurait été invalide. Je plissais les yeux, abaissant mon regard.

    « J'affronte la réalité, Lysander. Je ne la fuis pas. Je sais juste que je dois mettre en place certaines choses, parce que je ne veux pas fuir, je ne veux pas me suicider. Ni par honte, ni par pression. Il faut que je sois là, et j'ai décidé d'être là. Même si mes méthodes peuvent choquer ou surprendre ; je sais que c'est ce que je dois faire. Je crois que tu comprends ça, non ? »

    Il hocha la tête. But son café, et garda le silence encore quelques secondes, puis répliqua simplement.

    « Les yeux bruns, ça te donne un air bizarre. »

    Je souriais, sans répondre. J'attrapais une tasse à mon tour, et me tournant vers la cafetière, la récupérait, versant le liquide ambré dans la tasse d'ivoire. Je restais calme. Détendu en cette journée ensoleillé, j'attendais le retour de Chess, parti s'amuser dans la capitale. Je l'avais prévenu de l'arrivée de Lysander, mais je savais qu'il avait choisi expressément de nous laisser tous les deux, tranquilles, pour ne pas créer de tensions. Je ne voulais pas voir mon jumeau se mettre en colère contre Chess, ni celui-ci s'énerver contre Lysander. Les deux étaient les hommes de ma vie, et je n'aurais pas su me positionner. Non. Le trouble aurait été trop important pour moi et incapable de gérer, j'aurais mal affronté la situation. Je laissais mes yeux glisser sur les mains de Lysander.

    « Selim va bien ? »

    Je vis ses yeux s'écarquiller dans une surprise qui m'arracha un sourire, et je me justifiais doucement.

    « Tu m'as dit que Victoire accoucherait sûrement en juin, la dernière fois qu'on s'était vu. Comme tu es beaucoup plus détendu aujourd'hui que tu ne l'étais récemment, j'en déduis qu'il est né. Alors ? »

    Son sourire me répondit ce qu'aucune parole ne pouvait réellement traduire, mais il se lança dans une éloge enthousiasme que je n'écoutais pas réellement, un sourire calme sur mes lèvres. Lysander papa. Voilà qui promettait une belle histoire. J'avais l'impression que le baiser qu'il échangeait pour la première fois avec Victoire datait d'hier. Combien de fois les avais-je haï, tous les deux, parce qu'ils m'abandonnaient à ma solitude ? Mais aujourd'hui, liés l'un à l'autre par le mariage et par le sang, parents d'un enfant qu'ils avaient fait tous les deux, je me sentais simplement heureux de pouvoir contempler leur couple. Victoire, fraîche, sauvage et magnifique, restait à mes yeux la femme la plus géniale qu'ait pu avoir Lysander. Ce bébé, Selim … il restait cependant inconnu dans ma tête. Comme une tâche floue dans ma cognition. Je reposais ma tasse.

    « Dis ... »

    (…)

    J'ignorais où était Vic, mais elle n'était pas présente, en tous cas. Lysander avait dut s'arranger avec elle. Toujours est-il qu'il me fit entrer dans sa maison, m'ouvrant la porte le plus naturellement du monde. Comme il fallait s'y attendre, Gabriel se glissa le long des jambes de Lysander pour m'accueillir avec méfiance, mais dès que je rentrais dans son champs olfactif, l'attitude agressive du chien géant se transforma immédiatement en une gestuelle des plus adorable, et venant frapper le mur avec son énorme queue, il vint me faire la fête, piaillant comme un chiot. Je me baissais, pour me mettre à sa haute, glissant mes deux bras autour de son énorme encolure. Une langue rêche vint lécher ce visage que je devais comprendre et intégrer comme mien. Mais qu'il m'accepte, qu'il me reconnaisse, dans toute sa connerie et sa loyauté canine me remonta irrémédiablement le moral. Si un chien me reconnaissant comme Lorcan Scamander, alors peu importe mon visage, je restais Lorcan Scamander. Je n'avais pas fui. J'enfouis ma tête dans les poils longs du chien, le serrant avec force et douceur contre moi. Béni soit le dieu qui créa des êtres aussi cons. Aussi merveilleux.

    « Laisse moi au moins fermer la porte ! »

    Lysander nous tira, Gabriel et moi, hors du seuil, et referma la porte derrière nous. Je m'arrachais à la joie festive du mini-ourson de garde qu'était Gabriel, et essuyant mon visage, avançais dans le hall, à la suite de mon jumeau. Pour le hasard et l'amusement du destin, Lysander passa devant un miroir qui me renvoya notre reflet. Je ne nous ressemblais plus. L'opération chirurgicale avait sut transformer mon visage dans sa totalité, modélisant mon corps sur un modèle qui avait effaré Lysander. Mais je crois qu'il s'était habitué plus vite que moi. Dis moi, Lysander ? Qu'est-ce tu en pensais ? Qu'y avait t-il dans les tréfonds de ton cœur ?
    Montre moi ton âme.

    Un Lorcan aux yeux marrons, dans le reflet de mon miroir. Lysander ouvrit la bouche, et je me jetais sur lui, tout sourire, plaquant mon index sur ses lèvres, le prenant comme au milieu d'une épouvantable plaisanterie

    « Shh shh shh ! Shht ! »

    Il resta silencieux, mais un sourire glissa sous mon doigt, sur ses lèvres, et je montais avec lui jusqu'à la chambre de Sélim. Le silence et le calme, la douceur et les songes qui y régnaient me firent me stopper à la porte, mais Lysander me fit signe d'approcher.

    « Il est réveillé. Viens. »

    J'avançais. Je ne savais pas exactement ce qu'avait du ressentir Lysander lorsqu'il avait sentit cet être né, cet être sien, à moitié lui, à moitié Victoire, mais lorsque mes doigts effleurèrent le berceau, et que je me penchais, j'eus ce sursaut de cœur, ce pincement d'âme, pour cet être à moitié Lysander, à moitié Victoire.
    Il y eut un instant de silence, que respecta avec soin Lysander, me laissant l'observer, attendant peut-être de ma part une réaction particulière, comme s'il me testait. J'entrouvrais lentement mes lèvres, sans détacher mon regard du corps rose.

    « C'est minuscule, ces trucs. »

    Je relevais les yeux sur Lysander, pour l'entendre appuyé mes dires, mais il eut un air catastrophé. Je soupirais, en me redressant, et lui s'approcha de moi, presque furieux.

    « C'est-minuscules-ces-trucs ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? »

    J'haussais un sourcil, un sourire indécis courant sur mes lèvres.

    « Oh. Pardon. »

    Me repenchant sur le berceau, je laissais un gigantesque sourire s'étaler sur ma face.

    « Gouzi gouzi, Selim. T'es troooop miiiignon, tu ressembles à papa ! Et à maman ! C'est quoi ? Un mâle ou une femelle ? »
    « Tu es épouvantable, Lorcan. Epouvantable. »

    Je souriais, laissant mes yeux accrocher le regard de l'être minuscule, couché dans ses langes. Cette fois-ci, parce que l'être croisa mon regard, parce que l'être m'apparut comme intelligent et capable d'autonomie, parce que l'être m'apparut comme un être humain, comme un adulte en devenir, je me laissais vaguement attendrir.

    « C'est vraiment petit. »


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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: Les rêveries enfantines.   Jeu 4 Juil - 14:43



    Le silence. Enfin. Un soupire passa la barrière des lèvres de la jeune maman. Le bonheur rose bonbon promit par toutes les mamans hypocrites du monde n’avait été que de courte durée pour la blonde aux cernes bien marqués. Après la première phase passée, où les pleurs de Selim ne la dérangeaient pas mais la rassuraient, elle avait compris que les nuits blanches pouvaient ne pas être volontaires ou pour le travail. Non. Elles pouvaient aussi venir d’un minuscule bout d’homme d’à peine quelques semaines, dont les poumons étaient de toute évidence très bien développés. Lysander et elle s’étaient mis d’accord avant l’accouchement pour se relayer durant les longues nuits mais c’était sans compter sur le sommeil de plomb de son mari.

    La jeune femme plaça ses mains sous l’eau, en coupole, avant de projeter l’eau récupérée sur son visage. Les mains posées sur le bord du lavabo, elle leva la tête et rencontra le regard épuisé d’une femme qu’elle reconnut à peine. Le fait d’être enceinte, puis d’accoucher et enfin d’enchainer les nuits blanches avaient eu pour conséquence de poser sur sa peau une fine pellicule pâle et, sous ses yeux, légèrement violettes. Ses lèvres aussi lui semblaient bien claires. Ses cheveux tombaient des deux côtés de son visage, pas encore coiffés du matin alors que l’horloge annonçait bientôt quatorze heures. Profitant du moment de répit qui se profilait, elle se déshabilla et s’enfila sous la douche, prenant bien son temps pour se laver les cheveux et, surtout, réfléchir. Certains de ses amis avaient pour habitude de dire que le seul endroit où ils réfléchissaient sans problème était dans la douche. Ou dans le bus. Victoire ne les avait jamais crus et voilà qu’elle ne pouvait plus que profiter de ces instants intimes pour permettre à son cerveau d’analyser certaines informations que Greg continuait à lui fournir, malgré son arrêt de travail temporaire.

    Quelques jours plus tôt, son partenaire l’avait appelé à l’aide pour une sinistre affaire de traite d’êtres humains. Le Ministère avait quelques pistes qui menaient soit dans un quartier désaffecté habité principalement par des sans-abris ou dans un manoir géorgien d’une valeur inestimable. Ces deux mondes n’avaient en commun que quelques filles en mauvais états, que l’on forçait à faire des choses dont les pervers ne peuvent que rêver. La seule autre chose que ces filles avait en commun, outre les blessures parfois très graves qui s’étalaient sur leurs corps meurtris, était un tatouage qui avait laissé perplexe les premiers enquêteurs. Depuis que Dragonneau avait pris le pouvoir sur l’Angleterre, les seules personnes capables de comprendre le sens de ce tatouage avaient été reléguées au second plan. Un simple code-barres, noir, s’étalait sur les nuques de chacune de ces pauvres gamines. Evidemment, les nouveaux enquêteurs, tous de magnifiques Sangs-Purs qui n’avaient rien à se reprocher, ne pouvaient pas savoir de quoi il s’agissait. Ces éléments repassaient en boucle dans le cerveau de la blonde, qui n’entendit pas la porte principale s’ouvrir et son énorme chien faire la fête aux arrivants.

    L’eau coulait encore sur son visage quand elle referma le dossier mental qui contenait chacune des images, des noms, des endroits de cette affaire. Un sourire tira ses lèvres tandis qu’elle réalisait que les seuls instants où elle pouvait quitter le monde des bisounours était lorsqu’elle discutait avec son coéquipier. On ne pouvait pas vraiment dire que Lysander l’aide à s’échapper de ce monde car il y était lui aussi embourbé jusqu’au cou mais que lui adorait ça. Pas que Victoire n’aime pas son fils, loin de là, mais si elle pouvait quitter la maison un ou deux jours par semaine pour se consacrer exclusivement à des occupations d’adultes, alors peut-être prendrait-elle toujours le même plaisir à regarder les émissions qui faisaient tellement rire Selim. Celle avec les marionnettes de toutes les couleurs lui plaisait énormément. Un autre sourire, un peu confus cette fois, passa sur le visage de la blonde qui se rendit compte que, lorsqu’elle quittait le monde rose et doucereux, c’était pour entrer dans celui sombre, noir et sanglant de son travail. Elle ne faisait pas les choses à moitié…

    Le jet se coupa et la jeune femme sortit de la cabine, s’enroulant dans une serviette avant de démêler ses longs cheveux. Cette douche lui avait fait le plus grand bien et, n’entendant toujours pas Selim pleurer dans sa chambre, elle prit le temps de mettre de la crème sur son corps avant de se maquiller légèrement, juste de quoi être présentable si, par le plus grand hasard, une personne de plus de deux ans venait à se présenter chez les jeunes mariés. Enfin habillée, elle sortit de la salle de bain, laissant ses pieds nus trainés sur le sol. En fronçant les sourcils, elle remarqua que la porte de la chambre de son fils était ouverte. Or, elle la fermait à chaque fois qu’il faisait sa sieste sinon Gabriel s’invitait dans la chambre et faisait la fête avec le nourrisson. Ces deux –là c’était bien trouvé, au moins. La maman poussa le battant et découvrit un homme qu’elle ne connaissait pas, penché sur le berceau.

    Qu’est-ce que ?!

    Quand l’homme se retourna, quelque chose retint la blonde de lancer un sortilège entre les deux yeux de l’inconnu. Son visage était différent. Ses yeux étaient différents. Son corps était différent. Pourtant, il y avait cette petite lumière, au fond du regard, qui le criait. Ce sourire en coin. Cette calme assurance. Les sourcils de la femme se froncèrent et sa baguette se baissa légèrement. Quelque chose lui soufflait que, malgré ce que l’on disait, malgré les rumeurs et les soi-disant faits, la personne qui la regardait avec ce petit air suffisant et surpris n’était autre que son beau-frère. Elle n’en avait jamais eu la confirmation, mais après que Lysander soit parti à la recherche de son frère grâce à des moyens virtuels tandis que Lore s’occupait du terrain, quelque chose avait changé dans leur manière d’être. Ils étaient plus calmes. Victoire avait senti qu’ils avaient trouvé quelque chose, quelque chose qu’ils n’avaient pas partagé. De toute évidence, ils avaient appris que leur frère était bel et bien en vie, contrairement à ce que semblait indiquer la présence de son cadavre au bas d’une falaise.

    Donc t’es pas mort, espèce de… Prestidigitateur ?
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Lorcan L. Scamander

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MessageSujet: Re: Les rêveries enfantines.   Jeu 4 Juil - 15:16

    Ouh.
    Se faire tenir en joue par la sorcière d'une maman vélane tireuse d'élite avait quelque chose de particulièrement effrayant, et en même temps, très attirant. Vraiment dantesque. Me retournant lentement, laissant un sourire incrédule étirer à moitié mes lèvres, et plissant mes yeux dans une expression hilare, je la saluais mentalement, l'embrassant de tout mon regard, lui projetant mes pensées les plus chaleureuses. Salut toi.
    Il y eut un instant de silence, durant lequel Victoire opta finalement pour le fait de baisser sa baguette, éloignant la menace de me voir finir percé par des petits trous partout. Je n'avais pas pensé à cela. Une maman se devait d'être maternelle pour son fils. Elle se faisait juste aussi tigresse, si ce n'était plus, que je ne l'avais toujours connu.

    « Donc t’es pas mort, espèce de… Prestidigitateur ? »

    Là, je tiquais. Sincèrement. Me penchant sur le berceau, prenant le bébé entre mes doigts, refermant mes mains sur le petit corps chaud, je me relevais en le serrant contre moi, foudroyant Victoire des yeux.

    « Prestidigitateur ? Tu te fous de ma gueule ! J'ai fais croire à Lebon et à toute son équipe médicale que j'étais mort. La Gazette elle même à fait un article à mon nom ! J'ai réussi à faire croire à un magnifique suicide, en usant d'une alchimie parfaite, et Lysander lui-même a crut que j'étais réellement mort, à un moment ! J'ai trompé tout le monde, ai menti comme un as, manipulé comme un chef, et tout ce que tu trouves à me dire, c'est « Prestidigitateur » ? J'ai honte de toi, Victoire ! Pauvre bébé ! J'espère qu'il n'a pas entendu les vilaines choses qu'a dit sa maman ! Bouh, bouh ! »

    D'un pas aérien, je me ruais presque sur Victoire, conservant Selim dans mes bras. Arrivé à sa hauteur, je plaquais un baiser sur sa joue, ricanant encore.

    « Prestidigitateur. Voyez-vous ça. »

    Je plongeais ma main dans ma poche, et dans un claquement de langue énervé, levais les yeux au ciel, pour ressortir la main de ma poche, en sortant un bouquet de fleurs, que je tendais à Victoire.

    « Reconnais au moins que, si je dois être un prestidigitateur, je suis le meilleur de tous.  Hein Selim ?»

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