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 Des adieux dissimulés (PV Artémis)

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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Ven 18 Oct - 13:17

    D'une certaine façon, Jacob avait forcément voulu en arriver là. Il marchait dans les rues du chemin de traverse avec la mort et les remords dans l'âme. Il allait dire adieu à sa soeur, celle qu'il chérissait, celle qui tuait. Elle ne devait pas se douter que cette rencontre devait sceller la fin d'une ère, leur fin à eux. Ses émotions diffuses le secouait de tout son être. Ses yeux pleuraient et riaient à la fois, même si une certaine impassibilité semblait l'emprisonner bien davantage.

    Jacob inspira un grand coup, reprit ses esprit, son sourire et son hypocrisie. Il allait voir Artémis pour la jeter dans la fosse de la vie. Elle serait l'aînée à présent, si l'on excepte leur plus vieille soeur qui faisait les yeux doux à Helios, en espérant que celui-ci lui sourit, et l'autre qui l'avait renié et qui était partie avec un moldu. Jacob deviendrait Robin. Le Dragonneau se changerait en DeLune. Il se sentait égoïste. Il abandonnait tout, jetait derrière lui les foudres de la haine et les désirs de son passé. Il avait comprit qu'il ne serait pas roi, et pour cette unique raison il avait décidé de rejoindre l'Ordre du Phénix.

    Arthur... Jacob revoyait sa tête, les expressions de son visage. Il entendait de nouveau sa voix. Il avait l'impression de brandir un miroir vieillissant. Ainsi serait-il son petit-fils. Il est des gens qui ne se pose pas trop de questions. Ou qui prenne en tout cas la vie comme elle vient. Arthur et Jacob n'étaient sans doute pas tout à fait comme cela. Mais en tout cas il faisait tout pour que leur existence aille dans leur sens.

    Alors, comme il nous arrive parfois, Jacob avait écrit sur un parchemin dans un style concis à son passé: "Rejoins-moi devant la banque de Gringott's. Je vais sans doute me noyer dans les devoirs de l'Université à partir de la semaine prochaine. Ce sera l'occasion de passer du temps ensemble. Je t'attends vers dix heures". Ce message, il l'avait accroché à la porte d'Artémis, tandis que le chant des oiseaux commençaient à annoncer la venue du matin aux insomniaques.

    Quitter une vie, faire un pied de nez au présent et plonger dans un futur incertain. C'était le genre de chose qui vous empêchaient de dormir et qui expliquait le bruit de vos pas dans les couloirs du château vers quatre heures et demi.

    Jacob râcla sa gorge. Il regarda sa montre. Il était près de dix heures. Il se trouvait assit sur un banc devant la banque des sorciers. A côté de lui se trouvait une petite dame d'un certain âge qui se sentait obligé de lui parler des derniers exploits de son chien. Elle était seule au monde. Sa vie morne et monotone hurlait l'envie d'exister. Et Jacob, il hochait la tête d'un air à la fois entendu et blasé.

    Et lorsqu'elle sut qu'elle avait affaire au prince Jacob, elle se retrouva toute confuse. Elle s'enfuit à demi, marmonnant quelques mots de politesses. Sans doute était-elle pressée de raconter à son chien qu'elle avait rencontré une grande personnalité. Ou peut-être Jacob était-il simplement l'être le plus seul qui soit en cet instant.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Sam 19 Oct - 9:11



« Bonjour Père. »
Un grand sourire sur les lèvres je faisais une petite pirouette pour le roi et allais lui déposer un baiser sur la joue pour le paternel. Aujourd'hui il semblait de bonne humeur et avait se sourire à la foi neutre, mais dans lequel je pouvais déceler un soupçon d'amusement.
« Bonjour Artémis. Où vas-tu de si bon matin ? »
Le jour venait à peine de s'être levé, mais j'avais depuis longtemps déjeuné et j'étais en habit pour sortir à l'extérieur. Il était rare que je porte un pantalon, une chemise, des bottes et des gants ce qui attisé surement la curiosité de mon père.
« Ce matin Mike me donne un cours avec mon Gronian. »
« Bien. Je crains de ne pas avoir le temps, mais j’essaierais de venir voir tes proprets et de voir ce Gronian que je n'ai encore jamais vu. »
« Ce serait avec plaisir. »
Je Savais qu'il ne pourrait venir. Comme il le disait bien, il n'avait pas le temps. L'habitude faisait que je m'en moquais et de plus cela m'arrangeait. Cet entraînement caché autre chose. Le roi passa sa main dans mes cheveux, une habitude qu'il avait depuis que j'étais petite, et continuait son chemin. quant à moi, je remontais mes gants de cuire et sortais à l'extérieur où Mike m'attendait avec deux chevaux ailés. Nous avions décidé que je devais tenter une transformation avec Kahos. L'épisode du bain avec Lorcan avait montré que nous en étions capables. Les ailes étaient les premiers attraits du corps de Kahos qui semblaient vouloir se libérer et nous avions donc décidé de tenter le tout pour le tout et d'essayer d'aller jusqu'au bout. Les Gronians nous emmèneraient de l'autre côter de la forêt où rien ne pouvait nous interrompre. J'étais en excellente forme et je me voyais déjà avec une paire d'ailes. Cela faisait longtemps que je maîtrisais le vol avec mon Gronian nommé Hurricane. J'avais choisi le plus rapide et le plus beau pour mon onzième anniversaire.

* * *


L'expérience avait échoué. J'avais bien senti la douleur d'une transformation chimique dans le creux de mes omoplates, mais cela n'était pas encore suffisant pour qu'une aile s'y déploie. J'étais déçus et couverte de boue par-dessus le prés au lard. Mike c’était charger des chevaux pendant que moi je montais les escaliers conduisant à ma chambre. Je ne croisais personne et n'entendais un bruit. Soit le monde dormait encore soit le monde s'en était allé. J'arrivais à ma chambre où un billet accrocher sur la porte attira mon attention. Je le décrochais et lisais son contenu. Jacob voulait me voir à 10 heures ce jour devant Gringott's. L'odeur d'une personne dans mon dos me fit ranger le papier dans ma poche. Après le roi voilà que venait la reine. Un grand sourire sur le visage elle m'observa pendant quelques secondes avant de rire.
« Ma chérie, voilà l'une des premières fois où je te trouve couverte de boue. »
Je faisais mine de trouver cela amusant et lui disais bonjour. Avec sa baguette elle fit disparaître les petites tâches sur mon visage avant de reprendre la parole.
« Un ami photographe viendra prendre des photos de toi ainsi que d'Ulrick pour constituer un book à l'occasion de vos fiançailles. Ulrick est déjà informé et il devrait arriver en fin de matinée. Ce sera cette après-midi. Miss Darkwood sera là pour constituer tes tenus. Je sais à quelle point tu aime ses créations alors tu as quartier libre quand à celles que tu garderas. »
Voilà un événement que j'avais oublié. Je remerciais ma mère qui partit aussi vite qu'elle était arrivée , laissant place à Mike. Plongeant mes yeux dans ceux de mon majordome je lui donnait une idée de ce qu'il l'attendait.
« Mike, j'ai rendez-vous au chemin de traverse dans moins d'une demi-heure. Il va falloir faire des miracles. »

* * *


10h00 pile, j'atterrissais devant Gringott's. Je restais à observer cette immensité architecturale quelques instants avant de demander à Mike de partir. En moins d'une demi-heure j'avais pu me laver, m’habiller d'une robe en lin marron crème, dissimuler en partie par un manteau de fourrure blanche, ainsi que de me coiffer et maquiller légèrement. Rares étaient les fois où je me trouvais exposé en foule sous un habit peut sophistiquer, mais cela me permettrait surement de restée anonyme. Je cherchais du regard la silhouette de Jacob qu'en tournant sur moi-même je trouvais assise sur un banc. L'air de rien je me posais à côté de lui. Je ne savais pas vraiment s'il m'avait remarqué alors je jouais à l'inconnue la tête pleine de question.
«Tu as vidé ton compte en banque?»
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Dim 27 Oct - 14:42

    Il n'aurait su dire ce qu'il attendait de cette journée d'adieux dissimulés. Il ignorait comment réagirait Artémis et d'une certaine manière, il souhaitait qu'elle le surprenne. Il était là, plongé dans ses pensées, et les gens autours auraient pu ne pas exister. Il se fichait d'à peu près tout. Il appréhendait les réactions d'Artémis, voulait conserver le secret de sa fuite et en même temps le hurler dans les rues sombres.

    Il en avait marre d'entendre brailler dans le vent ses semblables et d'apprendre les critiques sans fondement à son égard. Il n'était ni prince ni rebelle. Il se serait voulu dieu, peut-être. Il prenait le monde à son avantage, jetait à la poubelle ce qui le servait pas et piégeait ce qui pouvait lui être utile.

    Il n'incarnait pas la méchanceté, mais l'égoïsme pur et dur. Son confort passait avant ceux des autres, et sa liberté importait plus que tout. Il avait eu des principes un jour, qu'il exposait fièrement sur un tableau noir, à la craie. A présent, il ne savait pas, il ne savait plus. Il n'était plus sûr de rien. Son cynisme avait effacé toutes ses belles convictions. Et si la supériorité sur les moldus était un concept discutable, Jacob s'en fichait. Pour lui, il n'y avait rien eu de plus beau que de se sentir au-dessus de tout.

    Imaginez-vous, destiné au poste de roi d'Angleterre. Puis ? Plus rien. Vous voilà prince. Prince de rien. Une figure inutile, embarrassante, sans avenir direct ni glorieux. Il n'était qu'un surplus qu'on lorgne dédaigneusement de l'oeil que Jacob aurait volontiers rendu borgne.

    Le chemin de traverse était particulièrement représentatif de la situation actuelle. Jacob, seul. Des gens qui font semblant de ne pas l'apercevoir.

    Il avait en horreur cette hypocrisie. Il méprisait cette attitude puéril. Bien sûr, il ne demandait pas à ce qu'on se prosterne à son passage, mais ces détournements de têtes à son passage n'avait aucune subtilité. Il n'allait pas se lancer dans la misanthropie, mais tous ces gens l'insupportaient. Non, il n'avait pas envie de leur ressembler. Et d'ailleurs, il n'était pas un humain, mais un loup avant tout. Voilà.

    Il se voilait la face, peut-être. Mais cela faisait du bien de prendre les gens pour des cons. Il avait l'impression d'être le malheureux détenteur de la vérité. Bien sûr, il allait rejoindre les rangs de l'Ordre du Phénix, sous une autre identité, mais ce n'était pas pour ça qu'il partageait leurs croyances. Les sangs purs étaient les véritables êtres supérieures. Ils auraient dû être maître de meute. Tant pis. Si Jacob n'avait pas réussit à devenir le chef parmi les siens, il le deviendrait parmi les autres. On ne pourrait pas échapper à sa suprématie indéniable.

    Il était assis, réfléchissant au futur en le mélangeant au passé. Il ne vit pas Artémis arriver. Mais il entendit parfaitement une voix féminine lui demander:

    - Tu as vidé ton compte en banque?

    Il tourna vivement la tête et aperçu le visage de sa petite soeur. Ses lèvres se contractèrent en un doux sourire, puis il répondit:

    - Oui, déjà fait. De quoi aller et acheter n'importe quoi.

    Il se leva pour lui faire la bise, puis il ajouta:

    - Bon, on a toute la journée, si on veut. Est-ce que t'as envie de faire quelque chose, en particulier ? Peut-être que tu devrais vider un peu ton propre compte. Mais au pire je t'avance, et on gagnera du temps.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Ven 1 Nov - 12:01



Ma question ne cherchait qu'une réponse ironique. Je n'imaginais pas Jacob vidé son compte en banque, bien qu'il m'affirmât le contraire pour continuer dans ces faux mensonges. La somme que Jacob devait posséder dans son coffre devait être bien plus importante que la mienne, bien que le mien ne m'appartenait pas vraiment puisque père l’alimentait sans arrêt. Mes dépenses avaient toujours été phénoménales, mais c'était le minimum pour la personne exceptionnelle que j'étais. Robes, bijoux, accessoires, je n'en avais jamais assez. Mon dressing devenait de plus en plus grand, mais à la fois de plus en plus vide. Il était hors de question que j'apparaisse en publique deux fois avec la même tenue, si bien que ces vêtements attendaient sagement qu'une journée de plaisance à la maison me les fasse remettre. Ces journées étaient rares, de plus les cours de Mike semblaient parfois bien trop risqués pour des robes de hautes couture.
Jacob avait le sourire ce qui me le donna également. Cela faisait longtemps que nous nous étions vu ainsi seuls tous les deux. Dans mes souvenirs la dernière fois où nous avions vraiment parlé était à Poudlard dans ma salle commune, soit presque un an. Il me fit la bise et je fus étonnée qu'il me la fasse en public. Et puis j'y étais également peut habituer depuis que père était devenu roi. Personne ne m'avait fait la bise en réalité. Même mes amies me faisaient des révérences sans jamais me toucher. Seul Ulrick se permettait se luxe à mon plus grand déplaisir.

- Bon, on a toute la journée, si on veut. Est-ce que t'as envie de faire quelque chose, en particulier ? Peut-être que tu devrais vider un peu ton propre compte. Mais au pire je t'avance, et on gagnera du temps.

Mon sourire était devenu plus grand tout comme mes yeux. Je ne savais pas s'il réalisait à quel point il était dangereux de vouloir faire les magasins avec moi. Mike, lui, le savait. Il avait eu bien trop de malheur à me suivre des heures et des heures, qu'il n'en avait, me disait-il, plus la force. Maintenant les magasins venaient à moi, mais cela durait encore plus longtemps.

-Mon compte est inépuisable. Papa y fait des versements automatiques et croit il ne sera pas mécontent que ce rôle revienne à Ulrick.

L'argent était bien plus qu'un moyen de pression envers moi. Me couper les vivres signifiait m'assassiner. Mon plus grand souhait était de pouvoir enfin gagner de l'argent que je pourrais dépenser sans qu'aucune personne ne m'en tienne rigueur. J'essayais de me retenir de rire en imaginant la tête de ce cher prince lorsque pour la première fois il recevrait un détail de ses comtes. Avec lui, rien ne pourrait me retenir de dépenser à tout vas.

-Mais toi je suis sure que les pièces de ton coffre doivent être poussiéreuse. Quelle honte pour un prince. Tu sais ce que je voudrais vraiment faire aujourd'hui ?

Me levant du banc en repositionnant mon manteau je laissais un temps de réflexion à Jacob avec une aire de fée maligne. Je faisais quelque pas en avant, souriant aux passants qui me reconnaissaient puis me retournais.

-Je veux que pour une fois tu te comportes pleinement comme un prince et cela passe par la tenue. L'on va se pavaner ici et là et faire en sorte d'apparaître dans tous les journaux sous notre plus beau visage. Père n'en saura d'autant plus heureux que moi de te voir ainsi.

Je lui souriais en lui faisant les yeux doux. Il ne pouvait pas me le refuser. Et puis c'était bien pour lui que je me trouvais ici.
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Dim 3 Nov - 12:31


    Jacob était peut-être le seul à oser faire la bise à sa soeur, une vraie dragonne. Là où tous auraient sans doute reçu sa véhémence d'Artémis, lui se permettait pleinement d'agir en frère. Il était prince ? Qu'importe. Il respectait l'étiquette étouffante, mais se permettait de flirter avec l'insolence. Les plus grands hommes n'étaient pas restés assis sagement à tout respecter. Il aurait sans doute été le roi parfait pour son camp, sachant usé d'un savant dosage entre sévérité et contrôle. Il n'aurait certes, jamais prit en otage une dizaine de personnes comme allait le faire Helios suite à sa disparition.

    Pour l'heure, l'ambiance n'était pas si dramatique, même si Jacob se sentait triste à l'idée de quitter sa petite soeur à jamais. Il était plus proche d'elle que de Philip, c'était évident, quand à ses grandes soeurs, il se fichait à peu près de leur existence.

    Il fallait ne plus la revoir, évidemment, et la question ne s'était même pas posé lorsqu'il s'était retrouvé devant Arthur. Cela appartenait au domaine de l'évidence. D'une certaine façon, le vieil homme et lui n'avaient pas eu besoin de tant en dire. Leurs yeux se comprenaient davantage que leurs mots.

    La question de sa soeur ('Tu as vidé ton compte en banque?') cherchait une réponse ironique. Il est vrai que Jacob n'était pas un grand dépensier. Econome, il ne pouvait pas non plus être taxé d'avarice. Il n'avait que faire du luxe, dont il jugeait indécent de revêtir face aux miséreux. Son seul mérite, pensait-il, était d'être né. Et à partir de ce moment-là, il avait enchaîné les privilèges et les montagnes d'ors à ses pieds. Il n'en aurait pas été ainsi s'il avait été le fils de nés moldus à la vie précaire et il aurait peut-être été un fervent fan de l'élu, Harry Potter.

    Au fond, peut-être ses idéaux venaient-ils de sa famille. Sa supériorité, qui lui semblait indéniable, était peut-être fausse. Mais cela, il ne voulait pas le reconnaître. En arrivant chez les DeLune, il imposerait sa loi, et arriverait au pouvoir d'une autre façon, tout simplement. Tant pis s'il devait traité avec les moldus. Il serait le maître et pour longtemps. La monarchie presque totalitaire qu'avait mise en place son père serait remplacé par une dictature. La plupart des révolutions provoquaient des marées de sangs et le remplacement d'un dur régime par un autre pas forcément plus facile.

    Jacob avait cinquante gallions sur lui et supposait, bien malgré lui, qu'une telle somme serait suffisante. Le pauvre. Il se rappelait bien qu'en terme d'achats, Artémis était son opposé. Mais il avait voulu l'oublier, sans doute. Il n'avait pas envie d'entendre ses reproches de "tu ne te comporte pas en prince". Mais puisque c'était le dernier jour, il accepta sans broncher des mots qu'ils n'auraient pas supporter, même servit avec un sourire.

    - D'accord, finit-il par répondre. Alors, du coup, il faudra peut-être que je prenne un peu plus d'argent, si je comprends bien ?

    La parade qu'il ferait avec sa soeur serait certainement relayé dans les journaux. Cela ne comportait pas une importance capitale, et ça accentuerait même le côté tragique de sa disparition prochaine.

    - Il n'y a plus qu'à rentrer à la banque, donc, conclut Jacob.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Ven 29 Nov - 16:34



Je le regardais en serrant les dents à l'affut du moindre signe qu'il serait d'accord pour jouer à la famille royale dans toute sa splendeur. Moi je n'allais pas jouer. J'étais toujours ainsi. Je ne me permettais jamais de sortir sans vêtement de luxe, jamais je ne traînais les pieds, ma posture restait toujours parfaite, j'étais faite pour ce comportement. L'ont me l'avais enseigné dès que j'eus été en âge de l'apprendre et jamais je n'avais détesté. Peut-être avais-je tenté une sorte de minuscule rébellion il y avait un an ou deux. Échapper au nez et à la barbe de Mike en quartier moldu et de surcroit en compagnie d'Albus Potter, n'avait pas été la chose la plus intelligente qu'il m'eut été permis de faire, mais au fond je ne regrettais pas vraiment.

"D'accord, alors, du coup, il faudra peut-être que je prenne un peu plus d'argent, si je comprends bien ?"

Je serrais les poings en signe de victoire. Son approbation avait été suivi d'une phrase toute à lui, qui faisait de Jacob, Jacob. Lui et moi ne nous ressemblions pas vraiment, mais contrairement à Philipp j’arrivais sans un mal à être en sa compagnie. Une sortie avec mon petit frère aurait été pleine de boutades, de reproches, de moqueries et même d'échanges physiques dus à notre sans aigus du non contrôle de nous-mêmes. Je préférais ne pas y penser. Je pensais naïvement que malgré la condition de loup-garou de Jacob, il pourrait, s'il se donnait du mal, devenir un jour roi et écarterait ce gnome.  

"Il n'y a plus qu'à rentrer à la banque, donc."

-Je vais encore faire pleurer ces gobelins !

Je riais, me rappelant chaque moment ou j'avais vu leur regard se décomposer lorsque je leur annonçais la somme exorbitante que je souhaitais qu'ils retirent de ma chambre forte. Mon conseiller était le meilleur, premier de son genre. Il avait été le seul à avoir pu me dissuader de mettre mon compte encore plus à sec, lorsque mon père m'avait coupé les vivres durant à peu près une semaine. Telle avait été ma punition pour avoir mis à sac le bureau de ma mère, un jour où elle m'avait contrarié. C'est elle-même qui avait levé la punition, désespéré que je veuille bien lui reparler un jour. Comme le disait si bien Mike, je savais contrôler d'une main de fer tout mon petit monde.
J'attendais que Jacob se lève du banc et lui prenait le bras avant que nous nous dirigions et entrions dans Gringott's. Il y avait toujours ces bureaux estrades de droite à gauche et ce bruit de tampon désagréable. Aucun deux ne semblaient nous remarquer et pourtant, comme pour nous saluer chacun arrêtait leurs tampons lorsque nous arrivions à leurs hauteurs. Je montrais toutes mes dents, fière comme je l'étais toujours. Il était exceptionnel que je fusse ici au bras de mon frère et cela me donnait encore plus de plaisir.
Un gobelin venait à notre rencontre en lâchant toute une équipée de formules de politesse, qui m'énervèrent. Pour une fois j'attendais qu'il eût fini et enchaînait.

« Contentez-vous d'ouvrir nos coffres respectifs et d'y faire sortir plusieurs bourses. »

Je tournais mon regard vers Jacob en me demandant s'il était vraiment du genre à sortir plus d'une centaine de galions.

« Je te laisse avancer une somme. Je la compléterais suivant ce que j'estimerais être suffisant. »

J'avais récemment été créditer d'une importante somme d'argent, grâce à mes fiançailles. Père ainsi que celui d'Ulrick n'avaient pas été dupes quant à ma cupidité et étaient persuadés que pour le moment je me consacrerais à la dépense de cet argent plutôt qu'à mon futur mari que tous savaient que je ne pourrais supporter. Autrement dit je profitais de cette liberté qui m'était comptée en dépensant à droite et à gauche.
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Sam 7 Déc - 13:51


    Jacob n'était plus tellement sûr d'avoir envie de faire cette sortie. Tous ces achats lui donnaient l'impression d'un début de nausée. Artémis, plus naïve que méchante ne se rendait sans doute pas compte de l'image réelle qu'elle donnait au peuple. Toutes ces cérémonies, toutes ces lumières, tous ces feux d'artifices ne montraient qu'une image puéril et égoïste du trône. Voilà pourquoi il aurait fait un bon roi. Pas forcément parce qu'il aurait prit de bonnes décisions, mais parce qu'il aurait régné dans la modestie, pour le peuple et avec le peuple. Il n'avait pas envie de parader devant les miséreux et leur montrer tout ce que eux n'avaient pas; n'auraient jamais.

    Pour autant, il n'était pas parfait. Sûr de sa supériorité, il pensait qu'il devait l'utiliser afin de s'occuper paternellement de ceux hiérarchiquement en-dessous de lui.
    Ce qui, sur le coup, ne semblait pas un mal. Mais cela sonnait terriblement colonialiste. Et partir du moment où l'on faisait cette constatation, on comprenait véritablement que le pouvoir entre les mains de Jacob pouvait s'avérer maléfique. Moins qu'entre les paluches griffues de son père, Hélios, bien entendu, qui entendait toujours à rester au centre du monde, mais tout de même... Jacob ne devait jamais, jamais, avoir la couronne sur la tête.

    Gringott's était toujours pareille à elle-même. Le genre d'endroit, immuable, qui ne changeait pas, même après des siècles. Il faut dire que les Gobelins avaient maintenu en ces lieux une forteresse imprenable, dont personne n'avait jamais réussit à voler la moindre piécette (mis à part Potty et ses amis).
    Tout semblait si gigantesque, avec ces colonnes, et leurs employés étaient si minuscules que le contraste, frappant, fit sourire Jacob tandis que sa soeur retirait une belle somme.
    Elle lui demanda, d'ailleurs, ce qu'il comptait retirer lui-même.
    Il commença par hausser les épaules. L'argent qu'il détenait dans ses poches lui paraissait déjà amplement suffisant. Il aurait pu, bien sûr, ronchonner un bon coup, mais il se contenta simplement de proposer:

    - 1000 gallions, cela te semble assez ?

    Jacob était sûr que cela ne le serait pas. La somme lui semblait parfaitement exorbitante. Mais pour Artémis, rien n'était jamais suffisant.
    Du moins, il le pensait.
    Il n'était pas sûr de vouloir passer son dernier jour en sa compagnie en balançant son fric par la fenêtre et en achetant des vêtements qu'il ne porterait sûrement qu'une fois.
    Il ne savait pas exactement ce qui aurait pu rejoindre sa soeur, et il ne voulait pas trop parler politique, ni rien de l'actualité qui aurait pu lui faire dire un truc en trop. Il ne fallait pas qu'elle se doute de sa fuite.
    Si elle osait lui parler de quoique ce soit de ce genre, il ferait celui fatigué qui n'avait pas envie d'en parler. En vérité, il aurait voulut en discuter, des heures durant, avec n'importe qui. Il aurait souhaité confronter tout ce que ces derniers mois avaient offert en terme d'actions, d'injustices et de coups d'éclats.

    Il pensa, avec une certaine amertume qu'il ne lui servait à rien de dépenser cette journée ainsi et qu'il aurait mieux valut rester allongé sur le canapé du salon, à méditer sur son avenir.
    Allons, il fallait s'encourager. Il n'aurait plus l'occasion de voir Artémis par la suite.
    Soupir. Lassitude.

    Lorsqu'ils sortirent de la banque, Jacob demanda avec un sourire presque contrit:

    - Alors, quelle boutique pillons nous en premier ?

    Il songea à ce Robin qu'il deviendrait le lendemain; il lui sembla que la situation serait plus compliqué encore. Il ne savait pas encore s'il préviendrait Lily ou non, et si c'était le cas, ce serait la seule dans le coup.
    Il trouva étrange d'imaginer qu'il passerait le plus clair de son temps en compagnie de Gavried, et qu'il lui serait de surcroît redevable. Les deux hommes s'étaient toujours respectés, passablement haï, et à présent une amitié les liaient, sans doute pour toujours.
    Ce potion qu'il boirait et qui le transformerait à jamais, Jacob n'était pas sûr d'arriver à ingurgiter la moindre gorgée; la moindre goutte.

    Heureusement, il réussissait à ne pas montrer une trop sombre figure. Bien qu'il ne fut pas connut pour ses sourires à tout bout de champs, il n'était pas non plus connut pour ses airs déprimés. Il devait apparaître comme à son habitude. Le regard conquérant, les lèvres closes, les yeux parfois plissés avec une étincelle d'assurance dans ses pupilles.
    Artémis ne semblait pas se douter du drame qui aurait lieu sous peu, dans moins de vingt-quatre heures.
    Ce qui était parfait.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Jeu 12 Déc - 16:43



J'étais étonnée de la somme avancé par Jacob. Il avait bien dit 1000 galions !? Satisfaite j'avais eu un grand sourire et m'étais mordu légèrement l'intérieur des joues pour ne pas exprimer clairement ma joie. Bon, ce n'était pas le genre de somme que j'avais pour habitude de sortir de Gringott's, mais comme c'était la première fois que Jacob et moi sortions en ville je disais simplement que cette somme conviendrait parfaitement. Dans le pire des cas j'avais la possibilité d'ouvrir des comptes dans les magasins de mon choix. Les dirigeants étaient certain d'être payé et puis le simple fait d'acheter et porter l'une de leurs créations leur faisait déjà de la publicité.
La transaction se passa rapidement et nous nous trouvions vite sortis de là. C'était d’ailleurs une excellente chose. Cette banque empesté l'odeur de métaux et d'encre. Pour certains cette odeur avait du bon, mais bien que l'argent constituât l'une de mes plus grandes passions j'aurais voulue lui donner une autre odeur. C'est une des raisons pour laquelle je ne portais jamais d'argent sur moi. Mike transportait toujours avec lui mon " argent de poche " et si besoin des comptes était ouvert et réglé ensuite. Tous une histoire qui m'avait toujours valu quelque remontrance de père. J'arrivais sans un mal à dépenser en un mois ce que mon père pouvait dépenser en un an. Père ne me l'avait jamais avoué, mais j'ai toujours été certaine que mon péché de luxure avait légèrement favorisé mon mariage avec Ulrick.

-Alors, quelle boutique pillons nous en premier ?

-Sachant que nous les pillerons toutes autant commencer par le premier magasin sur notre chemin. Je me demande si Madame Guipure a déjà renouvelé sa collection hivernale ? Aujourd'hui l'on peut aller jusqu'à quatre collections en une année pour une même saison.

Il ne fallait plus compter le nombre incalculable de vêtements se trouvant dans mon dressing. Enfin, mes deux dressings. Tous mes nouveaux vêtements étaient directement envoyés à Stockholm. C'était là-bas que j'étais censé passer le plus de temps. La villa d'Ulrick avait été spécialement agrandi grâce à la magie pour moi, si bien que je disposais pour moi seule de l'aile droite tandis qu'Ulrick avait la gauche. Difficile d'imaginer en regardant cette maison moderne de l'intérieur que moi et Ulrick formions un couple réellement amoureux. Nous faisions seulement en sorte de nous faire prendre en photo comme un Roméo et une Juliette. Fredrick Skarsgard et père étaient aux anges de ces démonstrations amoureuses et c'était la seule chose qui comptait.
Nous dirigeant vers ce premier magasin je prenais le bras de Jacob. Je ne savais pas de quel genre de chose il voulait parler. Finalement nous n'avions pas grand-chose en commun. Enfin, nous étions tous deux des monstres, mais lui ne le savait pas. Il ne m'avait sûrement pas vu dans la tour d'astronomie ce soir-là, écrasant Alessandra. Cela me fit penser à Mia, clouée dans son lit d’hôpital, puis de nouveau à Ulrick. Comme il me l'avait dit, c'était de savoir que j'avais tué de sang-froid cette sorcière de sang pur qu'il n'avait pas hésité une seule seconde à me demander de l'épouser.

-Dis moi. Tu compte toujours épouser Mia ?

J'étais certaine que Mia aimait Jacob, mais je ne savais rien de ses sentiment à lui. Et puis elle se trouvait dans un coma qui ne voyait plus le bout de la fin.
Je me demandais juste si comme moi, avait-il accepté d'épouser la première personne choisie par notre père ? Moi qui avais imaginé étant petite me marier avec un superbe dragonnier ressemblant physiquement à Matthias, j'avais été détourné de mon objectif premier. Il y avait eu Scorpius aussi, bien que je ne m'étais jamais vraiment vu à ses coter sur l'hôtel. Finalement j'allais me hisser entre l'emblème du dragon des Dragonneau et l'ours des Skarsgard. Mon annulaire gauche comportait déjà cette empreinte.  

-Je te demande ça car, c'est juste après que Mia soit tombé dans le coma que père ma demander d'épouser Ulrick.
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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Dim 15 Déc - 16:10

    Je m'étais moi-même étonné en annonçant une telle somme. Je n'étais pas radin, je tiens à le dire, mais économe. Cela revient un peu au même, objecteront quelques mauvaises langues. Mais en fait, il n'en n'est rien. Le premier refuse catégoriquement de dépenser le moindre sou, sauf pour le nécessaire à la vie quotidienne - et encore, il prendre ce qu'il y a de moins cher. Le deuxième, n'a pas peur de dépenser, non. Il prévoit juste le budget du lendemain.
    Peut-être ai-je également une vision trop romantique des choses, complètement irréaliste, mais je vois dans l'excès des dépenses une triste indécence.

    Nous étions donc sortis de la banque gigantesque - qui contrastait terriblement avec la taille de ces gobelins qui y travaillaient - et Artémis prévoyait déjà de dévaliser le magasin de madame Guipure. Je me forçais à ne pas soupirer et à ne pas montrer mon agacement. Quel utilité y avait-il à glousser bêtement devant des garde-robe ridiculement luxueuses ? N'allez pas croire que j'aime me pavaner dans un sac de patate: ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis. Je savoure l'étoffe bien faite, le costume sur mesure, la chemise blanche, le nœud papillon ou la cravate au cou. L'élégance est une chose qui me paraît à la fois futile et paradoxalement essentielle.
    Si je veux en plus me hisser en haut de l'échelle sociale, il faudra sans doute que je me montre un minimum à mon avantage. Ce qui est une raison de plus pour porter de beaux habits.
    Mais, au risque de me répéter, est-il réellement utile de se rendre chez madame Guipure ? Ne serait-il pas plus simple de prendre les services des meilleurs tailleurs anglais que nous ayons à disposition ? Servir un prince et une princesse... pensez bien qu'ils vont se bouger pour des gens d'un tel rang !

    Pourtant, le malaise devait s'insinuer autre part, lorsqu'Artémis me demanda si je comptais toujours me marier avec Mia. Elle se justifia en disant qu'elle demandait cela car juste après, notre père avait promis sa main à Ulrick. J'en avais effectivement entendu parlé; j'avais d'ailleurs rencontré le lascar une ou deux fois avec la ferme conviction qu'il était soit suicidaire, soit de passage. Dans un cas comme dans l'autre, il ne resterait pas longtemps, en avais-je conclus. Pourtant, il lui aurait indéniablement fallut un soutien lors de ma fuite. Et je sentais que ce type n'était vraiment pas à la hauteur.
    J'étais moi-même complètement dépassé.
    Je ne pus m'empêcher de pousser un soupir, cette fois. Je ne pouvais quand même pas non plus lui mentir. Disons que je ne lui dirais pas entièrement la vérité, ou plutôt que je ne lui exposerais que des raisons secondaires.

    - Je ne sais pas, finis-je par dire d'un ton hésitant. Je ne sais pas. Il faudrait qu'elle puisse sortir du coma, ce que je ne doute pas... mais serais-je encore fiancé à elle ? Je sens bien que père voudrais me caser rapidement, histoire de me faire quitter le château en vitesse...

    Je me tus, puis repris:

    - Bien... ça n'empêche pas les sentiments. Mais au fond j'aimerais bien attendre quelques années avant de me décider... tu comprends sûrement toi-même... as-tu réellement envie de finir avec cet Ulrick ? ç'aurait beau être le bon, as-tu vraiment envie de l'avoir déjà à tes côtés ?

    Nous entrâmes finalement dans le magasin de madame Guipure. Celle-ci nous accueillit avec toutes l'hypocrisie commerciale qu'il convenait à des personnes de notre rang. C'était des Oh ! et des Ah ! et encore des Quel honneur ! au point que je commençais déjà à trouver l'atmosphère gonflante.
    Être reconnu par quelques larves de passage: d'accord.
    Mais l'hypocrisie me rebute. Je déteste cela. Et moi qui veut me lancer dans la politique ! Il y a peut-être un peut d'ironie dans mon choix de carrière; mais n'ayez crainte, je n'en démordrais pas.

    - Tu n'as qu'à choisir la première les tenues que tu souhaites t'acheter, Arté, dis-je d'un ton neutre.
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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Lun 23 Déc - 10:15



J'avais écouté Jacob sans rien dire. Je voulais réfléchir à ce que je devais ou voulais dire . Je me concertais si soudainement que j'avais même failli tomber à cause d'un pavé surélevé. Jacob n'était sur de rien ou il ne voulait pas me le dire ouvertement. Pour moi, la première idée qui ressortit de ses paroles était qu'il ne l’épouserait pas. S'il avait eu les sentiments que Mia avait pour lui il aurait dit qu'ils étaient toujours fiancés. Le simple fait d'être son fiancé lui permettait de quitter le château. N'était-ce pas ce que père faisait avec moi ? Père avait promis ma main à Ulrick et cette parole était irrévocable comme le père Hobbes avait dû le faire pour Jacob. En théorie seule la mort d'un des deux fiancés pouvait annuler le mariage. Mia était à mi-chemin entre vie et mort, Jacob n'était donc plus vraiment attacher à elle.
Nous rentrions dans le magasin où nous étions accueillis comme une princesse et un prince devaient l'être. Nous nous retrouvions seuls dans ce dressing géant avec une poignée de vendeuse prête à réaliser le moindre de nos désirs. J'inspirais profondément et savourais l'odeur de tissu neuf qui embaumait les lieux. J'avais de moins en moins le temps de prendre du plaisir à cela. Tout n'était que rapidité. Les tenues arrivaient déjà constituées aux châteaux et je n'avais qu'à en désigner une pour qu'en un fragment de seconde elle me soit mise. Plus de réel plaisir. Une sorte de travail à la chaîne. Un travail amusant. Je m'amusais à voir les visages des stylistes se décomposer lorsque je donnais mes critiques. Je n'étais pas du genre à camoufler mes ressentis.
Jacob me demanda de choisir les tenues que je voulais acheter ce que je fis sans vraiment prêtée attention à ce que je disais.

« Constituez-moi chacune deux tenues de votre choix avec la nouvelle collection de printemps. Une pour la journée et une autre pour le soir. Pas de couleurs vives et je veux des tissus légers. »

Je les regardais s'éloigner et allais m’asseoir dans un fauteuil de la partie " salon ". Un coin fait pour chouchouter les bons clients où l'on venait vous présenter les nouvelles modes en restant bien installer dans un fauteuil une tasse de thé à la main.

« Ce qui importe est ce que je veux maintenant. »

Je regardais Jacob tout en retirant mon manteau.

« Je veux dire que rien n'est définitif et surtout pas ce Skarsgard. J'ai pris ce que je pouvais prendre aujourd'hui en attendant d'avoir plus demain. Aujourd'hui princesse d’Angleterre et de Norvège et demain je verrais ce qui se baladera sous mon nez. Toi qui fais de la politique tu devrais comprendre que ce que père fait balancer sous notre nez comme des appâts et bien pour lui, mais également pour nous. Il faut juste jouer l'idiot et prendre. »

Un moyen simple et sans difficulté. Je savais que père avait lu mes intentions. Je prenais tout et cela me donnerait au final une certaine position qui me rendra indispensable. Un jour l'on aura besoin de la Suède car rien n'est définitif. Père s'attendait à ce que quelque chose lui barre la route et il avait besoin de chars pour dégager la voie. Des chars que je me ferrais un plaisir de constituer. Les rois et empereur ne sont pas forcément les plus puissants. Souvent ses ministres ou conseiller le sont d'autant plus que si le roi ou l'empereur veut garder sa place il n'a d'autres choix que de se mettre sous leur protection.
Je croisais les jambes en passant une main dans mes cheveux.

« As-tu déjà préparé une tenue pour la fête de mes 6 mois de fiançailles ? C'est dans près d'un mois, mais autant te dire que tu ne rentreras pas dans le palais Skarsgard si je n’ai pas moi-même approuver ta tenue. »

Le sourire aux lèvres je regardais Jacob. Ce mariage ne m’atteignaient pas.


Dernière édition par Artémis D.Dragonneau le Sam 18 Jan - 10:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Dim 5 Jan - 11:38


    Quel était le but de cette sortie, sinon un certain masochisme teinté de mauvaise foi ? Je restais profondément attaché à Artémis, même si les mutations intérieurs avaient fini par me différencier complètement du reste de la famille. Mes certitudes avaient été confronté au doute; et on l'imagine aisément, cela m'avait ouvert les yeux sur certains mensonges.

    J'avais honte de me retrouver là, dans cette boutique, à dépenser sans compter alors qu'en ce moment même des gens mouraient pour la résistance, pour leurs idées, la seule chose qu'on ne puisse leur retirer réellement, même sous la torture.
    Artémis était dans son élément, alors qu'elle commandait les habits d'une série de printemps. Elle offrait ses envies, ses gallions et recevait l'objet de ses désirs sans le moindre problème. Enfin, cela se passait généralement comme cela. Mais cette fois, Artémis rejoignis le petit salon de la boutique qui était ouvertement chaleureusement aux sorciers dont la bourse était outrageusement bien fournie.

    - Ce qui importe, me dit Artémis, est ce que je veux maintenant.

    Je souris avec une certain indulgence, puis m'assis à mon tour dans un fauteuil. Elle enleva son manteau et ensuite poursuivit dans ses explications. Rien n'était définitif, après tout. Elle avait prit ce qu'elle pouvais prendre en attendant le lendemain. Carpe diem. Amen. Elle verrait ce qui se baladerait sous son nez prochainement...

    - Toi qui fais de la politique tu devrais comprendre que ce que père fait balancer sous notre nez comme des appâts et bien pour lui, mais également pour nous. Il faut juste jouer l'idiot et prendre.

    Ces paroles d'Artémis me plongèrent dans un certain désarroi; je me sentis perdre pied.

    - Ce n'est pas si simple, Arté. La politique n'a rien à voir là-dedans, quoique tu en dises. Tout ça ne sont que des arrangements entre sang pur, des dots et de jolis conneries. Je vois bien que toi tu n'aime pas ton prétendant. Moi, quand j'ai décidé de sortir avec Mia, c'était vrai. Pas hypocrite du tout.

    Ma voix tremblait un peu. La pulsation de mon pouls s'était grandement accéléré. Mais petit à petit, je repris un peu mon calme.

    - Il serait assez simple de te placer sur le trône. Tu as l'image reine qui se traîne à tes côtés. Tiens, toi tu as prévu tes habits pour cette prétendue joyeuse célébration de six mois de fiançailles. Six mois de mensonges. Mais tu es une femme forte et c'est toi que je voudrais voir prendre le trône lorsque je serais partis... partis parce que je ne peux supporter plus longtemps le mépris de ma nature.

    Je marquai un pause. Je n'avais pas voulu en dire tant. Mais puisqu'on en était là:

    - Je partirais quand le régime sera suffisamment stable. Et je voyagerais. J'en ai un besoin, tu sais, pour la santé mentale, et toutes ces débilités...

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MessageSujet: Re: Des adieux dissimulés (PV Artémis)   Sam 18 Jan - 14:05

- Ce n'est pas si simple, Arté. La politique n'a rien à voir là-dedans, quoique tu en dises. Tout ça ne sont que des arrangements entre sang pur, des dots et de jolis conneries. Je vois bien que toi tu n'aime pas ton prétendant. Moi, quand j'ai décidé de sortir avec Mia, c'était vrai. Pas hypocrite du tout.

Jacob avait eu la chance de tomber amoureux de Mia. Devenir un loup-garou lui avait fermé les portes les plus prestigieuses, mais je restais convaincu que s'il se donnait les moyens, ces portes se rouvriraient. Peut-être que Jacob voulait les ouvrir de la manière la plus digne qui soit. En homme droit. Sa phrase montrait clairement qu'il se moquait bien de notre patrimoine de sang pur. Ces "conneries" nous servaient à les préserver. Était-il toujours favorable à la domination sang pur? Je durcissais mon regard en regardant dans le vide. J'allais lui poser cette question, mais il prit avant moi la parole.

-Il serait assez simple de te placer sur le trône. Tu as l'image reine qui se traîne à tes côtés. Tiens, toi tu as prévu tes habits pour cette prétendue joyeuse célébration de six mois de fiançailles. Six mois de mensonges. Mais tu es une femme forte et c'est toi que je voudrais voir prendre le trône lorsque je serais partis... partis parce que je ne peux supporter plus longtemps le mépris de ma nature.

J'avais soudainement tourné mon regard sur lui. Il avait bien dit partis . Partir à cause de sa nature, mais justement n'était-ce pas une raison de rester et ainsi préservé son secret. Se sentait-il comme Esther ? Si c'était le cas il n'avait en effet rien à faire ici. Pourtant être ce loup-garou n'était pas quelque chose de mal. Dans ce cas j'étais de nous deux la première personne à devoir être répudier. Ce qui vivait en moi était bien plus effroyable et méprisable. Lui ne l'avait pas choisi, mais il s'était ainsi.
Devenir reine était mon souhait, mais je n'étais pas sur la liste d'accession au trône d'Angleterre. Je deviendrais pour sûr reine de Suède et espérais gommer l'importance du royaume britannique pour me hisser au-dessus. Le trône sur lequel siégeait père était maudit.

-Je partirais quand le régime sera suffisamment stable. Et je voyagerais. J'en ai un besoin, tu sais, pour la santé mentale, et toutes ces débilités...

Et lui ? me prenait-il pour une débile ? Je soufflais, laissant le personnel de l'établissement déposer un service à thé avec des biscuits. J'observais un instant la surface de ce liquide en mouvement. J'étais en quelque sorte en colère.

-Ne me fais pas croire que toi, Jacob Dragonneau, toi prince d'angleterre et véritable exemple  pour bon nombre d'entre nous tu te soustrairais à ces débilités complétement déconcertante. T'as santé mentale... Il est peut être un peut tard pour te soucier de ce que tu es. Ce qui est important c'est ce que tu va essayer de faire pour récupéré ce trône qui te revient de droit. Si ton seul souhait et d'attendre une ère paisible et puis d'aller te perdre je ne sais où c'est que tu te moque de tous ceux qui t'entoure. Peut t'entoure pour de bonnes raisons, mais ces justement le fait que tu sois là qui les maintient à distance.

Je m'étais levée de mon siège pour regarder par la baie vitré. Le temps était maussade et les goutes de pluies pointaient leur nez ce qui activait toute la population. Je contrôlais ma respiration qui c'était accéléré à cause de cette poussé d'énervement. Je passais ma main sur mon front chaud et fermais les yeux.

-Si tu parts fais le bien et en toute discrétion. Père ne te laissera pas filer comme ça entre ses doigts. Tu as beau dire ce que tu veux, tu es important pour lui. Après cela je doute que tu puisse revenir de ce ''voyage'' comme si de rien n'était. Surement même que père ne te laissera pas revenir du tout.

Je me retournais lorsque les vendeuses étaient réapparue avec leurs tenues. Je jetais un bref coup d'oeil ,en validais une et les laissais repartir. Je reprenais mon manteau que j'enfilais de nouveau pour continuer mes achats.

-Quel dommage pour l'Angleterre que le seul roi qui aurait pu apporter aux bourbeux un peut de dignité les ait abandonné.

Je souriais à Jacob. Je me moquais de ces gens, mais lui les avaient certainement plus en sympathie. J'avais besoin d'une personne comme lui sur le trône pour redonner au peuple la confiance qu'il avait perdu et qu'il finisse par perdre celle de nos partisans qui se retourneraient vers moi.

-Tu devrais regarder leur nouvelle tenues de soirées. Elles revisitent le traditionnel et elles tirons à merveille.
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