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 Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]

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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]   Lun 2 Sep - 14:26




Londres. La ville où je suis née, là où j'ai toujours habité. C'est avec une immense joie que je foulais de nouveau le sol Anglais. Toutes les paroles entendues jusque-là m'étaient compréhensibles et c'était un réel repos de soi. Ulrick parlait très bien l'anglais, comme la plupart de sa famille, mais je n'échappais pas à l'apprentissage de cette langue que je trouvais hideuse. Ulrick lui-même était d'accord sur ce point. Ici il faisait même plus doux et le ciel n'était pas pluvieux, contrairement aux 6 jours que je venais de passer à Stockholm. Je n'avais pas une si belle vue, mais ici j'étais chez moi. Je retrouvais mon beau manoir, ces tableaux grincheux, ces couloirs tapisser de rouge, ma chambre parfaite et surtout je retrouvais Mike. J'avais laissé dans un placard ça remplaçante, Maria, que j'avais bien failli étriper une bonne dizaine de fois. Si j'avais réussi à m’éclipser un jour avant la date prévue de mon retour, c'est qu'un repas conviant la famille Hobbes se tiendrait au manoir. Père détestait que l'on manque l'un de ces repas collectif et il avait été très contrarié de savoir qu'Ulrick ne serait pas de la partie, contrairement à moi. En 6 jours j'avais pu voir toutes les facettes de ce prince de la nuit et mieux valait-il que nous ne restions pas trop longtemps ensemble. Avoir, dès le premier jour, failli le noyer dans son bain moussant m'avait fait réalisé que j'allais avoir du mal à vivre avec lui. Ce qui ne semblait pas lui poser le moindre souci et le fait qu'il m'avait déjà envoyé un hibou montré qu'il avait l'intention de s'agripper.

"D'ici deux petits jours je serais de nouveau dans vos bras, ma princesse dragon."


J'avais eu quelques frissons en lisant cette phrase dont je n'avais que faire. Il avait le don de me dégoûter. Rangeant le mot dans un tiroir de mon bureau je regardais l'heur et décidais qu'il était temps pour moi de vêtir une tenue un peu plus conventionnel pour le repas. Je me levais de mon fauteuil et me dirigeais directement dans la partie salle d'eau où mes affaires avaient déjà été préparé par Mike. J'enfilais rapidement une robe blanche écrue et des chaussures plates de la même couleur. Étant déjà maquillé je coiffais seulement mes cheveux et venais placer correctement mon tout nouveau diadème de princesse, offert par mon fiancé. J'avais à peine le temps de me regarder dans le miroir et d'enfiler ma bague dragon et ours, symbole de l'union de la famille Skarsgard à la mienne, que Mike venait me prévenir que l'ont m'attendais. J'avais toujours été en retard et ce n'était pas prêt de changer. Je sortais rapidement et descendais l'imposant escalier de l'entrée où se trouvait mon père réglant, visiblement, quelques détails. Je le saluais et ensemble nous entrions dans la grande salle à manger. Saluant chaque personne présente autour de cette table je remarquais qu'Esther se trouvait à côté de Phillip, à ma place. Je ne disais rien et prenais place à côté de Matthias.
Le repas fut ennuyant, lourd, comme d'habitude, mais ne dura pas aussi longtemps que ce à quoi je m'attendais. Lorsque père fini par ce levé ma mère ainsi que monsieur et madame Hobbes firent de même et sortirent en nous souhaitant une bonne après midi. Mia et Jacob s'éclipsèrent tout comme Esther et Phillip, si bien qu'il ne resta plus que moi et Matthias. Par chance lui et moi nous entendions plutôt bien. Me levant de table je posais ma serviette de table sur le bord de mon assiette, que les elfes de maisons retiraient déjà.
« Voilà, il ne reste plus que nous deux. Il semblerait que nous ne soyons pas indispensables à leurs yeux. »
A vrai dire je m'en fichais, ce qui me fit rire. Tant que je n'avais pas à subir la vision de deux tourtereaux se glissant des mots d'amour ou d'un frère blasant je me sentais chanceuse.
« Une envie particulière ? »
Je parlais bien évidemment d'une activité ou tout autre chose. Nous n'allions quand même pas rester ici.
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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]   Lun 2 Sep - 23:04



« Maître Hobbes, laissez-moi vous aider à choisir vos habits... »

Le pauvre valet tentait en vain de proposer les derniers habits en vogue dans la mode sorcière au jeune homme qui réajustait son nœud papillon devant la glace. Il savait très bien que son serviteur avait reçu des ordres de son père quant à son habillement. Le paternel trouvait certainement que son héritier endossait des vêtements particuliers, dans le mauvais sens du terme. Matthias avait toujours eu un style vestimentaire lui étant propre: tout ce qui faisait décontracté mais qui conservait la classe, en somme. Cela n'avait jamais été la cause de dispute dans la maison Hobbes car c'était un sujet assez futile surtout lorsqu'il était comparé aux autres causes de frictions entre les membres de la famille. Mais maintenant qu'ils étaient invités à la cour royale, Matthew Hobbes se préoccupait beaucoup plus de la tenue de sa famille. Tenant tête, encore et toujours, Matthias ignorait les préoccupations de son père et rejetait toutes les propositions du nouveau valet engagé spécialement pour la tâche d'habiller le fils Hobbes.  

Délaissant le misérable serviteur, le jeune homme se détacha de sa réflexion et alla cogner à la porte de chambre de sa soeur. Celle-ci lui permit d'entrer et le regarda de haut en bas lorsqu'il parut devant elle, un sourire au coin.

« Tu sais que je te trouves toujours ravissant, mais je sens que papa ne sera pas du même avis. »

Elle même était en train de se poudrer le nez, habillée d'une robe de soirée élégante et parée de bijoux étincelants. Matthias lui fit une fausse moue dans son dos puis retourna dans sa chambre, accueillit par un petit homme qui souffrait d'hyperventilation. Pour sauver le pauvre valet de la fureur de son père, l'adolescent lui permit de choisir d'autres habits pour lui.

Il arriva à la cour de Londres vêtu de longues robes noires brodées. La mode sorcière lui avait toujours parue étrange, mais il se dit que dans cet ensemble, il faisait tout de même la classe. Le roi ainsi que la reine les accueillit dans un salon aux couleurs d'émeraude. Bientôt, les enfants royaux se joignirent au cortège et tout le monde passa bientôt à table.

Les Hobbes et les Dragonneau avaient toujours été des familles alliées et souvent la famille des tigres avait été invitée chez les dragons. Pourtant, ce souper était différent des autres car c'était le premier depuis les fiançailles de Jacob et de Mia. L'union des deux maisons commençait déjà, au désespoir de Matthias. Il n'était toujours pas d'avis que Jacob était un type bien, surtout à cause de sa nature... Leur amitié avait été si artificielle que lorsqu'elle creva, se fut presque vexant qu'elle ne l'aille pas fait plus tôt.

Le repas se déroula tranquillement, monotonement, alimenté que par la discussion des deux pères de famille. Hélios Dragonneau adressa la parole une fois à Matthias pour lui demander quelles sortes d'études qu'il commencerait sous peu. Bien entendu, ce fut le père du jeune garçon qui répondit à sa place. Après discussion, Matthias allait entreprendre des études pour devenir médicomage. Des œillades pleines de sous-entendus s'échangèrent entre les deux hommes et Matthias comprit que son caractère rebelle n'était pas inconnu au monarche. Médicomage était un métier beaucoup plus respectable que journaliste ou professeur, tout de même.

Le dessert et le porto servit, peu à peu, la salle à manger se vida, chacun se retirant par paire. Il ne restait plus qu'Artémis et Matthias, un à côté de l'autre. Dans toute l'assemblée, Artémis était peut-être celle à qui Matthias préférait parler. Mia était partie avec Jacob et ses manières de fiancée amoureuse le dégoûtait un peu. Véritablement, la troisième fille Dragonneau était celle que le jeune Hobbes appréciait le plus en cette soirée de septembre.

« Voilà, il ne reste plus que nous deux. Il semblerait que nous ne soyons pas indispensables à leurs yeux. »

C'était vrai.

« Une envie particulière? »

Cette phrase fit sourire avec espièglerie le jeune homme qui connaissait déjà beaucoup d'envies différentes. Sur un ton enjoué, il taquina la princesse.

« Une envie autre que de m'agenouiller devant toi et t'inviter à ma chambre? Haha, je plaisainte Princesse. Mais il est vrai que vous êtes si ravissante que vous tenteriez même un tombeur comme moi. »

Lui offrant son bras, Matthias la mena vers un balcon extérieur. Des nuages humides s'écartaient pour laisser place à un ciel troublé d'étoiles. Un orage venait de se taire et la terre sentait encore la pluie. D'un coup de baguette le jeune homme sécha le rebord de pierre et invita la jeune fille à s'y asseoir. Lui même accoté contre la bordure du balcon, il s'alluma une cigarette.

« Si tu veux faire quelque chose, c'est à toi de proposer. Je me contenterais bien de rester ici et de me polluer le corps. Parle-moi aussi un peu de toi. Tu n'es pas retournée à Poudlard à ce que je vois, ni Philipp. J'ai aussi entendu dire que tu avais séjourné récemment à l'étranger... Prêterais-tu des attentions à un autre garçon que moi? »

Toujours d'un ton moqueur et décontracté, Matthias s'informait sur la vie de la princesse du Royaume-Uni.



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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]   Mar 3 Sep - 15:30



J'attendais patiemment qu'il me réponde tout en défroissant ma robe. Je regardais également les vêtements de mon invité qui me firent sourire. Le luxe sorcier dans toute sa splendeur. Moi-même j'avais toujours refusé d'un revers de main ces habits de tradition. Père n'avait jamais émis le moindre mécontentement sur la façon que j'avais de m'habillé. Mon style était une sorte de glamour-chic à la sorcière, tout en simplicité. Une collection allait d’ailleurs bientôt porter mon nom.

« Une envie autre que de m'agenouiller devant toi et t'inviter à ma chambre? Haha, je plaisainte Princesse. Mais il est vrai que vous êtes si ravissante que vous tenteriez même un tombeur comme moi. »

Il était provocateur, mais amusant, comme toujours. Matthias avait une manière bien à lui de plaisanter. À la fois taquin et sérieux. Sur le moment je ne me prenais pas vraiment au sérieux. Matthias était un ami d'enfance et je dois dire que je me permettais bien plus de chose avec lui qu'avec mes propres frères. C'était différent. Je le remerciais pour ses compliments retenant au premier degré sa question. J'avais l'habitude de ce genre de phrase depuis près d'une semaine et l'entendre de cette bouche me soulager. Prenant son bras nous troquions la salle à manger pour le balcon, surplombant les jardins. L'air était chargé d'humidité et l'odeur de pluie fraîchement tomber chatouillé mes narines. Comme le disait ce proverbe moldu, après l'orage venait le beau temps. Nous avions eu un cour sur leur proverbe en étude des moldus. Je dois dire que je ne regrettais pas cette option qui m'avait fait découvrir bien des choses les concernant. Mieux valait-il connaître son ennemi et en plus cela faisait bonne figure à l'époque. Je me posais sur le bord devenu sec et grimaçais en regardant Matthias sortir et allumer une cigarette.

« Si tu veux faire quelque chose, c'est à toi de proposer. Je me contenterais bien de rester ici et de me polluer le corps. Parle-moi aussi un peu de toi. Tu n'es pas retournée à Poudlard à ce que je vois, ni Philipp. J'ai aussi entendu dire que tu avais séjourné récemment à l'étranger... Prêterais-tu des attentions à un autre garçon que moi? »

Ses questions me firent tout d'abord rire. Je me demandais si réellement il prêtait attention à ce que pouvait bien parler nos parents et ce qui se trouvait en plus dans les journaux. En y réfléchissant, rien de ce qui pouvait se trouver dans les grands journaux n'était vraiment réaliste. Père avait supprimé la liberté d'expression et surtout celle de la presse.

« Restons ici jouer les curieux sur ce que nous devenons, puisque tu veux te pourrir de l'intérieur. »

Quand nous en aurions marre nous pouvions toujours faire autre chose. Ici le moindre de nos souhaits pouvait être réalisé.

« Pas de Poudlard pour moi cette année comme pour Phillip. Pas tant que l'école se trouvera sous le joug de Tobias. Mon professeur attitré me fait donc cour partout où je me rends. »

Je parlais bien évidemment de mes futurs allés et retour entre l'Angleterre et la Suède.

« C'est plutôt agréable. Je suis libre d'apprendre ce que je veux et de la façon qu'il me plaît. »

Mike et moi avions prévu que j’apprendrais pas mal de magie noire en continuant en parallèle sur le programme de sixième et septième année, dans la mesure du possible.

« Et très cher, bien que je ne lui prête aucune attention il y a bien un autre homme dans ma vie. Tu as surement dû le croisé dans de grandes fêtes sorcière ou en compagnie de mon père et peut-être même du tien. Un certain Ulrick Skarsgard que l'on appelle aussi Prince de Suède. »

Je ne lui disais ouvertement rien sur l'arrangement, mais je savais qu'il était assez intelligent pour comprendre. Cela était évident. Père n'avait comme objectif que d'agrandir les rangs de ses fidèles en incitant les sangs purs à faire des enfants. Et quoi de mieux que de montrer l'exemple en mariant sa progéniture ? Je m'imaginais qu'il en était surement de même pour lui. Il fallait faire le choix entre amour et profit et j'avais fait le mien.

« Et pour toi ? De jolies candidates doivent te lécher les pieds. Tu es un membre de la famille royale grâce à Mia. Je pourrais même t'appeler beau-frère. »

Je riais, mais c'était vrai. Par liens maritaux il avait du sang royal.

«Et l'université ?  »
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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]   Mar 3 Sep - 18:01



« Restons ici jouer les curieux sur ce que nous devenons, puisque tu veux te pourrir de l'intérieur. »

Nous nous sommes toujours bien entendus, cette petite et moi. Je dis petite car pour moi, elle fut toujours la plus jeune soeur de mon ami, mais aujourd'hui je voyais bien qu'elle avait bien mûrit et qu'elle pouvait facilement être à la hauteur de mon respect. C'était quelqu'un de caractère, une fille qui avait du chien, si on peut le dire comme ça. Son comportement à Poudlard l'année passée avait été extrême, je dois l'avouer. Mais au lieu de mettre en doute son équilibre mental, je dois admettre mon admiration pour elle. Voilà quelqu'un qui sait ce qu'elle veut et qui n'a pas peur de mordre et de griffer pour l'obtenir.

« Pas de Poudlard pour moi cette année comme pour Phillip. Pas tant que l'école se trouvera sous le joug de Tobias. Mon professeur attitré me fait donc cour partout où je me rends. »

J'hochai de la tête, m'adossant confortablement contre la bordure. C'est vrai qu'avec le changement de régime, de nouvelles tentions régnaient. Parfois j'oubliais les murmures de guerre, les cris silencieux dans la nuit. Je savais bien que ce qu'Hélios Dragonneau faisait n'avantageait personne pour très longtemps et même si je me retrouvais dans la classe privilégiée, mon avenir n'était tout de même pas sécurisé et je n'étais pas libre.

« C'est plutôt agréable. Je suis libre d'apprendre ce que je veux et de la façon qu'il me plaît. »

Je me retournai pour regarder Artémis de face, souriant légèrement. C'est vrai qu'elle était beaucoup plus libre que moi, étant la fille préférée du monarque. Mais j'imagine qu'elle doit souffrir beaucoup de surplus d'attention, même si elle est en général extravertie.

« Et très cher, bien que je ne lui prête aucune attention il y a bien un autre homme dans ma vie. Tu as surement dû le croisé dans de grandes fêtes sorcière ou en compagnie de mon père et peut-être même du tien. Un certain Ulrick Skarsgard que l'on appelle aussi Prince de Suède. »

Et bien entendu, elle doit mener l'exemple et épouser un noble au sang pur pour pouvoir enfanter d'une marmaille royale. Rien de moins qu'un prince, bien entendu. Je me relevai doucement, gravement, posant mes longs doigts sur les siens, courts et minces. Lui jetant un regard que j'essayais de rendre réconfortant, je cru parvenir à lui faire comprendre que je compatissais.

« Et pour toi ? De jolies candidates doivent te lécher les pieds. Tu es un membre de la famille royale grâce à Mia. Je pourrais même t'appeler beau-frère. »

Je ricanai mauvaisement à cette remarque, hochant nonchalamment des épaules. J'ôtai aussi ma main de dessus la sienne, me souvenant que dans notre monde, la sympathie ne durait jamais très longtemps.

« Mes parents m'ont fait le joli petit serment sur cela et commencent à faire défiler devant moi toute une gamme de demoiselles, chacune plus belle et génétiquement plus adéquate que l'autre. Si Mia a réussit à se dénicher un prince, il faudrait bien que je marie l'impératrice de la lune, ha ! Mais il n'y a que toi qui puisse accrocher mon oeil, tu sais bien cela. »

Ce que j'avais commencé avec amertume je terminai avec raillerie. Ma cigarette était à bout: j'en prit une autre.

« Tu en veux une, belle-soeur ? »

«Et l'université ?  »

Je jetai l'allumette dans les haies, en bas. Je n'aimais pas utiliser la magie pour ces trucs moldus, ça leur ôtait leur petit charme.

« L'université? Ça ne va pas tarder à commencer. Voilà aussi quelque chose que mes parents ont réussit à contrôler. On dirait que je m'en vais en médicomagie. Ce n'est pas nécessairement pour me déplaire, mais j'aurais préféré choisir par moi même. Je n'ai approuvé ce choix que parce que sinon, on m'ôtait mon héritage. Si je voulais l'avoir autrement, j'aurais du tuer toute ma famille, ou bien me marier le plus vite possible. Je n'ai pas la tête à ces deux options, alors j'ai tout simplement accepté une autre voie professionnelle. Mais toi, tu es promise au prince de Suède? Pourtant, tu ne lui prêtes pas d'attentions... Suis-je encore et toujours l'heureux élu de ton coeur? Tu me fais trop d'honneur. Mais raconte moi tout à son sujet, je veux savoir qui est mon rival ! »

Toute cette histoire de rival et de contestation pour le coeur d'Artémis n'était qu'enfantillages, même si Matthias était réellement curieux du dessein d'Hélios pour sa troisième fille.



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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]   Mer 4 Sep - 14:36



Matthias avait posé l'une de ses mains sur la mienne et j'en fus étonnée. C'était un geste sincère et rempli de compassion. Je n'étais pas sujette à ce type de contact, mais c'était toujours mieux qu'une forme quelconque de violence. Je le remerciais néanmoins d'un regard. Je dois dire que même si j'allais me marier par arrangement entre deux familles, je n'étais pas à plaindre. Il fallait voir tous les avantages, qui étaient bien plus frappants que les inconvénients, selon moi.

« Mes parents m'ont fait le joli petit serment sur cela et commencent à faire défiler devant moi toute une gamme de demoiselles, chacune plus belle et génétiquement plus adéquate que l'autre. Si Mia a réussit à se dénicher un prince, il faudrait bien que je marie l'impératrice de la lune, ha ! Mais il n'y a que toi qui puisse accrocher mon oeil, tu sais bien cela. »

Je lui répondis par un clin d'oeil en raillant silencieusement. Il n'y avait de toute manière aucune fille qui puisse me surpasser. J'étais ce qu'il y avait de mieux. Aux yeux des partisans de mon cher père je réunissais tous les critères d'une princesse parfaite. Bien mieux qu'Esther qui passait sa vie à courir aux souliers de mon père et a faire toute choses aussi absurde soient-elles pour ses faveurs, encore plus que Margareth qui n'était qu'une traite à son sang. J'étais la favorite, la préférée du roi comme pouvait l'être Phillip. Soigneusement je construisais mon nid, persuadée qu'un jour je pourrais me conduire à la tête d'un empire.
Matthias me proposait une cigarette que je refusais. Cette chose engourdissait l’esprit et à continuer ainsi, l'aîné des Hobbes pourrait devenir aussi détestable qu'Ulrick.

«Et l'université ?  »

Tout comme Jacob, il allait entrer dans cette école que j'avais déjà en dégout, du fait qu'elle fut ouverte par cet ancien vieux ministre de la magie. J'espérais que père ouvre une école spécialement pour nous, sang pur et qu'ainsi nous soyons sur de nos encadrements éducatifs.

« L'université? Ça ne va pas tarder à commencer. Voilà aussi quelque chose que mes parents ont réussit à contrôler. On dirait que je m'en vais en médicomagie. Ce n'est pas nécessairement pour me déplaire, mais j'aurais préféré choisir par moi même. Je n'ai approuvé ce choix que parce que sinon, on m'ôtait mon héritage. Si je voulais l'avoir autrement, j'aurais du tuer toute ma famille, ou bien me marier le plus vite possible. Je n'ai pas la tête à ces deux options, alors j'ai tout simplement accepté une autre voie professionnelle. Mais toi, tu es promise au prince de Suède? Pourtant, tu ne lui prêtes pas d'attentions... Suis-je encore et toujours l'heureux élu de ton coeur? Tu me fais trop d'honneur. Mais raconte moi tout à son sujet, je veux savoir qui est mon rival ! »

J'imaginais mal Matthias en blouse de médicomage, mais c'était une idée comme une autre qui méritait réflexion. Monsieur Hobbes voyait surement son fils en tant que directeur de Sainte-Mangouste et pas moins. Cela me fit penser à Jacob. Au début de la rentrée dernière, à Poudlard, nous avions longuement parler de notre avenir. Devenir médicomage était son souhait à l'époque, mais aujourd'hui c'était dans la faculté politique qu'il s'engageait. Lui et Matthias se serait peut-être vu l'un à la place de l'autre. Le principal dans tout cela était de savoir que Matthias voulait son héritage et qu'il le dise ainsi, montré bien qu'il n'avait pas honte de son intérêt pour l'argent.

« L'héritage est l'une des seules valeurs sures de nos jours. C'est pratique pour se reposer sur ses lauriers. Tuez ta famille était une idée, peut orthodoxe, mais au moins plus d'intermédiaires. J'espère qu'une foi diplômée tu te déplaceras spécialement pour moi au moindre de mes bobos ! »

Bien sure je plaisantais, concernant cette horreur qu'était de tuer sa famille, mais cela ne me faisait en réalité ni chaud ni froid. Je ne pouvais tuer mon père, mais Kahos si.

«Et pour ta connaissance, ton rival est très avenant. Une beauté typique de Suède, brun ténébreux aux yeux bleus. Mais l'habit ne fait pas le moine. C'est un pot de morve de gobelin qui me suit en permanence et un fou de passion d'un genre très torride. Mais... Il va devenir roi de Suède et je deviendrais reine par la même occasion. »

J'allais poser ma main sur une joue de Matthias en faisant la moue.

« Désolé, choux. L'appel de la couronne est une bien trop grande tentation à laquelle je ne peux résister. Mais je te le promets sur l'honneur que je viendrais tout de suite avec toi si tu devenais un roi. »

Je riais et enlevais ma main. Réfléchissant, je posais mon index sur mes lèvres.

« Euhh... Si tu y tiens, je te laisse tuer Ulrick une foi qu'il sera roi et je te fais monter à sa place, mais en aurais-tu la tête ? »

Je l'avais dit en plaisantant, mais je n'étais pas contre cette idée. Ulrick allait être roi, mais il n'en avait surement pas les épaules, contrairement à moi et peut être même Matthias.
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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]   Ven 6 Sep - 19:29

Deux gosses de riches, sur un balcon, en train de se plaindre de leur sort. Pour nous, c'était simplement de la conversation légère. Je n'avais jamais parlé ainsi à Artémis, pas pour aussi longtemps en tout cas. Comme je l'ai dit plus tôt, elle a toujours été la petite soeur de mon ami. Mais maintenant que celui-ci ne l'était plus, il fallait bien qu'elle prenne sa place d'une autre façon. Elle sursauta légèrement lorsque je posai ma main sur la sienne. Bien sûr, ce comportement de ma part était inhabituel, moi qui d'habitude ne faisait que la saluer de loin. Ce n'était pas non plus conventionnel pour quelqu'un de mon statut de démontrer de l'affection aussi librement, ou bien même juste de la compassion. Elle ne sembla pas être vexée par mon geste et j'en fus bien heureux. Qui était ce juge omniscient qui pouvait me dicter mes gestes? La classe, le statut social. Il y a les bons et les mauvais côtés.

« L'héritage est l'une des seules valeurs sures de nos jours. C'est pratique pour se reposer sur ses lauriers. Tuez ta famille était une idée, peut orthodoxe, mais au moins plus d'intermédiaires. J'espère qu'une fois diplômée tu te déplaceras spécialement pour moi au moindre de mes bobos ! »

Je souris à ceci. Voilà le plus grand avantage que j'y trouvais: l'argent. Mais avouer que j'en était dépendant était de confesser ma peur et mon angoisse de ne plus vivre dans le confort. Ce qui m'agaçait toujours était que je devais vivre encore chez mes parents jusqu'à la fin de mes études ou bien si je me mariais. Mais on s'entend encore là-dessus, je ne compte pas me marier de sitôt.

«Et pour ta connaissance, ton rival est très avenant. Une beauté typique de Suède, brun ténébreux aux yeux bleus. Mais l'habit ne fait pas le moine. C'est un pot de morve de gobelin qui me suit en permanence et un fou de passion d'un genre très torride. Mais... Il va devenir roi de Suède et je deviendrais reine par la même occasion. »

[...]

« Désolé, choux. L'appel de la couronne est une bien trop grande tentation à laquelle je ne peux résister. Mais je te le promets sur l'honneur que je viendrais tout de suite avec toi si tu devenais un roi. »


Elle aussi c'était permise de me toucher, de poser ses doigts glacés sur ma joue non-rasée. C'était un geste qui perçait dans mon intimité mais qui ne dura qu'une fraction de seconde. J'en fus surpris, je l'accorde, quelque peu perplexe, mais nullement inconfortable. Si c'était comme ça qu'on allait faire les choses, soit.

« Euhh... Si tu y tiens, je te laisse tuer Ulrick une fois qu'il sera roi et je te fais monter à sa place, mais en aurais-tu la tête ? »

« La tête d'un roi ou d'un tueur? Ha. »

Un rire fourbe s'échappa d'entre mes lèvres, fruit d'une image cervicale trop bien pensée. Je voyais déjà Artémis nouvellement couronnée, m'indiquant où était son nouvel époux, me tendant une lame meurtrière ainsi que le sceptre, puisque j'allais devenir roi tout de suite après avoir tué l'autre.  

« Mais cela m'intrigue... Tu voudrais vraiment de moi à tes côtés? Tous les deux, nous ferions une sacrée paire, je l'avoue. Mais de la tuer ton futur époux... Peut-être devrais-je me contenter de mes amourettes de passage... Certainement, elles ne seront jamais aussi formidables que toi. »

Des mots mielleux glissaient en dehors de ma bouche. Ce n'était certainement pas contre mon gré d'amadouer cette jolie demoiselle, mais je prenais un risque, d'approcher d'une telle façon la fille du monarque...


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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]   Dim 8 Sep - 11:31



« La tête d'un roi ou d'un tueur? Ha. »

Roi ne rimer pas avec tueur, mais en revanche, empereur, si. Je me voyais déjà sur le trône de Suède proclament le pays Empire. Je serais Impératrice. Impératrice de tout, mais tout d'abord des forces armées que je composerais moi-même. L'Empire Dragon serait la première puissance mondiale en force armée et irait annexer tous les pays du Nord-Est. C'est ainsi que je voyais les choses et elles allaient se passer ainsi. J'étais bornée et je n'abandonnais jamais. Peut m'importer vraiment quelle figure masculine se trouverait à coter de moi. Je savais seulement qu'il en fallait un. Une personne que je n'aimerais pas, c’était certain, mais une personne qui aurait mon respect. Matthias ressemblait peut-être à ces critères, bien que je me demandais vraiment s'il serait prêt à tout. Lui, il aimait l'argent, moi le pouvoir et l'on n'avait aucun pouvoir sans argent et pas d'argent sans pouvoir. 
J’accompagnais son rire du mien. J’imaginais la tête de père s'il nous entendait parler ainsi. Il serait bien évidemment fâcheux que toute la famille Skarsgard disparaisse, mais la Suède en souffrirait elle vraiment ? Contrairement à notre famille, celle-ci croulait sous les presses à scandales et faisait de ce pays une destination à éviter. Réputer pour leurs folies....

« Mais cela m'intrigue... Tu voudrais vraiment de moi à tes côtés? Tous les deux, nous ferions une sacrée paire, je l'avoue. Mais de la tuer ton futur époux... Peut-être devrais-je me contenter de mes amourettes de passage... Certainement, elles ne seront jamais aussi formidables que toi. »

Matthias faisait gonfler mon ego et ne s'en cachait pas. La question n'était pas de savoir si c'était lui en particulier que je voulais, mais plutôt, pourquoi lui. La première hypothèse était qu'il était le frère de ma meilleure amie, Mia. C'était un atout considérable. Proche l'un de l'autre, Mia saurait m'aider à convaincre Matthias dans des moments délicats. De plus Matthias avait ce respect de l'autre qu'Ulrick n'avait absolument pas en privé. Je n'avais plus compté ,dès les premières heures de mon arrivée en Suède, toutes les fois où il m'avait fait honte ou ses propos purement irréfléchis et déplacer. Matthias voyait petit et je l'aurais cru plus combatif ou plus persévérant. Je ne savais pas s'il tenait à l'amour pour et simple. À première vue je le voyais plus comme ma mère. Voulant à tout prit un rythme de vie intéressant sans jamais s’atteler trop à la tâche et vivre dans un lux au coût exorbitant. Tout cela sans vraiment user de ses bras, mais plutôt de son charme.

« Tes amourettes de passages te coûteront cher. Non seulement d'un point de vue financier, mais je doute que ton père apprécie et cela nuirait surement à ton héritage. Donc adieux la vie douce et luxueuse que tu aimes tant et bonjour... la sueur, pour espérer une bonne rémunération et espérer pouvoir profiter de tes lingots amassés durant une longue retraite ce qui n'est pas dit, vu que ta santé est altérée par cette chose. »

Je baissais mon regard sur sa cigarette que j'arrivais à éteindre d'un soupçon de magie.

« Prends ce que je t'ai dit comme tu le souhaites, mais dis-toi que dans tout ça je suis certaine d'avoir la meilleure des places possible et inimaginable. »

Je me dirigeais lentement vers lui l'obligeant à me donner le bras et je nous emmenais dans le jardin où j’allais m’asseoir sur le bord d'une fontaine. Je regardais Matthias avec un sourire mielleux et mesquin. Tout ce que je venais de lui dire portait à réflexion. C'était pourtant simple quand on y réfléchissait bien.
*Arrête de l'embobiner Artémis. Ulrick me plaît bien à moi et il se pourrait que cette chair humaine puisse être bien plus intelligente que cet Ours et qu'il ne devine bien trop tôt ma présence. *
Kahos avait raison, mais Matthias ne semblait pas être une menace. L'on ne pouvait savoir à l'avance ses réactions face à ce que j'étais, mais si cela rimait avec plus de pouvoir et donc d'argent, il s'en moquerait peut-être. La dernière option était que je sois seule sur le trône. Malheureusement je n'étais pas le genre de femme très sympathisante et il ne suffisait de pas grand-chose pour que j'anéantisse l'intégralité de la population. Je n'avais pas la tête de celle qui écoute et qui pardonne et encore moins de celle de la compassion.

« Il est joli le jardin, non ? Parfait pour lézarder sous ce soleil nouvellement apparut. »

Je faisais référence au salon d'extérieur à quelques pas où se trouvaient des transats. Le luxe ici était de ne rien faire.
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Moins deux, moins deux, moins deux, moins deux , font que nous somme plus que deux. [Matthias et Artémis]

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