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 Le premier jour du reste de sa vie (PV Cap)

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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Le premier jour du reste de sa vie (PV Cap)   Dim 8 Déc - 13:06


    Inspiration. Expiration.

    Voilà, cela arrivait maintenant. J'avais le sentiment que quelque part, patiemment j'en avais été conduit à ce moment-là. Comme si chaque geste, chaque mot, chaque pensée n'était qu'un conditionnement avant mon renouveau définitif. Je me trouvais devant l'Institut Sorcier de Recherche, cette bâtisse de verre et de fer, et je n'étais pas particulièrement pressé de m'y rendre. Je m'y étais rendu incognito, sous cape d'invisibilité afin de n'attirer aucuns soupçons. C'était un vieux tissus, si bien qu'en le mettant, je n'étais pas entièrement transparant et qu'en se concentrant bien on pouvait deviner ma présence. Il y avait même un trou quelque part, au niveau de mon genou; je me demandais ce qu'une personne attentive pouvais réellement voir, mis à part un petit bout de jeans insignifiant -et encore fallait-il deviner que c'était un jeans.

    Inspiration. Expiration.

    Je rentrai en profitant de la sortie d'un vieux bonhomme qui avait vaguement l'allure d'un vieux rongeur. Je me faufilais dans différent couloirs en ignorant exactement où j'arriverais. Je devais absolument trouver un ascenseur. Caprice travaillait au sixième étage et c'était là normalement que devait avoir lieu ma métamorphose. A partir de là, il n'y aurait plus possibilité d'un retour en arrière. Je ne serais plus Jacob Dragonneau, le prince déshérité d'un puissant royaume, mais Robin Delune, un jeune homme en provenance de la France, et véritable héritier d'une famille riche et déjantée.

    Inspiration. Expiration.

    On m'avait prévenu, le bâtiment avait tendance à changer de forme. Ce qui ne facilitait pas ma tâche. Je errais un temps, puis me rendis compte que j'étais passé devant les ascenseurs juste avant, mais que je ne les avais pas vu. Je me maudissais intérieurement. Il n'y avait pas âme qui vive, si bien que j'aurais pu, si je l'avais voulu, pousser quelques jurons à ma guise. Néanmoins, je préférais rester discret. Si j'étais suffisamment malchanceux, il pouvait bien y avoir quelques chercheurs traînant dans les parages. Je devais marcher avec la plus grande discrétion et circonspection dans les couloirs.

    Inspiration. Expiration.

    J'appuyai d'une main tremblante sur le bouton qui appelai l'ascenseur. Sur le coup, je pensai qu'il était peut-être en panne. Il ne venait pas. Mais au bout de trois secondes, j'entendis le vrombissement caractéristique de ce genre d'appareil. Une ou deux minutes après, sortais deux chercheurs en toute hâte et qui manquèrent de me frôler. Je sentis ma respiration se bloquer, mais je finis par rentrer à l'intérieur du petit ascenseur. Malheureusement pour moi, une personne y entra et ce fut un grand stresse pendant tout le long que je montais jusqu'au sixième. La personne descendit au quatrième.

    Inspiration. Expiration.

    Allez, allez, allez. Courage.
    J'arrivais bientôt. Caprice, c'était bien elle, pensai-je. Je retirai prestement ma cape, m'excusa d'arriver si brusquement et lui demanda le silence.

    - Vous savez pourquoi je suis ici, dis-je simplement. Alors faisons ça vite et discrètement, si possible...

    Expiation.
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Caprice A. O'Connel

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Carte Chocogrenouille
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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de sa vie (PV Cap)   Mer 11 Déc - 5:18

    __ Bien le bonjour. Vous êtes un peu dans mon propre empire entre ces murs et il y a des règles. La première est la courtoisie. Le fait que vous ayez sûrement très envie d'en finir vite n'excuse pas le manque de civilité.

    Une voix calme, douce. Un peu grave pour la petite femme qu'était Caprice O'Connel. Elle posa les yeux sur le jeune homme qui venait de surgir sous ses yeux. Il n'était pas bien plus jeune qu'elle, mais son air fatigué, stressé lui rajoutait quelques années qui ne lui allaient pas bien au teint. Toutefois elle se doutait bien du fait que ça n'était pas son avis sur la question qu'il attendait. Dommage. Parce qu'elle avait le secrets de quelques potions tonifiantes qui auraient pu ...Elle secoua la tête, jugeant qu'elle même ne devait pas être au meilleur de sa forme. Et d'ailleurs c'était en partie de la faute de se garçon. En partie la sienne, beaucoup celle de Victoire et pas mal aussi un peu la répercussion de sa propre lâcheté. Dit de cette manière cela manquait pas mal de panache c'était la vérité mais de toutes les façons il n'y avait rien d'autre à dire. Rien de tout cela ne serait arrivé si elle n'avait pas eu l’imbécillité de parler de ses problèmes à Victoire et si elle avait eu le courage de les régler seule plutôt que de perdre toute trace de dignité en se réfugiant chez de parfaits inconnus pour expliciter son principal problème. Léodagan DeLune. La conversation d'ailleurs avait été houleuse. Elle avait juré dire la vérité. Après tout ce qu'elle avait vécu pour cette famille. Elle avait été moitié euphorique de trouver quelque impureté à reprocher à son futur époux et moitié effarée d'être assez perfide pour y penser. D'un autre côté Merlin semblait lui donner une nouvelle chance avec son premier amour et c'était bien trop de bouleversement pour elle.

    En tout cas c'était la faute de ces gens là qu'elle se retrouvait dans une telle situation. Parce qu'elle avait frappé chez eux un matin, sans préavis et qu'elle leur avait expliquer avec les mots les moins clairs qu'elle s'était connu la relation qu'elle entretenait avec leur cousin lointain. L'héritier Pur et direct des DeLune. Sa vie en France, sa fuite vers le manoir en Angleterre et sa tentative désespérée de se placer sous la protection du patriarche de sa famille. Pitoyable. Pourtant ils l'avaient reçu et écoutée et il fallait croire que sa détresse hystérique avait eu raison d'eux puisque la prenant en pitié -diantre qu'elle haïssait ce mon lorsqu'il lui était adressé-ils lui avaient accordé leur aide et leur protection. Ce qui ne l'avait pas aidée à ce sentir mieux. Pas même après que la sécurité aie été renforcée autour d'elle. Qu'importe. Arthur DeLune lui avait demandé son aide et comme les siens avaient fait preuve d'une si grande générosité à son endroit elle ne s'était pas trouvé leur cœur à refuser.

    C'était donc de cette manière qu'elle avait du abandonner quelques temps son projet à la recherche d'une amélioration possible du polynectar. Créer une nouvelle personne. Pas seulement l'image d'un autre. Elle avait passé deux semaines pleine à être odieuse avec a peut-prêt tout le monde. Même son chat. Son chat qui se terrait quelque part sous l'évier de la cuisine de son appartement. Heureusement que quelqu'un s'occupait de son appartement, aux vues du nombre d'heures qu'elle passait enfermée à l'ISR. Elle s'était même endormie sur son bureau à plusieurs reprises. En tout cas il était toujours difficile de trouver quelqu'un sur qui tester des potion pareilles et d'ailleurs son premier prototype avait été testé sur un sorcier qui avait laissé son corps à la science et dont l'E.C.G était resté plat. Son cœur et sa respiration artificiellement maintenue le temps de la collecte d'organes.

    D'un signe de tête la rousse invita son locuteur à la suivre alors qu'elle demandais gentiment au tableau de Severus Rogue de bien vouloir les laisser entrer dans le laboratoire. L'homme rechigna pour-elle supposait- le plaisir sadique de la faire rager un peu mais fini par leur laisser l'accès à la pièce. Fraîche et froide. Dignes des cachots de Poudlard.

    __ Vous devez déjà vous en douter, mais je suis professionnellement obligée de vous expliquer ce qu'il va se produire. La première chose est que cette transformation est irréversible. Alors réfléchissez bien parce qu'à partir de l'instant ou vous aurez avalé une goutte de cette potion je ne pourrais plus rien faire pour vous.

    Elle s'éloigna dans le fond de la pièce pour ouvrir un placard en bois et saisir une fiole remplie d'un liquide dont on ne pouvait deviner la couleur tant le verre était noirci. Pour évider la lumière le plus possible.

    __ J'ai jugé préférable de créer un processus lent. D'ici une petite heure nous en aurons fini. La potion devrais conserver certains de vos traits. Elle apporterai bel et bien des transformation à votre structure corporelle, mais j'ai fait en sorte que vous puissiez toujours vous reconnaître en vous regardant bien. Les yeux de votre père, le sourire de votre mère ? Je ne sais pas mais vous vous trouverez encore familier, bien que je doute que ces choses là ne soient remarquable extérieurement. C'est pour votre bien mental. Vous risquez de devenir totalement fou, si vous ne vous reconnaissez pas. Vous comprenez ? Il y à des questions auxquelles je peu répondre?

    Elle lui adressa un sourire doux, compatissant.

    __ Vous préférez sans doutes être seul n'est-ce pas ? Je vous laisserai mon bureau si vous le désirez.

    Elle lui tendit la fiole en silence. Polie. Anxieuse sans doutes.
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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de sa vie (PV Cap)   Sam 14 Déc - 10:21


    Sur le moment, je me sentis un peu en colère. Peut-être parce que dans tout ça, je savais que j'avais tort, que cela ne me ressemblais pas non plus. L'étiquette m'avait toujours obliger à me plier à une politesse -sans grande liesse il faut l'admettre- et qui valait pour tout un chacun. Je pouvais me montrer péniblement sarcastique avec les moldus, mais je restais courtois derrière ces yeux moqueurs qui étaient les miens. Recevoir les reproches de cette Caprice ne me mit pas en joie, vous vous en doutez. J'avais été insultant, mais je ne tolérais pas qu'on en fit de même avec moi. J'avais été élevé en roi toute ma vie, il faut le savoir pour le comprendre.

    La faiblesse est un grande force, il faut le savoir.
    Par faiblesse, donc, je décidai de concéder d'un signe de tête ma faute. Je m'excusai dans un murmure, mais ne haussai pas le ton pour autant. Je ne craignais pas tellement qu'une personne entre. Je jugeai le tout impossible. J'imaginais, j'ignore pourquoi, qu'il y avait un code de déontologie obligeant tous ces charmants chercheurs à se manifester avant d'entrer à l'improviste. Le fait, d'ailleurs, que Caprice m'en ait fait le reproche devait, en un sens, confirmer ces pensées naïves.

    Il valait mieux ne pas contrarier la personne qui allait vous filer une potion. Un peu comme il ne vaut mieux pas critiquer le travail d'un coiffeur qui vient de poser son rasoir sur votre nuque. Petit conseil d'ami, c'est tout. Je pris une inspiration, puis, dissimulant toute contrariété sous le masque d'un air contrit, je dis:

    - Veuillez me pardonner. Je suis... particulièrement nerveux et j'en oublie de me montrer un minimum poli. Ne le prenez pas pour vous, évidemment.

    Je rajoutai avec un ton volontairement maniéré -et qui laissait planer mon éternel humour railleur:

    - Et puis, puisque nous ferons partie de la même famille, autant bien nous entendre. N'est-ce pas ?

    Je ne savais, pour ma part, pas trop que penser de toute cette affaire. Je volais l'héritage de sa charmante moitié et je ne savais trop ce qu'elle pouvait en penser. Arthur m'avait assuré qu'il préférait me voir héritier des DeLune. Chose curieuse, je trouvais cela normal. Logique. Ce n'était pas juste, je voulais bien l'admettre, mais je me sentais déjà depuis longtemps DeLune dans l'âme. Ou plutôt, il y avait longtemps que l'esprit des Dragonneau ne m'allait plus complètement. Il était comme un habit trop lourd, trop beau, trop luxueux et qu'on préférait se voir complètement enlevé, faute de pouvoir le supporter plus longtemps.

    Nous nous dirigeâmes vers un tableau, celui de Severus Rogue, et je ne pus m'empêcher de penser qu'il devait me maudire en ce moment. Bien que sa trahison envers le Lord n'était pas connue de tous, je me souvenais parfaitement de sa campagne de réhabilitation qui avait été menée par -ironie du sort- Harry Potter en personne. Alors, il n'était peut-être pas réellement mangemort dans l'âme, mais cet ancien professeur de potion devait trouver ma manière d'agir un peu basse. Fuir, comme un rat. Je n'étais pas particulièrement fier de moi non plus. Mais il n'y avait pas forcément d'autres solutions.

    Le tableau de Rogue fit d'ailleurs des siennes sur le moment, et je me permis de songer que c'était certainement de ma faute. Mais finalement, finalement, nous pûmes entrer dans cet endroit secret, magique, merveilleux.

    Là, elle m'annonça sans détour que la potion serait totalement irréversible. Je frémis, malgré moi. Quand on a une même apparence pendant dix-huit ans, on finit par s'y attacher, mine de rien. Je tentai de ne pas montrer la moindre appréhension, mais un manque d'assurance mêlé à un subtile tremblement dans ma voix trahissais mes véritables réflexions:

    - J'en suis là, hein, alors autant en finir. Mais vraiment, vraiment ? Il n'y a pas moyen de revenir ? De prendre la même potion pour qu'on puisse voir qui j'étais, à la fin de ce régime dictatorial ?

    La question en elle-même montrait bien que je n'étais guère rassuré, ni disposer à avaler d'un coup la mixture et à dire d'un ton jovial tandis que la transformation était en marche: "Eh bien, nom d'un chien, ce n'est pas trop mauvais, mais ça manquerait bien un peu de sel !"
    Franchement, je n'étais pas d'humeur à plaisanter sérieusement (l'humour est une chose trop sérieuse pour qu'on la laisse à des petits rigolos). Je n'allais plus être moi et ce, pour toujours. Je me demandais ce que je penserais en voyant au bout de trois semaines cet autre moi dans la glace...

    Elle m'expliqua que je serais entièrement transformé au bout d'une heure. Un processus lent. Bah ! de toute façon, je n'étais pas si pressé. J'étais plutôt le genre à retirer le pansement d'un coup, pourtant.
    Je conserverais sans doute un trait ou deux. En tout cas, je pourrais, si je regardais bien, me reconnaître quelque peu si je fixais bien mon reflet dans le miroir. Je hochai la tête lentement, peu convaincu par rapport à cette barrière contre la folie, mais malgré tout reconnaissant du geste.
    Quand elle me demanda si j'avais des questions, je répondis l'esprit ailleurs:

    - Non, non. Je crois que ça ira...

    Elle me proposa de laisser son bureau à ma disposition, le temps de la transformation tandis qu'elle me passait une fiole d'aspect sombre. Je ne sais pourquoi je repris mon ton supérieur:

    - Oui, c'est cela, partez... j-je veux dire, s'il vous plait...

    Lorsque je fus seul, j'examinai un instant la fiole. Je la mis devant mes yeux, à deux centimètre et essaya d'y déceler la couleur exacte du liquide. Finalement, retirant le bouchon de verre, je sentis la potion. L'odeur n'était pas particulièrement marquante, à vrai dire. Je portais le goulot à mes lèvres et resta bien deux minutes à hésiter. J'étais un peu comme le suicidaire qui presse le bout de sa baguette contre sa tempe, prêt à déclencher un sortilège mortel. Comme lui, je tuais en quelque sorte ma vie. Et moi j'en prenais une autre. Je n'étais pas particulièrement à l'aise de penser à de telles choses.

    Quand enfin je me résolu à engloutir l'étrange mélange, je m'en voulus un peu. C'est toujours dans ces moments qu'il vous vient milles questions. Est-ce que cela faisait mal ? Y avait-il un moyen d’accélérer le processus ? Etait-il possible que ce liquide soit si mauvais au goût ? Pouvait-on faire machine arrière ? Se faire vomir ?

    L'heure fut bien longue. Douloureuse, peut-être pas, mais désagréable. J'avais l'impression d'avoir chacun de mes organes compressés par un étau. Ma respiration se faisait sifflante, ma peau se craquelait...
    Horrible. J'avais l'impression de mourir. C'était bien différent de mes métamorphoses de loup-garou parce que ça ne comportait pas la douleur physique. La douleur mentale, en revanche, était tout aussi insupportable.

    - Je suis transformé ! annonçai-je à Caprice, l'invitant implicitement à revenir.

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