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 FRANCE : "Tu es ici chez toi." [Laïla & Romain]

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Romain P. Lesage
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MessageSujet: FRANCE : "Tu es ici chez toi." [Laïla & Romain]   Mer 17 Juil - 9:30



J'étais arrivé il y avait à peine trois jours pour retrouver cette maison ce jardin et cette personne si chère à mes yeux. Toute inquiète elle avait accouru sous le porche et m'avait pris dans ses bras. Elle avait eu vent de quelques perturbations de ces derniers temps dans le monde sorcier et en était morte d’inquiétude. Au passage je lui avais acheté chez un fleuriste du coin une jolie plante estivale qu'elle avait déjà rempotée. Elle n'avait pas pris une ride, elle était toujours la même. Je lui avais tout raconté et silencieuse elle avait posé une main sur son coeur en remerciant le ciel que je sois toujours en vie. Elle connaissait désormais tout de ces derniers mois. Je venais de lui apprendre mes fiançailles que je voulais fêter ici et ce fut presque si elle me gronda pour ne pas l'avoir prévenue plus tôt pour tout préparé. La magie ferait le principal lui avais-je dit, mais en retour elle m'avait fait promettre qu'elle voulait participer à l'organisation du mariage qui se tiendrait dans un futur prochain. Depuis elle s'activer sans cesse à nettoyer chaque pièce de sa maison, a préparé toute les chambres et il y en avait. Grand-père et elle avait vendu l'intégralité de leur terre et leurs engins agricoles pour s'acheter une grande maison normande en pleine campagne, entouré d'un grand terrain et d'un petit étang pour y accueillir toute la famille . C'était un lieu idyllique pour célébrer des fiançailles. La fête se tiendrait d'ici deux semaines tout au plus, juste le temps de tout préparé et apprendre à nous connaître entre membres d'une future grande famille. La veille, Victoria avait fait son entrée sur le dernier cri des balais volants, accompagnée par quelques valises lourdement chargées. Tout comme l'avait fait ma grand-mère elle m'avait pris dans ses bras la larme à l'oeil et m'avait fait ensuite une inspection médicale. RAS. J'étais en bonne santé. Je m'étais même vu confisquer mon paquet de cigarettes à moitié plein que j'avais oublié depuis au moins un mois au fin fond d'un sac. Victoria avait raison, je n'en avais pas besoin. Tout ce qui nous entouraient ici m'était bien loin de nous tous nos tracas quotidiens et nos habitudes de Citadins. Grand-mère me demandait sans cesse à quel moment sa future belle-petite-fille allait arriver. Elle ne demandait qu'une chose. Voir toutes les pièces de sa maison grouillant de monde, voir sa maison vivre autrement que par elle et son petit chien Perceval. Et c'était aujourd'hui que ma fiancée arrivait, tout comme ma mère et peut-être mon père. Laïla était la première à arrivé. Elle avait choisi de traversée la " Chanel " par les eaux puis les terres par les aires. Et justement j'avais en ma possession le balai de Victoria qui faisait mine de ne pas me regarder dans sa chaise longue.
« Tu es sûr que tu ne veux pas que je t’emmène !? Tu en auras pour au moins une heure vu la façon dont tu t'y prends ! »
Lui souriant je prenais le petit bouquet de fleurs du jardin, lançais un sort pour qu'aucune personne non sorcière ne me voie et enfourchait le balai qui me donna du fils à retordre. Je n'étais vraiment pas doué en voltige et le fait que je m'égarais en chemin n’arrangea rien. Fort heureusement la mer que je voyais en panorama se rapprochait de plus en plus jusqu'à ce que je puisse apercevoir le bateau en question approchant le port juste à côté des plages du débarquement. Je me posais sur une piste de fortune, un buisson, et je rangeais à la hâte ce balai dans ma sacoche. Mes fleurs n'avaient aucune égratignure et c'est tout heureux que je me plantais sur le port devant ce géant bateau attendant de voir arrivée ma belle fiancée. Ce moment j'en rêvais depuis des nuits, elle était la moitiez de mon âme, de mon coeur et sans elle je n'étais pas vraiment Romain Lesage.




               
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Laila Clennam

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MessageSujet: Re: FRANCE : "Tu es ici chez toi." [Laïla & Romain]   Sam 20 Juil - 20:19



Je suis ici chez moi
Romain et Laila

Elle aurait dû être perdue dans un rêve féérique, ne pensant qu'à son fiancé et aux merveilles de la France. Elle n'avait jamais voyagé hors du pays et une excursion outremer aurait dut l'agiter plus que n'importe quoi d'autre. Pourtant, elle était bien assise sur le canapé du petit appartement qu'elle occupait l'été, silencieusement perplexe. Lui dire, ne pas lui dire? Comprendrait-il son besoin de lui dire? Mais si, par un acte poussé, il refuserait qu'elle parte, qu'elle se fiance à un autre comme elle, que ferait-elle? Utiliser la magie, sur son père, hors Poudlard? Non, ce ne serait pas sage. Pourtant, elle voulait le lui dire. Elle allait le risquer. Elle était rentrée à la maison un jour plus tôt que prévu, pour le surprendre, Tobias lui donnant la permission de quitter Poudlard en avance pour se préparer pour son voyage. Lui et elle étaient devenus de bons alliés et s'appréciaient de plus en plus. Laila avait sentit le directeur de Poudlard la prendre sous son aile et cela la rassurait. Elle savait qu'il était bon et censé et qu'il allait la protéger à tout prix. Elle le savait, sans trop comprendre pourquoi. Mais c'était bien comme cela. Si seulement elle pouvait avoir ce même sens de sécurité auprès de son paternel...

Assise sur son canapé, se rongeant les ongles (mauvaise habitude, elle le sait bien), les jambes croisées, elle attendait. Attendait le retour de Richard Clennam, cet homme mystérieux qui lui avait servit pour les signatures du parent et/ou tuteur lors des cinq dernières années. Elle ne l'avait pas revu depuis qu'elle avait douze ans et pourtant, il vivait dans ce lieu où elle même avait passé au moins deux semaines tous les étés. C'était étrange comme situation, un peu triste, mais Laila en avait fini de s'apitoyer sur son sort. Sa plus grande inquiétude était que son père l'empêche de se marier après qu'elle lui annonce la nouvelle de ses fiançailles. Des pas retentirent. Des clefs.

Il arrivait.

Laila se leva en vitesse, repassa une main sur sa jupe pour la défroisser et alla se cacher dans sa chambre. Elle en ressortit aussitôt, se répétant que c'était une mauvaise idée, une si mauvaise idée. Une main sur le front, puis sur la nuque, puis sur le visage. Un, deux soupirs. Des pas plus rapides. Déclic de la porte.

Un homme inconnu entra, ôta ses chaussures et déposa ses clefs sur le comptoir de la cuisine. Après une trentaine de secondes, il leva la tête et compris pourquoi toutes les lumières étaient allumées. Devant lui se tenait une jeune fille blonde, aux cheveux courts. C'était Grace tout craché, comme lorsqu'il l'avait rencontrée pour la première fois. Il cligna des yeux et murmura:

« Ça y est, je suis vraiment cinglé. »

Laila le fixait, gênée de le revoir après tant de temps. Nonobstant, elle réussit à articuler une syllabe répétée.

« Papa ? »

Le visage de l'homme s'éclaircit. C'était sa fille. Non c'était sa femme. Non, c'était la fille de sa femme. Il s'approcha avec caution et étendit une main hésitante vers la chevelure de sa fille.

« Laila ? C'est toi ? »

Bien entendu que c'était elle. Il n'arrivait pas à croire que l'enfant qu'il avait si attentivement rejetée se retrouvait devant lui. Une larme vint se perler sous un battement de cils. La culpabilité recommençait à le hanter. Il savait que la façon de laquelle il traitait son unique enfant était monstrueuse, sans coeur, impardonnable. Pourtant, il n'avait jamais été capable de se résoudre à se faire pardonner auprès d'elle. Il avait presque oublié pourquoi il avait choisit de l'haïr tant. Parce qu'elle était différente. Une décennie s'était écoulée depuis le jour où il l'avait prise par le col et plaquée contre le mur. Une décennie l'avait changé. Il ne lui en voulait plus pour la faillite misérable de son ménage. Si il avait été moins stupide, il aurait prit soin de sa fille, au lieu de la répudiée complètement.

« Papa. J'ai besoin de te dire quelque chose. Quelque chose de très important. »

***

Le Channel n'avait jamais eut droit au regard de la jeune fille auparavant. Malgré le brouillard et la grisaille, elle parvint à aimer cette étendue d'eau dès qu'elle la vit. Elle allait la mener vers un autre continent, une autre terre, une autre maison, une autre vie. C'était palpitant comme nouvelle expérience, surtout lorsqu'elle savait qui l'attendait à l'autre bout. Chaque incalculable vague la poussait vers son avenir qui se promettait heureux, alors elle aima chacune d'entre elle.

« Laila, pourrais-tu me dire maintenant comment tu crois que nous allons nous rendre là-bas une fois la traversée terminée si tu n'as pas de billets de train? »

Alors qu'elle s'accrochait au bastingage, le coeur et la pensée dans un autre pays déjà, son père avait encore recherché ses bagages pour essayer de trouver un billet quelconque qui allait lui expliquer comment ils allaient continuer leur voyage.

Oui, il était venu.

Ce fut un peu facile pour lui, de parachuter dans la vie de la fille qu'il n'avait jamais connu, mais elle avait été si émue par son ouverture d'esprit qu'elle l'avait invité sans plus tarder. Une fois qu'elle lui avait expliqué qu'elle se fiançait, il était demeuré muet quelques minutes. Et puis, tranquillement, il l'avait prit dans ses bras et avait fondu en larmes. Voilà qu'il venait de la retrouvée qu'elle partait déjà dans les bras d'un autre. Toutefois, il ne pouvait pas lui en vouloir puisque c'était bien lui qui l'avait lâchement abandonnée lorsqu'elle était encore une enfant.

Il était donc venu et se surprit à quel point il s'entendait bien avec cette jeune femme en devenir. Ils découvrirent ensemble qu'ils avaient beaucoup de points en commun, dont l'avidité du savoir.


« Eum, si tu veux, je te le dis. Viens ici par contre. Bon alors, comme tu sais, je fais partie de la communauté sorcière et c'est très important de ne pas dévoiler notre identité, alors ne t'exclame pas très fort. Nous avons plusieurs modes de transport autres que ceux que les Mol... que les non-sorciers utilisent. Je sais que ça sonne un peu stéréotypé, mais en vérité, nous allons voyager par voie de balais magique. »

L'expression que son père afficha la fit éclater de rire. Il s'assit tout bêtement sur un banc avoisinant et y réfléchit pendant tout le reste du trajet.

Une fois arrivés, tous deux s'affairaient à récolter toutes leurs valises, tandis que Richard s'obstinait en disant que jamais ils n'arriveraient à porter toutes ces choses avec eux et pourquoi donc il n'avait pas laisser sa deuxième valise à l'appartement. Laila secoua doucement de la tête, riant de cet homme si occupé à ce que tout soit parfait. Elle sentait qu'il souhaitait piteusement de se racheter auprès d'elle alors tout ce qu'elle voulait c'est qu'il soit là, tout simplement.  

En descendant de la passerelle, Laila échappa une de ses valises et une multitude de vêtements s'envolèrent dans tous les sens. Elle s'empressa de tout ramasser et de ranger, ne souhaitant pas que la foule ait droit au visionnement de ses sous vêtements, lorsqu'elle aperçu un jeune homme marcher sur le quai, le regard fixé sur les passagers qui débarquaient. Son allure de poète était accentuée par le fait qu'il serrait un bouquet de fleur dans une main et par ses cheveux châtains dans le vent. La jeune fille oublia sa valise et ses sous-vêtements à la vue de tous, se leva et sauta au coup de son bien-aimé. Elle sentit un frisson de surprise parcourir le grand corps svelte mais bientôt, tous deux étaient enlacés chaudement. Laila ferma les yeux et prit une grande respiration, inhalant l'odeur de Romain, le serrant plus fort.

Derrière, son père finit de ramasser les vêtements de sa fille et replaça les bagages, toisant attentivement son futur beau-fils. Après les caresses de retrouvailles, Laila présenta son père à Romain. Les deux se saluèrent avec politesse et bientôt, tous les trois enfourchaient un balais, Richard hyperventilant légèrement.


***

Ils se posèrent dans un champ fleurit, celui qui avoisinait la maison familiale des Lesage. Maison était un bien piètre mot pour désigner cet immense immeuble. Laila fut ravit de trouver cette demeure si chaleureuse et comprit, en la voyant, pourquoi Romain aimait tant la vie. C'est parmi les fleurs et les personnes qu'on aime que l'on a une enfance heureuse, à ce qu'il parait.

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Romain P. Lesage
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MessageSujet: Re: FRANCE : "Tu es ici chez toi." [Laïla & Romain]   Dim 21 Juil - 15:08


Il y eut se bruit de valise qui attira mon attention. Des vêtements étalés sur le sol, une jeune femme accroupie pour les y ramasser. Svelte, blonde aux cheveux courts, oui c'était bien elle. Sans plus attendre elle m'avait sauté dans les bras, comme si nous avions été loin l'un de l'autre durant des mois. Je l'avais serré très fort en appréciant la douceur de sa peau et de son parfum. Elle avait un immense sourire, promettant des jours merveilleux en sa compagnie. Je fus surpris de voir qu'elle était accompagnée par un homme, qu'elle me présenta comme son père. J'étais très heureux de le rencontrer, même si selon moi il m'en voulait de lui prendre sa fille. Nous échangions une poignée de main qui se voulait sincère, puis empruntions la voie des aires. Le voyage fut bien moins long qu'à l'allée et bientôt nous nous posions dans un champ de fleurs. Celui-là même d'où venait mon bouquet que j'avais offert à Laïla un peu maladroitement.
Avant d'atterrir je n'avais que pu remarquer une berline noire flambant neuve garé à l'ombre d'un marronnier. Cela signifié que monsieur Daniel Lesage était là. S'il n'avait pas souhaité venir ma mère serait venue accompagnée par ses cousins. Dans ce cas présent ma très chère maman avait été conduite ici par son mari, mon père.
Regardant autour de nous je montrais à travers les arbres où se trouvait l'étang, le meilleur cerisier du parc, la petite basse-cour  que ma grand-mère avait tenue à s'occuper seule et quelques autres choses inutiles. Je me donnais du temps entre autres.
« J'espère que vous vous plairez ici. Ce n'est pas le grand luxe, mais il y a tout ce dont l'on peut avoir besoin. »
Moi j'avais surtout besoin de papier et de stylo pour écrire.
Observant le père de Laïla avec les valises je sortais ma baguette pour y jeter un petit enchantement.
« Vous n'aurez plus à vous préoccuper de la façon à laquelle vous allez porter vos valises Monsieur Clennam. Elles vont se porter seules et suivre chacun de vos déplacements. »
Mettant un bras autour de la taille de Laïla je nous emmenais sur le chemin du modeste manoir. Contrairement à ses semblables il était érigé en hauteur, avec de petits tours imitant les châteaux de guerre du Moyen Âge. Il y avait ces poutres en bois apparente de l'extérieur qui donnait ce ton si singulier des demeures de Normandie. Tout en haut du toit l'on voyait le conduit de cheminée et juste à coter se trouvant sous les combles une série de trois fenêtres qui donnait sur ma chambre qui serait désormais celle de moi et Laïla. Toutes les fenêtres étaient ouvertes, la porte d'entrée et la porte-fenêtre donnant sur la terrasse également. Victoria était toujours sur son transat et avait descendu ses lunettes de soleil de son nez pour mieux nous apercevoir. J'avais déjà parlé à Laïla de ma complicité avec ma demi-soeur. De tous c'était elle la plus réticente à ce mariage.
Elle ne voulait pas qu'une autre puisse prendre sa place. Arrivés à sa hauteur je faisais les présentations. Je percevais la voit mutine de Victoria, qui faisait naturellement exprès de parler Français, alors qu'elle maîtrisait aussi bien l'Anglais. Juste derrière il une femme brune de 45 ans, les cheveux coupés en carrer aux épaules retrancher derrière les oreilles, les yeux verts, venait de passer la porte-fenêtre. Elle me regarda avec ses yeux que j'avais toujours connus scintillant et venais me prendre dans ses bras. Je ne l'avais pas revue depuis septembre. Seules quelques lettres avaient circulé entre nous durant ces longs mois. Elle sentait la crème de jour, la même depuis des années. À première vue il était dur d'imaginer que ce petit bout de femme était la meilleure joueuse de flute traversière du conservatoire de Paris et une réelle passionnée de composition musicale.
« Laïla, monsieur Clennam, je vous présente ma maman, France. »
Elle leur offrit un splendide sourire avant de données une chaleureuse accolade à Laïla ainsi qu'à son papa. Elle débordait de chaleur humaine, adorait les repas de familles, elle aimait être entourée et faire de nouvelles connaissances. Parlant couramment l'anglais elle leur posa quelques questions du genre s'ils avaient fait bon voyage. Je les laissais un instant pour retrouver ma grand-mère et ne trouvais pas mon père. Faisant abstraction à lui je conduisais mamie Lou son vrai nom Marie-Lou, sur la terrasse que je présentais à ma fiancée et à son père. Ma mère et ma grand-mère se ressemblaient en tout point, bien que Lou parût bien plus campagnarde et mamie gâteau. Elle aussi les accueilli chaleureusement et leur proposa de quoi boire et manger.
Discrètement Victoria me souffla que notre père aussitôt arrivé avait foncé se reposer dans une chambre, l'ordinateur sous le bras et un téléphone à la main. Un peu déçu, mais pas étonné jeaussais les épaules et regardais tout ce petit monde échanger des mots et des gestes. Victoria fit apparaître la grande table du salon déjà dressé, sur la terrasse accompagnée de ses chaises, ce qui ravit ma grand-mère. Le traditionnel goûter de mamie Lesage était déjà prêt. Il y avait toutes sortes de gâteaux, de boisson, de fruit étaler d'un bout à l'autre.
« Mes enfants mangeons ! »
Comme d'habitude grand-mère nous fit signe de nous attablé. Je prenais la main de Laïla et l’installais sur une chaise à côté de moi. Je n'avais pas vraiment faim, mais je prenais tout de même un plat où se trouvait quelque chose comme un clafoutis et en proposait à Laïla avant de me servir moi-même. Regardant Laïla je lui prenais la main pour y déposer un baiser.
« Ce petit coin de paradis, te plaît-il ? »




               
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Laila Clennam

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MessageSujet: Re: FRANCE : "Tu es ici chez toi." [Laïla & Romain]   Dim 4 Aoû - 20:16





C'était un tout autre monde, une toute autre dimension que cette petite terre en basse-Normandie. Laila s'y trouvait comme dans un rêve qui semblait être, malgré tout, réel et palpable. Elle marchait vers un manoir enchanté, respirant en passant le parfum des fleurs sauvages, main dans ma main avec le plus bel homme qu'elle ait jamais rencontré. Un rêve, non? Ce qui ajoutait de l'invraisemblable au tout, c'était les pas de son père qui touchait son ombre, là, derrière. Laila retournait sa tête de temps à autre pour bien s'assurer qu'il y était vraiment. Et oui, se desserrant le nœud de cravate, il était lui aussi ébloui par la splendeur du lieu. Ce n'était pas seulement la grandeur du manoir, ni l'arôme campagnarde qui ajoutait du cachet à cette place.

Un chez soi. Voilà ce qu'était ce lieu. C'était le secret de son charme. Le chez soi d'une famille aimante, de la famille de Romain. Laila n'avait jamais cru aux sottises comme "mi casa, tu casa" ou bien "mes amis, tes amis", croyant que l'amitié, l'amour, le sentiment d'appartenance, ça ne se partageait pas. Comme elle se trouvait contredite par ses sentiments. Tout ce que Romain touchait, elle l'aurait aimé à cet instant.

Victoria fut la première présentée aux invités, la demi-sœur de Romain. Elle était très jolie, avec un quelque chose de son demi-frère, quoique dépourvue du même air de rêveur qu'il portait si bien. Elle les accueilli dans sa langue natale, le français. Laila sembla retrouver du mépris se glisser derrière son sourire d'autre part charmant.  Trop habituée aux tons tendres et doux de son fiancé, elle fut surprise d’apercevoir cette teinte de méfiance aigue dans les paroles étrangères de sa sœur. En apercevant, toutefois, le regard un peu sombre que Romain adressa à Victoria, Laila comprit qu’il y avait là un désaccord en sous-entendu et décida de ne faire aucune remarque désobligeante. Elle se contenta de sourire et de hocher la tête, serrant chaleureusement la main de sa future belle-soeur dans la sienne.

Ensuite, la maman de Romain arriva. C'était une très jolie femme qui ne possédait pas la même réserve froide de Victoria et qui, au contraire, vint la serrer dans ses bras, laissant une emprunte parfumée sur la jeune fille.  

« Laïla, monsieur Clennam, je vous présente ma maman, France. »

Le père de Laila sembla se détendre un peu en voyant une dame qui semblait bien normale, merci. Elle le regarda attentivement, se disant qu'il avait vraiment du faire un effort pendant tout le long du voyage, se préparant à faire face à une bande de sorciers fous, surtout des français. Pour sa part, Laila se sentait un peu dépaysée, mais bien trop heureuse pour se sentir décontenancée. Suivie de France fut la grand-mère de Romain, identique à sa fille, quoiqu'un peu plus mûrie. Elle avait cet aspect de bonne petite maman qui filait toujours des biscuits aux petits enfants en cachette. Elle aussi embrassa chaudement Laila, qui n'avait jamais reçu autant de contact physique dans sa vie auparavant. Les Français seraient-ils plus démonstratifs dans leur affection que les Britanniques? Ça ne serait pas difficile à battre en tout cas.

Tout le monde s'affairait déjà autour d'une table, prêts à manger. Romain ne semblait pas s'intéresser beaucoup à la nourriture, mais Laila oeillait cette merveilleuse boustifaille avec gourmandise. Cela avait toujours été un de ses défauts, la gourmandise. Mais la nourriture était trop bonne et la vie trop courte pour ne pas profiter de chaque bouchée. Lorsque son fiancé lui proposa un plat de clafoutis, la jeune fille considéra son assiette deux fois vidée et refusa, la bouche encore à demi pleine, puis prit une coupe de vin. C'était un bon vin, velouté et d'un bourgogne chaleureux. La chaleur remonta vite à sa tête, puis redescendit dans sa gorge puis dans sa poitrine, enrobant son coeur au passage. Une touche de vermeille monta aux pommettes saillantes de la serdaigle et elle se retourna en riant vers le jeune homme à ses côtés. Celui-ci venait de prendre sa main et d'y poser un tendre baiser, ce qui la fit rougir de plus belle.

« Ce petit coin de paradis, te plaît-il ? »

« Si tu le qualifies de paradis, comment puis-je ne pas l'adorer? C'est un endroit enchanté, Romain. Plus merveilleux que je ne l'aurai imaginé. Pour ajouter à mes louanges  de cet endroit paradisiaque, je dois avouer que son charme réside dans le simple fait que c'est chez toi. C'est où sont rassemblés les êtres qui te sont chers et qui te chérissent également. Je suis si contente d'en faire partie. »

Discrètement, elle lui posa un baiser sur la joue et lui caressa la nuque. Peut-être qu'elle n'avait pas été si discrète que cela, car bientôt elle s'aperçu que son geste d'affection avait attiré le regards de tous les invités au repas. Gênée, elle ne fit que serrer plus fort la main de Romain. Mais la réaction de leur entourage n'était pas celle du choc, ni de l'outrage, mais bien de l'attendrissement et de la joie. Quelqu'un leva un vers et bientôt, tout le monde trinquait à leur santé et leur avenir ensemble. Ensuite, quelqu'un s'écria:

« À quand le mariage? »

Laila se retourna tout de suite vers Romain, le regard plein de points d'interrogation. C'est sûr qu'à ce moment même, elle l'aurait marier sans hésitation, mais ils avaient déjà décider d'attendre. Mais l'avait-il dit à sa famille? S'attendait-elle à leur union définitive bientôt?



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Romain P. Lesage
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MessageSujet: Re: FRANCE : "Tu es ici chez toi." [Laïla & Romain]   Mar 6 Aoû - 13:52



Le sourire sur les lèvres je regardais cette petite assemblée. J'étais entouré par des personnes qui m'étaient chères et j'étais heureux. Je n'avais pas faim, je n'étais pas même un grand gourmand, mais je faisais honneur au travail de ma grand-mère. Je regardais ma mère qui papotait à droite et à gauche et qui m'envoya un baiser lorsque nos regards s'étaient croisés. Victoria fidèle à elle-même prenait de minuscule portion de chaque plat pour que grand-mère ne lui fasse remarquer son appétit d'oiseau. Grand-mère tout en parlant surveillait à ce que toutes les assiettes soient pleines, tout le monde avait le sourire. C'était un de ces moment familiale que j'aimais temps.
Tout se passais divinement bien. Le temps était lui-même parfait et j'étais submergé par des idées poétiques. J’avais discrètement demandé à Laïla ses premières impressions sur ce qui allait devenir notre univers, notre paradis.

« Si tu le qualifies de paradis, comment puis-je ne pas l'adorer? C'est un endroit enchanté, Romain. Plus merveilleux que je ne l'aurai imaginé. Pour ajouter à mes louanges  de cet endroit paradisiaque, je dois avouer que son charme réside dans le simple fait que c'est chez toi. C'est où sont rassemblés les êtres qui te sont chers et qui te chérissent également. Je suis si contente d'en faire partie. »

J'appréciais ses caresses et son baiser satisfait par sa réponse. ''Enchanté ", " Merveilleux ", " Paradisiaque ", tels avaient été ses mots. Des mots qui décrivaient exactement ce lieu et elle n'avait encore rien vu. Il n'y avait pas encore cette apothéose de chaleur humaine. Aujourd'hui nous n'étions qu'une petite poignée, il manquait encore les tantes, les oncles, les cousins et cousines, mes amis de Beauxbaton, ceux de Poudlard et bien d'autres. Bientôt cet endroit grouillerait de monde, pour partager notre joie. Je sentais la main de Laïla serrait fortement la mienne, face à l’intérêt que l'on nous portait. J'étais touché par le comportement de chacun, bien que Victoria fît sa tête de mule je savais qu'elle était heureuse pour moi et quant au comportement de Daniel, j'étais déjà assez surpris qu'il soit venu jusque-là.

« À quand le mariage? »

Je ne faisais tout d'abord pas attention à la question, amusée par le regard de Laïla. La nouvelle était encore récente au sein de ma famille et nous n'avions pas eu le temps d'en parler de manière posé. Je répondais à ma fiancée par un regard complice qui se voulait rassurant et prenais la parole.

« Dire que nous voulons nous marier maintenant serait réaliste, mais trop précipiter. Nous nous sommes mis tous les deux d'accord que nous attendrons au moins deux ans pour nous présenter devant l'hôtel. Nous ne remettons pas en question nos sentiments, bien au contraire, mais nous, du moins plutôt Laïla, qui a fait preuve de bien plus de maturité que moi sur l'instant, préférions que sa scolarité à Poudlard soit terminée. Aujourd'hui on ne peut pas vraiment parler de mariage mais de fiançailles, nous voulions absolument organiser une petite fête en vue du manque d’occasion que nous aurons à nous voir à la reprise scolaire. »

Sur le coup j'eut un petit pincement au cœur. Nous passerions le restant de l'été ensemble pour ensuite nous quitter le temps d'une semaine au minimum et se serait sans compter les weekends consacré à nos leçons. Nous serions occupés et ne pourrions échanger que des lettres et patienter jusqu'aux vacances qui passeraient en un éclair. Il fallait également que je prenne en considération mes études d'art et de lettres plus mon travail à l'animalerie. J'étais enfin d'accord sur ce que je voulais faire et j'étais infiniment reconnaissant envers Hypérion qui m'avait aiguillé sur le métier de reporter animalier.
Me rapprochant de Laïla je passais ma main autour d'elle.

« Pour le moment nous voulons profiter de nos vacances et de votre présence. »




               
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