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 Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix

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Caprice A. O'Connel

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MessageSujet: Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix   Lun 23 Sep - 17:31

Ses ongles avaient, comme ceux de nombreuses femmes été –a une époque-parfaitement manucurés. Ce n’était naturellement plus le cas depuis précisément vingt-trois minute et cinquante-neuf secondes. Marchant comme un fauve en cage dans les couloirs de Sainte-Mangouste, Caprice –une fois n’est pas coutume- se rongeait les ongles. Particulièrement celui du pouce. Elle y mettait un acharnement absolument étonnant. Elle consultât sa montre et se rendis compte qu’elle était plus en colère qu’inquiète. Que vous auriez eût l’audace de lui demander contre qui, elle aurait été dans l’incapacité de vous répondre. A vrais dire la jeune femme n’en était pas proprement sûre. Contre ce crétin de Michaelson qui avait fait sauter son laboratoire pour la seconde fois ce mois-ci ? Contre Doris sa secrétaire qui avait juré qu’elle avait mis exactement le bon dosage de venin d’acromentule sur les paillasses des élèves ? Contre Gaspard-ce salaud- qui avait eu l’audace de remettre sur le tapis son dernier investissement, absolument injustifié selon lui ? Contre elle-même parce qu’elle n’avait-visiblement-pas sus veiller à la sécurité de ses étudiants ? Ou contre Merlin qui se fichait encore d’elle. Non elle ne savait contre qui elle devait être le plus en colère.

En attendant elle avait la tête qui tournait. Elle pensait à ses travaux qui n’avançaient pas comme elle voulait, au bordel administratif qui s’empilait sur son bureau, au Bazard qui l’attendait au labo et au souk qu’allait laisser l’équipe de décontamination. Elle songeait aussi au bordel complet qu’était sa vie dernièrement. La jeune femme pris la décision de s’asseoir sur l’un des sièges qui ornaient la salle d’attente. Elle détacha les agrafes de sa cape noire et eu la sensation de mieux respirer. C’était faut évidemment mais il n’y avait personne pour la contredire. Sa robe de sorcière aux teintes pastelles colorait joliment son teint et lui donnait l’air plus humain. Caprice était épuisée et même si Doris lui répétait chaque jour qu’elle était rayonnante, elle, ne voyait que stress et fatigue sur son visage trop pâle. Ses boucles rousses avaient été totalement bouleversées par son départ précipité et offraient un sublime volume tout flamme à son allure.  Un animal sauvage sortit d’un Zoo.  Pourtant elle ne s’en inquiétait pas outre mesure. Non pour l’heure elle avait des soucis autrement plus capitaux que son aspect de petite princesse bon chic-bon genre.

Un magicomage s’avança vers elle l’air sévère. S’était un scandale d’avoir ce genre d’accident de nos jours, elle était atrocement irresponsable et d’ailleurs on ne transplantait pas avec un élève blessé et inconscient. Ils étaient arrivés dans la chambre et la jeune femme n’avait pas osé prononcer un mot du trajet trop concentrée sur ce qu’elle devait dire à Michaelson lorsqu’elle le verrait. Elle n’en était toujours persuadée mais elle savait qu’elle n’avait pas à encaisser la réprimande d’un médicomage coincé qui n’avait pas d’influence ailleurs que dans ce couloir de l’hôpital.

- Ecoutez…avez-vous seulement conscience du nombre d’élèves qu’il y a dans cet institut et de la somme de travail que j’ai à fournir ? Je ne dois pas transplaner avec ? Mais bon-sang je suis supposée faire quoi ? Le laisser se vider de son sang dans une pièce intoxiquée par le venin d’Acromentule ? Plus de  soixante-dix pourcent des potions de cet endroit du saint enfers sont créées par Mon laboratoire…Alors acceptez que vous n’êtes pas moitié aussi compétant que moi pour évaluer le niveau d’urgence d’une situation !

Le guérisseur pesta  grogna et prit la porte plantant la rousse au milieu de la chambre. Elle se retourna vers la dite porte et tira la langue au dos de son guide « nanana ! » minauda-t-elle avant de faire volteface drapée dans son orgueil. Ses yeux d’un  bleu entre ciel et terre, un bleu parcouru de gris, de vert...d’un millier et demi de nuances, ses yeux se posèrent sur le visage familier d’un inconnu mais rapidement elle les glissa sur la raison de sa présence dans les lieux. Billy Michaelson.  Un jeune homme d’une petite vingtaine d’année qui commençait tardivement des études en potion. D’un pas assuré et moitié courroucé elle s’avança vers le lit du malade et l’étudiât méthodiquement. Pas une parcelle visible de son corps ne fut épargnée par son examen quasi-mathématique.
- Profites de ta convalescence, tu me dois cinquante centimètres sur les raisons de ton lamentable échec d’aujourd’hui et sur la pensée qui te pousse à gâcher ostentatoirement ton talent. dit-elle simplement. Elle se gifla mentalement. Ce n’était pas du tout ce qu’elle avait prévu de dire.  Un sourire ravissant s’installa peu à peu sur son visage. En réalité elle avait été morte d’inquiétude.
- Haem…Je vais bien Professeur. Merci. A propos du labo…ça doit bien faire le quatrième chaudron que j’explose non ?
La jeune femme éclata de rire et posa une main affectueuse sur ses cheveux pour les ébouriffer avec vigueur précisant toutefois que son devoir n’était pas reporté.

Comme elle s’apprêtait à quitter les lieux, elle se tourna pour récupérer sa cape qu’elle avait laissée sur le siège entre les deux lits qui occupaient la chambre et reposa une nouvelle fois ses yeux sur l’autre patient. Des yeux clairs, cheveux bruns…mais surtout un air terriblement familier.  Lentement. Il y avait cette vielle fragrance et le gout de la pierre sèche. Les rires des enfants et les fantômes de jeux interdits. La plume hésitante sur le parchemin et la tendresse des passions enfantines. Il y avait beaubâtons et l’arrivée des étudiants anglais. Il y avait ce garçon et son sourire. Les disputes constantes avec Léodagan et sa douceur à lui. Le contraste. Ses lèvres formèrent silencieusement un mot, puis un autre..
- Fé-…lix…tu es ..vous êtes ..enfin…Félix Whitehorn ? elle avait murmuré du bout des lèvres ne sachant pas bien si elle préférait avoir tort ou raison.
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Félix C. Whitehorn

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MessageSujet: Re: Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix   Mer 25 Sep - 20:33


    J'aurais pu devenir le héros du match en sauvant d'une manière stupéfiante l'attrapeur d'un cognard, jésuitement envoyé, ce qui lui aurait permis d'attraper le vif d'or, nous amenant ainsi une victoire digne des plus grands. De même que j'aurais pu sinon sauver mon octogénaire de voisine d'une inévitable collision avec une voiture volante. Enfin j'aurais pu tout simplement défendre la veuve et l'orphelin dans une terrible histoire dont moi seul aurait été le dénouement. Oui, j'aurais pu faire de grandes choses en ce jour.. En dehors de ça j'étais juste redescendu très vite de mon nuage en me faisant lâchement blesser.. Par un enfant de dix ans..


    En effet, tous les mois j'intervenais dans l'équipe junior des Chauves-souris de Ballycastle, afin de faire partager mon expérience à ceux qui seraient peut-être amenés à me remplacer un jour ou l'autre. Jusqu'ici je n'avais jamais eu aucun problème mais aujourd'hui un nouveau s'était joint à nous. Bien que lui insistait bien sur le fait qu'il était batteur, cinq minutes me suffirent pour me rendre compte que ce n'était pas le cas. Et cette erreur allait me couter bien plus cher que je ne l'aurais imaginé. Ainsi, après un échauffement en règle, le petit avait visiblement voulu tester la maniabilité de sa batte. Mais pas sur un cognard, non non. Qui donc se serait tourné vers un exercice si compliqué alors qu'une étendue de simplicité se présentait à lui ? Certainement pas le gamin qui s'était tout simplement contenté de lancer la batte de toutes ses forces. Bien évidemment ce petit con avait été plutôt précis étant donné que la batte était venue se loger pile poil entre mes deux yeux, m’assommant du même coup. Le duo batte/crêtin : 1. Félix : 0. Game Over, Try again.


    Je m'étais réveillé quelques heures plus tard à Sainte Mangouste, avec un bandage au bras puisque je me l'étais apparemment fracturé en tombant ainsi qu'une jolie marque rouge en plein milieu du visage. Je soupçonnais d'ailleurs les médecins d'avoir volontairement laissé cette trace histoire de rire un coup entre eux. Ne me faites pas croire que ce genre de chose ne s’enlève pas d'un coup de baguette magique tout de même! Après avoir râlé auprès d'une ou deux infirmières j'avais été contraint de prendre mon mal en patience puisque, même si mon état ne présentait « aucune complications visibles » il était, d'après elles, plus judicieux que je reste en observation au moins pour la nuit afin d'être sûr que le choc n'ait pas atteint mon cerveau. La blague. Je n'étais pas une chochotte moi mesdames ! Non, non, non ! J'étais Félix Whitehorn, batteur connu et reconnu, jouant pour.. Aïe ma tête.. Finalement cette nuit d'observation n'était peut-être pas une si mauvaise idée.. Juste pour être sûr quoi..


    La journée était passée, calmement, longuement, apportant son lot de catastrophe. La plus drôle à mes yeux, certainement parce que j'avais pu la suivre de A à Z, la pauvre victime partageant ma chambre, était sans doute celle d'une expérience ratée. Si j'avais bien suivi le jeune homme, Billy, était un étudiant en potion et avait été en proie à un terrible accident, à cause d'un mauvais dosage d'ingrédients, qui aurait pu bien plus mal tourner. En attendant, derrière son état de choc, il avait l'air d'allait bien, si bien que je m'étais permis un petit ricanement devant son visage noirci qui lui donnait un air de savant fou. Alors que j'avais passé la journée muré dans mon silence, l'idée de pouvoir bavarder avec quelqu'un m'était plutôt plaisante. Cependant alors que je m’apprêtais à engager la conversation avec mon nouveau compagnon de chambrée, la porte s'ouvrit. Craignant de recevoir de nouveaux soins, ce qui induisait le fait de boire une ignoble potion, j'attrapais rapidement le journal et commençait à le lire d'une manière faussement concentré, sans même lancer un regard aux nouveaux arrivants, qui était en fait une nouvelle arrivante, venue rendre visite à Billy. Je n'avais pas écouté leur conversation, loin de là, juste entendu quelques brides qui me suffirent à comprendre que la femme présente dans cette pièce n'était autre que le professeur en parti responsable de l'incident survenu un peu plus tôt. Un petit sourire apparu au coin de mon visage et ma curiosité ne tint pas longtemps. Quelques secondes plus tard je tournais la tête afin de découvrir le visage du méchant prof assassin et.. Merde ! Mais ce visage n'était pas du tout celui d'un serial killer bien au contraire ! C'était celui de Caprice, la jolie étudiante de Beauxbatons que j'avais fréquenté bien des années plus tôt et de qui j'étais pour la première fois tombé amoureux. (Oui bon, les reconversions ça existent vous me direz hein.)


    Visiblement je n'étais pas le seul à avoir eu un électrochoc en voyant l'autre. Le visage de Caprice s'était transformé lorsque nos regards s'étaient croisés et un silence à donner des frissons s'était installé. Puis sa bouche s'ouvrit, lentement, dans un murmure à peine audible, comme si il n y avait que nous..



    _Fé-…lix…tu es ..vous êtes ..enfin…Félix Whitehorn ?



    J'aurais dû répondre instantanément, que oui, j'étais bien moi, sortir du lit, la serrer dans mes bras peut-être, me rapprocher certainement. Pourtant, paralysé par la surprise, je n'avais pas bougé. Je m'étais contenté de la regarder quelques instants avant de passer en panique ma main sur mon visage en me remémorant la marque qui devait encore y être et en espérant vaguement qu'elle pourrait s'effacer dans les prochaines secondes ou tout du moins ne pas se voir. Il fallait toujours que je sois en mauvaise posture dans ces cas là. C'était comme une espèce de don chez moi, un truc de famille je crois.



    _Manifestement oui, Caprice.. Mais promets moi de ne rien me faire exploser au visage hein !



    Quel con ! Les mots étaient sortis plus vite que je ne les avaient pensé. Note à moi même : oublier l'humour. Dans TOUTES les situations. Ca aussi c'est un truc de famille. Aucun des hommes Whitehorn n'a jamais vraiment été fait pour ça. On a énormément d'autres qualités pour compenser après tout.. Enfin.. Je crois..

     



Dernière édition par Félix C. Whitehorn le Jeu 10 Oct - 11:47, édité 1 fois
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Caprice A. O'Connel

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MessageSujet: Re: Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix   Jeu 26 Sep - 13:29

Ce pendant qu’elle se demandait comment elle avait pu se retrouver dans une situation à ce point paranormale, Caprice se triturait l’esprit dans l’espoir de savoir comme réagir pour le cas où il était bien Félix. Ce qu’indubitablement, il était toutefois une partie de son cerveau refusait absolument cette possibilité. Il fallait lui accorder le fait que statistiquement, avec leurs deux professions et leurs emplois du temps respectif, ajouté au fait que Caprice n’avait dit à personne qu’elle s’installait en Angleterre, les probabilités qu’ils se rencontrent en de pareilles circonstances étaient parfaitement dérisoires. Merlin semblait s’en moquer comme de sa première culotte, puisqu’il avait joué avec le destin et soudoyé les parques dans l’idée de lui causer un arrêt cardiaque. Morgane, Merlin, marraine la bonne fée…peu importe qui mais quelqu’un de haut placé voulait sa mort, c’était une certitude. Il n’y avait pas d’autres explications envisageables.

Si elle priait pour que cet homme, aux traits pourtant si reconnaissables, ne soit pas le petit garçon de ses souvenirs, elle croisait les doigts en cachette pour qu’il le soit. C’était un sentiment complexe. Il devait être Félix. Ce devait être lui et elle se réjouissait qu’il le soit, peut-être, sans doutes. Paradoxalement elle était incapable de savoir par quel bout prendre les choses dans le cas où il répondait par l’affirmative. Ils ne s’étaient pas vus depuis…six, sept…de trop  nombreuses années. Sans parler de présence physique elle n’avait plus eu contact avec lui depuis qu’elle avait terminé ses études. C’était quelque chose qui s’était fait naturellement. Aussi naturellement qu’elle était tombée amoureuse de lui lorsqu’elle l’avait rencontré, leur correspondance avait cessé lentement. A ce qu’elle avait compris, lui était parti loin, si loin …et puis elle …Elle avait été en passe de se marier. Léodagan avait découvert d’une manière ou d’une autre la présence d’un autre jeune homme et n’avait pas apprécié du tout l’idée que sa future épouse se permette d’entretenir si longuement une flamme si délicieuse pour un garçon qu’il n’avait jamais pu sentir. Alors ils s’étaient perdus.

Caprice se souvenait parfaitement bien de la façon dont Félix Whitehorn était entré dans sa vie. Elle venait d’avoir treize ans et quelques deux mois auparavant la communauté française des Sang-pur avait jasé sur ses superbes fiançailles avec l’héritier DeLune. Une grande fête qui avait probablement couté une fortune. Cela dit ce rapprochement forcé entre les deux concerné n’avait pas créé la moindre amélioration dans leurs relations, si ce n’était peut-être que Léodagan, en bon chef de meute avait relativement bien fait comprendre que la rousse était sienne et seulement sienne et que personne n’avait intérêt à remettre cela en question. Possessivité, violence et traditions. La pétillante Irlandaise perdait pied. Elle ne riait plus, plus comme avant. Comme ils avaient tous été réunis dans la grande salle bin avant le repas, tous les étudiants se doutaient bien que quelque chose se tramait. Alice Millet, sixième année était entrée en courant, essoufflée et avait hurlé à qui voulait l’entendre que « Les anglais avaient enfin débarqué. » Le légendaire programme d’échange entre Poudlard et Beaubâtons n’engageaient que les plus talentueux. Félix était arrivé de Londres au milieu d’autres étudiants et elle avait été désignée pour s’occuper de lui puisqu’il était son correspondant. Félix n’était pas comme les autres garçons qu’elle connaissait. Il n’avait pas cet air profondément pédant des amis de Léodagan. Il était drôle et si doux. Et lorsqu’il parlait de quidditch ses yeux, ses beaux yeux s’illuminaient. Il avait été un océan de douceur dans un monde austère ou on tenait de l’empêcher d’être la jeune fille qu’elle était. Il était facile et tellement tendre d’aimer le jeune anglais … elle avait eu beaucoup de peine lorsqu’il était reparti.

-  Manifestement oui, Caprice.. Mais promets-moi de ne rien me faire exploser au visage hein !

Les mots résonnèrent dans la pièce presque dépouillée de tout mobilier et la ramenèrent brusquement à la réalité.  Elle ne les comprit pas immédiatement et lorsque ce fut le cas elle fut prise de court. Ses lèvres frémirent et s’entrouvrirent pour former un mot qui ne franchit jamais leur seuil. Ses yeux glissèrent de Félix à son élève, puis de son élève à Félix. Il plaisantait. Il plaisantait.
- Imbécile murmurat-elle alors que sa bouche s’ornait d’un superbe sourire. La jeune femme se rapprocha du lit du convalescent pour l’observer de plus près et se rendre compte que les années qui avaient fait d’elle une femme avaient également transformé l’adolescent qu’elle avait connu en un homme adulte absolument charmant.

- Tu à l’air d’aller bien …enfin, non ! pas maintenant, tu n’es visiblement pas au meilleur de ta forme mais je veux dire…j’ai lu …que tu étais devenu un grand joueur…Deux de mes élèves, dont Billy d’ailleurs ont séché les cours pour aller te…enfin vous voir jouer. J’en suis très heureuse. Non ! je suis furieuse qu’ils aient osé fuir le laboratoire mais pour toi. Je sais que …tu étais si vivant lorsque tu parlais de Quidditch à l’époque…
Elle se tut, en se rendant compte qu’elle bafouillait et se giflât mentalement une nouvelle fois. Pourquoi devait-elle agir comme une adolescente coincée lors de son premier flirt ? Ne pouvait-elle pas se comporter en  adulte avec lui plutôt que de se tourner en ridicule ? visiblement non.  Il n’allait assurément pas bien puisqu’il était alité à sainte-Mangouste. Pourquoi ne pas dire qu’elle s’était renseignée sur lui, son parcours après avoir vu son nom dans la composition de l’équipe ? Elle n’avait pas à rougir de ces faits et pourtant elle n’en parlerait sans doute pas ouvertement. Elle déglutit et remua doucement la tête pour se remettre les idées en place. Rapidement elle porta une main à sa masse de longues boucles rousses pour tenter de se donner un air plus civilisé que celui d’une valkyrie revenant du Walhalla.

- Que t’es-t-il arrivé ? tu as reçus un cognard ? elle demanda remarquant la marque sur son visage avec inquiétude. Instinctivement, comme elle l’aurait fait quelques années plus tôt, elle tendit les doigts vers la blessure, mais se rétracta à mi-chemin. Son bras retomba le long de son corps dans un silence gênant.
- Tu sais ce que les médicomages t-on donné ? Celui qui est en charge de ce service est d’une incompétence monstrueuse…tu à mal ? je veux dire… Encore ? tentât-elle préférant revenir à des sujets qu’elle maîtrisait. Elle chercha des  yeux une infirmière ou un personnelle soignant mais ne vit personne dans les environs.
- A part ta superbe nomination au poste de batteur, qu’à tu fais ces …sept dernières années ?
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Félix C. Whitehorn

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MessageSujet: Re: Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix   Jeu 10 Oct - 11:37


    _Imbécile…



    Ce doux mot venant de la bouche de Caprice s'accompagna d'un immense sourire à faire damner les anges. Celle ci se rapprocha de mon lit, semblant faire tomber petit à petit les barrières de nos retrouvailles, ce qui me permis de l'observer de plus près. Loin de la jeune fille que j'avais connu se dresser aujourd'hui devant moi une jeune femme éblouissante. Pourtant, malgré quelques changements je retrouvais ces traits qui m'avait charmé dès notre première rencontre. Sa peau claire et lisse paraissait toujours aussi douce, de même que ses yeux me semblaient toujours aussi fascinants. En effet, ceux ci avait l'avantage d'être un savant mélange de plusieurs couleurs, il était donc impossible de déterminer laquelle était prédominante. C'était là un des nombreux mystères de Caprice qui rejoignait ces petites choses qui lui donnaient un charme fou. Toutefois, loin de toutes ces qualités physiques, seul son parfum me fit frissonner, me renvoyant quelques années en arrière, aux prémices de notre histoire. Déjà à cette époque Caprice n'était pas une adepte du calme et de la simplicité, ce qui visiblement n'avait pas changé.




    _Tu à l’air d’aller bien …enfin, non ! pas maintenant, tu n’es visiblement pas au meilleur de ta forme mais je veux dire…j’ai lu …que tu étais devenu un grand joueur…Deux de mes élèves, dont Billy d’ailleurs ont séché les cours pour aller te…enfin vous voir jouer. J’en suis très heureuse. Non ! je suis furieuse qu’ils aient osé fuir le laboratoire mais pour toi. Je sais que …tu étais si vivant lorsque tu parlais de Quidditch à l’époque…



    Une fois qu'elle eut fini sa tirade, qui fut immédiatement suivi par un rougissement tout à fait adorable, je laissais échapper un petit rire. J'étais tout de même surpris. Je n'aurais aucunement pensé compter parmi mes fans.. Pardon, parmi les gens qui suivaient mon parcours, Caprice. Nous avions déjà parlé de Quidditch, ce sport ayant toujours été ma passion, mais jamais je ne m'étais demandé si cela plaisait aussi ou non à Caprice. Je le regrettais aujourd'hui, ne sachant pas vraiment quoi répondre ni penser, ne pouvant savoir si la jeune femme s'était renseigné sur mon parcours en particulier ou si elle suivait le Quidditch en général. Mais surtout, plus que tout, elle, se souvenait de mon amour pour ce jeu, de mes réactions. Ainsi je me sentais un peu honteux d'être ignorant sur ce qui aurait pu la passionner, faute d'avoir un jour demandé. Ne me laissant pas le temps de prendre à mon tour la parole, elle enchaina.



    _Que t’es-t-il arrivé ? tu as reçus un cognard ?



    La situation avait déjà quelque chose d'honteux auparavant mais là, elle était à son apogée. Croyez moi, à cet instant précis j'aurais absolument tout donné pour recevoir un cognard qui m'éviterait la perte de toute ma crédibilité auprès de Caprice. Pourtant, rien de cela n'arriva. Je pris donc mon courage à deux mains et entrepris de lui raconter toute l'histoire, en partant de mon intervention auprès des juniors de mon club le mercredi après-midi jusqu'au lancer de batte du petit nouveau qui voulait s'improviser batteur. Durant mon récit, Caprice avança sa main vers l'endroit de ma blessure puis se rétracta. Sans savoir pourquoi une pointe de déception naquit en moi. Je décidais pourtant de ne faire aucune remarque.



    _Et voilà, tu sais tout.

    _Tu sais ce que les médicomages t-on donné ? Celui qui est en charge de ce service est d’une incompétence monstrueuse…tu à mal ? je veux dire… Encore ?

    _Je serai très sincèrement incapable de te dire ce que l'on m'a donné. Je me suis réveillé beaucoup trop sonné pour faire attention à quoi que ce soit. C'est encore un peu douloureux mais c'est tout de même beaucoup mieux qu'il y a quelques heures , Voyant la jeune femme s'agitait à la recherche du personnel hospitalier je posais instinctivement ma main sur la sienne et lui adressais un sourire que je voulais rassurant, Mais ne t'en fais pas, je vais bien. Vraiment.



    Je n'aurais pu dire si à cet instant Caprice était ou non rassurée. Toujours est-il qu'elle ne sembla pas s'attarder sur le sujet. A moins peut-être qu'elle réflechissait toujours au moyen de parler à une infirmière sans se faire voir. C'était tout à fait son genre, je vous le garantie. Quand elle avait une idée en tête il était conseillé d'être bien accroché pour tenter, je dis bien tenter et non réussir, de lui enlever. Pour le moment les sept dernières années de ma vie semblaient l'intéresser.



    _Sept ans ? Déjà ? Le temps passe si vite.. Et bien à ma sortie de Poudlard j'ai décidé de quitter le pays afin de poursuivre mes études aux Etats-Unis où l'on m'a proposé une place dans une équipe de Quidditch. J'ai évolué dans le pays pendant quelques années puis j'ai été recruté par une équipe australienne et j'ai de nouveau déménagé. Finalement mon Angleterre natale, et surtout ma famille, m'ont manqué alors j'ai décidé de revenir il y a maintenant quelques mois. Mais toi, dis moi.. Que fais tu ici ? Pourquoi est ce que tu n'es pas en France ? Tu es professeur de potion n'est ce pas ? J'ai toujours pensé que les élèves étaient meilleurs ici, tu as raison.., Je marquais une courte pause afin de reprendre mon souffle puis dis, beaucoup sérieusement mais également beaucoup plus doucement afin que mes paroles ne soient entendus que par Caprice, Je m'étonne de ne pas voir d'alliance à ton doigt.. N'étais tu pas déjà fiancée à l'époque où nous deux.. ?




    Ma phrase ne trouva jamais de fin. Je savais que nous nous étions compris. La situation était particulière. Durant tout notre temps ensemble, seuls deux sujets n'avaient jamais été abordés : Notre relation et ses fiançailles. Il avait toujours était question d'un accord silencieux entre nous, classant ces sujets comme tabou. Malgré tout, mon envie de savoir avait été plus forte. Après tout, l'eau avait coulé sous les ponts.. J'espérais n'avoir simplement fait aucune gaffe.. Pourtant le fait que ce soit tout à fait mon genre ne me rassurait en rien.


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Caprice A. O'Connel

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MessageSujet: Re: Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix   Jeu 10 Oct - 15:40

« Il y a tellement de choses que je rêve de te dire »

Comment décrire le gouffre émotionnel dans lequel leur rupture silencieuse l’avait plongée ? Comment mettre un mot, une lettre n’importe quoi sur la détresse qu’elle avait ressenti à cette époque, qui l’assaillait maintenant qu’elle avait fait le deuil. Le deuil de leurs années bonheur. D’un geste de main la jeune femme fit bouger la chaise qui se trouvait à quelque centimètre de-là pour lui intimer dans un silence quasi-religieux de se rapprocher du lit de malade du joueur de Quidditch. Avec une infinie précaution, Caprice avait posé sa cape sur le dossier de la chaise pour s’assoir avec une lenteur trop mesurée pour paraître naturelle. Elle était troublée c’était la stricte vérité et qui aurait pu lui en tenir rigueur ? Elle secoua la tête un instant pour se redonner un minimum d’aplomb : ils n’étaient plus des enfants mes adultes responsable et bien des années avaient cicatrisé toute les plaies que leur relation taboue avait pu ouvrir. Elle voulait lui faire face avec toute la passion, toute la vie et toute la fougue qui avaient fait d’elle une étudiante remarquable, à l’époque de leur rencontre, et qui en faisaient à ce jour une femme digne et droite.

Félix ne pouvait pas le savoir et d’ailleurs s’il en avait eu connaissance il aurait en aurait peut-être peur mais la rousse n’avait pas une passion spontanée pour les vifs-d’or et les cognards. Elle avait commencé à penser à ce sport autrement que comme un regroupement de brutes et de béotien de la pire espèce uniquement pour se rapprocher de lui. Uniquement parce qu’il adorait ça. Elle avait lu quantité de choses sur le sujet, des livres de règlementation, d’histoire du Quiddich, des anthologies, des biographies…parce qu’elle avait tellement, tellement voulu pouvoir en parler avec lui. Finalement elle avait abandonné, parce que Caprice n’aimait toujours pas le sport pas même après s’être abreuvée de tout ce que Beaubâton possédait sur le sujet dans sa bibliothèque, après avoir harcelé son frère par lettre. Non ce qu’elle avait tant aimé à cette époque c’était encore écouter Félix lui en parler. Le regarder lorsqu’il en parlait. Le regarder jouer sur son balai. Par la suite elle avait parfaitement occulté cela de sa vie ne s’y accrochant que par les mots qu’il glissait à ce sujet dans les lettres qu’il lui adressait. Quand elle avait perdu toute forme de contact avec lui, la jeune femme s’était dit qu’il était sans doute plus que temps de tourner la page. Oublier. Tout oublier, de Félix comme du Quiddich et effectivement après des mois, peut-être deux ans de lutte acharnée elle avait arrêté d’y penser. Ils avaient tous deux leurs vies et était même parvenue à se dire que si la perte de ce contact la touchait autant c’était  encore parce que Félix avait été pendant longtemps son seul pont avec la réalité. Pas sa vie de princesse dans son château. Une fois qu’elle avait accepté ce fait les choses avaient été beaucoup plus simples. Caprice avait laissé son premier amour s’en allé de manière définitive.

Et puis il y avait eu…

Il y avait eu ce magazine oublié sur la terrasse d’un café. L’Irlandaise se souviendrait toute sa vie de la photo animée qu’elle avait vue sur la couverture. Elle était arrivée à Londres depuis peu et se retrouvait nez-à-nez avec la partie de son passé qu’elle avait tenté de ne plus jamais évoquer. Félix s’y tenait.  Le magazine était entièrement dédié au Quiddich. C’était à ce moment qu’elle…quelques jours après Whitehorn s’illustrait dans un match ses étudiants de première année de thèse en avaient parlé toute la matinée, elle qui avait fait son possible pour rester hermétique à son sujet était rentrée comme une hystérique de L’ISR ce soir-là et avait mené des recherches intensive dans les journaux spécialisés. Elle avait décortiqué, analysé, passer au peigne fin sa carrière pour en arriver à la conclusion qu’il était allé au bout de ses rêves. D’une certaine manière, Caprice avait été parfaitement satisfaite de cette constatation s’en était contentée. A aucun moment elle n’avait tenté d’entrer en contact avec lui, d’en savoir plus ou même n’avait assisté à un match de Quiddich.  Sa vie avait repris son cours comme si rien n’était jamais arrivé.

Merlin en avait décidé autrement puisque désormais ils se trouvaient là tous les deux à discutailler du bout des lèvres. De choses qu’ils auraient dus évoquer par le passé, à briser des tabous avec onze ans de retard. Dans un hôpital. Quoi de plus ironique. Elle qui, petite fille avait rêvé comme toute romantique, qu’il s’enfuirait quelque part avec elle. Loin très loin. Comme il l’avait fait quelques minutes auparavant ce fut à la jeune femme de rire doucement à cette pensée d’abord et ensuite à la vision parfaite qui s’était imposée dans son esprit lorsque le batteur lui avait expliqué les raisons de sa présence ici.  Malencontreux accident.

« Il y a tellement de choses que je rêve de te dire »

_ Cet enfant dois se sentir terriblement coupable, le pauvre. Ou peut-être qu’il en est fier ? À cet âge les enfants ont des réactions absolument étonnantes ! Moi je serais fière. Mine de rien si j’avais réussi à te blesser de cette façon : j’aurais eu une précision redoutable doublée d’un swing relativement puissant, tu ne penses pas ? Demanda Caprice entre deux éclats de rire. Félix ne savait pas ce qu’on lui avait donné et elle fronça légèrement les sourcils en réponse à son attitude, il posa une main sur la sienne. U prix d’un formidable effort, la rousse parvint à ne rien montrer de la surprise qui venait de lui tordre l’estomac et elle se força mentalement à ne pas poser les yeux sur leurs doigts. Jamais, pas même dans le plus rocambolesque des scénarii quelle avait élaboré en le reconnaissant, elle n’avait envisagé le moindre contact physique. Pourtant cinquante pourcents de son esprit étaient totalement focalisés sur la chaleur qui émanait de sa peau. Il tentait de la rassurer. Elle n’avait pas à penser à quoique ce fut. Juste à  agir le plus naturellement possible. Comment était-elle sensée agir de manière naturelle dans ce genre de situations ?

Avec toute l’attention qu’il lui restait et qu’elle pouvait lui consacrer tout en gardant un minimum de control sur la situation, elle l’écouta parler. Raconter les sept années de sa vie qu’elle n’avait pas passé à ses côtés. Toutes les choses qu’elle ne savait pas le concernant. Elle fut presque déçue qu’il se contente de rester général qu’il n’entre pas dans le cœur des choses. Elle voulait tout savoir. Comme à cette époque où il lui écrivait tout, le moindre de ses ressentis, le moindre petit évènement…comme à cette époque où elle avait appris à traduire son écriture en sentiments et en caresses…
_ Mais toi, dis-moi.. Que fais-tu ici ? Pourquoi est-ce que tu n'es pas en France ? Tu es professeur de potion n'est-ce pas ? J'ai toujours pensé que les élèves étaient meilleurs ici, tu as raison…Je m'étonne de ne pas voir d'alliance à ton doigt… N'étais tu pas déjà fiancée à l'époque où nous deux... ?

Ses yeux s’écarquillèrent de façon totalement spontanée et parfaitement visible, elle eût comme un spasme : une tentative avortée de reculer. Son visage se tourna vers Billy de l’autre côté et fronça les sourcils pour lui intimer de se mêler de ses affaires et de regarder ailleurs. Il n’avait pas entendu les derniers mots de Félix. Ils avaient été presque un murmure mais elle ne voulait pas que ses élèves parlent de cette conversation entre eux…Caprice retira sa main de celle de Félix pour toucher son annulaire gauche. Elle ne portait même pas sa bague de fiançailles. Elle prit un air plus sérieux, presque dur et inspira profondément.
_ Je ne porte pas mon alliance parce que je risque de l'abîmer. Je passe mes journées à manipuler des potions et des produits ultra corrosifs. Léodagan serait furieux que j'abîme ce trésor ancestral de la famille DeLune. Nous nous sommes mariés il y a quatre ans et nous attendons notre premier fils, Je vais bientôt devoir rentrer en France , après tout je suis ici parce qu'il le veut bien. Je saccage tout au manoir quand je m'ennuie et il n'est pas libre de ramener ses maîtresses si j'y vis.déclarât-elle d’abord avec aplomb. Sans doutes parce que c’était un aveu à elle-même de ce à quoi aurai ressemblé sa vie si elle s’était effectivement mariée à la date prévue.

« Il y a tellement de choses que je rêve de te dire »


Elle garda le silence un moment comme pour tâter ses réactions et lui laisser le temps de digérer la chose. Au bout de quelques secondes elle sembla se radoucir et soupira un peu.
_ Je suppose que je devrais te dire ce genre de choses. Ça serai logique, n'est-ce pas ? Après toutes ces années. Et puis cela sonne bien. Mais je vais te dire la vérité puisque...tu à choisis de me la dire aussi. Elle pinça les lèvres dans une moue enfantine presque capricieuse avant de lui tirer la langue, évoquant la vérité sur sa blessure de guerre. La jeune rousse se pencha vers lui et tendis la main pour la poser sur son front avec une franche douceur, achevant le geste qu’elle avait entrepris plus tôt. Ses doigts effleurèrent la blessure avec une légèreté de papillon un instant avant de rejoindre l’autre sur les genoux de sa propriétaire.

_ Après ton départ j'ai été diplômée avec succès. J'ai passé et réussi chacun des examens que j'ai entrepris. Léodagan et moi nous sommes beaucoup battus. Nous n'avons jamais ...toi et moi n'avons jamais réellement parlé de mon mariage, mais lui s'est rendu compte immédiatement que j'avais les yeux fixés sur quelqu'un qui n'était pas là. Caprice s’accorda une pause pour mettre un tant soit peu d’ordre dans ses pensées. En tout cas je l'ai ignoré pendant longtemps et je me suis servi de la présence de ses multiples maîtresses pour faire pression sur ma famille. J’ai réussi à retarder le moment fatidique. J'ai terminé mes études supérieures et suis devenu Chercheur en Potion, j’ai fuis vers l’Angleterre et je me suis réfugiée chez ma famille.
O’Connel tourna les yeux vers l’unique fenêtre de la pièce pour regarder les rayons du soleil  caresser les carreaux.
_J'ai racheté l'ISR il y a un an et je suis en réalité directeur de thèse, mais …j’aurais été meilleure avec des enfants n’est-ce pas ? elle lui demanda dans un souffle. Caprice lui offrit une mimique d’une douceur étonnante avant de croiser les bras l’air faussement sévère :
_ Et d’ailleurs, Félix…je te défend de dire les français sont moins bons que les Anglais ! Si tu en doutes sort ta baguette ! Une grimace amusée.

_ Shhhhhh ! Un peu de silence !

L’air coupable la jeune femme posa un indexe sur ses propres lèvres et ferma les yeux pour mimer le silence et attendre que l’orage passe. Finalement elle se retourna et posa les yeux une jeune interne de saint-mangouste, d’Un bon la Princesse se mit sur ses deux jambes et attrapa le bras de la jolie blonde qui tentait de se carapater. Elle plissa le nez. Caprice pinça les lèvres. La première minauda et la rousse fit claquer sa langue contre son palais. Signe qu’elle s’impatientait. L’interne leva la voix, pour qui se prenait-elle ? Était-elle médecin ? Certes non mais tout de même. Au bout de quelques deux minutes qui parurent interminable a la chercheuse, le dialogue ne s’apaisait toujours pas, aussi en digne Sang-pur qu’elle était : Caprice fit ce que toute autre personne de son rang aurait fait : repli stratégique et sans autre forme de procès retourna auprès de son premier Locuteur.

« Il y a tellement de choses que je rêve de te dire »

_ humpf …En partant j’irais menacer le chef du département, il te donnera de quoi effacer cette marque, je suis sûre que tu ne la garde pas de ton plein grés. Je l’aurais déjà fait mais l’autre greluche refuse d’appeler son supérieur ! Boudeuse, emportée. Caprice passa une main sur son visage puis dans ses cheveux. Elle posa ses prunelles sur le visage de Félix. Il y avait tellement de douceur, tellement de mots …
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MessageSujet: Re: Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix   Ven 11 Oct - 13:34


    _Cet enfant dois se sentir terriblement coupable, le pauvre. Ou peut-être qu’il en est fier ? À cet âge les enfants ont des réactions absolument étonnantes ! Moi je serais fière. Mine de rien si j’avais réussi à te blesser de cette façon : j’aurais eu une précision redoutable doublée d’un swing relativement puissant, tu ne penses pas ?

    Alors que j'affichais une mine faussement outrée puis finalement un peu boudeuse sous le fou rire de Caprice, je réfléchissais tout de même à ces paroles. Il est vrai qu'à la place de ce sale mioche j'aurais moi même été plutôt fier. Après tout, faire preuve de précision n'est pas donné à tout le monde – bien qu'il eut mieux fallut pour lui que son intention première ne soit pas de me viser- mais faire preuve de précision ET de force à cet âge faisait tout de même état d'un certain talent qui était ma foi indéniable. Après reste à savoir si ce talent se trouvait bel et bien dans le Quidditch ou si j'étais en train de former un super tireur d'élite. Dans tous les cas, gloire à moi, non ? Allez ! On va dire que si. Lorsque ma main se posa sur celle de Caprice, celle ci paru vaguement déstabilisée. Oh bien sûr, ce n'était pas évident pour un observateur extérieur mais j'avais appris à mon niveau à connaître la jeune femme. Certes les années étaient passées, certaines choses avaient changé mais d'autres étaient intactes. Comme ce frémissement, très léger, que j'avais toujours pu sentir à chaque contact entre nous.

    Puis le sujet « tabou » fit son effet. Le frémissement timide se transforma en un spasme qu'il était impossible de louper avant de se tourner vers son élève en le fusillant du regard. Le pauvre qui nous regardait vaguement baissa immédiatement les yeux pendant que Caprice retirait sa main de la mienne en touchant l'endroit où aurait dû se trouver son alliance. Je ne compris pas ce changement soudain de comportement jusqu'à ce que les explications viennent d'elle même, accompagnées d'une dureté que je ne connaissais pas dans le regard de la jeune femme. Ainsi donc, elle était mariée et bientôt maman.. Instantanément un pincement au cœur me fit grimacer et bien que j'essayais de rendre le tout peu manifeste, il était à mon avis évident que n'importe qui aurait pu remarquer cette expression. Après tout un célèbre sorcier, d'ailleurs connu chez les moldus, a dit un jour « On pense, on pense encore, à celle qu'on adore, et l'on revient toujours, à ses premiers amours ». Caprice et moi avions vécue une histoire passionnée, teintée de complicité et de douceur, et je n'avais aujourd'hui aucune honte à avouer qu'elle était mon premier amour, celle que jamais dans ma vie je n'oublierai. Pour autant je n'osais pas admettre qu'au fond de moi une petite voix affirmait que j'aurais dû être à la place de ce Léodagan, qui m'avait toujours été particulièrement antipathique, que jamais je ne me serai permis d'avoir des maitresses, que jamais je n'aurais laissé passer un quelconque trésor avant Caprice, que jamais je ne l'aurais laissé s'éloigner de moi. Pourtant, c'est exactement ce que j'avais fait. Je l'avais laissé filer, erreur de jeunesse, sans même savoir pourquoi. Notre histoire n'avait jamais eu réellement de fin. Nous nous étions simplement quitté un jour, comme un au revoir. Un au revoir de onze ans. Avant que j'ai pu dire quoi que ce soit, elle se radoucit et enchaina :

    _Je suppose que je devrais te dire ce genre de choses. Ça serai logique, n'est-ce pas ? Après toutes ces années. Et puis cela sonne bien. Mais je vais te dire la vérité puisque...tu à choisis de me la dire aussi.

    La vérité ? Quelle vérité ? Je commençais à me perdre dans la conversation, à paniquer à propos d'une quelconque révélation encore pire. Ou peut-être serait-elle meilleure ? Ces questionnements arrivèrent même à éclipser la moquerie de Caprice et seul l'effleurement de sa main contre mon front réussi à me calmer intérieurement. Alors que je retrouvais un rythme cardiaque plus ou moins normal, je fermais les yeux afin d'apprécier cette caresse. Caprice avait toujours été d'une douceur hors norme avec moi. Bien sûr je n'avais jamais manqué autour de moi ni de délicatesse, ni d'amour mais déjà pendant notre adolescence ses mots, ses câlineries la démarquait de n'importe qui d'autre. Et jamais je n'avais réussi à m'en lasser. Au cours de certaines autre de mes relations, je m'étais même surpris parfois à regretter tout ça. Puis, tout aussi doucement qu'elle était venue, sa main repartie afin de trouver son genoux. J'ouvrais de nouveau les yeux et regardais attentivement Caprice.

    _ Après ton départ j'ai été diplômée avec succès. J'ai passé et réussi chacun des examens que j'ai entrepris. Léodagan et moi nous sommes beaucoup battus. Nous n'avons jamais ...toi et moi n'avons jamais réellement parlé de mon mariage, mais lui s'est rendu compte immédiatement que j'avais les yeux fixés sur quelqu'un qui n'était pas là. En tout cas je l'ai ignoré pendant longtemps et je me suis servi de la présence de ses multiples maîtresses pour faire pression sur ma famille. J’ai réussi à retarder le moment fatidique. J'ai terminé mes études supérieures et suis devenu Chercheur en Potion, j’ai fuis vers l’Angleterre et je me suis réfugiée chez ma famille. J'ai racheté l'ISR il y a un an et je suis en réalité directeur de thèse, mais …j’aurais été meilleure avec des enfants n’est-ce pas ?

    Ces derniers mots avaient été dit dans un chuchotement. Du plus loin dont je me souvienne la jeune femme avait toujours aimé les enfants. Aimer restait même un euphémisme. Quiconque connaissait un minimum Caprice n'aurait pu l'imaginer passer sa vie sans enfants. Malgré tout ces mots eurent pour effet de me détendre. Ainsi donc le pire scénario envisagé, à mon goût, n'avait pas eu lieu. Je savais que ce n'était absolument pas correct mais je ne pouvais pas m'empêcher d'afficher un léger sourire, loin d'être moqueur. Juste un sourire soulagé. J'avais toujours fait confiance au destin mais tout ça n'était-il peut-être qu'une coïncidence.. Non, les coïncidences n'existent pas.

    _Je vois qu'il n y a pas que moi qui ai réussi.. C'est impressionnant. Je savais que tu irais loin mais aussi vite. Tu m'étonneras toujours. Pour ce qui est de ton mariage, c'est une bonne chose si tu veux mon avis. Léodagan ne m'a jamais paru assez bien pour toi. Beaucoup trop.. Français peut-être ?, j'avais prononcé ces derniers mots dans la langue d'origine de Caprice, lui tirant à mon tour la langue. Je ne savais pas comment aborder ce sujet de façon sérieuse, la plaisanterie était donc, en cet instant, ma meilleure arme, Et crois moi tu es mieux sans enfants plutôt que d'en avoir de lui. Ils auraient pu lui ressembler ce qui en soi aurait été considéré comme un crime contre l'humanité tu sais, je me rapprochais légèrement d'elle, Et tu n'aurais pu être meilleure aujourd'hui.. Tu as tout le temps d'avoir des enfants, crois moi, ce n'est que le début..

    Un instant de douceur traversa le visage de Caprice puis elle prit un air que je savais cette fois faussement draconien en me menaçant de sortir nos baguette afin de me prouver que les Français n'étaient en rien en reste en comparaison aux Anglais. Je lui répondis à mon tour avec une allure ridiculement supérieure que les Anglais étaient beaucoup trop bien élevés pour s’encanailler dans un duel dont la conclusion était évidente.. Puis avant même que Caprice réponde je fus pris d'un fou rire bientôt stoppé par une interne qui passait par là en réclamant le silence. La rousse se tut quelques secondes avant de sauter de sa chaise en allant au contact de cette pauvre internet qui en prit plein la tête pendant que mon fou rire reprenait de plus belle. Finalement la jeune sang pur revint vers moi passablement énervée et suffisamment boudeuse pour me faire sourire. Elle m'annonça donc son projet de menacer le chef du département en partant, afin de trouver de quoi effacer la marque qui trônait sur mon visage puisque sa précédente interlocutrice avait refusé de faire ça pour elle. Touché par l'attention que Caprice me portait je me sentis rougir. Aussi j'essayais de faire oublier ce petit égarement.

    _Oh, je peux très bien la garder.. J'inventerai une histoire de sauvetage du monde et.. Bon d'accord, je veux bien que tu me trouves quelque chose pour l'enlever.., Je marquais une courte pause, jetant mon regard sur mes mains puis relevant les yeux vers elle en croisant les siens, Tu sais.. Tu n'es pas non plus obligé de partir maintenant..

    Je la dévorais des yeux, encore et encore. Le soleil se reflétait sur ces boucles rousses qui éclataient de beauté et faisait ressortir ses yeux si brillants et qui m'avait toujours rassurés en se posant sur moi. Tout m'intriguait, j'avais envie de tout savoir sur elle, absolument tout. Seulement je ne savais pas par où commencer. Sept ans était à la fois un laps de temps très rapide mais aussi très long, ce qui en soi était très contradictoire. Il y avait tant de choses à dire, tellement de temps à rattraper. Pourtant je n'avais pas l'impression que Caprice avait changé. A mes yeux elle était toujours la même au fond. Et le retour instinctif de nos habitudes tactiles en était certainement la preuve. Finalement l'internet revint quelques instants plus tard mais pour voir Billy cette fois. Ainsi le garçon fut emmené afin de passer quelques examens supplémentaires. Pour la première fois depuis sept ans nous nous retrouvions donc seuls dans une pièce. La situation était à la fois plaisante mais également intimidante. Pour autant j'en étais plutôt content.

    _Rassure moi.. Maintenant que je t'ai retrouvé, tu ne comptes plus disparaître n'est ce pas ?




Dernière édition par Félix C. Whitehorn le Mar 24 Déc - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vielles lettres, Anti-chambre & onze ans plus tard ... || PV Félix   Ven 11 Oct - 17:53

Comme une valse dans sa tête. Un milliard et peut-être plus de sensations toujours différentes qui déferlaient sous sa peau et se fracassaient contre son âme. Son âme vacillante. Son âme délicate et passionnée de femme-enfant. C’était alarmant, déroutant de se rendre compte qu’il n’avait pas même besoin de la toucher pour avoir une emprise presque totale sur son esprit, c’était comme si tous les pores de sa peau s’ouvraient simultanément pour faire entrer jusque dans sa chair la chaleur qui se dégageait de son corps si proche-trop-du sien. Sa peau appelait la sienne sans cesse. Elle n’avait jamais arrêté de l’appeler depuis sept ans. Un murmure qui lui lacérait le cœur lorsqu’elle le voyait sourire. « Sept ans c’est long Félix. Ça fait deux-milles cinq-cents cinquante jours, vingt-deux millions quatre-cents onze milles cinq-cents heures et des milliards de secondes loin, à dépérir…c’est beaucoup trop de temps. Bien trop. » se surprit-elle à calculer. Calculer à toute allure toute le temps qu’ils avaient déjà perdu et que jamais ils ne pourraient rattraper. Peu importe combien ils essaieraient le temps avaient fait son œuvre et leur avait volé sept années complètes. C’était de la torture finalement parce que la position de la jeune femme n’avait absolument pas évolué depuis qu’ils s’étaient quittés. Elle était toujours une jeune personne que l’on promettait plus à un grand mariage politique qu’à une grande carrière.

Ce n’était pas le genre de sujets sur lesquels la sorcière s’attardait particulièrement, elle ne parlait généralement pas de ce versant de sa vie avec ses collègue et moins encore avec ses amis et de manière plutôt générale pensait qu’il était mieux de ne pas y songer. Pour vivre au mieux l’instant présent, il ne fallait pas penser à toute ces choses qui lui encombrerait l’esprit et lui pourriraient l’existence. Mais désormais, désormais qu’elle était là dans cette froide chambre d’hôpital uniquement obnubilée par la sensation de sa peau contre la sienne qui ne s’évanouissait pas, Caprice était forcée de reconnaitre qu’il était enfui à jamais le temps de ses rêves d’enfants. Elle ne se réveillerait pas demain dans son lit à Beaubâton et ne pourrais pas trouver refuge dans les bras du jeune batteur pour lui raconter qu’elle avait peur. Qu’elle était triste, lui dire qu’elle ne voulait pas qu’il parte un jour, qu’il la laisse seule en France. Qu’elle ne voulait pas qu’il la laisse seule avec Léodagan et quel cauchemar serai sa vie si il la laissait. Lui dire qu’elle ne voulait pas l’oublier mais qu’elle ne voulait pas non plus qu’il l’oubli. Cacher son visage de poupée contre son torse, contre sa robe de sorcier et lui dire qu’il ne pouvait pas l’aimer si tendrement s’il devait s’en aller.

Elle ne serait pas non plus réveillée par un hibou frappant furieusement contre la vitre de sa chambre et elle ne détacherait pas, fébrile, la missive enflammée du jeune homme reparti en Angleterre. Elle avait conservé chacune de ses lettres. Toutes celles qu’elle avait reçu de lui et plus tard, celle qu’elle lui avait écrite sans jamais trouver le courage de lui envoyer. « …Mon amour pour toi s’est morcelé en jours et en lettres, en heures et en lignes, » écrivait-elle « Je veux dormir avec toi, m’endormir et dormir avec toi, simplement ; rien de plus. Si pourtant : enfouir ma tête dans ton épaule gauche, passer mon bras sur ton épaule droite –rien de plus. Si pourtant : savoir, jusqu’au plus profond du sommeil, que c’est toi. Et embrasser ton cœur . » La relation qu’ils avaient entretenue avait été passagère c’était la vérité mais d’une frénésie jamais retrouvée. Jamais, jamais. Après lui il y en avait eu un seul autre, autre que Léodagan pour finalement rien de jamais semblable. Pour être parfaitement honnête ; elle n’avait jamais cherché. Jamais. Elle avait laissé partir son plus bel amour et n’avait pas la moindre intention de faire quoique ce soit pour combler le vide qui était né en elle.

Elle souriait. Elle pensait mais elle gardait cette lumière dans le regard et cette douceur dans le sourire. Chaleur. Caprice était clairement troublée, parce qu’il la regardait. Il la regardait trop pour qu’elle puisse l’ignorer. Pour d’autre ça aurai sans doutes été significatif mais la jeune femme n’était pas du genre à s’aventurer dans ce genre de conclusions hâtives. Elle devait encore analyser la situation. Et puis il y avait eu ses mots. Ce qu’il pensait de son mariage, du fait qu’elle n’avait pas encore d’enfants et elle ne sus pas bien déterminer si elle était une idiote de réagir comme elle le fit mais ces mots la blessèrent et la braquèrent totalement. Elle identifia vaguement de l’humour dans ses paroles mais elle ne trouva absolument rien de drôle. Rien. Sans doutes parce que les enfants étaient encore le sujet qui la faisait le plus souffrir ce dernières années.

L’émotive. Caprice candeur, Caprice Douceur. enfant . Jamais elle n’avait caché ses sentiments et elle n’empêcha pas les larmes d’inonder ses yeux cette fois-ci. Le fait qu’ils se retrouvaient à peine, le fait qu’il serait surement surpris de la voir pleurer ne changea rien. Rien. Une orpheline s’échappa du gouffre de son cœur tandis que sa fierté tentait de cloisonner les rives de ses yeux orageux.
_ Ce que tu dis est horrible. C’est …ce…je peux comprendre beaucoup de choses et je peux entendre que tu n’ai pas le moindre respect pour Léodagan mais ne dis plus jamais …plus jamais que ça serai un crime…tu n’as pas le droit de juger un enfant sur ce qu’a fait son père…un bébé Félix…un minuscule petit bébé…il n’as pas à souffrir parce que son père est un salaud…tu n’as pas le droit. Pas le droit…pas devant moi, pas même pour rire… sa voix entrecoupée de sanglots s’étrangla pour devenir un chuchotement. Et puis elle se rendit compte du ridicule de la situation. Elle murmura un vague « désolée » avant d’inspirer profondément.

Comme avant les tristesses étaient aussi vites oubliées qu’elles étaient arrivées. Parce qu’il avait ris. Caprice avait toujours trouvé, toujours dit qu’il avait le rire le plus beau qu’il lui avait été donné d’entendre. Un rire spontané. Un rire gratuit, clair et enjoué, un rire qui arrachait les étoiles et qui les tissait dans ses yeux clairs et Caprice , Caprice ne se lassait pas de regarder les astres danser au fond de ses prunelles. Un rire superbe qui la ramenait toujours à l’instant présent. Un rire qu’elle n’oublierait sans doute jamais et qu’elle emportera avec elle.

‘‘Emporte-moi, wagon! enlève-moi, frégate! Loin! loin! ici la boue est faite de nos pleurs![...] Mais le vert paradis des Amours enfantines, L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs, Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine? Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs, Et l'animer encore d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?’’


Et puis elle avait ris à son tour lorsqu’il avait rougis et lorsqu’il avait avoué que finalement il préféré effectivement ne pas garder cette marque. Ses mains s’étaient instinctivement tendues vers le visage du jeune homme et s’étaient déposées sur ses joues. Billy était parti. Ils étaient seuls. Elle était angoissée. Angoissée et euphorique. Ses doigts redécouvraient les traits familiers avec cette tendresse si caractéristiquement naïve des enfants. Doucement, lentement et du bout des doigts. Simplement effleurer avec une franche fascination tant pour l’homme qui se tenait devant elle que pour le geste.
_ Tu es beau. constatât-elle sans détour. Sans honte. Parce que c’était la stricte vérité. Il était devenu un très bel homme, rempli de ce charme étrange et chaud qu’elle lui avait toujours connu et qui s’était étoffé avec le temps. Un sourire. Pas heureux, pas amusé, pas triste. Juste un sourire.

_ Tu parles de moi mais le fait qu’un si bon parti que toi sois seul dans cette chambre est bien plus surprenant. Pourquoi n’y à t-il pas la moindre femme effondrée d’inquiétude sur le pas de cette porte ? Elle avait retiré ses mains de sa figure pour ré-instaurer une distance acceptable entre eux. Ses yeux s’étaient fixés sur la porte clause terrifiée à l’idée que la femme sus-citée ne soit finalement apparue comme invoqué par la malchance. Mais il n’y avait personne, juste le silence et eux.

_ J’ai posé les yeux sur toi en premier, je suis celle qui t’a trouvé. Mais c’est toi qui va disparaître. Comme avant. Tu vas partir sur ton balais sur ce terrain ou je ne peux pas te toucher à peine te distinguer. pas un reproche. Une simple constatation. Un fait, une crainte. Et ses yeux illuminés de cette ancienne flamme jamais vraiment étouffée.

Félix était le vent. Le vent puissant qui soufflait sur les quelques braises crépitantes dans l’âtre de son cœur et qui embrasait une seconde fois ce cœur mort de n’avoir pas su le retenir.
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