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 Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]

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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Dim 6 Oct - 17:02

Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]




« Pour vous ,princesse, le prince de Suède, Ulrick Skarsgard. »
Levant les yeux au ciel je posais mon manuscrit sur le bureau et me levais de mon siège. N'avais-je pas dit que je ne voulais être dérangé sous aucun prétexte et ce durant le mois à venir ? Évidemment que si, mais quel majordome, quel elfe ou quel père aurait refusé l'entrée à un prince et qui plus est mon fiancé? Mike souffla profondément. Pas un jour n'était passé sans qu'Ulrick ne vienne me voir et ce depuis l'horrible semaine que j'avais passée chez lui. Il s'agrippait à moi comme de la morve de gobelin et redressait la barre un peu plus chaque foi. Il n'avait rien obtenu de moi hormis quelques baisers pour faire bon genre devant la foule et je savais que cela lui déplaisait. L'elfe sortit aussi vite qu'il était entré et quelques secondes plus tard Ulrick apparaissait. Le dos droit, les mains dans le dos, un sourire mesquin sur le visage, je remarquais instantanément qu'il tramait quelque chose. Comme à son habitude il dévisagea Mike et lui fit signe de bien vouloir nous laisser avant de mettre un genou à terre et de me baiser la main. Il en profita pour glisser l'une de ses mains sous le bas de ma robe que je retirais en m'éloignant de lui.
« Quand votre frigidité tombera-t-elle ? »
Lui faisant un vague sourire je me posais de nouveau sur mon fauteuil et lui faisais signe de s’asseoir à son tour.
« Lorsque l'heure viendra, croyez- moi, vous saurez le premier averti. »
Satisfait il se releva d'un bon pour s’asseoir sur mon bureau, écrasant mes parchemins par la même occasion. Il s'installa de façon à ce que je me trouve entre ses jambes tout en bloquant le fauteuil.
« Tout le royaume de Suède se pose des questions sur le pourquoi du comment je semble si instable depuis ces derniers mois. Il est évident que n'ayant, par ordre du roi votre père, aucun droit d'accueillir une autre femme que vous dans ma chambre je sois cruellement en manque d'affection et que de ce fait je paraisse bien différent. Vous me faites souffrir jeune Artémis »
« Dites-vous que je vous offre un nouveau visage. La presse sorcière n'est-elle pas plus clémente envers vous, depuis que je suis officiellement votre fiancée ? »
« Je vous l'accorde, mais il se peut que je dévaste tous une maison close si je ne vous obtiens pas corps et âmes sur-le-champ. »
Empruntant légèrement la force de Kahos je parvenais à pousser le bureau et à me lever. Il était hors de question qu'une telle chose se passe aujourd'hui et encore moins ici.
« Jamais vous ne poserez la main sur moi dans ce manoir. Vous attendrez que nous nous trouvions mariés. »
Se levant à son tour il passa ses doigts dans mes cheveux et posa sa main dans ma nuque.
« Je crains d'avoir outrepassé vos règles, Princesse. Allez-vous déverser vôtre si grande colère sur moi ? »
Ravalant ma salive je restais inerte quelques instants durant lesquels il se colla contre moi en faisant balader ses mains dans le creux de mes reins. Je le détestais. J'allais me soustraire à lui lorsque dans un crac sonore nous disparaissions du salon. Le manège infernal défilé sous mes yeux jusqu'à ce que mes pieds heurtent le sol vert d'un champ et que je ne tombe à la renverse accompagné dans ma chute par Ulrick.
« Ulrick ! Ma ROBE ! »
Dans mouvement brusque je l'envoyais balader et me relevais en constatant les traces vertes sur ma robe blanche. Mes talons s'étaient enfoncés dans le sol et je faillis perdre une fois de plus mon équilibre. Ulrick était vif et se retrouvait de nouveau à mon chevet les mains sous ma robe à m'embrasser dans le coup.
« Elle est d'autant plus jolie, sans compter la transparence donner par l'humidité de cette herbe Galloise. »
Faisant les gros yeux je me sentais comprimer entre la force de ses bras. Kahos riait de bon coeur et ne fit rien pour m'aider. Ma force de jeune fille était insuffisante et ce fut de nouveau le sol que je rencontrais.
« Ulrick ! Vous ne vous en tirerez pas comme ça. Je vais vous tuer !»
« Il suffit ! Je suis las de vos caprices de petite fille ! Vous êtes peut-être la fille d'un roi que j'admire, mais je n'ai pas à subir un instant de plus votre réserve ! »
Je me débattais du mieux que je le pouvais, mais Ulrick se trouvant sur moi et bloquant mes poignets, tous mes mouvements ne servaient à rien.
« Réfléchissez bien. Soit tout se passe en douceur et tout le monde et ravis, soit je vous fais passer les instants les plus horribles de votre vie de jeune demoiselle. »
Je savais qu'il ne plaisantait pas, mais loin de moi était l'idée de me faire avoir aussi facilement. Je ne bougeais plus, lui laissant croire à ma bonne volonté. Il se releva donc doucement en se posant sur le coter. Sa voix résonnait encore dans ma tête et un frisson me traversa de la tête aux pieds. Nos lèvres s’effleurèrent, mes chaussures tombèrent et je me levais en un fragment de seconde et courais aussi vite que je le pus. Ulrick avait mis du temps à réaliser si bien que j'avais pris un peu d'avance et que je me cachais dans un buisson en priant pour que ma robe ne subisse rien. J’attendais là une vingtaine de minutes, sans bouger, hésitant même à respirer. Je déplorais l'état de ma robe et de mes cheveux remplis d'humidité. Ulrick allait me le payer.
Je finis par sortir tout doucement en frottant ma robe, mais un bruit de sabots m’interpella. Il y avait quelqu'un derrière moi et j'étais désarmé. Serrant les poings je me retournais et fus tout de suite frappée par la beauté maléfique d'un cheval d'un noir surpuissant. De tous ceux que j'avais pu voir il était le plus beau. La personne le chevauchant était elle aussi d'un goût très plaisant, mais elle était tout simplement détestable.
« Il aura fallu que sur des milliers de sorciers, de bourbeux et de moldu, je tombe sur toi, Foil. Il aura fallu que je me retrouve piégé ici, entre deux tordus d'amour. »
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Gavried N. Foil
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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Dim 13 Oct - 14:21

Cela peut paraître étrange. Je l'avoue volontiers. Mais j'étais heureux que la maison de mes grands-parents ait explosé. Que la maison de mon enfance soit désormais détruite. Non que j'eusse détesté cette maison. c'était même tout le contraire. Mais je n'étais pas mécontent de l'avoir perdue. D'abord parce que cette destruction marquait véritablement cette nouvelle page de ma vie que j'ouvrais. Mon enfance était finie, elle s'en était allée, avec la maison qui m'avait vu grandir. Et maintenant, j'avais la chance de vivre chez mon grand-oncle Arthur. Une grande, belle, toute de pierres, maison perdue au milieu de la campagne Galloise. Et j'adorais cet endroit. J'adorais l'atmosphère des lieux. J'adorais l'espace dont je disposais. J'étais véritablement très heureux de vivre dans un tel lieu. Et même si je devais me rendre à Londres pour l'Université, cette maison était devenue mon foyer. Mon refuge. L'endroit où j'étais chez moi. Parmi les miens. J'appréciais grandement pouvoir retrouver l'ambiance chaleureuse de cette maison. J'appréciais peut-être encore plus la possibilité que j'avais de partir la journée entière errer dans la campagne sans rencontrer âme qui vive. J'aimais la liberté qui m'était offerte. Cet espace immense, sauvage, que l'on m'offrait comme terrain de jeu.

Un tel espace avait attiré d'autres envies. A peu de distance de la maison se dressait une écurie. J'avais réussi à convaincre Arthur qu'il serait bien de lui redonner une utilité, et que la possession de chevaux rendrait possible d'extraordinaires galopades dans cette campagne sauvage. Après discussion, les Anciens avaient conclus que "cela pourrait être bon pour moi, après les récents évènements". J'avais grimacé. Mais avec Arthur, nous avions été acheter un cheval. Mon cheval. Une merveille. Noir. Fier. Généreux. J'étais tombé sous le charme. Ca avait été un peu plus long avant que ce soit réciproque. Je crois qu'il sentait quelle créature hideuse se cachait sous mes traits. Mais je lui ai fait comprendre que je contrôlais la créature. Et que si jamais je ne la contrôlais plus, il aurait largement le temps de se débarrasser de moi et de fuir. Et j'étais heureux à cette idée. Heureux que quelqu'un puisse m'envoyer violemment rouler à terre avant que la Harpie ne prenne le contrôle de mon corps. Cette éventualité avait quelque chose de rassurant. Quelqu'un d'autre que moi pouvait avoir le contrôle. C'était bon.

Nous nous étions apprivoisés, lui et moi. Nous nous faisions confiance, tout en sachant que le contrôle exercé par l'un sur l'autre pouvait à tout moment être inversé. Je crois que les Anciens avaient raison, finalement. J'avais besoin d'être sous contrôle. Et ce contrôle, lui pouvait me l'apporter. Il était alors devenu un compagnon précieux. Avec lui, je m'apaisais. Je parvenais à prendre de la distance par rapport aux évènements de juin. A renvoyer au plus profond de moi-même cette maudite Harpie. J'allais mieux. C'était un fait.

Une de ces journées où j'étais parti, seul avec ce nouveau compagnon, je fut brutalement tiré de ma tranquille solitude par une silhouette devant moi. La silhouette de la petite Princesse. De ma petite souris. Artémis. Je m'approchais d'elle, lentement, et m'arrêtais à quelque distance. Je pris le temps de savourer la situation. Elle était là, désarmée, pieds nus, la robe tachée. Pitoyable. La situation était en ma faveur. Je la surplombait. Je la dominait. J'esquissais un doux sourire.

- Il aura fallu que sur des milliers de sorciers, de bourbeux et de moldus, je tombe sur toi, Foil. Il aura fallu que je me retrouve piégée ici, entre deux tordus d'amour.

Chère Artémis.

- Allons, Princesse. C'est vous qui vous présentez ainsi devant moi. D'ailleurs, vous allez bien à l'encontre du conte de fée habituel. Regardez nous. Ne serait-ce pas plutôt moi le Prince, et vous la pauvre petite paysanne ?

Comment était-elle arrivée jusqu'ici ? Si loin de chez elle. Et dans un tel état. Que t'arrive-t-il, pauvre jeune fille en détresse ? Je ressentais de la pitié pour elle. Chose curieuse. Que m'arrivait-il ? J'avais l'impression que Gavried s'éteignait. Que Nemy s'était rendu compte que Gavried ne suffisait pas à sa sécurité. Qu'elle voulait alors prendre elle-même le contrôle. Cela n'allait pas. J'avais besoin de mon équilibre. J'avais besoin de Gavried. J'avais besoin d'être moi. Doublement.

- Tordus d'amour, avez-vous dit ? Vous oubliez que notre relation ne repose aucunement sur de l'amour. Seulement du désir. Rien d'autre. Rien que le désir de posséder et d'être possédé.

Si. Gavried était là. Prêt à jouer avec son jouet préféré. Vraiment ? N'avais-je pas plutôt moi-même le besoin de me prouver que j'étais toujours le même, malgré tout ? Désir de posséder et d'être possédé, hein ? Ce ne serait pas plutôt toi qui aurait envie d'être possédé par Artémis ?
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Lun 14 Oct - 16:09




Temps-pi pour Ulrick. J'avais là une forme de distraction toute particulière. Il était là, droit sur son cheval un sourire semblable aux premiers de ce prince Suédois. Je passais délicatement la main dans mes cheveux écoutant ses premiers mots.

-Allons, Princesse. C'est vous qui vous présentez ainsi devant moi. D'ailleurs, vous allez bien à l'encontre du conte de fée habituel. Regardez nous. Ne serait-ce pas plutôt moi le Prince, et vous la pauvre petite paysanne ?

Un sourire mélangeant le rire et la haine apparut sur mon visage de porcelaine. Les contes de fées servaient aux moldus. Pour eux nous vivions un rêve éveillé. Le dragon qui sommeillait en moi se délogea de son trône, laissant notre coeur sans sa protection. Foil inspirait le dégout, la honte, le déshonneur. Traîtres à leurs sangs, mort parmi les vivants. Je le tuais d'un regard, imaginant mille et une façons de le faire souffrir puis de l'achever. Une princesse devait se salir les mains pour arriver à de telles choses, mais faire les choses soi même donner plus de corps à l'édifice. J'aurais voulu qu'il imagine par quels stratèges je pouvais d'ores et déjà le tuer lui et ses semblables. Je voulais qu'il sache que son heure arriverait bientôt.

 - Tordus d'amour, avez-vous dit ? Vous oubliez que notre relation ne repose aucunement sur de l'amour. Seulement du désir. Rien d'autre. Rien que le désir de posséder et d'être possédé.

Je logeais délicatement une mèche de cheveux derrière mon oreille tout en m'avançant délicatement. J'étais le dominant.

-Sous mon statut de princesse se cache bien des vérités, Foil. Êtes-vous certains que ce n'est pas plutôt vous qui êtes venu à ma rencontre ?

Je posais délicatement ma main sur le front du cheval en l'y faisant circuler. Les animaux étaient infiniment plus doués pour déceler le danger que nous. Mes doigts étaient gelés, comme l'était l'ensemble de ma main et de mon corps. Le sang froid de Kahos circulait dans mes veines, tout comme ses envies démoniaques. Il y avait cette puissance de feux, enfoui au plus profond de ma gorge et cette force ancrée dans chacune de mes fibres musculaires. Kahos faisait tomber une barrière, celle de la paresse. Une paraisse qui s'octroya de mes yeux sous l'odeur du souffle du dragon. Je lis la peur dans les yeux du cheval qui se leva sur ses pattes arrière, menaçant de faire tomber Gavried. Je faisais un pas en arrière masquant mon rire de ma main.

-N'oublie pas une chose. JE possède. TU m’appartiens.

J'étais la princesse lui rien. Il n'était qu'un familier d'une race bâtarde.

-Qui sait. Peut-être avais-je besoin de jouer, de me sentir comme la possession d'un être inférieur. Au final je jouis déjà de l'immense joie que vont me procurer tes tentatives de sauvegarde de toi-même. Je t'aime trop pour te tuer. Alors je vais te maudire encore bien plus que tu les déjà.

Je m'approchais d'eux et posant une main sur sa cuisse je l'obligeais à me prendre avec lui sur ses genoux. Je m'agrippais à sa taille laissant volontairement ma robe remontée à l'extrême.

-Emmène-moi loin, je dois te confier quelque chose.

Je regardais ma bague et cet ours provoquant le dragon. Les deux êtres prenaient tour à tour la place du milieu ou s'éloignaient aux deux extrémités. Une bague liée à moi ainsi qu'Ulrick qui m'était à nu nos gestes l'un envers l'autre. Je lançais à Gavried un regard de défi. Je me demandais si je devais le prévenir qu'un Skarsgard rodait dans cette campagne Galloise à ma recherche. S'il nous trouvait ainsi je ne donnais pas cher de ce foil.

-Allez!
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Gavried N. Foil
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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Dim 3 Nov - 13:07

- Sous mon statut de princesse se cache bien des vérités, Foil. Êtes-vous certain que ce n'est pas plutôt vous qui êtes venu à ma rencontre ?

Que répondre ? Ce n'était certes pas elle qui était venue à ma rencontre. C'était moi. Comme elle le disait. Bien sûr, je n'avais pas cherché à la rencontrer. Mais lorsque je l'avais reconnue, c'était bel et bien moi qui m'était approché d'elle. Pourquoi ? Pour jouer avec elle. Elle était mon jouet. J'avais fait d'elle mon jouet ! Frêle petite marionnette entre mes pattes ! J'avais besoin d'elle.

...

Quoi ?

Je n'avais besoin de personne. Et certainement pas d'elle.

C'était ce que j'allais lui répondre. C'était ce que j'allais crier à la face du monde. Mais je n'en eu finalement pas l'occasion. Parce qu'il se passa quelque chose d'étrange. Artémis s'était approchée de mon cheval, posant sa main sur son front. Et il dû ressentir quelque chose que j'étais bien incapable de déceler. Parce que le fier animal se dressa sur ses pattes arrières, d'un coup, sans prévenir, manquant m'envoyer au sol. Je me retins de justesse, et d'un geste doux, je caressais la tête de Monaghan, calmant comme je le pouvais l'animal affolé.

- N'oublie pas une chose. JE possède. TU m’appartiens.

Je contemplais la petite Princesse. Incrédule. Qu'avait-elle ? Qu'était-elle ? Qu'est-ce qui, en elle, pouvait terrifier à ce point un cheval qui parvenait pourtant à accepter la créature qu'il avait présentement sur son dos ? Je ne comprenais pas. Elle m'intriguait. Elle m'inquiétait.

Elle m'attirait.

- Qui sait. Peut-être avais-je besoin de jouer, de me sentir comme la possession d'un être inférieur. Au final je jouis déjà de l'immense joie que vont me procurer tes tentatives de sauvegarde de toi-même. Je t'aime trop pour te tuer. Alors je vais te maudire encore bien plus que tu l'es déjà.

Que voulait-elle dire ? Elle n'était qu'une petite fille. Une petite fille innocente. Quelle emprise pouvait-elle avoir ? Quel pouvoir pourrait-elle avoir sur moi ? De nous deux, j'étais celui qui pouvait contrôler, qui pouvait décider. J'avais le pouvoir, tandis que du haut de son innocence la petite fille ne pouvait même pas deviner le tiers de ce que je pourrais faire. J'en étais certain. Persuadé. Je m'en persuadais moi-même.

Elle avait pourtant l'air si sûre d'elle. Elle savait ce qu'elle faisait. Clairement. J'ignorais comment elle pouvait être si sûre. Mais j'étais curieux. J'avais envie de voir ce qu'elle pourrait me faire. De toute façon, à partir du moment où je décidais de moi-même de la laisser faire, c'était toujours moi qui contrôlais. De toute façon, j'allais bien m'amuser. qu'est-ce qu'une petite fille comme elle pourrait bien me faire, à moi ?

C'est pour cela que je n'hésitais pas. Lorsque sa main se posa sur ma cuisse, je compris et l'aidais à se hisser. Je me sentis frémir lorsque ses bras enserrèrent ma taille, et je secouais la tête.

- Emmène-moi loin, je dois te confier quelque chose.

Mon regard tomba sur la bague qu'elle portait. Je connaissais ce type d'anneau. Je connaissais leur signification. C'était une tradition, dans les familles DeLune ou Skarsgard, et qui avait perduré malgré tout. Le symbole d'un attachement. D'une alliance. Je me figeais alors, repassant dans ma tête différentes images. L'anneau que portait Arthur. Le quartier de Lune avec entre ses branches la fine clef de sol de Clarance. Ou les mains de Morgane. A sa main droite, le quartier de Lune accolé aux élégantes volutes du F de Westley. Quand à la bague ornant sa main gauche, elle représentait toujours ce quartier de Lune, mais il était cette fois étroitement entrelacé à un... à un ours. Je baissais alors les yeux sur le large anneau que je portais au pouce. Cadeau de mes grands-parents pour ma majorité. Morgane m'avait regardé dans les yeux, gravement. "C'est de là que tu viens. C'est ton histoire. N'oublie jamais." C'étaient les mots qu'elle avait prononcé. L'anneau représentait ma famille. Les trois ascendances qui s'étaient assemblées et dont j'étais le fruit. Je n'oublierait jamais. Le quartier de Lune des DeLune. Encadré du F des Foil et de l'ours des Skarsgard. Merlin tout puissant ! Mon regard revint sur l'anneau d'Artémis. Le dragon des Dragonneau. Et l'ours des Skarsgard. Clairement reconnaissable. Je ne pouvais pas me tromper. Je me raidis. Elle était promise à un Skarsgard. Et tous n'étaient pas comme Liz. Je sentais que celui à qui elle était promise était plus proche de ce qu'était Eric. Nemy hurla, intérieurement. Elle refusait qu'Artémis subisse ça. Subisse ce à quoi Morgane avait échappé de justesse. Oh, Artémis... Ma main se posa sur la cuisse dénudée de la jeune fille, la caressant presque tendrement.

- Allez !

Je réalisais alors que nous étions toujours là. Je me repris, secouant la tête. Et je lançais Monaghan au grand galop, ma main restant appuyée sur la cuisse d'Artémis.

Je savais où aller. Plus loin, suffisamment loin de la maison. Derrière quelques hauteurs désertes se cachait un creux de lande désolée. Oubliée. Maigre végétation. Rochers. Et un maigre arbre au milieu. Nous y serions bien. Nul ne viendrait nous chercher là.

Arrivés à destination, j'étais descendu de cheval, et j'avais pris Artémis dans mes bras avant de la reposer à terre. Frêle jeune fille. Quel sort te réservait-on ? Doucement, j'avais remis en place une mèche de ses cheveux. Avant de m'écarter, brusquement. Qu'est-ce que je faisais ? Qu'est-ce que ça pouvait me faire, ce qui lui arriverait ? Qu'est-ce que ça pouvait me faire, qu'elle soit promise à un quasi cousin ? A une famille qui n'avait rien à faire ici ? Ce n'étaient pas mes affaires. Nous étions ici pour notre jeu. Parce que je voulais voir ce qu'elle avait en tête. Parce qu'elle m'intriguait. Alors, je m'assis par terre, me laissant aller en arrière, appuyé sur mes avant-bras. Et je lui lançais un regard narquois.

- Et maintenant ?
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Sam 30 Nov - 11:03


Nous étions restés là, sans bouger un long moment. Il n'y avait que les feuilles des arbres et le bruit des animaux qui restaient imperturbables. Je savais bien pourquoi Gavried restait inerte, plonger dans ses pensées. Son regard avait tout de suite accroché l'anneau de mon annulaire gauche. Ma bague de fiançailles que je trouvais de mauvais goût. Mon père et cet Uther avaient tenu à ce que nous portions moi et Ulrick cette bague symbole de l'union de nos deux familles. Pour Ulrick cela avait signé la fin de son célibat et de ses batifolages, pour moi un futur enfermement. Un enfermement que je savais de courte durée, mais je le subirais tout de même. Il me fallait juste le temps que moi et Kahos ne faisions plus qu'un. Mike m'avait dit que cela prendrait du temps, mais je n'en avais pas assez.
Gavried était devenu presque pâle et visiblement le fait que je devienne une future Skarsgard ne lui plaisait guère. Justement, cela serait à mon avantage. Il me fallait bien quelque chose et dans ce cas quelqu'un pour créer une barrière entre cet Ulrick et moi. J'allais me marier avec lui sans aucun doute, mais je préférais qu'il vive loin dans son pays ce qui, je le savais, n'allait pas être gagner.
Gavried se fit plus compatissant et perdit presque tout l'engouement que moi, pauvre princesse abandonner dans la campagne, lui avait donné. Je le laissais poser sa main sur ma cuisse sans broncher, cela faisait partie de mon plan.
Le cheval au galop, je le laissais m'emmener là où il le voulait. Je me demandais quelle tête devait bien faire Ulrick. Il devait me chercher à travers toute la campagne, trop honteux pour aller chercher de l'aide, mais bien décidé à me retrouver. Il y arriverait. Comme un ours capable d'attendre des heures que son poisson tente de remonter une rivière, il m'attendrait et m’agripperais fermement entre ses pattes pour me ramener dans sa tanière.
Nous finissions par arrivée dans un endroit désert, où rien ne semblait pouvoir nous déranger. Gavried jouait le parfait gentleman, me faisait descendre du cheval et en repositionnant une mèche de mes cheveux que la course avait mise en bataille. Il s'étonna lui-même et je me mis à rire.
*Son odeur est monstrueusement appétissante, Artémis. Les harpies sont des mets de qualité qui se trouvent être bien rare dans ton univers.*
Kahos avait raison. Je sentais moi aussi cette odeur, mais là n'était pas la question. Kahos ne devait en aucun cas intervenir. Je savais qu'au fond de Gravried, la créature si cachant saurait bien assez vite que Kahos se trouvait là et je ne le voulais pas.
Et maintenant ?
Je sortais de mon esprit et regardais Gavried assis au sol, se maintenant sur ses avant-bras.
Tu n'aimes pas les Skarsgard, n'est-ce pas .
J'allais m'asseoir à côté de lui ,bien qu'être assise par terre me répugnait. De toute façon ma robe avait déjà bien été dégrader par cette nature.
Moi non plus, mais je dois bien faire affaire avec des types dans son genre pour rester ce que je suis. Je peux même dire que c'est en partie à cause de toi.
Je lui souriais, cela ne me rendait pas triste. J'aurais pu décider de ne pas me marier avec lui, mais j'allais le faire. Le faire pour me faire des alliés contre ceux faisant partie des résistants au pouvoir. Les Foil et Delune en faisaient partie.
Ne t'en fais pas. Je ne t'en veux absolument pas.
Je lui riais au nez, me demandant s'il pouvait vraiment se croire coupable. J'aurais voulu me faire juge pour l'obliger à plaider sa cause, mais cela n'aurait servi à rien.
Qui sait, peut être que tu pourrais t'entendre à merveille avec Ulrick.
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Gavried N. Foil
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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Mar 10 Déc - 6:02

La vie avait décidément un sens de l'humour des plus détestable. Sérieusement. Merlin ne vivait pas seulement d'air pur et d'eau fraîche. Il devait aussi fumer pas mal. Et ça avait l'air d'être puissant. Les soirées qu'il s'organisait, là-haut, ça devait être sympa. J'avais presque envie d'aller y faire un tour.

Ou d'envoyer Merlin en cure de désintox.

Nan mais franchement. Regardez-le.

J'avais été élevé par Lisbeth Skarsgard. Qui avait été reniée par sa si chère famille pour être partie vivre en Angleterre avec la fiancée de son frère. Vous imaginez la situation ? Morgane DeLune, épouse Foil, filant maintenant le parfait amour avec la propre sœur du fiancé trahit. Un affront impardonnable, n'est-ce pas. Une insulte terrible. Qui entacherait à jamais toute relation entre un Skarsgard et un DeLune. Que l'on ferait payer, un jour ou l'autre.

Et deux générations plus tard, regardez le tableau.

L'héritier DeLune, jouant sans le moindre scrupule, avec la fiancée de l'héritier Skarsgard.

Je me demandais dans quelle mesure ceci pourrait être pris pour une déclaration de guerre en bonne et due forme.

- Tu n'aimes pas les Skarsgard, n'est-ce pas ?

Cette fois, c'était trop. Je me mis à rire. De bon cœur. Un rire réellement amusé par ce qui se jouait maintenant. Je riais, me laissant tomber en arrière, allongé au sol. Je riais aux larmes.

Enfin, je me calmais. Frottais mes yeux. Me redressais. Et notais qu'Artémis était maintenant assise à mes côtés.

- Ma grand-mère se nomme Lisbeth Skarsgard.

Ce qu'Artémis dit ensuite, je n'y prêtais pas la moindre attention. Quelque chose à propos de culpabilité. Du fait que je ne sois pas dans le bon camp et qu'elle ne puisse donc me choisir. Ou quelque chose dans ce genre. Ça n'avait aucun intérêt. Pire. Ça n'avait aucun sens. Parce que la petite fille ne comprenait pas. Son monde se divisait en deux. Soit tout blanc. Soit tout noir. Mais ce n'était pas mon monde. Ce n'était pas le monde réel. Il allait falloir qu'elle se décide à ouvrir les yeux. Sinon, elle perdrait. Tout. Elle perdrait la partie. Inévitablement. Parce que le monde réel, le monde dans lequel j'évoluais, était fait d'une multitude de nuances de gris.

- Qui sait, peut-être que tu pourrais t'entendre à merveille avec Ulrick.

Hahaha. Permet-moi d'en douter, chérie.

- Tu connais Eric, n'est-ce pas ? Morgane lui était promise, autrefois. Mais elle a préféré rompre les fiançailles pour épouser Westley et partir avec Lisbeth. Depuis, je pense pouvoir affirmer que les Skarsgard ne portent pas dans leur cœur le nom des DeLune.

A n'en pas douter, si Ulrick arrivait à cet instant, il serait certainement ravi de me faire la peau, au nom de cette vieille querelle. Et parce que j'étais un peu trop près de sa fiancée. Aussi.

- Alors, non, je ne pense pas pouvoir m'entendre avec Ulrick.

Mon regard se posa sur Artémis. Je pris conscience de sa tenue. De l'état pitoyable dans lequel elle se trouvait. Le doute me serra le cœur, je sentais Nemy trembler d'effroi.

- Eric avait tenté de violer Morgane. Il l'aurait fait, si Lisbeth ne s'était pas interposée. Il est possible qu'Ulrick ait la même idée à ton sujet. Et quand je vois que tu te retrouves ici, dans cette tenue, je dirais qu'il l'a déjà fait. Artémis ?
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Ven 13 Déc - 13:42



Bien évidement je connaissais toute l’histoire que me raconta Gavried. L’un de mes premiers dîners en compagnie de ma belle-famille y avait été presque entièrement consacré. Les Delune étaient détesté et cela ne changerai jamais. Une histoire comme celle de Margareth, bien qu’il valait mieux la sienne. Il y aurait toujours une personne pour trahir son sang qu’il soit pur ou non. Certains, ne disposaient d’aucune valeur d’où ces trahisons perpétuelle. D’un sens il fallait être assez courageux pour défier l’autorité, mais encore plus pour s’y soumettre et profiter de ces avantages. Un mal pour un bien. Un Ulrick pour plus de pouvoir et de richesse.
-Ne te fis pas à ce que tes pères ont dit d’eux. Ils sont plus vivables que ce que disent les légendes.
Malgré tout ce qui pouvait leur être reproché, je ne pouvais pas confirmer le tiers de ce que l’on m’avait raconté à leur propos. Ils avaient certes un château plutôt déroutant et lugubre de l’extérieur, mais l’intérieur était très raffiné. Le père Skarsgard avait du goût et c’était tout un mélange de blanc et de rouge qui ornais la quasi-totalité des pièces de leur demeure. Fredrick était au summum de sa gloire. Même 40 ans passé il restait visiblement en forme et je dois dire que père avait de quoi lui en vouloir. Seule la reine faisait tâche. Une pauvre fille qui avait mal vieilli et qui avait toujours se visage sinistre et pale. Elle semblait toujours absente et je ne doutais pas un seul instant qu’elle eut essayé de se suicider à de nombreuse reprise. Un garde était d’ailleurs constamment à son chevet. Dans tout ça il y avait Ulrick, jeune prince fougueux victime du péché de chair et attiré par la guerre. Finalement ce n’était pas tant le pouvoir, mais quelle raison trouver pour faire la guerre ? Nos envies se complétaient alors, bien que je le détestais toujours autant.
- Eric avait tenté de violer Morgane. Il l'aurait fait, si Lisbeth ne s'était pas interposée. Il est possible qu'Ulrick ait la même idée à ton sujet. Et quand je vois que tu te retrouves ici, dans cette tenue, je dirais qu'il l'a déjà fait. Artémis ?
Je restais muette figer par le souffle de Kahos. J’avais l’habitude que Gavried puisse me parler ainsi, mais pas lui. Ma poitrine se souleva plus qu’à d’habitude pour inspiré de l’air que je ne pouvais contenir et qui me fit tousser. Dans ma pensé je regardais Kahos et le forcer à se rendormir. Je pensais néanmoins à tuer Gavried et à le déchiqueter en des milliers de petits morceaux. J’en salivais rien qu’à l’esprit et c’est dans un but purement assassin que je posais une de mes mains sur son épaule. Mes véritables pensées balayèrent finalement les siennes et je retirais délicatement ma main avant de croiser mes bras autour de mes genoux.
-Qui te dis qu’il doit faire preuve de violence pour avoir ce qu’il veut de moi ? Je suis sa fiancée c’est une tâche comme une autre. Et puis, tu ne peux pas comprendre. Toi tu ne vas pas te mariée avec un genre que l’on qualifie de monstrueux.
Je voulais qu’il me plaigne. Qu’il croit que j’étais complètement soumise à ce Skarsgard. Je voulais qu’il le croit pour qu’il se dresse devant lui et lui fasse comprendre qu’il ne fallait peut être pas grand-chose pour que je réitère ce qu’une certaine Morgane avait fait. C’était un jeu amusant. Dangereux, mais j’aimais le risque.
-Toi, Gavried, tu pourras épouser quand bon te semblera la paysanne ou la princesse de ton choix. Tu ne sauras donc jamais ce que l’on peut ressentir seul face à ce que tu déteste, mais que tu n’as d’autre choix que d’aimer.
J’évitais son regard pour me concentrer sur la bague enfilé à mon annulaire. L’ours se rapprochait du dragon, Ulrick n’était pas loin.


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Gavried N. Foil
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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Dim 19 Jan - 13:45

Pour tout dire, je n'aurais jamais pensé qu'Artémis en saurait aussi long. Je m'étais plutôt imaginé que le nom de Lisbeth serait tabou chez les Skarsgard. Elle avait été reniée. Pour moi, cela signifiait être effacée de l'arbre généalogique, disparaître purement et simplement de la famille, comme si elle n'avait jamais existé. Mais je découvrais qu'il n'en était rien. Au point que même Artémis connaissait toute l'histoire. Les Skarsgard n'avaient rien effacé. Ils se souvenaient de tout. Faisant de Lisbeth, et de Morgane, les ennemies à abattre à la première occasion. Ce que les principales intéressées ne soupçonnaient même pas.

Et c'étaient les Foil-DeLune que l'on qualifiait de famille de fous ?

- Ne te fie pas à ce que tes pères ont dit d’eux. Ils sont plus vivables que ce que disent les légendes.

Je ricanais. Quel tact, chérie. Quelle délicatesse dans la formulation. Parler de ses pères à un enfant né de père inconnu.

Qu'importe, cela n'avait pas d'importance. Que les Skarsgard soient plus vivables que ce que Liz et Morgane en disaient, je n'en croyais pas un mot. Qu'il y ait parfois une exception, en revanche, c'était possible. Liz en était d'ailleurs la preuve vivante. Qu'Ulrick soit l'une de ces exceptions ? Certainement pas. Conclusion ? Artémis était promise à un salopard, je n'en démordrais pas.

Un salopard qui l'avait probablement violée. Mon cœur se serrait à cette idée. Artémis... Petite Princesse... Tu n'étais encore qu'une petite fille. Une poupée intouchée. Et cet enfoiré avait posé ses mains sur toi. Il s'était emparé de toi. T'avais volée pour te faire sienne. C'était atroce. Ecoeurant.

Je me crispais, soudainement, lorsque la main d'Artémis se posa sur mon épaule. Qu'est-ce que... La peur, une peur aiguë comme une lance me traversa, me faisant sauter une respiration. La Harpie avait grognée. Depuis quand se réveillait-elle à un simple contact ? J'avais le contrôle, et je n'allais pas le perdre de sitôt. Elle devait bien le sentir. Alors quoi ? Et ce n'était certainement pas Artémis le problème.

La main de la jeune fille s'éloignant, je soufflais doucement, calmant les battements de mon cœur. Ce n'était qu'une erreur. J'avais tellement peur d'elle, tellement peur de la laisser prendre encore le contrôle, que j'en étais à la croire réveillée même lorsque je la maintenais muselée. Je devais rester calme. La bête en moi n'avait aucunement l'intention de bouffer toute personne s'approchant de moi. Tout allait bien.

- Qui te dit qu’il doit faire preuve de violence pour avoir ce qu’il veut de moi ? Je suis sa fiancée c’est une tâche comme une autre. Et puis, tu ne peux pas comprendre. Toi tu ne vas pas te marier avec un genre que l’on qualifie de monstrueux.

Nouveau ricanement. Mais cette fois, seulement pour lui cacher mon amertume. Certes, rien de cela ne m'attendait. Sauf qu'elle se trompait. Je ne me marierais pas. Je ne pouvais pas me marier. Pour la simple raison que j'étais moi-même l'un de ces être monstrueux. Un assassin potentiel. Une bête dangereuse pour les autres. Un monstre.

Mon poing se serra. J'avais envie de la frapper.

- Alors, c'est cela ? Tu t'offres à lui. Mais pas par amour. Non. Mais parce que ça fait partie du marché. Tu lui donnes ton corps, et lui te donne quoi en échange ? De l'argent ? Une belle maison ? Un statut social prestigieux ? Non, bien sûr que non. Ce n'est pas cela qui t'intéresses le plus. Ce qui t'importe, c'est le pouvoir. Et ça, lui est capable de te l'offrir. Regarde la situation en face. Tu es méprisable, Artémis. Sous tes airs de princesse, tu n'es qu'une putain.

Mais qu'est-ce qui te prend ? C'est une gamine. Une enfant perdue. Elle a besoin qu'on l'aide, pas qu'on l'enfonce encore plus.

Nemy. Ne t'occupe pas de ça.

Ca y est, ça recommence ! Nemy trop gentille. Nemy trop sensible. Nemy ne peut pas comprendre la vraie vie, voyons. Faut pas la laisser vivre, elle n'y comprend rien.

J'essaie de te protéger !

En m'étouffant ! Laisse moi vivre ! C'est la meilleure chose que tu peux faire pour moi.

S'il-te-plaît. Ne rend pas les choses plus compliquées. Tu sais très bien que j'agis pour notre bien à tous les deux.

Ah, ça, on ne peut pas dire le contraire. Je dois même te féliciter. Tu remplis brillamment ta mission de protection. Surtout en juin dernier.

Nemy...

Sûr que si on avait laissé faire la petite Nemy, qui sait ce qui aurait pu arriver. Une tentative d'assassinat, peut-être même.

Très bien ! Puisque tu veux décider toi-même, vas-y. Débrouille toi avec Artémis. Fais comme tu l'entends. Je m'en lave les mains.

-Toi, Gavried, tu pourras épouser quand bon te semblera la paysanne ou la princesse de ton choix. Tu ne sauras donc jamais ce que l’on peut ressentir seul face à ce que tu détestes, mais que tu n’as d’autre choix que d’aimer.

Je me rapprochais un peu plus près d'elle, enroulant un bras autour de ses épaules. Elle était si frêle. Si fragile. Il y avait forcément un moyen de la tirer des griffes de cet Ulrick.

- On a toujours le choix, Artémis. Si tu décides que tu refuses de l'épouser, alors on trouvera un moyen pour te tenir loin de lui. Fais-moi confiance. Tu n'es pas obligée d'accepter ce mariage.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Mar 21 Jan - 5:35



Une putain... Ce mot résonnait dans ma tête comme le tonner au creux de falaises. Cet Ulrick n'avait pas eu une seule foi ce qu'il voulait. Il avait posé ses mains sur moi, tous son corps même, mais il n'y avait jamais eu autre chose. La colère montait en moi comme la lave d'un volcan se préparant à jaillir. Je serrais encore plus fort mes genoux contre moi. Comment pouvait-il dire cela ? Il ne savait rien. L'aurait-il dit s'il savait que sous ce corps de princesse se cachait un immense dragon en soif de sang ? Le vent s’engouffra dans mes cheveux et me fit imaginer que j'allais poser mes doigts autour de son cou et le regarder bleuir, se débattre, peut-être même me supplier. Les yeux dans les yeux pour qu'à cet instant il ne se souvienne que de mes yeux bleus et de ma tête d'ange. Il ne verrait que cela.

-On a toujours le choix, Artémis. Si tu décides que tu refuses de l'épouser, alors on trouvera un moyen pour te tenir loin de lui. Fais-moi confiance. Tu n'es pas obligée d'accepter ce mariage.

J'avais choisi de l'épouser pour ce pouvoir que j'allais acquérir. Cet homme m'y donnerait accès plus tôt avec moins d'efforts. J'attendrais la fin du règne de mon père pour ensuite substituer toute l'importance du trône. Peut m'importer réellement qu'il soit en Angleterre. Les commandes se devaient simplement d'être sous mes doigts. De là je détruirais et reconstruirais un monde qui pour l'instant n'était qu'utopie dans les esprits.

« Je suis un putain de luxe. Mieux vaut pour vous que j'en sois une, plutôt que je tue vos semblables pour ce pouvoir. Les Dragonneau n'ont pas oublié la gloire d’antan et comptent bien la récupérer sous toutes ses formes comme pour la famille Skarsgard. Sans moi ce pauvre Ulrick se fera manger tout crut par son père et sans lui Je me ferais manger par mes frères. Quoiqu'il en soit ce n'est pas toi dans ta bourgade Galloise qui pourra combler tout ce que je veux. S'il le faut je tuerais Ulrick. Personne ne m'en voudra à commencer par toi. Mais peut-être mourras-tu avant lui. Selon toi, que doit faire une princesse lorsqu'on la traite de putain? »

Je m'écartais de lui en gardant mes bras croisés sur ma poitrine. Mes mains étaient repliées laissant mes ongles entrer dans ma chair. Il y avait une si grande colère  que je ne pouvais maîtriser. Je me levais pour faire quelques pas devant moi. Le tuer maintenant serait trop facile... Je m’accroupissais dos à lui mon visage entre mes mains. Les images défilèrent sous mes yeux. Je le voyais étaler sur le sol, éventré le visage couvert de sang avec un sourire sur les lèvres. Un frisson traversa tout mon corps avant que je ne me relève en frottant ma robe qui n'en était plus vraiment une. Je ramenais mes cheveux en arrière et me retournais d'un geste rapide vers Gavried. Kahos voulait en finir avec lui et je fus d'accord avec lui. Une larme me glissa le long de la joue pendant que j'allais me jeter dans les bras de Gavried. Je passais mes mains dans son dos et inspirais son odeur de sang-mêlé avant de resserrer mon étreinte. J'avais enfoui ma tête le long de son coup et avec la force de Kahos je serrais de plus en plus. Mes os craquait par la pression que kahos leur infligeaient, Kahos qui riait, ce qui me donnait un sourire aux lèvres. Je maintenais cette harpie d'une main de fer dont il ne pouvait se libérer. Il devait sentir mon expiration bien trop chaude pour être celle d’un humain, il devait se poser beaucoup de questions. Voilà pourquoi je lui murmurais à l'oreille.

« Je ne suis pas qu'une petite princesse Foil... Quelque chose se cache chez moi tout comme il en ait de même chez toi... En fait je suis... »

Certains ne croient pas au hasard, mais aujourd'hui ils auraient pu. Gavried allait surement mourir lorsque Ulrick nous avait séparé d'un coup de baguette nous écartant de plusieurs mètres. Gavried devait la vie à ce prince Suédois qu'il détestait. Déséquilibré j'étais tombée au sol ce qui avait fait reculer Kahos. Il  ne bougeait plus et se fit invisible. Les fourmis de son emprise se dissipaient déjà, me laissant seule face à Ulrick. Ses yeux habituellement bleu clair avaient pris une teinte sombre. Son visage était marqué par la force qu'il devait exercer sur sa mâchoire et sa main fermé, tremblante, se voulait encore plus menaçant.

« Ulrick... »
« Taisez-vous ! »

Il c'était détourné de moi pour rejoindre Gavried qui ne pourrait rien contre lui. Un Skarsgard énervé comme lui se voulait dévastateur, bien plus que moi sur l'instant. Il n'avait plus son air si raffiné. Ce qu'il venait de se produire avait sans doute montré le poing le plus sensible de sa personnalité. Qu'avait-il pensé en nous voyant si proche l'un de l'autre, même si mon but premier était de le tuer ? Je me relevais  aussi vite que je le put... Gavried allait me servir, il ne pouvait pas mourir maintenant.

« Ulrick, je vous en prie ! »

Je me m'étais entre lui et Gavried. Je me demandais s'il oserait me passer sur le corps malgré les circonstances.

« Que signifiait cette horreur que je viens de voir !  Par quel malheur avez-vous pu vous rencontrer dans cette campagne ! Faut-il que ces pestiféré de Delune se trouve toujours sur nos chemins ! Et vous ! Comment pouvez-vous être dans ses bras ! »      

Je ne connaissais pas cette voix, pas cette intonation. Il semblait hurler en restant calme. Je me demandais soudainement s'il avait été intelligent que je me mette devant lui. Kahos ne voudrait rien faire contre lui, il représentait bien trop de choses. Je restais les bras le long du corps en serrant les poings. J'avais une allure qui me fit honte. Ma robe blanche n'était qu'un bout de tissu crasseux et trempé. Il fallait que personne d'autre ne puisse voir cette scène.

« Ma présence ici n'est dû que par vos actes. Je ne suis pas arrivé dans cette campagne de mon propre chef... »

Je tournais légèrement la tête pour apercevoir Gavried.

« Monsieur Foil, vous devriez quitter les lieux. »

Ma phrase énerva encore plus Ulrick ce qui me donna intérieurement le sourire. Il devait surement penser que je voulais protéger ce bourbeux. J’imaginais qu'il puisse penser que moi et ce Foil puissions avoir une relation bien plus qu'amicale.
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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Ven 14 Fév - 7:04

- Je suis un putain de luxe. Mieux vaut pour vous que j'en sois une, plutôt que je tue vos semblables pour ce pouvoir. Les Dragonneau n'ont pas oublié la gloire d’antan et comptent bien la récupérer sous toutes ses formes comme pour la famille Skarsgard. Sans moi ce pauvre Ulrick se fera manger tout cru par son père et sans lui je me ferais manger par mes frères. Quoiqu'il en soit ce n'est pas toi dans ta bourgade Galloise qui pourra combler tout ce que je veux. S'il le faut je tuerais Ulrick. Personne ne m'en voudra à commencer par toi. Mais peut-être mourras-tu avant lui. Selon toi, que doit faire une princesse lorsqu'on la traite de putain ?


Je reculais d'un pas. Effaré. Ces mots, je n'aurais jamais pensé les entendre de la bouche d'Artémis. Des choses si dures, des paroles si terribles. De la bouche de celle que je ne voyais que comme une petite poupée de porcelaine. Cela n'allait pas. Ce n'était pas compatible.

Alors, Nemy ? Que vas-tu faire ? Que vas-tu dire ? Tu penses toujours qu'Artémis a besoin de ton aide ? Ouvre les yeux, chérie. Quelle aide pourrais-tu bien lui apporter ?

Gavried, cesse de me ridiculiser à chaque instant.

Loin de moi cette idée. J'admire simplement à quel point tu peux être tellement plus douée que moi.

Gavried...

Il y eut un choc. Je ne l'avais pas vue venir. Mais Artémis m'enserrait de ses bras avec une force insoupçonnable. La douleur était terrible. Mes os n'allaient pas résister longtemps à une telle pression. J'étouffais. J'étais incapable de penser à quoi que ce soit. Il n'y avait plus que la douleur. Mal. Tellement mal. Et peur. Peur. Mon esprit se brouillait.

Dans un grognement, je récupérais le contrôle sur ce stupide humain dépourvu du moindre instinct de survie. C'est qu'il nous aurait laissé mourir, cet abruti. Quoi qu'il en soit, j'avais bien plus de force que lui. Suffisamment pour résister à la bête qui tentait de me broyer. Tant pis si le corps de l'humain était trop fragile pour résister à la pression que j'exerçais. Tant pis si ses os craquaient. Tant pis si certains se brisaient. Il se débrouillerait ensuite avec ça. Pour moi, ça n'avait pas d'importance. Ces dégâts n'étaient rien. Il me fallait faire lâcher prise à l'infâme créature face à moi. Une créature horrible. Une créature que j’exécrais. Force brute contre force brute. Aucun de nous prêt à laisser l'autre l'emporter. Une lutte à mort.

Lorsque je repris connaissance, j'étais allongé dans l'herbe. Étalé, plutôt. Je tentais un mouvement pour me redresser, mais je retombais, aussitôt, en lâchant un cri de douleur. La peur me glaça. Je ne connaissais cela que trop bien. Tout mon corps douloureux. La mémoire incapable de se souvenir de ce qui venait de se passer. Elle était revenue. Elle avait recommencé. Elle m'avait repris le contrôle. Qu'avait-elle fait ? Qui... Artémis ! Serrant les dents, faisant fi de la douleur, je me redressais, cherchant le corps d'Artémis. M'attendant au pire.

M'attendant au pire. Mais certainement pas à ça. Artémis était en vie. Indemne. Mais le grognement de rage de la Harpie lorsque mes yeux se posèrent sur elle ne laissait aucun doute. C'était elle que cela concernait. Mais je ne lui avait visiblement fait aucun mal. Alors quoi ? La Harpie voulait la détruire. Elle avait prit le contrôle et aurait pu le faire. Sauf qu'elle ne l'avait pas fait. Que s'était-il passé ? Je ne comprenais rien.

La douleur eut raison de moi et je retombais au sol. Une évidence faisait lentement son chemin dans mon esprit. Artémis n'était présentement pas seule. Il y avait quelqu'un d'autre. Ulrick. Tout prenait encore moins de sens.

Je repris mon souffle. Lentement. La douleur empirait lorsque je respirais. Cela venait de mes côtes. Il y avait eu de la casse, certaines étaient apparemment brisées. Je pris le temps d'inspecter le reste de mon corps. Intact. C'était déjà ça. Je pris une inspiration et me remis debout. Difficilement. Douloureusement. Mais j'y parvins. Même si je restais chancelant. Ça ferait l'affaire.

Et je fis face à Ulrick Skarsgard. Je m'obligeais à rester calme. Même si je n'avais qu'une envie, insufflée par la Harpie. Bouffer Artémis.

- Que signifiait cette horreur que je viens de voir !  Par quel malheur avez-vous pu vous rencontrer dans cette campagne ! Faut-il que ces pestiférés de DeLune se trouvent toujours sur nos chemins ! Et vous ! Comment pouvez-vous être dans ses bras !

- Allons, Ulrick. Sachez que vous êtes ici chez moi. Sur mes terres. Quand à la signification de ce que vous venez de voir, vous la connaissez déjà parfaitement. Artémis préfère mes bras aux vôtres de la même manière que ma grand-mère préféraient les bras de votre grand-tante à ceux de votre grand-père. Après tout, tromper les Skarsgard est chez nous une tradition familiale.

Je grimaçais de douleur, mais je tins bon. Provoquer Ulrick était pour moi la seule option me permettant à la fois de me détourner de l'envie de la Harpie de bouffer Artémis, de la dépecer et de lui arracher le cœur, mais aussi de me laisser le temps de comprendre ce qui se passait et depuis combien de temps je me mettais à penser comme la Harpie.
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MessageSujet: Re: Deux tordus et une frigide... [Gavried et Artémis.]   Sam 1 Mar - 12:59



-Allons, Ulrick. Sachez que vous êtes ici chez moi. Sur mes terres. Quand à la signification de ce que vous venez de voir, vous la connaissez déjà parfaitement. Artémis préfère mes bras aux vôtres de la même manière que ma grand-mère préféraient les bras de votre grand-tante à ceux de votre grand-père. Après tout, tromper les Skarsgard est chez nous une tradition familiale.
Debout je regardais ce qu'il restait de Gavried. Il venait de provoquer Ulrick, ce qui était loin d'être intelligent. Même moi je ne pouvais pas arrêter un skarsgard en colère. Il aurait fallu un autre membre de cette famille pour espérer qu'il change de cible. Ils se détestaient entre eux. Je le voyais bien dans le regard du père Skarsgard et de celui de son fils lorsqu'ils se croisaient. C'était à qui devancerait l'autre. Fredrick Skarsgard en voulait à son fils d'avoir un si bon partit alors que lui a l'époque c'était contenté d'une pauvre petite bourgeoise. Ulrick, lui, voulait être à la tête de la famille. Entre ces deux bougres je semblais faire l'arbitre. À table j'en flattais un pour énerver l'autre et les poussais à jouer aux joutes verbales.
L'heure n'était pas à ces jeux. Ulrick avait son visage d'Homme bafoué et assassin et il fallait à tout prix que son regard se tourne uniquement vers moi. Il était hors de question qu'il tue Gavried. D'une part javais peut être encore besoin de lui et de deux s'il avait à mourir c'est moi qui le tuerais. C'est pour cela que doucement je m'approchais de lui en espérant que je sentais encore se si bon parfum qu'il aimait tant. Du bout des doigts je touchais le dos de sa main. Sa réaction ne se fit pas priée. D'un mouvement rapide il m'attrapa par le poignet pour plonger ses yeux dans les miens. Des yeux qui me donnaient froid. Le bleu de ses yeux avait comme la capacité de vous geler de l'intérieur. Sa deuxième main était venue se poser dans le creux de mes reins avant qu'il ne pose ses lèvres sur les miennes m'empêchant toute forme de résistance. Lorsqu'il arrêta j'essuyais mes lèvres avec le dos de ma main, dégoûtée. Ce genre de proximité me répugnait.
Il sembla satisfait et me lâchant il rejoignait Gavried.
« Un Skarsgard est partout chez lui. Et après vérification, je doute que notre chère princesse ait le béguin pour un petit sorcier tel que toi. Nous savons tous les deux que ce genre de créature ne peut avoir de sentiments amoureux. C'est ce qu'elle t'a fait croire? Pauvre petite chose... »
Son regard se tournait ensuite vers moi. J'étais abasourdi. Il me connaissait bien mieux que je ne le pensais. Il était vrai que je n'aimais personne hormis mon père et peut-être Mike, mais que cela puisse sortir de sa bouche, me mis dans un état de confusion.
« Vous aimez jouer Princesse... Je suis navré d'avoir interrompu votre jeu, mais ne vous en faites pas nous jouerons ensemble ce soir. »
Son sourire me donna des frissons. Kahos se moquait qu'un prince puisse abuser de moi. Cela le faisait plutôt rire. Rentrés, il me serait surement impossible de lui tenir tête, pas avec ce qu'il avait vu. Il en informerait son père qui en informerait le mien. Je finirais cloîtrer dans la villa jusqu'au mariage et je ne pourrais masquer Kahos. Ce soir, je n'aurais d'autres choix que de ne rien dire et faire ce que ce prince demandera.
« Ulrick, partons. Je veux rentrer. »
Il me ria au nez avant que d'un coup de baguette magique il ne jette un sort, peut puissant, mais assez pour faire souffrir Gavried de ses blessures.
« Tu vois, en l'espace d'un moment cette jeune fille t'a brisé. Tu es encore plus pathétique que tes pères... Je devrais te tuer, mais ma fiancée n'aime pas que je casse ses jouets. Elle préfère le faire elle-même. »
« Ulrick j'exige que nous rentrions en Suède! N'importe qui pourrait me trouver dans une telle tenue. Ce bourbeu n'est qu'un tas d'os brisés. J'ose espérer que vous n'êtes lâche au point de vouloir vous battre alors que de toute évidence il ne peut contre-attaquer. »
Il me regarda en souriant avant de faire une petite courbette. J'étais certaine qu'il pensait à ce " ce soir ". J'avais croisé mes bras et n'attendais plus qu'une chose, un bon bain et des vêtements propres. Ulrick me laisserait bien le temps pour cela. Justement il se dirigeait de nouveau vers moi.
« Si Sa Majesté l'exige alors nous allons nous hâter. »
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