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 Rencontre extravagante (PV Pearl)

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MessageSujet: Rencontre extravagante (PV Pearl)   Sam 25 Jan - 14:04


    J'aime.
    Tout ce qui fait de la vie un fleuve tumultueux, une ode au rire et un chant de printemps. J'aime. Toujours, j'ai observé d'un oeil amusé les regards interloqués. Avec mépris, j'ai raillé les airs choqués. Et avec un rire soutenu, j'ai entretenu la flamme des yeux enjoués qui me fixaient. Comprenez, il n'en faut pas grand-chose pour rallier à votre panache blanc le grand Morphée. Il faut juste ne pas manifester d'hostilité à mon égard. Me suivre dans mes délires. Mes joies. Mes craintes. Mes espérances. Et me croire, quoiqu'il arrive, aussi. J'en ai besoin.

    ***


    Le génialissime Morphée s'était apprêté d'un veston complet blanc, histoire de montrer qu'il n'avait pas perdu de sa superbe depuis sa dernière rencontre avec Pearl. Et, ce qui tombait bien, j'étais ce Morphée, cet être parfait entre tous, s'il en est.

    Si je n'avais pas la plume suffisamment acéré, ni le talent nécessaire, j'hésiterais à vous narrer les faits de cet après-midi extraordinaire. Mais il se trouve que j'en ai le talent, et que par conséquent, rien ne s'oppose à ce que je retransmette ici un récit dépourvu de défauts. Et avec toute la modestie dont je sais faire preuve, cela va de soi.

    Je me souviens, c'était en regardant par la fenêtre que l'idée m'étais venue. Donner rendez-vous à Pearl dans un endroit où personne ne viendrait. Et quoi de plus sûr que la cabane hurlante elle-même, d'où circulait les plus affreuses rumeurs à son sujet, mais qui était en réalité sans danger aucun ? Je lui avais envoyé par hibou une invitation; je comptais bien lui commander de nouvelles armes. Mais aussi bavarder et savoir ce qu'il en allait de sa vie, de ses amours et de ses emmerdes.
    Avant de partir, il me fallait me recharger un peu. En alcool, je veux dire. Mes mains avaient commencé à tremblé, sans crier gare, comme à chaque fois que je me trouvais plus de trois jours sans prendre une goutte d'alcool. Bon, d'accord, plus de vingt-quatre heures.
    Je redéposais la grande bouteille de whisky après trois gorgées et, devenant rouge, éprouvant pleinement le goût insupportable, mes yeux se mirent à briller. C'était suffoquant, mais pas désagréable. Juste après, je sentis ma tête se vider un peu, s'affaler, se détendre.

    Il me fallait partir. L'horloge sonnait de son glas la triste mort des secondes passées. Je m'observai quelques temps devant le miroir se trouvant dans la salle de bain. Je vieillissais. Je crois. Trente-huit ans, c'est un bel âge. Me voilà mûr, supposément sage et sérieux. Au service du roi, plus par intérêt que par réelle conviction. Comprenez, je n'étais pas l'un de ces stupides héros à l'esprit mièvre, dénué de tout charme. J'agissais pour moi; pour moi seul. Le reste n'était qu'un détail et n'arrivait uniquement d'une manière passagère dans mon esprit.
    Bien sûr, j'avais mes protégés, mes amis, mes maîtres, et parfois même une femme aimé d'un amour sincère. Néanmoins, ma façon de les traiter avait quelque chose d'un peu... particulier, dirons-nous.
    Pearl, elle-même, avait le droit à quelques bizarreries de ma part et je crois que c'était parce que je l'aimais pendant un temps - je n'aime pas faire souffrir celle que j'aime et je préfère encore mettre une barrière entre nous - et avec le temps je l'avais considéré comme une petite soeur dont toute action sexuelle m'aurait semblait affreusement incestueux. Fin de la phrase Proustienne, vous pouvez reprendre votre souffle.

    Je n'avais pas tué pendant deux jours, et je me sentais d'une humeur assez lunatique tandis que je sortais.
    Je transplanai d'un claquement de doigt, et me retrouvai dans la cabane hurlante. L'endroit était exigu, composé d'une seule pièce où la saleté, les moisissures et le délabrement s'étaient installés comme nouveau locataire. Rien ne risquait de s'effondrer. Ou en tout cas, j'avais réussit à m'en convaincre, bien malgré moi.
    Il était prêt de seize heures et je décidai momentanément de prendre mon casse-croûte. Je n'avais rien sur moi. Mis à part une petit contenant métallique dans lequel se trouvait un peu de vodka. Bah, ça ferait l'affaire, ça me remplirait bien l'estomac, non ?
    Ma tête commença à tourner lorsque j'aperçus Pearl.
    J'avais déjà rangé ma petit bouteille depuis au moins cinq minute. Vide.

    - Salut, dis-je. Tu vas bien, princesse ?

    Je ris. Parce que c'était drôle, tout simplement. Et je lui fis la bise tout de suite après.

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Pearl Smith

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MessageSujet: Re: Rencontre extravagante (PV Pearl)   Dim 26 Jan - 11:35

Des rires résonnaient dans toute la maison lorsqu'un hibou que je reconnaissais m'avait apporté un message que j'attendais d'être seule pour lire. Je me trouvais avec Érin et son jeune chat qui avec Anastasia faisait les quatre cents coups. Ils s’entendaient à merveille et leurs courses-poursuites dans tout le manoir n'étaient inconnus de personne. Jun n'avait de cesse de gronder après eux, mais voir ainsi deux êtres en parfaite harmonie attendrissait même son cœur de pierre. C'est d'ailleurs Jun qui était venu dans ma chambre pour en faire sortir Érin et son chat. Il avait vu ce hibou ce poser sur le bord du balcon et sachant lui aussi à qui il appartenait il était accouru.
« Que veut-il ? S'il veut des armes il n'a qu'à venir de lui-même. »
J'avais toujours le sourire aux lèvres. Jun et son caractère indéfiniment inquiet faisait encore des siennes. Les jours passant il était de pire en pire à ma plus grande joie. Je riais de le voir ainsi inquiet. Je ne voyais rien dans son sens et cette incompatibilité était-elle que je ne pouvais que l'adorer. Jun se mourrait d'inquiétude depuis qu'il savait que je m'étais engagé dans cette guerre de sorcier, enfin, assez engager pour être inquiété en cas de réelle guerre. Le plus drôle était que je me moquais du sceau de Salomon, mais j'avais secrètement l'envie de voir ce que cela donnerait en face de l'anneau de Jade. Je savais que l'armurerie du roi possédait bon nombre de mes armes alors j'en avais fourni à l’opposition. D'abord pour la curiosité de savoir ce que mes armes se feraient entre elles et ensuite pour en tirer une certaine satisfaction lors de l'annonce du vainqueur. Mes armes gagneraient quoi qu'il en soit. Je me moquais bien de l'importance des sangs... Pur ou impur cela ne voulait rien dire. Le monde moldu était l'avenir.
« Cela ne regarde que moi. »
Mon sourire se fit plus grand encore devant le visage nerveux de Jun. Il s'était laissé tomber sur un siège en posant l'une de ses mains sur son front. J'allais m’asseoir en face de lui et agitais sous son nez le message en riant. Il tenta une première fois de me le retirer, mais j'avais vite retiré ma main et m'étais levée en riant. Lui aussi c'était levé et était visiblement bien décidé à avoir ce message. Affichant de grands yeux je m'étais tout de suite dirigée vers la porte, mais il réussit à me barrer le chemin.
« J'aurais ce papier Pearl... »
Je secouais la tête de gauche à droite et sortais sur le balcon. Le temps était humide, mais quelque éclaircis arrivaient à percer les nuages gris. J'étais légèrement habillée. Un short et un sweet à capuche ce qui était l'idéal pour flâner à l'abri dans une maison chauffée, mais inconcevable pour sortir en plein hiver. Pourtant sous le regard de Jun j'étais passée par-dessus la rambarde et avais sauté. Je m'étais réceptionné en douceur grâce à la magie ce qui sembla énervé encore un peu plus Jun qui fit la même chose.
« Pearl, s'il te plaît. Non seulement ce jeu m'énerve, mais ne compte pas sur moi pour te veiller si tu tombe malade. »
Je ne prenais pas la peine de lui répondre et me mettais à courir entre les arbres du jardin. Le sport ne m'avait jamais réussi et en quelques secondes Jun avait parcouru le peu de distance qui me séparaient de lui. Il m'avait pris dans ses bras pour que je ne lui échappe pas de nouveau, mais dans un dernier effort je donnais une forme de papillon au billet qui s'envola dans les airs. Satisfaite je prenais Jun dans mes bras avant de lui déposer un baiser sur la joue.
« Il m'a donné rendez-vous pour parler un peu. »
Jun avait soufflé avant de rebrousser chemin comme s'il fut vexé. J'avais suivi ses pas en lui jouant quelques tours censés l'amuser, mais cela n’eut aucun effet.
« Jun.... »
« Tu n'es qu'une inconsciente ! Vas-y, mais je t'interdis d'en référé à qui que ce soit. Ton " ami " a bien plus d'ennemis que toi et il est hors de question que ses ennemis deviennent les tiens ! »
« Tu connais le dicton de mon père et qui est également le mien. Les ennemis de mes amis sont mes ennemis. »
Jun pouvait dire ce qu'il voulait, Morphée faisait partie de ma famille.

* * *


J'arrivais sur les lieux vêtus d'une robe blanche à manches longues assortir à des bottes de la même couleur ainsi que d'un manteau en fourrure lui aussi blanc. Ces lieux que j'avais souvent visités pour tenter de percer le mystère de cette cabane. Je n'avais jamais rien trouvé. Mon idée était finalement que les enfants qui l'avaient construite avaient simplement voulu éloigner qui conque de ce lieu pour le garder secret.
Ulric était déjà là et à sa façon de me saluer je riais avec lui. Je l'avais serré un instant dans mes bras après avoir lâché ma petite mallette.
« Enfin tu réapparais. Je désespérais. »
J'avais tout de suite remarqué qu'il sentait un peut l'alcool. La bouteille qui se trouvait dans ma mallette avait déjà été précédé.
« Beaucoup de personnes ont pour objectif journalier de me rendre heureuse et de me garder en bonne santé alors je vais très bien et puis, te voir accentue ce sentiment alors tout va pour le mieux. »
Je lui souriais et ouvrais ma mallette sur une vieille table. À l'intérieur beaucoup de choses, mais à la fois rien. Des armes mélangées à un nécessaire à thé et des gâteaux ainsi que bien d'autre chose que j'avais emmenée sans vraiment m'en rendre compte.
« Mais toi. Comment te portes-tu ? »
Laissant ma mallette en plan je croisais mes bras et regardais Ulric dans le blanc des yeux.
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MessageSujet: Re: Rencontre extravagante (PV Pearl)   Dim 26 Jan - 12:24


    Elle était là, devant moi, magnifique, à sa manière je crois.
    Et moi, qu'étais-je ? J'étais sans coeur, sans âme, sans rien. Et comme ça c'était très bien. Pearl était la pureté dans un monde d'horreur et d'immondice. Moi, je m'étais parfaitement fondu dans cet élément. Ce qui était un vernis de corruption était devenu l'habit de Déjanire, collant à ma peau. Le masque s'était forgé sur mon visage et j'étais devenu le personnage que je jouais.

    Bon, Pearl n'était sans doute pas que pureté. Mais je l'aimais ainsi, avec ses imperfections. On ne peut pas aimer quelqu'un juste pour ses qualités, après tout. On tolère ses défauts. On apprécie ses qualités.
    Je ne voyais pas exactement les qualités de la même façon que le commun des mortels. Ce qui était souvent vertement critiqué me semblait infiniment parfait. A mes yeux, tout au moins.

    Dernièrement je n'avais plus tellement vu la jeune femme. Mais lors de nos rares rencontre, elle devenait le point d'orgue d'une journée bien remplie. Je ne savais pas quand je la quitterais, pour de nouvelles aventures. Je savais simplement qu'elle était là, que j'étais là, et que nous pouvions mutuellement nous apprécier. Parler pour ne rien dire. Se mirer pour signifier l'inexprimable.

    Après les rapides salutations que je luis fis, riant d'abord, puis elle aussi, nous nous serrâmes dans une attitude franchement fraternelle.

    - Enfin tu réapparais. Je désespérais, dit-elle.

    Je souris. Oui, je réapparaissais. C'était bien dans mes habitudes de me faire attendre, désiré, pour provoquer divers manques.

    - Je t'ai manqué, fis-je. Toi aussi. Tu m'as manqué, je veux dire.

    Après une petite pause, j'ajoutai:

    - Et si tu vas bien, tout va pour le mieux; la terre peut tourner, le soleil se lever et le monde s'incliner.

    Pendant ce temps, Peal avait ouvert sa bonne vieille mallette et l'avait posé sur un coin de table poussiéreux. Il y avait à l'intérieur tout un bric à brac des plus truculents. Il y avait des armes, du thé, des gâteaux... Bref, tout le nécessaire trivial que transporterait toute lady qui se respecte ! En se retournant devant moi, elle me renvoya la question joliment, avec cette façon diablement directe dont elle faisait toujours preuve à mon égard:

    - Mais toi. Comment te portes-tu ?
    - Moi ? Je me portes comme un roi, ma foi. Quelques petites affaires sans grandes importances... Je prépare peut-être le coup de ma carrière -même pas un meurtre- mais pour le moment ce n'est qu'au stade de la réflexion des plus embryonnaires...

    Je préférais laisser un peu de mystère, comme à mon habitude et plonger ma nymphette - pour reprendre l’exécrable expression d'un certain Humbert Humbert - dans les méandres des interrogations.
    Pour la plupart des hommes, et des femmes, j'étais cet insaisissable, en des points bien charmant, comme un aimant magnétisant, mais qui n'avait de cesse de vous rabrouer et de vous montrer sa supériorité divine, disons-le sans fausse modestie, en vous écrasant du revers du talon comme un fumeur le ferait avec son mégot. Mais j'aimais cela.
    Être le spectre des souvenirs doucement filigranés dans les esprits mélancoliques. Ou le chien de garde qui ne quittait plus les fuyards, s'accrochant de sa solide gueule au pan de leur pantalon.
    Je prenais un plaisir certain à m'échapper des griffes charnues de ceux qui me désirait, quand alors je m'accrochais solidement à ceux qui souhaitaient m'éviter.

    - Alors, dis-je, j'imagine que tu as de nouvelles armes, toutes plus fantasmagoriques que les autres ?

    Sans gêne, comme toujours, mes mains s'amourachèrent un instant d'un effleurement tremblant à travers le contenu de la petite valisette. Je sous-pesais vitement les quelques armes, aussi esthétiques qu'efficaces. L'une d'elle ressemblait exactement à un arrache-coeur, ou du moins à ce que je m'en faisais comme idée, la fois où j'avais lu un peu de Boris Vian pour passer le temps. Cela ressemblait vaguement à un embout métallique, s'allongeait de puis en plus à l’extrémité. Un peu au-dessus de la gâchette, minuscule morceau rouillé, se trouvait quatre piques recourbés qui, au besoin, se rejoignaient. Jusqu'alors, je n'avait pas remarqué qu'il y avait une corde qui reliait cette boule arracheuse de chair. J'imaginais déjà les dégâts que pouvait faire un tel engin, sans doute plus théâtrale qu'efficace, plus spectaculaire et fantasque que simple à manœuvrer.

    - Voilà qui est plutôt sanglant, commentai-je à mi-voix. J'aime.

    Je fermais les yeux, pour mieux me représenter les meurtres que je pourrais commettre avec cette arme plus fantasque que redoutable, à mon humble avis. Mais c'était beau. Artistique. Le sang giclait, les âmes volaient, les pupilles se dilataient. Mais c'était beau, beau, beau.

    - Alors, tu prévoyais que tu prenions le thé, comme deux vieilles anglaises suivant parfaitement l'étiquette monarchique de notre roi bien-aimé ? demandai-je d'un ton contempteur, tout en reposant l'arme à sa place.

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MessageSujet: Re: Rencontre extravagante (PV Pearl)   Lun 27 Jan - 18:04

Il avait sa manière à lui de me faire rire. Pas une seule foi je n'avais en sa compagnie je n'avais point ris et pas une seule foi mes joues n'avaient pris cette couleur rosée de la petite fille gênée que je pouvais être.
- Je t'ai manqué. Toi aussi. Tu m'as manqué, je veux dire.
Il laissait sous-entendre des milliers de petites choses. En fronçant les sourcils je lui avais donné une petite tape sur l'épaule. Cette manière qu'il avait eu de formuler ça phrase laisser croire, bien que je n'en eus besoin pour y penser, que mon très cher était attendu par bien des créatures. J’imaginais là des femmes bien que cela ait pu être autre chose. Mais il ne fallait pas forcément répondre à ces petites attaques que j'adorais. Cela me permettait d’imaginer. De recréer l'espace d'un instant une vie imaginaire que ce soit la sienne ou la mienne.
-Et si tu vas bien, tout va pour le mieux; la terre peut tourner, le soleil se lever et le monde s'incliner.
Comme si je pouvais être si indispensable à l'univers à un point qu'il s’arrêterait de fonctionner sans moi. Certains dépendaient réellement de moi... C'était déjà un bon début, mais un début seulement.
Mon regard était plongé dans le sien pour tenter de déceler l'ombre d'un mensonge ou de quelque chose qu'il me cacherait. Cela ne servait à rien, mais l'habitude me dictait cela. Un jour pensera-t-il que j'abandonnerais l'idée de lui sortir les vers du nez et qu'enfin j'aurais un avantage sur lui?
-Moi ? Je me porte comme un roi, ma foi. Quelques petites affaires sans grande importance... Je prépare peut-être le coup de ma carrière -même pas un meurtre- mais pour le moment ce n'est qu'au stade de la réflexion des plus embryonnaires...
Réflexion embryonnaire... Comment ne pas avoir déjà trouvé une solution et l'avoir fait naître ? Une idée ou une opportunité devait être saisie sur l'instant comme figé dans la roche. Il n'y avait rien de plus excitant ! Penser, réaliser, tant d’étapes qui avaient la capacité de faire battre un cœur différemment à chaque minute. Changer la personnalité d'un Homme... Devenir quelqu'un d’autre le temps d'un moment... Changer du tout au rien... Pouvoir revêtir chaque masque avec rien que de simple et minuscules idées...
-La réflexion enlève le charme de tes idées. Fais-moi sortir ce bébé de ta tête ! Sinon j'irais moi-même le chercher.
Déposant un baiser sur mon index j'allais ensuite le poser sur son front chaud. Je riais une fois de plus. À sa mine changeante encore une fois. De nous deux il était le plus doué pour cela...
Ma mallette sur le bord de la table, don je déplorais déjà la trace de poussière sur ses cotés, attira bien évidemment mon frère de cœur. Pour lui, une simple boîte remplie de quelques objets aux tendances meurtrières suffisait à combler ses envies. J'avais, spécialement pour lui, sorti quelques nouveautés. Des armes encore au stade d'expérimentation qu'il fallait essayer sur le terrain. Celle qui sembla attirée son attention était plutôt spéciale. Une horreur de création. L'idée n'était pas de moi... Une sorte de commande spéciale. Une telle arme était faite pour faire souffrir... Pas vraiment capable de tuer. Un moldu l'utiliserait pour simplement profiter du bruit de l'impact dans la chair s’arrachant, mais un sorcier, par ce contact permanent que permettait cette arme aurait vite fait de menacer par un sort quelconque qui aurait la faculté de se propager dans ce corps de métal et de son bras. Je n'avais pas parié sur celle-ci, bien que sanglante comme il aimait. Je pensais plutôt à la little-monster première génération. Une arme légère, petite, à l'esthétique tordue et invraisemblable. Une crosse en forme de griffe de dragon, mais dont j'avais retiré toute aspect tranchant. J'avais enlevé cette traditionnelle gâchette pour un enfoncement épousant parfaitement la forme du doigt. Une mise à feu destiné aux sorciers don seuls leur capacité à faire de la magie faisait que l'arme s’enclenchait à leur pensé. Elle s’enclenchait pour que par le canon une simple balle de métal liée à un champ magnétique soit propulsé à une vitesse bien plus supérieure à celle du son et qu'à l'impact la zone touchée soit comme passé dans un mixeur, comme une mini explosion avec pour seul bruit la chair se détachant. Pas dis que la victime mourait sur l’instant, mais il valait mieux pour elle.
-Alors, tu prévoyais que nous prenions le thé, comme deux vieilles anglaises suivant parfaitement l'étiquette monarchique de notre roi bien-aimé ?
Je lui souriais me mordant l'intérieur des joues. Je n'avais jamais eu de Premier ministre alors avoir un roi... J'étais seule reine dans ma catégorie. Lui et moi ne jouions pas dans la même cour de récréation.
-J'aime le thé.
D'un geste fluide le service se disposa tel que les convenances l'exigeaient, bien que j’accordais une petite place à un alcool sorcier de choix que personne ne pouvait refuser. Je laissais même une place à mes toutes nouvelles cigarette rose goût lys et goyave, une réelle trouvaille. Découverte que je devais à Dalaigh... Mes concoctions pour fabriquer sa drogue avaient tout d'abord fini en cigarette que j'avais plus tard modifié.
-Le thé et propice à mon imagination... Respire celui-ci.
Je lui mettais la tasse fumante ,remplie soudainement, sous le nez... En réalité il n'y avait aucune herbe juste de l'eau chaude... Mais j'étais certaine qu'une pensée qui lui passerait dans la tête ferait qu'il imaginerait une odeur et qu'il se persuaderait qu'elle existait vraiment. La mienne sentirait cette odeur si spéciale d'un mélange de rose noir mêlé à de la mandragore et quelque autre produit chimique qui avait un jour généré une mini-explosion dans mon laboratoire. Il n'y avait pas de mot pour cette odeur... Un chock chimique d'odorat qui donnait presque la sensation de goût.
Lui laissant la tasse sous le nez je prenais la little monster que je plongeais dans sa tasse d'eau chaude.
-J'espère que tu sentais cette merveille. Je te présente mon petit monstre qui vient de prendre son bain. Elle n'aura qu'un maître et est peu sociable et c'est un cadeau.
Je m'asseyais sur l'une des deux chaises que je venais de nettoyer d'un claquement de doigts et posais mon coude sur la table glissant mon visage entre mes doigts.
-J'aurais une autre merveille à te vendre de toute façon.
Je riais une nouvelle fois avant d'allumer une cigarette dont une fumée rose s'en dégagea instantanément ainsi qu'un doux parfum, presque enivrant.
-Tu es beau.
Je le regardais... Je n'avais pas regardé instinctivement son allure et sa présence physique. Tout d'abord l'âme et son intelligence, le corps ensuite. Il était coquet comme toujours et sa peau semblait lisse et douce comme celle d'un bébé. J'avais instinctivement envie de le toucher, passer mes doigts dans ses cheveux et caresser ses joues. À le voir ainsi, qui aurait cru qu'il aurait pu vous poignarder dans le dos ?
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MessageSujet: Re: Rencontre extravagante (PV Pearl)   Jeu 30 Jan - 2:58


    Je ne savais jamais trop quoi attendre de mes rendez-vous avec Smith. Avant, j'y venais pour le sexe. Puis pour être aimé. Ensuite, je m'étais laissé convaincre qu'un accord strictement professionnellement suave nous liait. Pour finir, j'en étais venu à abandonner l'idée que ces rencontres avaient un quelconque sens. Je savais simplement que cela me faisait du bien et que j'emmerdais quiconque ayant l'intention de m'empêcher d'en profiter.

    Mes propos, toujours hyperboliques, avaient la vertus de faire éclore un sourire sur les visages les plus sombres. Drôle, peut-être l'étais-je, à ma manière. J'en avais conscience et en usais à loisir. Retirer un rire, un son si doux à mon oreille, lorsqu'il s'agissait de Pearl devenait ma première mission. Elle ne pouvait pas comprendre, évidemment, ce qui pouvait motiver ces tentatives. En fait, elle ne devait même pas se rendre compte de ce que j'essayais de faire lorsque nous nous retrouvions l'un et l'autre, seul. Non, je ne voulais plus la déshabiller sauvagement. Ou même la dévêtir doucement. Cela faisait belle lurette que je n'avais plus rien penser de ce genre avec Pearl, présente dans mes songes secrets.

    Pearl me demanda d'accoucher de cette idée encore embryonnaire. Et ce baiser sur cet index, index posé sur mon front, n'effacèrent pas cette tête secoué de droite à gauche.

    - Nononon, très chère. Il ne faudrait pas que ce bébé naisse prématuré...

    Elle pouvait toujours essayer de me tirer les vers du nez. Ah ! ce serait une pure perte de temps, vraiment. Peut-être si elle se mettait à me torturer je commencerais à parler. Chose assez probable s'il en est, et je ne pouvais imaginer ma chérie commettre un acte si dur, si inhumain. Non pas que je la vis rabaissé au stade aveuli des hommes. Elle était pour moi une déesse, receleuse d'armes, mais pas d'amour j'en ai peur. Elle était à la fois si accessible et si lointaine. Elle était ma soeur d'esprit et la cendre de mon coeur consumé.
    Il faisait longtemps que je n'espérais plus rien, comme je l'ai dit précédemment.

    Comme toujours, Pearl me laissa manipuler à loisir l'arme qui me tombait sous le regard et qui faisait chavirer mes envies sanglantes. J'avais saisis une sorte d'arrache-coeur esthétiquement superbe, mais dont j'ai déjà suffisamment fait la description.
    Après lui avoir demandé avec une douce ironie si elle comptait que nous prenions le thé, comme deux vieilles dames respectant l'étiquette monarchique de notre roi bien-aimé. Pearl dit simplement qu'elle aimait le thé. Et moi je répondis:

    - J'aime le soleil, pour ma part.

    Ce qui n'avait strictement rien à voir; ce qui n'en restait pas moins vrai. Comment réagirait Pearl ? A vrai dire, elle était habituée à des réponses à côté de la plaque, pour le commun des mortels. Leur absurdité ne leur enlevait nullement leur profondeur.
    Elle disposa le nécessaire à thé sans oublier un peu d'alcool sorcier. Mes yeux se dirigèrent instinctivement vers la bouteille. Alors, plus par soucis des convenances que par réelle volonté (c'est-à-dire qu'en cet instant ma faiblesse se révéla plus forte que moi), je décidais de ne point la prendre, et encore moins l'engloutir en trois lapées.

    Elle avait mit une tasse fumante sous mon nez après avoir dit:

    -Le thé et propice à mon imagination... Respire celui-ci.

    J'inspirai un coup, ne sentit rien de particulier. Une odeur de parfum, peut-être. Mais cela venait des mains de Pearl, sans doute qui ne manquait pas de sortir sans sa toilette lorsqu'elle me voyait. Du moins, mon orgueil démesuré l'espérait. Mes deux paupières se refermèrent, comme des rideaux, et je me concentrait tout entier sur mon odorat.

    - Eh ! bien, fis-je en articulant. N'est-ce pas là l'exquise odeur de la vertu, très chère ?

    Habilement retourné. Rien de bien sérieux, comme toujours. Une boutade, plus qu'une phrase cohérente. De la vertu, en ces lieux ? Foutaise cocasse sans se montrer sot...

    -J'espère que tu sentais cette merveille. Je te présente mon petit monstre qui vient de prendre son bain. Elle n'aura qu'un maître et est peu sociable et c'est un cadeau.

    Tel fut la réponse de mon émouvante interlocutrice.

    - Un cadeau ? C'est trop, petite demoiselle...

    Protestation, pour la forme. Mais j'étais très heureux de recevoir un tel présent. Je hochai la tête, contemplais la petite merveille en ronronnant presque. Dans une autre vie, j'avais sans doute été chat.
    Comme si elle s'excusait, Pearl expliqua qu'elle aurait une autre chose à me vendre, de toute façon. Et moi je répliquai immédiatement:

    - J'achèterais tout l'étalage s'il le faut.

    Quelques secondes de silences, finalement coupé par un compliment de Pearl. Elle remarquait enfin mon incommensurable beauté. Je souris sans sourire. Il fut en temps où j'aurais pris cela pour une ouverture et où je l'aurais instinctivement noyé de baisers. Mais les choses avaient changées.

    - Toi tu es très laide, dis-je en riant.

    Car je préférais autant prendre la chose à la blague plutôt que de me faire de faux espoirs. Je changeais immédiatement de sujet, sentais mes mains devenir moites.

    - Mon projet dont je te parlais tout à l'heure... c'est braquer la banque de Gringott's, l'imprenable forteresse... Seul Potter a réussit son coup et la sécurité a été encore renforcée depuis. Si j'y allais, princesse, me suivrais-tu ?

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MessageSujet: Re: Rencontre extravagante (PV Pearl)   Dim 2 Fév - 12:09

Mon Ulric restait mystérieux. Il n'avait pas mon genre de folie qui préférait exploser. Jamais je n'avais imaginé qu'une idée puisse naître prématurée. Mon idée était toujours forte et belle. Il n'y avait pas de petit bébé violet risquant de mourir sans couveuse. Je riais intérieurement, trop impatiente de savoir ce qu'il avait en tête. Peut-être même qu'il pouvait me voir sautiller sur ma chaise. Il fallait se contrôler. Faire comme si cette idée ne pouvait être qu'à lui et qu'elle ne me satisferait en rien. Il ne me satisfaisait pas en parlant de soleil. Un soleil que l'on pouvait voir ici. L'endroit était clos et mis à part quelque brèche dans ce vieux bois l'on ne pouvait pas parler de soleil. 
Ce qui fut encore plus drôle est qu'il me dit sentir la vertu. L'eau chaude sentait la vertu. Que de mensonges qui l'amusaient. Mon parfum devait sentir la vertu. Vertu, pour me sentir encore petite fille. Pouvoir courir dans la campagne avec une simple petite robe légère en coton, me moquant bien du vent la soulevant. J'inspirais une grande bouffée de cigarette en pensant à cela. J'avais vieilli trop vite.
Mon cadeau le rendit heureux ce qui me donna le sourire. Rendre les gens heureux était ce pour quoi je continuais à inventer des armes. S'il n'avait pas aimé j'aurais pleuré. Pleuré comme lorsque l'on se moquait de mes potions créatives à Poudlard. Le plus souvent l'ont me reprocher le manque d’utilité.

« Je peux bien offrir à mon chouchou préféré un cadeau aussi spécial que lui. » 

Un cadeau pour vendre plus. Une technique commerciale qui déteignait sur mes proches. Mais je leur offrais de plus belles armes. Mon petit monstre faisait d’ailleurs partie de mes préférés. Comme je lui disais, j'avais d'autres armes à lui vendre. Des armes plus puissante, mais moins attachante.

-J'achèterais tout l'étalage s'il le faut.

Tout le monde voulait posséder l'ensemble des collections Smith. Cependant, je n'avais rencontré personne qui avait une bourse assez remplie pour cela. Toute ma fortune se basait sur les ventes alors mes prix étaient plutôt élevés. La qualité rendait ce prix tout à fait dérisoire.
J'avais brisé le silence pour lui dire qu'il était beau. C'était peut dire. Dans les premiers moi qui avaient suivi ma rencontre avec lui je l'avais aimé. Il y avait des coeurs qui lui étaient destinés dans mon journal intime. Je tombais trop vite amoureuse. Il n'avait pas eu besoin de me dire un mot. J'avais regardé ses yeux et son sourire et mon coeur avaient fait le reste. Un grand coeur d’artichaut que mon coeur d'enfant. Un autre l'avait remplacé, puis un autre et encore un autre. Aujourd'hui je vivais Dalaigh. En grande romantique je nous revoyais sur la plage de Bari sous ce coucher de soleil, puis dans cet appartement. Il n'y avait eu que nous, personne d'autre. 

-Toi tu es très laide

Il ria et je faisais mine de faire la tête. Ma beauté déclinait de jour en jour, mais je m'aimais toujours. En fait je ne m'en souciais pas vraiment. Je comptais sur les parures et les beaux vêtements pour m'embellir.

-Mon projet dont je te parlais tout à l'heure... c'est braquer la banque de Gringott's, l'imprenable forteresse... Seul Potter a réussit son coup et la sécurité a été encore renforcée depuis. Si j'y allais, princesse, me suivrais-tu ?

Il avait instantanément changé de sujet. Ce qu'il me dit me fit ouvrir grand les yeux et même la bouche. Je riais même de surprise. Ulrick, voleur ? J'avais quelques comptes à Gringott's. Des comptes légaux qui s'alimentaient grâce à la couverture de produit de beauté Smith. Quelques crèmes et potions qui se vendaient comme des petits pains. Des créations que j'avais d'abord destinées à ma propre personne, mais qui pour le moment protégeaient mes bandits. J'avais faits installer beaucoup de piège pour ces coffres, personne ne pouvait y pénétrer mis à part moi. Il en était de même pour chaque coffre de ces souterrains. 

-Tu es diablement fou. 

Sur le terrain je n'étais qu'une empotée, mais qui pouvais se dire capable de braquer cette banque si ce n'est que moi ! Avant d'apprendre à faire des pièges sans failles j'avais appris à les rendre inoffensifs. À l'époque ce n'était qu'un jeu où je pouvais me tromper. Là, me tromper m’envoyait directement en prison. Pas de fuite possible. La seule sortie était la grande porte. Y rentrer n'était pas un problème, sortir libre en était un.

« Que convoites-tu dans ces coffres ? Je doute que tu y cherche la richesse. »

Ulric aimait le luxe, mais il pouvait devenir riche bien autrement. Y avait-il un plus grand trésor ?

« Je mœurs d'envie de pouvoir dire un jour que j'ai braqué Gringott's, mais je préférais ne pas le dire en prison. »

J'imaginais le froid des cellules et le bruit du vent entre les murs. Il y devait y avoir une odeur exécrable. Il y aurait aussi des détraqueurs. Toutes ses choses qui me faisaient terriblement peur. J'eut un frisson que je calmais par ma dernière inspiration de cigarette que je jetais dans ma tasse d'eau chaude. Cela me rappela les risques que je prenais chaque jour qui m'approchaient d'une arrestation soudaine et fatale.

« Tu ne peux même pas imaginer à quel point j'ai peur de me retrouver enfermé entre quatre murs à attendre que le temps veuille bien accélérer. On peut croire que je fais tout pour y aller, mais rien qu'à l'idée j'ai envie de pleurer. Seul, quelque chose de fou me fera enter dans Gringott's. J'irais déjà rien que pour toi et ta folie, mais il me manque encore une toute petite chose. » 

Il me manquait LE truque. Une vengeance directement sortir des contes de fée, un trésor inestimable, un truc inimaginable qui attiserait ma curiosité.
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Rencontre extravagante (PV Pearl)

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