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 Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire

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Caprice A. O'Connel

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MessageSujet: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Lun 23 Sep - 15:02

D’un œil morne, Caprice Alma O’Connel, regardait l’horloge fixée au mur exposé plein sur de son bureau égrener le temps. Les secondes devenaient des minutes, puis les minutes devenaient des heures…Elle fixait la machine avec insistance comme si ce simple fait allait ralentir, voir stopper, le déroulement du temps. Malheureusement pour elle, en dépit de ses capacités magiques hautement démontrées (car elle était bien une sorcière) Midi arriva apportant sa dose de mauvaise nouvelle. Comme il l’avait écrit dans sa lettre, Léodagan DeLune avait franchis sa porte à très exactement douze heure zéro deux. La ponctualité était une affaire d’état dans la famille, mais ce n’était pas ce qui alarmait la rousse. Non. Le véritable problème était autrement plus fondamental. Jamais depuis qu’elle avait emménagé en Angleterre elle n’avait envisagé une seule seconde que son promit pourrait poser jamais le bout de son pied dans son havre de paix. La jeune femme s’était toujours sentie en sécurité entre les murs de l’ISR, elle avait eu la stupidité de s’y croire inaccessible. C’était sans connaître Léodagan qui s’appliquait à lui prouver chaque jour le contraire. Elle était sienne, seulement sienne et il n’existait pas un endroit au monde ou elle pouvait lui échapper.

L’homme fit un pas dans la pièce et la rousse se redressa et défroissa sa robe. Une robe d’un vert foncé qui contrastait merveilleusement avec la couleur de ses cheveux, une robe qui lui arrivait sous les genoux et qui cachait des collants blancs. Elle attacha rapidement ses cheveux pour ne pas ressembler à une lionne sortie de la savane et sans prononcer le moindre mot elle saisit son manteau blanc sur la patère. La jeune femme vêtis le par-dessus et passa devant son fiancé sans lui adresser un regard. Il ne s’en formalisa pas et avait l’air plutôt agacé lui aussi. Dans un silence de mort ils rejoignirent les étages inférieurs pour se retrouver en plein cœur du Londres Moldu. C’était qu’ils avaient rendez-vous. La jeune sorcière n’avait pas particulièrement envie d’être vue dans leur monde à ses côtés, parce que la presse en parlerait surement et que personne n’avait besoin de savoir dans le monde sorcier qu’il n’était pas le parfait petit couple de Sang-Pur que l’on prétendait.

Le blond poussa la porte d’un restaurant plutôt côté et laissa passer sa compagne qui choisis une table en retrait pour s’asseoir. D’un pas lent et mesuré il la rejoint et prit place en face d’elle. La tension était telle que le serveur se tâta un moment avant d’oser demander s’ils avaient choisis. Les commandes prises il se hâta de disparaitre dans les tréfonds de la cuisine. Au bout d’un moment la femme se décida à rompre le silence. Elle fouilla dans les poches de son manteau et jeta sur la table une photo superbe de son futur époux ci-présent et d’une jeune femme qu’elle savait parfaitement bien identifier.
- Tu te souviens de Gil ? non bien sûr que non suis-je bête. En tout cas elle m’as envoyé ça cette semaine, j’ai demandé à Nott et il m’a confirmé que t’avais remis ça avec Rosier.
- Et donc bien sur tu t’es hâtée d’aller pleurer dans les bras de ton père, n’est-ce pas ? Tu sais que l’on m’a envoyé faire amende honorable ? Tu cherches quoi, à déclencher un accident diplomatique ?
Il frappa du poing et sa compagne pinça les lèvres avant de les étirer en un rictus diaboliquement merveilleux. Les gens qu’elle côtoyait en Angleterre ne se doutaient sans doute pas une seule seconde que Caprice pût afficher pareil visage.
- Ce que je veux, Léodagan : c’est te pourrir la vie. Et tu ferais mieux de cacher tes pétasses à l’avenir. Je vais épier le moindre de tes gestes…au plus infime débordement de ta part je te promets que j’étalerais au grand jour ta mauvaise foi. Tes parents seraient ravis.

Un éclair de colère passa dans les yeux de l’homme. Il avait des yeux magnifique ne put s’empêcher de penser Caprice alors même qu’en dessous des apparences elle mourrait de peur. Les lèvres du DeLune frémirent de manière quasi imperceptible et de son côté la promise se tendit. Elle ne doutait pas une seule seconde du fait qu’il était capable de l’étriper sur place.
- Comme il te plaira, Darling, mais ne viens pas pleurer si cela vire à la course aux armements. Tes mots : je vais te les faire regretter.
Il crachait avec un mépris croisé de haine. De la colère à l’état brut.

D’un œil incertain, Caprice Alma O’Connel regardait la porte qui se tenait devant elle. Comme si ce simple fait allait l’ouvrir instantanément. Chose qui n’aurait pas été impossible, mais probablement incorrect et contraire à au moins une bonne centaine de règles édictées par la bienséance. La jeune sorcière vérifia pour la peut-être, dixième fois l’adresse inscrite sur son bout de papier. Elle ne semblait absolument pas préparée ce genre de chose. Devait-elle sonner ? Frapper ? Que dire en entrant ? Pourquoi était-elle là exactement ? Elle ne savait plus. La rousse fit volte-face et trois pas dans la neige avant de changer à nouveau d’avis et de se retourner en direction de la maison. Elle s’arrêta une nouvelle fois sans pouvoir se résigner à frapper.

Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. Alors que mentalement elle se trouvait à mi-chemin de renoncer et de rentrer chez elle, une furie blanche à la taille hautement incalculable apparus subitement dans son champs de vision. Dans un mouvement absolument tirée de son instinct de survie elle tira sa baguette de sa poche. Elle avait survécu à un déjeuner en tête à tête avec son fiancé et à une dispute horrible avec ce dernier ce n’était certainement pas pour se faire tuer par une créature identifiée à seize heures de l’après-midi. Son instinct lui hurlait de se défendre de tous les moyens envisageable mais son esprit rationnel voulait que toute créature appartenant à Victoire ne pouvais pas être véritablement dangereuse. Sauf si bien sûr il s’agissait de Victoire en question particulièrement énervée. Elle ferma les yeux pour se préparer à l’impact et poussa un cri strident qui aurait sans doute alerté tout le voisinage.
- VICTOIIIIIRE !!
Temps estimé avant impact : 4 secondes et 28 centièmes.
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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Mar 24 Sep - 8:08



    La musique résonnait dans la maison, faisant vibrer les fenêtres et grogner les voisins. Un sourire mutin sur les lèvres, Victoire s’amusait à danser un peu partout, évitant parfois de justesse les jouets de Selim qui trainaient dans le salon et les pattes de Gabriel qui ne comprenait pas ce que sa maîtresse était en train de faire. Était-ce un jeu auquel il pouvait participer ? Ses grosses pattes blanches foulaient le sol derrière les pieds de la jeune femme et sa respiration haletante lui faisait sortir une énorme langue rose de ses babines qu’on aurait dites souriantes. Le rire de la Vélane se répercutait contre les vieilles parois mises à neuf et elle tourna sur elle-même. Ses cheveux formèrent une corolle blonde autour de son visage radieux et Gabriel aboya, comme en écho à sa joie. Elle ne savait pas pourquoi elle était de si bonne humeur. Elle profitait simplement de ce moment devenu rare.

    Baissant le son de la musique, elle monta les marches quatre à quatre, entrouvrit la porte de la chambre de son fils et vérifia qu’il dormait toujours aussi bien. Quelle idée de génie ils avaient eus en isolant totalement la chambre des bruits extérieurs. Lorsqu’il faisait sa sieste, Selim n’entendait rien de ce qu’il se passait dans les autres pièces alors que les autres personnes pouvaient parfaitement l’entendre. Un sort complexe. Mais qui valait l’épuisement. Victoire pouvait travailler dans son bureau ou faire le bruit qu’elle voulait tout en ayant toujours une oreille attentive. C’était absolument parfait. La porte se referma sans bruit après que la blonde ait pu constater que Selim dormait tranquillement sur le dos, comme un bienheureux. Gabriel attendit que le bébé ne puisse pas l’entendre avant d’aboyer et de se diriger vers la porte. Victoire avait pu s’amuser. Maintenant c’était à son tour à lui.

    Mais oui mon gros, on va se balader. Mais pas longtemps. Si jamais Selim se réveille, il faut qu’on soit de retour d’accord ? Tu pourras t’amuser dans le jardin plus tard, c’est promis.

    Le gros chien s’assit sur le sol, la langue pendante, et attendit que sa maîtresse ait attaché la laisse à son collier pour se relever et attendre devant la porte en piaffant d’impatience. Victoire attrapa un manteau gris, enfila des bottes de neige, glissa un bonnet gris à oreille de chat sur sa tête et se retourna vers Gabriel, les poings sur les hanches.

    T’es aussi pressé que ton créateur, toi. Espèce d’impatient.

    Le chien aboya à nouveau et vint se frotter contre les jambes de la femme qui éclata de rire. Gab était probablement un des meilleurs cadeaux qu’elle pouvait imaginer. En plus d’être fidèle et terrifiant, il était aussi incroyablement stupide lorsqu’on s’adressait à lui et terriblement intelligent lorsqu’il devait garder la maison et atteindre la nourriture d’une manière ou d’une autre. Victoire déverrouilla la porte, sortit dans l’air glacé et ferma la maison à double tour. En plus des protections magiques, Lysander avait posé différentes alarmes moldues qui ne pouvaient pas être désactivées par la magie. Gab tira sur la laisse et ils s’élancèrent dans le froid mordant. Le pelage de l’animal trainait dans la neige et les joues de sa maîtresse se tintaient d’un joli rose. Une dizaine de minute plus tard, après avoir laissé le chien gambader partout dans le parc, Victoire le rappela à l’ordre et ils rentrèrent tous deux. A peine la porte passée, Gabriel tenta d’échapper à la surveillance de la blonde pour se rouler devant la cheminée.

    Gab, ici ! Tu es mouillé, laisse-moi te sécher ou tu sors directement dans le jardin et je fais ça plus tard. Tu préfères quoi ?

    Le regard du chien se promena entre la porte et la cheminée dans laquelle brûlait un feu bien attirant avant de se reposer sur la Vélane qui rit et ébouriffa la tête de l’animal qui se précipita par la porte qu’elle lui ouvrit. Une fois la porte principale verrouillée, elle entrouvrit la porte de la cuisine et leva les stores pour vérifier que Gabriel restait bien autour de la maison. Un début de pleurs se fit entendre dans la maison et Victoire leva un sourcil, se demandant si son fils faisait simplement un mauvais rêve ou s’il commençait à se réveiller. Un hurlement enfantin se fit entendre et la maman monta les escaliers, toqua à la porte et l’ouvrit lentement, laissant le temps à Selim de s’habituer à la lumière.

    Bah alors mon amour. T’as fini de dormir ?

    Debout dans son lit à barreau, Selim la regardait, les yeux pleins de larmes  et la bouche triste. Il hocha la tête à sa question et tendit les bras pour que Victoire le porte hors de l’obscurité. Ce qu’elle s’empressa de faire en lui essuyant les yeux et en l’embrassant sur le bout du nez. Un petit sourire tira les lèvres de l’enfant et la blonde lui répondit avec plaisir. Ils descendirent les escaliers et, alors que Victoire allait poser son fils dans sa chaise haute, elle entendit un hurlement provenant de l’extérieur. Ouvrant la porte à la volée, Selim dans les bras, elle regarda Gabriel se précipiter sur une femme aux cheveux flamboyants. Juste avant qu’il ne saute sur elle, la blonde intervint.

    Gabriel, stop. C’est une amie.

    Le chien s’arrête à quelques centimètres à peine de Caprice et la regarda avec attention. Lui arrivant presque à la hauteur de poitrine, il put plonger ses grands yeux bruns dans ceux de l’Irlandaise, l’examina un peu et lui lécha le bout des doigts. Puis il repartit, tout content, gambader dans le jardin arrière.

    Désolée pour ça, il est dressé pour nous prévenir lorsqu’on a de la visite mais parfois il n’en fait qu’à sa tête. Vient, entre ! Il fait froid ici et j’ai un feu et du café à l’intérieur.

    Dans ses bras, Selim éternua et Victoire le serra un peu contre elle pour le protéger du froid. Dans sa hâte elle avait oublié que son fils ne portait que son pyjama et des chaussons qui, bien que chauds, ne l’étaient pas assez pour la neige. Elle fit entrer Caprice dans la maison, activa une des alarmes et ferma la porte pour couper l’arrivée d’air froid. Puis elle se dirigea vers la cuisine, faisant signe à son amie de la suivre alors que Selim soupirait et baillait comme s’il n’avait pas dormi de la journée.

    Eh bien ma chère, que nous vaut le plaisir ?

    Déposant Selim dans sa chaise, elle lui tourna le dos un instant pour verser deux doses de cafés dans une moka, remplir le fond d’eau et la poser sur le feu. Puis elle reporta son attention sur les deux autres personnes présentes et sourit en voyant son fils tendre les bras en direction de Caprice.
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Caprice A. O'Connel

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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Mar 24 Sep - 14:30

Il fait atrocement froid aujourd’hui.
La première pensée qui traversa l’esprit sur productif de Caprice était absolument irrationnelle et seulement provoquée par la rechute de l’adrénaline montée en pic au moment où elle s’était vue mourir. Ours ou chien ? La jeune femme n’était pas sure de la nature de l’animal qui avait attenté à a vie et elle n’était pas sûre non plus d’avoir envie de le savoir. Il s’était mis à neiger un peu plus tôt, mais elle avait été si perturbée qu’elle ne s’en était pas rendu compte dans l’immédiat. Ses pensées avaient été dans un premier temps parfaitement mobilisées par le problème Léodagan. Comment devait-elle réagir à ses dernières paroles ? Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui fasse de cadeau mais elle ne savait pas à quel point elle devait se méfier. Après tout elle n’avait jamais rien fait de répréhensible. Que pouvait-elle craindre comme scandale ? Elle savait qu’il pouvait-être mauvais mais elle n’avait honte d’avouer qu’elle ignorait dans quelle mesure précisément il pouvait être cruel. Elle avait renforcé les protections magiques de son appartement, mais elle savait mieux que n’importe qui d’autre sur cette planète que son adversaire était un DeLune. « Protection magique » était son premier mot avec « Magie noire ». Il avait probablement sus défaire des barrières avant de savoir marcher correctement. C’était sans doute pour cela que dans son état de stress profond elle s’était dirigée vers la demeure de son amie blonde. Les psychopathes étaient son domaine.

Aussitôt qu’elle avait posé le pied dans le jardin de la vélane, son cerveau avait été réquisitionné d’urgence pour régler le problème de son agression par l’abominable homme des neiges qui, preuve en était, existait bel et bien. Son réflexe de hurler à qui voulait l’aider avait été une franche réussite puisque l’impact pourtant savamment calculé n’eut pas lieu. Il valait mieux en réalité, elle évaluait mentalement à 2000 livres les vêtements qu’elle portait sur elle, peu adaptés à une journée de travail mais presque négligé pour une déjeuné en compagnie de « Léodagan-Le-Magnifique ». Il ne fallait pas croire les dernières pensées progressistes : il y avait bel et bien deux poids deux mesures.

Victoire, la Glorieuse, ne porta dans le cœur de la rousse jamais aussi bien que ce jour-là. Elle était apparue dans l’encadrement de la porte d’entrée serrant le bébé dans ses bras pour le protéger du froid. Les yeux de Caprices s’étaient immédiatement posés sur le petit corps tremblotant avant de revenir à la situation. Le chien/monstre lui lécha les doigts et se retira avec fracas laissant à l’irlandaise le soin de rejoindre son amie sous le porche et d’entrer timidement dans sa demeure. Elle n’y avait jamais mis les pieds. Le feu crépitait dans l’âtre et dégageait une chaleur uniforme dans la pièce ou trainaient quelques jouets d’enfant. A leur vision la demoiselle souris avec une singulière tendresse.

Victoire avait posé Selim dans une chaise haute et s’occupait de la préparation du café tout en lui demandant d’expliciter les raisons de sa présence. Caprice était embarrassée. Les mots n’étaient jamais les bons pour expliquer sa situation. Elle venait pour plusieurs raison et elle ne savait pas par où commencer. Alors elle posa son regard orageux sur le bébé qui tendait ses mains curieuses vers l’inconnue qu’elle représentait et la jeune femme se pencha laissant quelques boucles rebelles glisser à la portée de l’enfant.
- Bonjour Sélim. murmurât-elle à l’adresse du petit chérubin comme si ce fut un secret entre eux deux. Ses yeux pétillaient d’une tendresse fabuleuse et couvaient, le corps minuscule comme jamais ils ne l’avaient fait. Caprice avait toujours adoré les enfants. Toujours.

Finalement elle se décida à répondre, se redressa délicatement pour mettre ses idées en place. Comme elle l’avait fait plus tôt dans la matinée elle sortit des poches de son manteau trois photographies. Il y avait un majestueux blond aux yeux d’un bleu roi saisissant et cette femme brune.
- Léodagan DeLune et son amante, la bien nommée Agathe Rosier. J’ai reçus ça au début de la semaine. J’ai beau être habituée, c’est toujours terriblement humiliant. J’ai contacté mes parents je leur ai fait part de tout cela et naturellement ça a fait des étincelles entre nos deux familles. Léodagan est venu à mon bureau à Midi, Il était furieux. Nous sommes allé déjeuner, et très vite le ton est monté.

Elle cherchait ses mots. Les bons mots. De toutes les manières le ton montait toujours avec lui. Toujours. Parce qu’il n’avait pas le moindre soupçon de respect pour elle, et ça, Caprice ne le supportait pas.
- J’étais terrifiée, tu ne sais …personne ne peut savoir comment cela va se terminer lorsqu’il est en colère… Alors je me suis dit que les fou dangereux c’était ton domaine…j’ai…une faveur à te demander, est-ce que tu connais quelqu’un au ministère qui saurai renforcer la sécurité à l’ISR ? et …chez moi…je ne veux pas qu’il puisse entrer comme bon lui semble ! ses lèvres, animées par une peur panique entretenue depuis son plus jeune âge, frémirent à l’évocation que serait l’horreur la vision de son fiancé dans son appartement. Elle secoua la tête.

- Et tu avais dit que…je pouvais venir voir Sélim. Je voulais voir ton fils. Et aussi…je sais que j’avais dit que je ne voulais pas entendre parler mais …j’ai … elle retira son manteau et découvris sa robe pour chercher dans une poche intérieure de son par-dessus un flacon remplis d’un liquide ambré qu’elle lui tendis.
- C’est pour Charlie. Ça devrais rendre la Marque visible même à ses yeux…je sais qu’il voulait aider et je veux..enfin je…veux prouver au fou qui fait ça que je peux contrer sa petite magie véreuse… elle avoua penaude.
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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Jeu 26 Sep - 11:34



    Léodagan DeLune et son amante, la bien nommée Agathe Rosier. J’ai reçus ça au début de la semaine. J’ai beau être habituée, c’est toujours terriblement humiliant. J’ai contacté mes parents je leur ai fait part de tout cela et naturellement ça a fait des étincelles entre nos deux familles. Léodagan est venu à mon bureau à Midi, Il était furieux. Nous sommes allé déjeuner, et très vite le ton est monté.

    Victoire tiqua. Autant le nom de DeLune la perturbait énormément, autant le nom de Rosier lui était plus que familier. Personne dans sa famille n’avait eu besoin de la forcer à étudier, elle adorait tout ce qui touchait de près ou de loin à l’Histoire. Qu’elle soit Moldue ou sorcière, d’ailleurs. Les gazouillements de Selim étaient les seuls bruits à transpercer le silence qui s’était brièvement installé dans la cuisine familiale.

    J’étais terrifiée, tu ne sais …personne ne peut savoir comment cela va se terminer lorsqu’il est en colère… Alors je me suis dit que les fou dangereux c’était ton domaine…j’ai…une faveur à te demander, est-ce que tu connais quelqu’un au ministère qui saurai renforcer la sécurité à l’ISR ? et …chez moi…je ne veux pas qu’il puisse entrer comme bon lui semble !

    Je comprends tout à fait, je vais regarder ce que je peux faire sans mettre au courant le Ministère. Léodagan pourrait très bien avoir des contacts à l’intérieur des bureaux, depuis ce foutu changement de pouvoir. Il y a bien Lysander et… Un de ses amis qui pourraient s’occuper de ça. Ils sont… Particulièrement doués en invention de sortilèges, dirons-nous. Je te promets de leur en parler rapidement. Et, juste une question. Quand tu parles de Rosier, c’est bien de la famille ancestrale au Sang-Pur, Rosier ?

    Si c’était le cas, les ancêtres de la dénommée Agathe étaient des personnes très peu fréquentables, à moins de chercher à garer la pureté du sang dans une famille bien évidemment. Elle était liée à de nombreuses autres familles appartenant au Registre et leurs influences ainsi que leurs méthodes n’étaient pas vraiment recommandables. Victoire avait entendu parler d’un procès secret qu’ils avaient tenu en compagnie des Malefoy et des Blacks des dizaines d’années plus tôt et elle s’était sentie très heureuse de ne pas avoir vécu à l’époque glorieuse de Voldemort et de la puissance de ses partisans. La moka siffla et les bouillons du café se firent entendre sur les parois de métal jusqu’à ce que la blonde quitte son amie des yeux un court instant pour éteindre le feu.

    Et tu avais dit que…je pouvais venir voir Sélim. Je voulais voir ton fils. Et aussi…je sais que j’avais dit que je ne voulais pas entendre parler mais …j’ai … C’est pour Charlie. Ça devrais rendre la Marque visible même à ses yeux…je sais qu’il voulait aider et je veux… enfin je…veux prouver au fou qui fait ça que je peux contrer sa petite magie véreuse…

    Victoire prit délicatement la fiole contenant un liquide d’une magnifique couleur et la dissimula dans une cachette qu’elle avait pris soin de garder secrète, dans la décoration d’une plaque murale. Elle invita Caprice à s’asseoir tout en sortant deux tasses propres de l’armoire, versa le breuvage à l’intérieur, les déposa sur la table et retourna derrière le comptoir pour se saisir d’une boite de biscuits remplie de cookies fait maison. Une fois le dernier voyage terminé, un pot de lait et un sucrier se trouvaient également sur la table en bois blanc et Victoire prit son fils dans les bras pour le poser sur les genoux de Caprice avec un grand sourire.

    Tu es vraiment un ange, Caprice, merci. Pour Charlie. Et d’être venue me trouver. Un petit conseil : ne laisse pas ton café à portée de main de Selim. Il adore ça, ce que je ne comprends absolument pas.

    Versant un peu de lait et de sucre dans sa tasse, la blonde regarda Selim jouer délicatement avec les boucles rousses qui se trouvaient près de lui et sourit en voyant que le charme opérait à merveille entre l’Irlandaise et le bébé. Elle les laissa se parler un petit moment avant de croquer dans un cookie et de reprendre la parole.

    Caprice, je pense vraiment que tu devrais parler avec mon ami Gavried. Ou une personne de sa famille. Je te l’ai dit, ce sont des DeLune. Ils ont changé leur nom mais je peux te promettre qu’ils ne sont en aucun cas comme Léodagan, d’après ce que tu me dis de lui.
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Caprice A. O'Connel

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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Ven 27 Sep - 14:07

Pour être parfaitement honnête, Caprice ne savait pas vraiment si elle était soulagée que Victoire ait accepté de l’aider ou s’il elle n’en était que plus frustrée. Sans être une petite peste prétentieuse, la rousse se tenait en haute estime magiquement parlant. Reconnaître qu’elle n’était pas capable de se protéger toute seule était particulièrement difficile et contrariant pour sa personne. D’un autre côté, il ne fallait pas se mentir : de qui avait-elle du se méfier par le passer ? Personne ne s’en prenait jamais à elle. D’abord parce qu’elle n’était pas l’héritière et ensuite parce que l’on ne s’en prenait pas sans risque à une jeune fille issue d’une très respectable lignée de sang-pur. Ce qui était parfaitement stupide parce qu’il était un fait avéré que les O’Connel paieraient n’importe quel prix même le plus fort pour la récupérer.  En tout cas, si elle n’avait jamais eu à avoir peur de qui que ce soit lorsqu’elle était en France : ce n’était plus le cas désormais qu’elle avait déclaré la guerre aux DeLune. En plus de sa fierté froissée de devoir demander de l’aide et de passer pour plus faible qu’elle ne s’était jamais permise de penser qu’elle pouvait l’être, le fait d’implique Victoire dans une sale histoire ne lui plaisait pas outre mesure.

Toutefois la vélane s’empressa de répondre qu’elle allait faire son possible et si la rouquine n’avait pas pensé immédiatement à l’implication de Léodagan dans l’anneau de Jade ses yeux s’écarquillèrent.
- Léodagan est entré dans l’anneau il y a peu. Mon grand-père l’a introduit…C’est un ancien du Magenmagot. Il est très ancré politiquement au ministère…désolée de te demander ça. Mais si d’une façon ou d’une autre les DeLune apprennent que je complote contre eux je vais avoir des ennuis. elle pinça un peu les lèvres et secoua la tête tout en regardant son amie dissimuler le flacon de potion qu’elle lui avait confié. La curiosité la perdrait un jour, on le lui avait toujours répété, mais Caprice ressentait le besoin de savoir le fin mot de l’histoire. Tout ce qu’elle pouvait faire c’était d’aider dans l’ombre à la bonne marche de l’enquête. La seconde question de Victoire siffla à ses oreilles et d’une main fébrile elle récupéra les photographies compromettantes pour poser ses yeux sur la jeune brune qui s’agrippait à son fiancée sans le moindre souci des convenances.

Agathe et elle avait grandis à la lueur de leurs mensonges respectif. Parce que leurs parents trouvaient politiquement correct de forcer deux gamines si différentes à se lier d’une amitié aussi fausse que celle qui les unissait eux. Dans le font toutes deux n’avaient rien pour s’entendre. Agathe était née comme l’héritière de sa famille et n’avait jamais été réellement aimée par ses parents, bercée dans une tendresse froide et calculatrice elle n’avait pu que jalouser la condition de l’enfant Caprice que tous avaient couvée. En réalité Caprice O’Connel représentait tout ce qu’il y avait de plus détestable chez une fille pour les Rosier : trop intelligente, trop douce et trop jolie pour être ignorée. Et surtout la branche française de la famille ne jouissait pas de la même notoriété que celle britannique et se classait en dessous des irlandais politiquement parlant. Et puis Caprice était une enfant bien trop libre pour convenir au standard classique de la pétasse de sang-pur idéale. A final c’était pourtant elle qui avait obtenu l’alliance avec les DeLune l’année de leurs treize ans. Agathe n’avait appris que bien plus tard que le mariage entre Léodagan et Caprice avait été organisé bien avant leurs naissances respectives.
- Je pense que nous parlons des même …enfin je ne connais pas d’autres Rosier en tout cas …Agathe est ma cousine, cela dit ça ne l’a jamais attendrie à mon sujet. Elle passé les 20 dernières années à me pourrir la vie, Je crois qu’elle n’a jamais vraiment digéré pour Léodagan et moi.
Elle haussa vaguement les épaules. Tant qu’elle se contentait de lui fournir des excuses pour repousser encore et toujours son mariage : Caprice n’allait pas se plaindre !

S’asseyant elle tint sa tasse hors de portée de l’enfant conformément aux recommandations de la blonde et ses yeux se captivèrent de nouveau pour le petit être gazouillant qui tirait sur ses boucles tout feu tout flammes. Victoire l’avait posée sur ses genoux dans elle ne savait quelle tentative ou manœuvre destinée à les amouracher l’un de l’autre, mais instinctivement les mains de la jeune femme avaient entouré le bébé dans un geste protecteur et maternel.  Le monde aurait pu s’écrouler. Ses lèvres se posèrent sur le front à la peau douce du petit.
- Toi, je vais te pourrir gâter … chuchotât-elle au petit garçon sachant pourtant parfaitement que la mère entendait à merveille toutes ses cachoteries qui n’en étaient pas vraiment. Ce n’était pas dans la confection de potion qu’elle aurait dus travailler. Non, c’était avec des enfants. De tout petits enfants comme des plus grands. Elle les aimait tellement…c’était sans doutes parce qu’elle-même avait été adorée toute son enfance et toute sa vie de rang, peut-être qu’elle avait déjà reçu trop d’amour et qu’elle en avait à donner. Ou peut-être parce qu’elle était partagée entre l’émerveillement de la naissance et la crainte de mettre au monde un jour ? Elle avait peur d’être une mauvaise mère, peur qu’on ne la laisse pas être une mère. Clairement et de manière absolument visible Caprice était une femme en mal d’enfant. Pourtant dieu savait qu’elle les adorait.

Elle détacha son regard de Sélim pour poser ses prunelles fascinantes sur Victoire. DeLune. En réalité la jeune femme avait pensé à se renseigner sur le sujet mais elle n’avait pas sus par quel bout s’y prendre. Elle ne voulait pas que ceux qu’elle connaissait ne se doute de quoi que ce soit et puis après il y avait eu …
- Pourquoi veux-tu à ce point que je …les rencontre ? qu’est-ce que cela va apporter aux deux partis ? Tout ce que cela va réussir à faire c’est créer des ennuis. Je connais mes beaux-parents et ils ne supporteront pas l’idée que leur Fils Unique ne soit pas le seul héritier de la Maison.
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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Ven 27 Sep - 16:06



    Léodagan est entré dans l’anneau il y a peu. Mon grand-père l’a introduit…C’est un ancien du Magenmagot. Il est très ancré politiquement au ministère…désolée de te demander ça. Mais si d’une façon ou d’une autre les DeLune apprennent que je complote contre eux je vais avoir des ennuis.

    Ce n’est pas un problème. Les deux personnes à qui je vais demander de l’aide n’ont aucun rapport avec le Ministère et l’Anneau. Les DeLune ne seront au courant de rien, je te le promets.

    Un petit sourire tira les lèvres de Victoire lorsque son amie secoua la tête comme dégoutée par l’idée même d’une quelconque appartenance au groupe de l’Anneau de Jade. La blonde avait été surprise d’apprendre la création des nouvelles factions opposantes à l’Ordre mais s’était bien gardée de faire le moindre commentaire car elle travaillait pour le gouvernement et, malgré son statut sanguin peu clair, elle avait la confiance de ses supérieurs. Ce dont elle ne pouvait pas se passer si elle voulait continuer à travailler dans le même milieu. Quant au sujet Rosier…

    Je pense que nous parlons des même …enfin je ne connais pas d’autres Rosier en tout cas …Agathe est ma cousine, cela dit ça ne l’a jamais attendrie à mon sujet. Elle passé les 20 dernières années à me pourrir la vie, Je crois qu’elle n’a jamais vraiment digéré pour Léodagan et moi.

    Ta cousine hein ? Les tensions dans les réunions de famille doivent être sympas à supporter… Donc, que je récapitule, ton fiancé est apparemment amoureux de ta cousine mais tu es promise à Léo donc elle te déteste, et lui aussi probablement ?

    La Vélane regarda son fils et Caprice se confier des secrets qu’elle fit semblant de ne pas entendre mais elle ne put s’empêcher de rire lorsque l’Irlandaise confia au bébé qu’elle allait le pourrir gâter. Selim devait être l’enfant le plus gâté de toute l’histoire des familles Weasley et Scamander réunies. Entre Lorelei qui était totalement amoureuse de sa bouille d’ange, Lorcan qui s’était attaché à lui, les grands-parents qui en étaient complètement gaga et les cousins et cousines qui se battaient pour le prendre dans leurs bras, on pouvait dire que le bébé n’était en tout cas pas à plaindre. Surtout que ses parents faisaient extrêmement attention à tout ce qui le concernait, de près ou de loin. Si Caprice s’y mettait aussi, il n’y a pas à dire, Selim serait le plus intelligent des gentlemans modernes.

    Pourquoi veux-tu à ce point que je …les rencontre ? Qu’est-ce que cela va apporter aux deux partis ? Tout ce que cela va réussir à faire c’est créer des ennuis. Je connais mes beaux-parents et ils ne supporteront pas l’idée que leur Fils Unique ne soit pas le seul héritier de la Maison.

    Victoire éclata de rire.

    Oh, ils n’ont absolument rien à craindre de la part de Gavried. Premièrement, il n’est pas de sang pur. Deuxièmement, il ne veut pas d’enfant. Jamais. Et j’aimerais que tu les rencontres pour que tu vois comment l’autre partie de la famille se comporte, comment ils vivent, comment ils pensent. Ils sont totalement différents de la branche française et c'est les personnes les plus adorables que je connaisse. J’aimerais que tu les rencontres aussi pour voir que la manipulation a été remplacée par la bravoure, dans cette famille. Ça pourrait t’aider. Je ne sais pas en quoi. Mais je pense que ça te serait utile.

    Un léger sourire planait encore sur les lèvres de la blonde alors qu’elle pensait à Morgan et West, à Gavried aussi. Son téléphone sonna, brisant ses pensées. Levant les yeux au ciel, elle s’excusa auprès de Caprice, lui disant de prendre soin du chenapan un instant et disparut dans le salon. A l’autre bout du fils, Greg l’informa rapidement qu’une autre fille venait d’être retrouvée et qu’il ne savait plus quoi faire mis à part interroger les familles connues pour être de Sang-Pur. Il lui demanda aussi si leurs supérieurs étaient au courant qu’elle travaillait sur l’affaire, question à laquelle elle répondit négativement, et il lui demanda s’il pouvait le leur demander officiellement. Son congé maternité prenait gentiment fin, de toute façon. Elle acquiesça et raccrocha avant de retourner dans la salle à manger.

    Désolée. C’était mon partenaire. Il ne t’a pas volé trop de café ce petit bout ?
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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Sam 5 Oct - 10:30

Des malentendus il y en avait des tas et Caprice les comprenait parfaitement, ce qu’el désirait savoir en vérité c’était si elle devait les dissiper et si oui comment ? Si elle disait effectivement que Léodagan se détestaient est-ce que cela rendrait les manœuvre plus simples ? Il y aurait-il plus de paramètres à prendre en compte ? Est-ce que si elle mentait  ce propos les sorts ne serait pas adapté ? S’ils étaient basés sur les sentiments d’une personne supposée pleine de haine marcheraient-ils moins bien dans la mesure où elle était parfaitement sûre du fait que son fiancé ne la haïssait pas ? Par ce que la relation qui les unissait tout deux était bien particulière. Ce n’était pas de la haine et c’était bien loin de l’amour. C’était un contrat. Un contrat qui disait qu’elle était  lui et seulement à lui et qui avait été exacerbé par le narcissisme puissant et le désir de tout contrôlé du jeune DeLune. Caprice ne l’aimait probablement pas au sens courant du terme, mais elle avait de l’affection pour lui, comment aurait-elle pu faire autrement ? Ils avaient passé tellement de temps ensemble pas toujours pour le meilleur et souvent pour le pire d’ailleurs, mais elle n’avait pas de haine pour lui.

Pourtant la nécessité de mettre des distances avec lui se faisait urgente Léodagan était capable du pire peu importe la raison que cela soit par haine ou amitié, lorsqu’il ressentait de trop fortes passions, le jeune homme se montrait parfaitement extrême dans ses réaction la rousse en avait trop souvent fait les frais pour le défendre à ce sujet.
- Léodagan ne me déteste pas. Ça n’a jamais été le cas et je ne pense pas qu’il n’ait jamais aimé quelqu’un d’autre que lui. Agathe me déteste c’est vrai mais ça a toujours été le cas et ce n’est pas de sa faute…Je lui ai pris Léodagan dont elle est amoureuse, mais pour être parfaitement honnête mon plus grand tort à ses yeux est d’être née. Parce que je ne suis pas comme elle, je suis une enfant née de l’amour et pour être aimée je ne suis pas l’héritière…Agathe n’as jamais reçus autant l’affection de ses parents que moi. Elle est jalouse. Et …Je n’ai jamais assisté à une seule réunion de famille. Parce que mes parents ne voulaient pas que je sois mêlée à la violence des nôtres, tu comprends la différence entre moi et les autres ?
Elle avait avoué presque piteusement avant d’avaler une gorgée de café. Elle se plongea dans ses pensées un cours instant. Il était vrai qu’elle n’était pas comme les autres enfants de sangs purs et déjà en soit parfaitement différente de son propre frère. Parce qu’elle n’était née du désir de faire perdurer la lignée de sang pur mais du besoin d’un  homme et d’une femme d’avoir un enfant à aimer. Petit à petit cette optique avait gagné le cœur de tous les autres membres de la famille et elle avait été élevée comme la chose la plus précieuse de la terre. Comme une idole sacrée.

Soulevant un peu le nourrisson elle le porta à hauteur de ses yeux et posa ses lèvres sur la peau si délicate de son front lui murmurant milles mots d’amour. Ses yeux se levèrent vers Victoire avant de reposer l’enfant sur ses genoux et de le caler doucement pour ne pas qu’il tombe et lui proposer un peu de son café sans le laisser en prendre trop. Elle rit de bon cœur à la vision du petit visage surpris par l’amertume du liquide sans sucre ni lait. Caprice reposa la tasse sur la table et soupira un peu.

La jeune femme écouta l’autre sorcière lui raconter ce qu’elle savait de ses amis et de la branche anglaise des DeLune. Impurs et dépourvu de leur dot pour la manipulation. L’irlandaise avait grand peine à imaginer une chose pareille en revanche elle imaginait parfaitement bien l’impact que cela pourrait avoir dans son gain de liberté. Si elle pouvait remettre en question la pureté de Léodagan alors …
- Victoire je suis une amie et une épouse terrible, n’est-ce pas ? Me voilà dans ta demeure à comploter contre mon futur époux et à calculer comment me servir de ton ami pour faire du mal à mon Fiancé. Cela ferais sans doutes beaucoup de peine à ma mère de savoir que je suis devenue ainsi, pas si différentes des autres sang-pur.
Le téléphone de la vélane sonna coupant court aux demi-lamentations de la sorcière et elle se gifla mentalement pour son manque de civilité. La blonde les abandonna un moment lui laissant le soin de s’occuper de Sélim en son absence. Cherchant quoi faire voyant que le petit s’impatientait de voir sa mère revenir, Caprice sortis sa baguette de sa poche et fit apparaître une pluie de petites paillettes qui se métamorphosèrent en papillons avant de disparaître déclenchants quelques éclats de rire chez l’enfant. La jeune femme pouffa un peu également avant de voir sa cadette refaire apparition dans la pièce. Elle lui offrit un magnifique sourire.

- Pas une seule goutte pour être honnête ! elle rit et souleva l’enfant pour le tendre à sa mère. Ton partenaire…je me porte garante pour ma famille, si…interrogatoire il y a je voudrais être interrogée. Mon grand-père est trop vieux pour être patient et mes oncles pires que des tombes. Est-ce que ça ira, si c’est moi ? ou est-ce que je dois tenter de faire collaborer les miens ?
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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Lun 14 Oct - 8:43



    Victoire je suis une amie et une épouse terrible, n’est-ce pas ? Me voilà dans ta demeure à comploter contre mon futur époux et à calculer comment me servir de ton ami pour faire du mal à mon Fiancé. Cela ferais sans doutes beaucoup de peine à ma mère de savoir que je suis devenue ainsi, pas si différentes des autres sang-pur.

    Un petit sourire tira les lèvres de la Vélane. Caprice était totalement différente des autres Sang-Purs. Elle pensait à son bien-être, certes, mais elle avait des raisons de le faire. Pas comme les autres qui pensaient au profit et à leur soi-disant malheureuse vie, les utilisant comme excuse pour faire souffrir le plus de personnes possibles autour d’elles pour la simple raison qu’elles s’ennuyaient. Là, la situation était toute autre. La vie de Caprice était très certainement en danger, selon les envies imprévisibles de Léodagan et du reste de sa famille tordue. Ses pensées avaient été coupées par le téléphone de Greg et elle revient vers son amie et son bébé avec une autre humeur.

    Pas une seule goutte pour être honnête ! Ton partenaire…je me porte garante pour ma famille, si…interrogatoire il y a je voudrais être interrogée. Mon grand-père est trop vieux pour être patient et mes oncles pires que des tombes. Est-ce que ça ira, si c’est moi ? ou est-ce que je dois tenter de faire collaborer les miens ?

    Les sourcils de Victoire se froncèrent légèrement en prenant son bébé dans les bras. Elle n’avait même pas songé à impliquer la famille de Caprice vu la relation qu’elle entretenait avec la rousse. Greg se chargerait de cette partie-là si besoin il y avait. Sirotant son café en réfléchissant, la blonde observa le sourire qui s’étalait sur le visage de l’Irlandaise dès que Selim lui en offrait un. Ils étaient totalement adorables.

    S’il y a besoin oui, je pense que tu iras très bien. Mais c’est Greg qui se chargera de ça, si vraiment. Je suis trop impliquée envers toi pour me permettre de gérer cet interrogatoire. Il y a une politique bizarrement stricte à ce sujet.

    La blonde tendit un biscuit pour bébé à Selim qui l’attrapa et le porta à sa bouche comme si c’était la seule chose qu’il avait eu à manger de la journée. Tandis qu’il mordillait son goûter, Victoire mordit dans un cookie et en proposa à Caprice. Elle avait l’air tellement fatiguée qu’un petit remontant ne lui ferait pas de mal.

    Je crois qu’il t’aime beaucoup.

    Selim venait d’offrir la moitié de son biscuit rongé à la rousse. La situation était assez amusante car seuls les bébés étaient capables de faire ce genre de cadeaux empoisonnés. Le biscuit était trempé et en décomposition avancée et personne d’autre que l’enfant n’avait envie de le manger. Mais c’était tout le temps comme ça. Il offrait des moitiés de biscuits, des poignées de purées ou encore un mouchoir dégoulinant.

    Tu sais, je pense que les garçons vont prendre un certain temps à stabiliser les protections chez toi. Si c’est le cas, est-ce que tu voudrais venir te réfugier ici ?
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Caprice A. O'Connel

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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Jeu 17 Oct - 13:24

Une petite main tendue vers elle et un morceau de gâteau à moitié rongé par l’enfant. Ça n’eut pourtant pas l’air de troubler Caprice plus que de raison. Peut-être bien moins à la vérité. Jugeant qu’on ne refusait jamais u cadeau aussi spontané, elle reposa dans la boite le cookie qu’elle venait de prendre et ouvris la main pour récupérer le présent de Sélim.
- J’ai vraiment le droit ? merci Sélim.
Elle pouffa et avec un sourire mordit à son tour dans la partie sèche du gâteau, fit mine d’apprécier et avec un rire ravi le rendis à l’enfant. Elle avala une gorgée de café et sembla se détendre petite à petit. Les enfants avaient toujours eu ce genre d’effets sur elle. Ces derniers temps elle avait des journées de 48 heures et des nuits de trois heures. Elle louvoyait entre la joie intense et la brutale déception. La nuit dernière elle avait si près du but ! La potion n’avait jamais aussi bien réagit et ce n’était qu’au dernier moment qu’elle avait sentis la défaillance et était retombée dans les calculs de plus en plus complexes. Au petit matin la lettre de Léodagan était arrivée et l’avait plongée dans un état de stress dévastateur. Elle n’avait pas pu se reposer pas même une seule seconde.

Sans prendre la peine de répondre immédiatement elle hocha lentement la tête en signe d’attention au discourt de Victoire. Elle réfléchissait de manière plus qu’évidente à la situation, ce qui l’avait causé et surtout aux risques. Il y avait toujours des risques. Surtout dans ce genre de situation. Elle n’avait pas toujours été une fiancée parfaite mais avait le mérite d’être honnête et discrète, elle l’avait toujours été ne serait-ce que par respect. Léodagan lui n’était pas comme ça. Absolument pas. D’un geste las elle attrapa ses boucles rousses pour les rassembler en un nouveau chignon, lâche et négligé. Elle cachât son visage dans le creux de ses mains. Un soupire lui échappa et elle ferma les yeux un moment appréciant le calme de la pièce. Loin de l’effervecence de l’ISR, loin du bruit de la ville, loin de son appartement vide qui la tétanisait, loin des discourt de son grand-père…Juste au calme mais pas seule. Caprice détestait la solitude par-dessus tout.

Après quelques secondes elle s’accorda le droit de manger le cookie qu’elle avait abandonné plus tôt pour faire plaisir au bébé. Elle glissa son regard doux sur le visage poupon de l’enfant avant de regarder sa mère avec une attention délicate et teintée de tendresse. Vélane tu m’ensorcèles. Un instant, la regardant avec trop d’insistance elle se laissa subjuguer parce cette beauté astrale et absolument inexplicable et eu la sensation que son cerveau cessait de fonctionner. Lorsqu’elle comprit ce qu’il se passait elle secoua la tête un peu vivement et détourna les yeux pour croquer dans son gâteau.
- Je sais bien qu’il faudra que les O’Connel soient entendus. Criminels notoires disculpés faute de preuves, Sang-pur sans vergogne inscrit dans le registre…et sans parler du fait qu’il n’as jamais existé des dizaines de familles à pratiquer ce sortilège et qu’il s’avère être l’une des spécialités des O’Connel. elle déclara. Doucement avec un petit sourire d’une neutralité alarmante. Parce qu’elle les connaissait si bien. Pace qu’elle avait l’esprit tranquille. Les siens auraient fait le travail « proprement » jamais ils n’auraient pris le risque qu’on ne vienne troubler leur vie paisible. Pas après toutes ses années.

La jeune femme tendit le bras vers le visage du bébé et du bout des doigts effleura sa peau si douce. Comme un papillon avec douceur, tellement tellement de douceur…
- Je l’aime aussi beaucoup, vraiment beaucoup. Ton fils sera aussi beau que toi et je suis sure, qu’il fera de grandes choses. Parce qu’il est tellement aimé… elle souris pour elle-même et sembla se replonger dans ses réflexions. Ce qu’elle devait faire. Le temps qu’il faudrait pour stabiliser les protections. Elle avait pensé à aller au manoir mais y avait renoncé lorsqu’elle avait vu Léodagan, puis elle avait envisagé de rester à l’ISR ou la sécurité de nuit était bien plus efficace que chez elle. L’idée d’aller se réfugier chez quelqu’un d’autre n’était jamais passé dans son esprit. Parce que ça lui paraissait totalement surnaturel d’avoir ce genre de relation. Parce qu’elle pensait surtout aux répercutions. Ses yeux clairs balayèrent la pièce.
- Je ne veux pas déranger, ton maris et toi avez un métier peu facile et je suppose que vous avez besoin de calme, de vous retrouver le soir avec votre fils. J’ai pensé à un hôtel moldu…Je ne veux pas causer plus de problèmes… elle avait dit, simplement avec cette douceur caractéristique mais surtout avec cette voix presque trop grave pour lui appartenir. Une voix qui enrobait tout.

La rousse sembla les plonger quelques secondes de plus dans un silence contemplatif avant de tapoter la table du bout des doigts. Ce n’était pas de café dont elle avait besoin, mais d’alcool songat-elle.
- J’avais treize ans lorsqu’il a été décidé que j’épouserai Léodagan. Si j’ai été furieuse de voir que c’était lui qu’on m’avait choisi parmi tous les autres, j’ai trouvé cette façon de faire tout à fait normale. C’est peut-être stupide mais pendant un moment, quelques années j’ai vraiment crus que nous pourrions être heureux. J’y ai cru de toutes mes forces, je me suis dit qu’avec le temps il finirait par m’aimer, qu’il aimerait la partie de moi qui avait mis au monde ses enfants. Mais à chaque fois que je tentais de me convaincre que tout irait bien il aggravait la situation. J’essaie, Victoire tu sais ? J’essaie vraiment de me dire que nous sommes fait pour cela que les choses vont s’arranger mais récemment je n’y arrive plus. Je ne dors plus la nuit parce que j’ai peur, peur de ce qui m’attend que je mène ce mariage à bien ou au contraire que je le fasse tomber à l’eau. Un murmure, un confession. Je voudrais que ma famille ressemble à la tienne.
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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Dim 20 Oct - 6:50



    Je sais bien qu’il faudra que les O’Connel soient entendus. Criminels notoires disculpés faute de preuves, Sang-pur sans vergogne inscrit dans le registre…et sans parler du fait qu’il n’as jamais existé des dizaines de familles à pratiquer ce sortilège et qu’il s’avère être l’une des spécialités des O’Connel.

    Victoire leva un sourcil en guise d’approbation. C’est vrai qu’il n’y avait qu’un faible pourcentage de chance pour que les O’Connel soient laissés de côté alors que tous ces détails étaient de notoriété publique. Le sourire calme qui s’étalait sur le visage de Caprice prouvait que la jeune femme s’était déjà bien interrogée sur la question et qu’elle était sûre d’elle. Sur ce point, tout du moins. Les doigts de la rousse effleurèrent la peau du bébé et il rit légèrement au contact avant d’essayer à attraper la main de la femme.

    Je l’aime aussi beaucoup, vraiment beaucoup. Ton fils sera aussi beau que toi et je suis sure, qu’il fera de grandes choses. Parce qu’il est tellement aimé…

    Victoire resserra inconsciemment ses bras autour du petit corps qui reposait entre ses bras et ne put qu’acquiescer. Elle l’aimait tellement, ce petit bonhomme au regard envoutant. C’était un parfait mélange entre la famille Weasley, Scamander et Delacour. Le regard espiègle, l’intelligence précoce et la beauté surnaturelle. Il irait loin. Lysander et elle s’en assureraient. En faisait tout de même attention à respecter ses envies afin que leur relation ne tourne pas au vinaigre. Mais n’était-il pas un peu trop tôt pour penser à cela ? Il n’avait que quatre mois. Penser maintenant à ce qu’il voudrait être plus tard était prématuré. Mais tous les parents faisaient cela, non ?

    Je ne veux pas déranger, ton mari et toi avez un métier peu facile et je suppose que vous avez besoin de calme, de vous retrouver le soir avec votre fils. J’ai pensé à un hôtel moldu…Je ne veux pas causer plus de problèmes…

    Ne t’inquiète pas pour ça, Lysander est souvent hors de la maison à cause de son travail et il lui arrive de ne pas rentrer le soir. Les dragons ont parfois besoin de plus d’attention qu’une petite crapule. Et moi, je suis en congé maternité pour le moment. Je ne reprends que dans deux petits mois. Au plus tôt. On a eu quatre mois pour profiter de faire les parents gaga, et les hôtels moldus sont vraiment malfamé pour la plupart… Sans compter qu’ils n’ont aucune protection. Non, vraiment, si tu veux, tu peux venir ici quelques temps.

    Victoire trouvait cela adorable que Caprice se préoccupait de leur bien-être alors que le sien était bien plus précaire. Elle voyait là une sorte d’instinct protectif digne d’une maman. L’Irlandaise méritait d’avoir des enfants qu’elle pourrait aimer comme elle le souhaitait et qui ne la snoberaient pas en échange. Des enfants avec quelqu’un d’autres que Léodagan, en fait. Le silence s’imposa alors que les deux femmes partaient dans leurs pensées et il n’était troublé que par le tapotement des doigts sur la table et le gazouillement enfantin qu’émettait Selim.

    J’avais treize ans lorsqu’il a été décidé que j’épouserai Léodagan. Si j’ai été furieuse de voir que c’était lui qu’on m’avait choisi parmi tous les autres, j’ai trouvé cette façon de faire tout à fait normale. C’est peut-être stupide mais pendant un moment, quelques années j’ai vraiment cru que nous pourrions être heureux. J’y ai cru de toutes mes forces, je me suis dit qu’avec le temps il finirait par m’aimer, qu’il aimerait la partie de moi qui avait mis au monde ses enfants. Mais à chaque fois que je tentais de me convaincre que tout irait bien il aggravait la situation. J’essaie, Victoire tu sais ? J’essaie vraiment de me dire que nous sommes faits pour cela que les choses vont s’arranger mais récemment je n’y arrive plus. Je ne dors plus la nuit parce que j’ai peur, peur de ce qui m’attend que je mène ce mariage à bien ou au contraire que je le fasse tomber à l’eau. Je voudrais que ma famille ressemble à la tienne.

    Je sais bien que tu essaies. Et je sais aussi que tu as trouvé ça normal, d’avoir un mari désigné. Je sais comment les familles pures fonctionnent, si ce n’est quelques exceptions comme la mienne effectivement. Il est normal que tu ais pensé que vous pourriez être heureux. Mais il t’a prouvé des dizaines voire même des centaines de fois que ce n’était pas le cas. Peut-être est-il temps que tu le dénonces et que vous rompiez les fiançailles ? Cette histoire te bouffe de l’intérieur et, sincèrement, ça se voit de plus en plus. Même si tu le caches parfaitement, tu peux plus te forcer à sourire. Et les gens que tu côtoies commencent à le remarquer. Si tu as peur avant même que vous ne soyez mariés, imagine lorsque tu devras vivre avec lui. C’est juste impossible. Tu ne peux pas vivre comme ça.

    Se  levant soudainement, Victoire se dirigea vers l’îlot central de la cuisine, ouvrit un tiroir, en tira un bloc de feuille et griffonna une adresse sur la première page avant de la déchirer et de la poser devant Caprice. Le nom des DeLune-Foil s’étalait en gros sur le haut de la feuille, suivit de leur nouveau lieu de résidence. Arthur, l’oncle qui les hébergeait depuis quelques temps, était un homme spécial. Il ne s’offusquerait pas en apprenant que Victoire avait fourni son adresse à quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Il s’en ficherait, tout simplement.

    Tu devrais aller leur parler. Ils sont spéciaux, tous à leur manière propre. Mais ils sont capables de te sortir de ce… Victoire couvrit les oreilles de Selim avec le plat de ses mains. Bordel

    Selim se débattit gentiment, enlevant les mains qui l’empêchaient d’entendre les conversations et fronça les sourcils en direction de sa maman, qui lui offrit un magnifique sourire. Les sourcils de l’enfant se décontractèrent lentement et une ombre de sourire effleura les lèvres de l’enfant qui en profita pour ramper sur les genoux de la rousse.
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MessageSujet: Re: Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire   Mar 29 Oct - 11:13

Quand elle y repensait, c'était toujours avec amertume et jamais dans des termes oralement exprimables.  Toujours avec une dureté et une froide rigueur qu'elle avait héritées de son père et de son frère. À la vérité jamais elle ne s'était attendue à ce que quiconque ne soit en mesure de comprendre la vérité qui se cachait depuis bien trop d'années. Elle mentait lorsqu'elle disais qu'elle n'avait de Léodagan que le souvenir d'une petit garçon froid et trop arrogant. Naturellement elle mentait , parce que ça avait l'air t'atténuer sa faute. Elle en avait tellement d'autres des images de lui ; celle d'une jeune garçon déterminé et ambitieux et hésitant aussi. Ça avait été un gamin comme les autres après tout. Un ado comme les autres et un adulte des plus perfide parce que personne -pas même elle qui avait été choisie pour passer sa vie à ses côté-n'avait essayé de voir autre chose en lui que le parfait reflet de son père et de tous leurs maudits ancêtres. C'était pour cette raison précise, cette semi-culpabilité, que Caprice ne pouvait pas détester parfaitement la violence de son conjoint.

_ En dépit du fait que je place une grande confiance en toi parce que tu es mon amie, Victoire, n'en viens pas à penser une seule seconde qu'il n'est pas humiliant pour moi de venir ici demander ton aide. Je ne sais même pas si tu peu avoir une idée d'à quel point il est éprouvant pour moi d’admettre que, et ce en dépit de l'étendu de mon savoir, je suis incapable de me défendre seule. Il y à des nombreuses tares congénitales dans ma lignée et l’orgueil démesuré en fait clairement parti. Alors ne penses pas que je vais aller frapper chez des inconnu pour leur raconter ma terrible histoire de la petite fiancée terrifiée par son futur époux. Il me reste une dose considérable de fierté.

Et naturellement, c'était sur cette fierté démesurée et mal placée que Léodagan avait joué toutes ces années. Sur le fait qu'elle était bien trop hargneuse et enflammée pour se plaindre et probablement pas assez dingue pour attenter à sa propre vie. Toujours, il la connaissait bien trop. Mais ça elle ne l'avouerai probablement jamais. Toutes fois elle rangea le papier dans une poche de son manteau et plissa le nez se rendant compte qu'elle devait avoir l'air totalement enragée et parfaitement différente de la douce petite Caprice que Victoire était habituée à fréquentée. Le regard furieux, les lèvres frémissantes comme si elle avait avalé quelque chose de particulièrement amer. Oui, amer. Sa fierté de grande princesse de sang-pur. Son immaculée fierté de riche héritière d'une illustre famille.

Est-ce qu'elle était démesurément fière de ses origines ? Sans nulles doute possible. Est-ce qu'elle se sentait supérieure aux autres par ce simple fait ? Non, certainement pas. Il n'empêchait qu'on passait pas délibérément au dessus de trois-cent ans de fierté et d'éducation spartiate sans en payer l'arrière goût. Qu'elle douce punition pour avoir été aussi arrogante pendant toutes ses années. C'était navrant à avouer , mais elle ne mentait pas lorsqu'elle disait que le fait que Victoire soit son amie n'enlevait rien à l'humiliation qu'elle ressentait. La seule différence était sans doutes que sa faiblesse était plus facilement pardonnable, moins pitoyable dans cette chaleureuse maison. C'était naturellement quelque chose que Caprice était en incapacité totale d'expliquer avec des morts mais qu'elle ressentait de manière instinctive. Elle aurait pu pleurer , si elle n'avait pas été drapée dans son orgueil blessé.

Convaincue d'avoir dépassé les limites de l'acceptablement odieux, elle se radoucis et offrit un sourire contrit et désolé à sa locutrice acceptant le retour de Sélim sur ses genoux avec une grande délicatesse. Tu es une garce.
Bien sur qu'elle était une garce et même la pire d'entre toute parce qu'au final elle n'avait jamais été totalement honnête. Avec personne. Avec personne pas même avec sa propre conscience. Perfide petite garce.

Vanité des vanité, tout est vanité.

L'acceptation même de l'imminent naufrage de son mariage n'était pas quelque chose qu'elle tolérait facilement. Comment , elle, la fille d'Amos, aurait-elle pus admettre pareil échec sans sourciller ? Il n'y avait pas la moindre noblesse dans la défaite. Pas la moindre. Quelque soit l'enjeu de la bataille. Il était toujours douloureux de le reconnaître. Toujours bien trop douloureux pour elle.

Alors ?

Alors, elle tentait de justifier ces actes. De justifier la façon dont elle s'accrochait à des chimères en lesquelles elle ne croyait même plus depuis de trop nombreuses années. Elle les défendait avec rage, avec passion ; parce qu'elle avait peur, peur d'admettre qu'elle n'était pas assez forte pour porter les ambitions de sa famille.
_Pourtant, tu sais il y à des jours ou il est différent. Parfois il est d'une tendresse monstrueuse, tellement qu'il me brise le cœur. Le plus ironique c'est que c'est sans doutes dans ces moments là qu'il me fait le plus de mal, qu'il est le plus terrifiant. C'est un combat Victoire. Un conflit d’intérêts. Les miens, égoïstes. Et ceux de ma famille.

Qui se préoccupait de sa fausse tendresse ? Qui ne comprenait pas que ce n'était jamais qu'une nouvelle manipulation ? L'effrayer, et la consoler. Lui faire mal, et guérir ses plaies. C'était ainsi qu'il avait toujours fonctionner et peu à peu la jeune femme s'était faite à l'idée que les choses devaient simplement être comme ça. Pas autrement. Pauvre conne.

Les gazouillis de Sélim.

Sa bouche sur son nez, sur ses yeux, sur son front.

_ Je...vais sans doutes abuser un peu de ton hospitalité. Ma présence sera relative, ne t'en fait pas, j'ai bien trop de travail en ce moment je serais plus discrète qu'une ombre. concédat-elle avec un effort considérable. Décidément, elle perdait de plus en plus de terrain face à la jolie blonde.
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Si elle s’était doutée de la présence du Cerbère qui gardait les lieux elle aurais sans doute réussi à se décider plus rapidement. || PV Victoire

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