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 Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]

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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]   Sam 7 Déc - 7:31

    Lecture du RP d'introduction de "Wake me up." vivement conseillée.

    La visite de Lorcan avait laissée Mia de marbre. Elle était simplement fatiguée, terriblement fatiguée. Le médicomage rentra à nouveau dans la chambre et posa sa main sur son front, puis fronça les sourcils.

    « Vous avez de la fièvre. » « Ah. » « Vous devriez vous reposer. » « J’ai dormi pendant six mois. » « Ce n’est pas une raison. » « Bon. »

    Elle s’allongea à nouveau dans les couvertures, et posa sa tête nouvellement blondie sur l’oreiller blanc. Le médicomage éteignit la lumière d’un coup de baguette, puis Mia ferma les yeux, doucement, tranquillement. Pourtant elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Mia avait l’impression de vivre dans un univers totalement surréaliste. C’était si fatiguant de vivre, elle préférait se laisser aller. Il n’y avait rien d’amusant à vivre, et lutter encore et toujours. Quand elle pensait à la vie qu’elle avait vécu, tout lui semblait si inutile, si futile, si vain. Mia s’était battue bec et ongles pour parvenir au sommet, et pourtant, le monde entier semblait s’écrouler autour d’elle. Les êtres qui lui étaient le plus chers, étaient tombés comme des mouches. Alessandra, Jacob. Tous. Elle avait même tué Ralph, un innocent. Peut être que c’était le prix à payer, pour le pouvoir et la gloire. Mia se sentait responsable de la mort de sa meilleure amie et de son ancien amant, comme elle sentait responsable de la mort de Ralph. Pourtant elle ne pleura pas. Son coma avait laissé son esprit dur et stoïque, et elle se contenta de ne plus jamais laissé de telles choses se reproduire. Le reste de ses proches était encore en vie, et Mia ne voulait pas mettre en danger leur vie. Alors elle se laisserait vivre, se laisserait mourir, même, s’il le fallait. Elle ne s’accrocherait plus à la vie comme elle l’avait toujours fait, elle ne se débattrait plus dans l’eau et se contenterait de se laisser couler aux plus profond des eaux. Ses réflexions l’empêchaient de dormir comme on lui avait conseillé, alors elle se retourna vers le médicomage, qui curieusement, parvenait à lire la Gazette du Sorcier dans la pénombre.

    « Vous vous appelez comment ? » « Tu dois dormir. »

    Pour la première fois depuis son réveil, il l’a tutoyait. Bizarre.

    « Je n’y arrive pas. » « Je vais te donner quelque chose pour dormir. »

    Il chercha une seringue dans un tiroir puis se saisi un flacon rempli d’un liquide rosâtre, de la même couleur que les pilules qu’il lui avait donné tout à l’heure avant l’arrivée de Lorcan.

    « Qu’est-ce que c’est ? » « Un cocktail adapté à votre condition : antibiotiques, somnifères, fer, vitamines et antidépresseurs. » « Je ne suis pas déprimée. »

    Il la jaugea d’un regard moqueur, puis répliqua :

    « Tu n’est pas médicomage, que je saches. » « Vous n’avez pas répondu à ma question. »

    Il planta l’aiguille dans on bras déjà criblé de trou et injecta le liquide glacé dans sa veine.

    « Je viens juste de le faire. » « Vous ne m’avez pas dit votre nom. » « Docteur Morgenthal. Maintenant, dors. »

    Il éteignit à nouveau la lumière, et repris sa Gazette, avant de s’asseoir sur une chaise à son côté. Mia hésita à lui demander comme il parvenait à lire, mais Morgenthal ne semblait pas vraiment disposé à la conversation. Bientôt, l’ombre du docteur se flouta, et Mia s’endormit sans peine.
    Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Morgenthal avait disparu. Mia se sentait bizarre, probablement à cause du cocktail de médicaments qu’il lui avait filé. Elle essaye de se remémorer les composants du fameux médicament : antibiotiques, somnifères, fer, vitamines et antidépresseurs. Cela n’avait aucun sens. Pourquoi donner des vitamines et des somnifères à la même personne ? Pourquoi tenter de l’endormir alors qu’elle avait passé six mois à ronfler ? Rien n’était logique, et dans sa tête, tout se brouillait. Un médicomage rentra dans la pièce et alluma la lumière, éblouissant les pauvres yeux endormis de la gamine. Ce n’était pas Morgenthal. Celui la était blond avec un visage doux et un sourire aimable. L’autre était brun, aigri et chiant.

    « Bien dormi ? » « Oui, merci. Ou est passé le docteur Morgenthal ? » « Il n’y a pas de docteur Morgenthal dans cet hôpital. » « C’est lui qui s’est occupé de moi pendant mon coma et à mon réveil. » « Non, cela m’étonnerais, je vous suis depuis votre arrivée à Sainte Mangouste. »

    Mia cligna des yeux complètement déboussolée. Le médecin s’approcha d’elle et lui posa la main sur l’épaule, l’air réconfortant.

    « Je suis le docteur Manderly, mais il n’est pas étonnant que vous ne vous rappelez pas de moi. Les patients ayant souffert d’important traumatisme et d’un coma aussi long que le votre sont souvent sujet à des pertes de mémoires. » « Et les hallucinations… ? » « Effet secondaire des médicaments. Le fait que vous preniez contact avec moi montre que ces effets sont entrain de se dissiper. Vous avez de la visite. »

    Le cœur de Mia s’accéléra dans sa poitrine. La visite de Lorcan était-elle elle aussi le fruit de son imagination ? L’enfant n’eu pas le temps tergiverser davantage, déjà, on pénétrait dans la pièce blanche.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]   Sam 7 Déc - 9:09



« Ulrick ! »
Unième haussement de voix, unième colère entre ces murs. Je vivais maintenant presque 24h sur 24 à Stockholm, 24h sur 24 avec Ulrick. La chance faisait que tout comme moi il avait des cours particuliers, qui l'obligeaient à rester dans ses appartements, mais cela n'empêchait en rien de passer le plus clair de mon temps avec lui. En haut des escaliers je le regardais en fronçant les sourcils tandis que lui tout en bas avait un grand sourire. Ulrick était un pervers de première catégorie, mais le paquet laisser à mon intention avait dépassé les bornes. Tenant dans ma main droite cet habit typique des filles de mauvaise vie je descendais les escaliers sans jamais baisser le regard.
« Ulrick, encore une fois vous avez dépassé l'entendement. » « J'ai pensé que cet habit vous scierait à merveille » « Je vous interdis de rentrer dans mes appartements. Votre père n'en sera que plus... » « Mia est sortie du coma. »« Ne me... Mia ? »
Je laissais ce " prestigieux cadeau " tomber au sol et descendais les marches qui me séparaient de lui.
« Et quand comptiez-vous me le dire ! » « À l'instant. »
Mia avait été de ceux qui avaient souffert le plus de cette bataille. J'avais toujours pensé que ce n'était pas tant pas son état physique qu'elle se trouvait dans un état déplorable, mais plutôt à cause de son mental. Beaucoup de choses avaient changé et j'en étais parfois la cause.
« Nous partons. » « Nous ? » « N'est-ce pas une bonne occasion pour vous de redorer une image de fiancé parfait ? »
Il me fit son plus grand sourire et claqua des doigts. C'est ainsi, le disait-il, qu'avaient été élevé ses elfes de maison.
« Fais en sorte qu'une voiture nous emmène à St mangouste lorsque nous arriverons au manoir Dragonneau. »
En prime il lui donna un coup de pied aux fesses et sen retourna vers moi.
« Je vous accompagne à votre chambre. Je suppose que vous souhaitez changer de tenue. »« Ce n'est pas la peine, je... »« Ce n'était pas une question. »

* * *

Nous étions resté qu'un bref instant au manoir. Phillip était déchiré entre tous ses instructeurs et ni père ni mère ne se trouvaient à la maison. J'avais pensé prendre Jacob, mais cela n'était plus possible. Jacob avait disparu. J'avais demandé à Mike de le retrouver, mais comme il le disait, c'est comme s'il avait disparu de la surface de la terre.
La voiture fonçait à travers les rues nous rapprochant toujours plus de l'hôpital. Je me demandais de quoi moi et Mia allions pouvoir parler. Dans le cas d'un silence de mort, j'avais prévu un service à thé et ses friandises préférées. Je redoutais également les questions qui pourraient lui venir concernant ces six derniers mois. Il y avait des choses qui n'avaient pas à être dites. Et puis, j'étais trop peu présente à Londres pour l’informer. Je regardais Ulrick et me demandais si elle l'avait rencontré, mais peut-être avait-elle oublié que j'étais fiancé. Mon mariage arriverait pour couronner les un an de règne de mon père qui avait fait lever pour moi la barrière de l'âge minimum concernant le mariage. Je craignais également de trouver une tout autre personne. Être à l'état de légume autant de temps ne devait pas être sans conséquence.
La voiture se stoppa et l'on m'ouvrit la portière. Il y avait une dizaine de journalistes. Mia était leur proie. La disparition de Jacob et son réveillé soudain faisait envoler les chroniques. Je sortais de la voiture avec le sourire et ignorais les questions. Ulrick fit pour une fois de même et joua de ses talents d'acteur pour jouer l'amoureux transi. Son bras gauche entourait ma taille et il se collait à moi en faisant quelques gestes de la main comme les miss sorcières.
Un medicomage finit par nous rejoindre et nous emmena avec toutes les politesses les plus inimaginables jusqu'à la chambre de Mia. Il nous donna quelques instructions puis ouvrit et poussa la porte. Je demandais à nos " hommes de compagnie " de rester à l'extérieur et entrais en compagnie d'Ulrick.
Je fus immédiatement frappé par le teint pâle de Mia et de ses cheveux devenus blond. Elle n'était pas au mieux de sa forme mais elle était réveillée et en vie.
« Mia. Ne nous fait plus jamais une telle chose. »
Je m'approchais d'elle et prenais l'une de ses mains dans les miennes.
« Enfin, la belle au bois dormant est réveillée. »
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]   Mer 11 Déc - 15:48

« Mia. Ne nous fait plus jamais une telle chose. »

C'était Artémis. Artémis et ses beaux yeux bleus, Artémis et ses cheveux bruns, plus belle que l'aurore, plus terrible que le crépuscule. Elle avança au chevet de Mia, pauvre enfant perdue, prenant ses mains dans les siennes. Mia leva les yeux vers son amie, mais son visage demeura plus neutre que jamais, dénué de toute expression.

« Enfin, la belle au bois dormant est réveillée. »

L'adolescente esquisse un sourire, par habitude, tout simplement. Son corps se souvient des convenances sociales, c'est déjà ça. Mia entortilla une mèche blonde autour de son index en se mordant machinalement la lèvre, vielle habitude d'enfant qui ne l'avait pas quittée depuis. Elle se retourna vers Artémis, ses yeux chocolats rencontrant les deux océans que formaient les yeux de la jeune fille.

« Six mois, en voilà un bien long sommeil. »

Le regard de Mia s'arrête alors sur le garçon accompagnant sa chère Artémis. Brun, la peau matte, Ulrick avaient de magnifiques yeux bleus rivalisant avec ceux de son amie. Pourtant, Mia ne l'aimait guère. Elle jaugeait l'intrus d'un regard sévère presque méchant. La Nature ne l'avait pas laissé en marge et il le savait. Tout dans son attitude témoignait de ses travers: la porte passée Ulrick avait cessé de jouer la comédie, et le halo d'autosuffisance bouffie d'orgueil qu'il dégageait agaçait Mia au plus haut point. Pourtant, la blonde ne laisse rien paraître, et dans son esprit, déjà, germe l'idée de vengeance. L'humiliation semblait être le juste prix pour ce fiancé auquel on avait enchainé Artémis pour le bon plaisir de son père. D'un coup de menton dédaigneux laissant transparaître tout son mépris, Mia désigne l'étranger.

« Ton nouveau valet? »

Au fond, l'ancienne Mia n'était pas morte.
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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]   Sam 14 Déc - 11:42



Au premier abord Mia allait mal, très mal. Pourtant je remarquais ce même regard qui faisait d’elle une personne totalement entière et bien présente. Grâce à ses yeux je savais qu’elle n’aimerait pas Ulrick. Il était pourtant bon acteur. Je me mis à regarder en direction d’Ulrick et remarquais son sourire changeant. Il n’avait pas besoin de jouer ici. Pas de magicomage, nous étions entre nous alors nous laissions tomber les masques. C’est dans ces moments- là que je détestais encore plus ce Skarsgard.
« Ton nouveau valet? »
Je souriais puis riais. Elle n’avait pas changé. Ulrick avait lui aussi souri, imperturbable. Il se présenta comme à son habitude en abaissant légèrement la tête en signe de politesse.
« Je me présente. Ulrick Skarsgard, prince de Suède et fiancée à ma chère Artémis. »
En y repensant, j’aurais dû le laisser à Stockholm, Mike aurait fait un meilleur accompagnateur. J’avais fermé les yeux un bref instant pour relativisé. Je détestais qu’il m’appel sa chère Artémis. Comme si je pouvais réellement lui appartenir. Justement, je me devais de le lui rappeler.
« Rien est encore fais. Et gardez  vos manières pour les journalistes, ici vous êtes  un étranger. »
Je fronçais les sourcils en sa direction, mais se fut comme si je n’avais rien dis. Il fit quelques pas jusqu’à la fenêtre devant laquelle il faisait quelques signes de mains. J’imaginais que les journalistes de l’extérieur épiaient cette fenêtre et qu’Ulrick jouait avec mes nerfs.
« Ne jouez pas. Pas maintenant. Sortez. Allez observer le monde médical, je suis certaines que les infirmières vous plairons. »
Je l’ignorais ensuite. Je regardais Mia avec le sourire. Mais en même temps je craignais encore ses questions. Je n’étais moi-même pas en mesure de lui parler de Jacob. J’espérais néanmoins qu’elle était au courant.
« Quand sorts-tu ? Tu as manqué un nombre incalculable de défilés de mode. Une ligne a même été créée en ton nom. Nos vies les inspirent. »  
La première chose qu’elle serait en mesure de voir sortie de cet hôpital serait les flashes des appareils de ces journalistes, puis les journaux dans lesquels elle ferait la une.
« J’ai pensé à toi sur le chemin ! »
Je sortais de mon sac une boite de friandises.
« Avec ça, tu seras vite rétablie. Sorts-vite d’ici. Crois-moi, sans toi les choses ne sont pas pareilles. »
J’avais tout d’abord perdue Mia, père m’avait mise hors de sa juridiction, Ulrick m’avait éloigné de Mike, j’avais perdue le manoir Dragonneau et j’avais perdu Jacob. Tout avait changé, mais heureusement Mia était de retour. Elle venait redonner un peu de réjouissance dans ma tête. Comme quoi, la roue tournerait bientôt.
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Mia Flavia Hobbes

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MessageSujet: Re: Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]   Dim 5 Jan - 5:28


    Artémis avait éclaté de rire, ce rire frais et doux qui avait maintes fois résonné dans les cachots glacés de Serpentard, égayant les tristes dortoirs sous le lac. Mia ferma les yeux, se laissant envahir par des souvenirs charmant. Elle se rappelait d'Alessandra, et de sa crinière rousse, répétant ses sortilèges avec application. C'était le doux temps, lorsqu'elle embrassait timidement Oswin sur les lèvres et qu'Artémis était pendue au cou de Scorpius. Mia enjolivait le passé, oubliant les perpétuelles querelles entre Artémis et Alessandra. Elle en oubliait même l'Inquisition, la Résistance, occultant également Brandstone, St-Clare et ses malheurs. Et enfin, Jacob. Réminiscence douce-amère, teintée de mélancolie. Le rire de la belle cessa, interrompant le flot de souvenir, et la bête pris la parole.« Je me présente. Ulrick Skarsgard, prince de Suède et fiancée à ma chère Artémis. »Mia fusilla l'inconnu du regard qui l'avait arrachée à sa rêverie. Ce prince nordique lui semblait plus insupportable à chaque instant, et Mia tolérait difficilement qu'il soit le fiancé de sa pauvre Artémis. Elle détestait aussi le fait qu'il la rencontre aussi diminuée, faible et laide. Si seulement il l'avait vue avant, jolie brune au teint de porcelaine, princesse chérie de Poudlard, mélange de douceur et de férocité. Cette Mia là, elle aurait volontiers remis Ulrick à sa juste place, avec une rhétorique cinglante. Ce fut pourtant Artémis qui se chargea de renvoyer le bougre de quelques mots bien placés.« Rien est encore fait. Et gardez vos manières pour les journalistes, ici vous êtes un étranger. »Ulrick n'écouta que d'une oreille les remontrances de sa fiancée se déplaça vers la fenêtre avec cet air arrogant qu'ont les petits enfants pourris jusqu'à la moelle. Il salua à la fenêtre, et le coeur de Mia Se serra dans sa poitrine. Y'avait-il des journalistes venu saluer son retour? L'enfant blondie en tremblait déjà. On l'harcèlerait de questions sur sa santé, sur Jacob et mille autres choses dont elle ne voulait pas parler. Sa respiration se fit plus pénible, et son coeur s'accéléra. Quelques bips s'intensifièrent au niveau des moniteurs magiques qui contrôlaient sa pression artérielle, son rythme cardiaque et sa respiration. Mia tâcha donc de reprendre possession de ses moyens pour ne pas alerter infirmières et médicomages. Bientôt, les machines se calmèrent, et Mia observa Artémis sermonner Ulrick davantage. « Ne jouez pas. Pas maintenant. Sortez. Allez observer le monde médical, je suis certaines que les infirmières vous plairons. »Artémis se détourna de son fiancé, et m'adressa son plus beau sourire.« Quand sorts-tu ? Tu as manqué un nombre incalculable de défilés de mode. Une ligne a même été créée en ton nom. Nos vies les inspirent. »  Une ligne nommée "Mia". Quelle blague! Que serait-ce donc? Des tenues de veuve? Des blouses d'hôpital? Le deuil et le coma n'avait rien de glamour. Mia ne comprenait pas l'engouement perpétuel du monde sorcier pour sa personne. Lorsqu'elle avait été au bras de Jacob, d'accord. Mais maintenant elle n'était plus rien. Une fille dont le petit ami était mort. Mia n'avait plus rien de spécial. Et pourtant Artémis continuait à s'occuper d'elle, comme si de rien était.« J’ai pensé à toi sur le chemin ! »Artémis sortit de son sac une boite de friandises joliment enrubannée de rouge. Mia reconnu sans peine une boîte de Chocogrenouilles dont l'idée seule suffisait à lui chatouiller l'estomac. Voilà bientôt six mois que son pauvre ventre n'avait pas connu la joie d'un bon repas. Six mois qu'elle était nourrie par de perfusions plantées dans son pauvre bras criblé de trous que les médicomages ne prenaient même plus la peine de reboucher.« Avec ça, tu seras vite rétablie. Sorts-vite d’ici. Crois-moi, sans toi les choses ne sont pas pareilles. »Mia articula un merci gêné, avant de dénouer doucement le paquet. Ses doigts mourraient d'envie de se précipiter, d'arracher les noeuds, le paquets pour se jeter sur les friandises bien-aimées, et pourtant, Mia réussissait à garder toute sa décence face aux Chocogrenouilles. Ses doigts blancs saisirent délicatement une grenouille qui gigotait entre ses doigts, puis elle la porta à ses lèvres, mordant avec plaisir dans le chocolat craquant.« Je sors dans quinze jours. »Elle avait lâché ça mine de rien. Et tandis qu'elle croque dans les Chocogrenouilles apportées par sa tendre Artémis, l'amertume gagne les lèvres de cette jeune femme qui a tout perdu. Elle rejette sa crinière blonde en arrière, et lorsqu'elle prend la parole, ce n'est pas la voix douce et tendre de Mia qui sort des profondeur de sa gorge, mais une voix rauque, sarcastique et coupante comme un couteau tout juste affuté.« Une ligne à mon nom, hum? Et qu'est-ce donc? Des blouses d'hôpital? Des tenues de veuve? Des robes d'enterrement? »Son regard rencontre les beaux yeux bleus d'Artémis, elle continue pourtant.« Vois-tu, même si je sors, il n'y a plus rien pour moi la-bas, au dehors. Une bande de requins, assoiffés de photos et de mes commentaires sur la mort de deux personnes qui étaient si chères à mon coeur. Alessandra, Jacob. Ils sont morts, et je ne suis plus rien. »Elle s'attendrie soudain, et reprends la main d'Artémis dans la sienne.« Vois-tu, ma belle, je n'ai plus que toi. »Et Matthias. Et Lily. Et Gavried. Et Lorcan.Elle prend conscience des mensonges qui viennent de traverser ses lèvres. Ecoeurée de les avoir momentanément oublié, elle laisse tomber sa tête sur l'oreiller, et mord le tissu pour étouffer un cri. Puis elle le déchire avec ses dents.

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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]   Mer 8 Jan - 18:00


« Est-ce que tu as visité ta soeur cette semaine? Au juste, es-tu du tout allé la voir? Elle s'est réveillée. »

Matthias n'aurait jamais cru entendre ce ton dans la voix de sa mère. Un ton de reproche, d'amertume, de provocation. Il l'avait toujours cru douce, affable, effacée même. Elle ne lui avait jamais parlé ainsi, avec une hargne sous la voix. Le jeune homme s'immobilisa, la main sur la poignée. Il retenait son souffle, des frissons parcourant ses épaules. Péniblement, il se retourna pour faire face à sa génitrice. Il avait l'air las, mal-rasé, ébouriffé, cerné. Elle le remarqua et sembla pour un infime moment se laisser emportée par la pitié mais ne fit que se raffermir. Elle n'aimait pas le voir ainsi, atterré, abattu et sans vitalité. C'était pour cela qu'elle lui reprochait de n'être pas allé voir Mia. Elle était tombée dans un coma depuis le début de l'été et pas une seule fois il n'était allée la voir. Lui, qui semble toujours préférer sa soeur à toute autre personne sur la planète. Lui, qui, lorsqu'il était petit et chagriné, ne cherchait jamais les bras de sa mère mais bien le réconfort de sa soeur. Lui qui, après que Mia soit partie à Poudlard, ne prenait plus la peine d'écrire à la maison parce que celle qui chérissait le plus était maintenant à ses côtés. Il n'était pas allé la voir. Jane avait toujours chouchouté son fils, l'avait toujours tenu haut dans son estime. Cela lui brisait le coeur de le voir ainsi, retombé si bas. Elle regrettait le petit garçon qu'elle préférait, qu'elle protégeait. Quelque chose comme "I love you but I just don't like you anymore". Il avait perdu du charme enfantin, ressemblait trop à un homme bafoué. Qu'allait-il devenir? Ou plutôt, qu'était-il devenu? Elle ne connaissait pas cet étranger qui se cachait dans son manoir. Elle pensait, jadis, qu'elle aurait au moins son fils pour l'accompagner dans sa vieillesse, puisque son mari était absent et sa fille était trop ambitieuse pour rester avec sa mère. Elle croyait qu'il allait toujours être petit. Évidemment, elle ne le connaissait pas depuis longtemps. Elle avait tenté de l'infantilisé pendant toute son adolescence. Voilà ce que cette fantaisie a produit: un inconnu.

« Non. »

Et il sortit.

***

Une horde de journalistes se retrouvaient à l'entrée de Sainte-Mangouste, se bâtant pour capturer l'image d'un quelconque personnage. Apparemment il saluait à une fenêtre anodine. Matthias s'en préoccupa peu et s'esquiva jusqu'à l'intérieur; il apparaissait si rarement avec sa famille en public que la presse avait oublié son visage. Les murs ternes de l'hôpital l'attaquèrent comme des dards: longtemps il avait tenté d'échappé à cet endroit qui lui était destiné. Maintenant il traversait les corridors blêmes avec toute l'apparence d'être à l'aise. Il n'était pas venu depuis très longtemps. Il n'était jamais allé visiter Mia. L'accusation de sa mère ne l'avait pas déséquilibré. En fait, elle n'avait fait que l'éclairer. Il savait pourquoi il n'était pas venu: il aimait trop Mia pour venir la voir dans son abaissement. Si elle était pour partir, il préférait garder le souvenir d'une jeune fille qui possède un excès de charme et de beauté, au sommet de sa gloire et non comme une mourante. Maintenant qu'elle s'était réveillée, il irait la voir, lui tenir la main, la serrer dans ses bras.

Il planifiait déjà ouvrir la porte à grand fouet et souhaiter la rebienvenue à sa soeur mais ses plans furent gâchés car deux gardes royaux se tenaient en dehors de la porte, impassiblement laids. Matthias les reconnut en tant que les gardes personnels de la princesse Artémis; ils ne retournèrent pas l'appareil. Bloquant son passage catégoriquement, il dut ôter son manteau, son chapeau et son écharpe pour qu'ils reconnaissent vraiment en tant que le frère de la fiancée du dauphin. Il fut admis.

Ses yeux s'aimantèrent d'abord sur Mia, blondie. Mais la beauté ravissante d'Artémis les attira peu après puis ce fut l'interlocution brutale d'Ulrick qui ravit l'attention du jeune homme. Enfin, il assuma assez vite qu'il s'agissait du fiancé d'Artémis car elle s'était assez plainte à son sujet qu'il était facile de le reconnaître à première rencontre.

« On laisse entrer n'importe qui ici? Qu'est-ce que les gardes foutent? »

Matthias déposa calmement son manteau sur une chaise avoisinante et confronta de face le prince suédois.

« Je croyais que j'avais le droit de visiter ma soeur, votre majesté. Pardonnez l'entrée impromptue, mais je ne m'attendais pas à avoir l'honneur de vous retrouver ici. Sûrement, j'ai causé offense, mais nous pourrons régler cela lorsque j'aurai salué ma soeur et que les dames ne seront plus présentes. »

Encore une fois, les mots doux du jeune homme réussirent à apaiser une situation mouvementée. Bien sûr, il ne croyait à aucune révérence qu'il venait de faire, mais il savait comment amadouer des hommes (ou des garçons en cette instance) imbus d'eux mêmes. Laissant Ulrick grommeler son acquiescement amer, Matthias se retourna vers Mia. Il avait eu raison de ne pas venir avant. Si il l'avait vu comme ça et qu'elle serait partie après, il n'aurait jamais conservé l'image glorieuse qu'il gardait d'elle. Il s'approcha du lit et prit la main de sa soeur, la baisant doucement.

« Merci d'être revenue. »

_________________
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« Oh, I may be on the side of the angels, but don't think for one second that I am one of them. »

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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]   Jeu 9 Jan - 16:07



Les chocosgrenouilles ne se firent pas prier. Mia en avait déjà ouvert et mangé un. Elle ne perdait pas son habitude de dévorer ces pauvres grenouilles comme elle le faisait à chaque foi dans le poudlard express. Poudlard... Cela semblait tellement loin. Comme si je n'y avais mis les pieds qu'à de rares occasions, simplement pour faire bonne figure. Finalement je ne retenais pas grand-chose de cet endroit. Le temps défilait et j'oubliais cette partie de ma vie. Cette partie que j'avais détesté. Il ne fallait retenir que ces moments de chaos où j'avais pu être moi-même. Mon moi-même véritable qui avais finit par tuer Alessandra. Cinq ans d'amertume ne pouvaient que finir de la sorte. Ma tolérance devenait inexistante.
« Une ligne à mon nom, hum? Et qu'est-ce donc? Des blouses d'hôpital? Des tenues de veuve? Des robes d'enterrement? »
Je ne put m'empêcher de sourire. Je n'avais pas pensé à cela. Les stylistes, bien qu'emprunt à la liberté de création, n'étaient pas assez fous pour tenter une telle chose. Ils auraient vite été mis en prison, loin de la famille royale. Quinconce osé faire du tort de près ou de loin à la couronne devait en payer le prix. Cette chère styliste que je connaissais bien, avait fait honneur à Mia. Le noir était prédominant dans cette collection, mais tellement chic. La collection Mia respirait le luxe sorcier mélangé à un charme de simplicité plutôt déconcertant.
« Vois-tu, même si je sors, il n'y a plus rien pour moi la-bas, au dehors. Une bande de requins, assoiffés de photos et de mes commentaires sur la mort de deux personnes qui étaient si chères à mon coeur. Alessandra, Jacob. Ils sont morts, et je ne suis plus rien. »
Plus rien... Ainsi elle ne pouvait exister par elle-même . Je faisais abstraction de cette mentalité qui ne me plaisait guère. Mia avait trop de sentiments. Des sentiments bien noirs... D'autres m'auraient soutenu par l'or des gobelins que Jacob était encore en vie, ce que je pensais moi-même. Cet homme m'avait semblé bien trop étrange la dernière fois que je l'avais vu, comme s'il c'était préparé à ne plus me revoir. Je ne préférais ne rien en penser, cela me faisait monter à quelques degrés au-dessus de la normale. Le mot lâcheté raisonnait dans ma tête à sa simple pensée. Je faisais abstraction d'Alessandra ce souvenir était encore si délectable. Je ne me laçais pas de me remémorer cet épisode de ma vie, il valait mieux ne pas sourire de cette mort devant Mia.
« Vois-tu, ma belle, je n'ai plus que toi. »
J'ouvrais grand mes yeux à ces mots. Avais-je gagné un si grand intérêt à ses yeux pour une boîte de chocolat ? Fallait-il que des gens disparaissent pour grimper dans le cœur des gens ?
Amusant... Peut-être trop. Un léger rire m'avait échappé.
« Enfin, Mia... »
Je ne pus continuer. Une personne venait de pénétrer dans la chambre et pas n'importe laquelle. La réaction d'Ulrick, ce même Ulrick que j'avais oublié, fut sans appel. Du moins il jouait. Il savait ce à quoi ressemblait Matthias. Il avait vu des photos dans le manoir Dragonneau, des photos contre lesquelles il avait pestiféré. Matthias fut courtois et joua au gentleman respectueux des conventions. Il tombait à point. Grâce à lui, je n'aurais pas à sermonner Mia quant à ce qu'elle venait de dire.
« Plus que moi... Visiblement tu sous-estimes ton entourage. »
Je faisais glisser ma main sur l'épaule de Matthias en me levant de ma chaise. Cet instant leur appartenait. Mia n'était pas dans son assiette et sûrement valait-il mieux que je ne la rencontre qu'une foi qu'elle aurait récupéré toute sa tête. D'ici là elle aurait oublié qu'elle ne pensait n'être plus rien. Je prenais mon manteau et mon sac pour rejoindre Ulrick qui avait un regard noir. Pour lui, tout être masculin était un potentiel adversaire. Il n'avait pas tort, mais Matthias était sans danger. Il devait trop aimer le confort pour se risquer à faire quelque chose qui aurait pu l'en éloigner. Devinant que nous partions, Ulrick me tendit son bras que je prenais. Il avait de nouveau changé de tête et c'est un sourire niait qu'il nous offra avant de déposer un baiser sur le dos de ma main. Je secouais légèrement la tête en signe de désolation. Comment pouvait-il faire cela alors que quelques jours auparavant il interdisait toute compassion en mon égard et m'avait pour ainsi dire privé de sortie durant une semaine?
« Mia, j'étais heureuse de te voir. Nous nous reverrons plus tard, à ta sortie et s'il le faut je viendrais moi-même te chercher. Vous avez sûrement beaucoup de choses à vous dire. Matthias, au plaisir de te revoir et ne mange pas les chocosgrenouilles de ta sœur. »
Je leur souriais avant de suivre Ulrick qui était déjà sorti. Devant la porte se refermant je leur faisais un dernier signe de la main et soufflais une foi la porte close.
« Qu'elle chose désagréable que de venir dans cet endroit et pour si peut. »
« Avant un plaisir c'est un devoir que j'ai en tant que Princesse envers celle qui fut ma belle-sœur. Ma visite aura sûrement ragaillardi son cœur malade. »
Nous nous éloignions de plus en plus, escorté par nos gardes qui nous suivaient pas à pas dans un tonnerre de semelle de chaussure.
« Comme si cela pouvait vous tenir à cœur. »
« Taisez-vous, nous sortons. »
Nos visages se firent souriant, les journalistes insistants. Posant question sur question, prenant des photos par centaines ils étaient comme des animaux se battant pour un bout de nourriture. Ils nous bloquèrent un instant le passage, un très court instant. D'un claquement de doigts, Ulrick avait fait signe à ces gardes qui en un instant avaient fait reculer chacune de ces personnes à plusieurs mètres de nous. La voiture arriva et nous nous échappions enfin de cet endroit. Venir ici n'avait pas été vraiment intelligent de ma part.
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Personne ne veut mourrir seul [Ouvert]

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