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 J'ai seulement voulu le torturer, madame (PV Nienna)

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MessageSujet: J'ai seulement voulu le torturer, madame (PV Nienna)   Sam 1 Fév - 19:05


    A quoi bon tomber en pluie et en larmes ?

    ***


    Le jet de douche puissant venait frapper ma peau et son contact brûlant laissait en plusieurs endroits de terribles marques rouges qui ne disparaîtrait que dans quelques heures. L'eau venait parfois se perdre dans ma bouche, et il me fallait souffler, comme je l'aurais fais avec une cigarette, afin d'évacuer ce qui devait l'être.

    J'attrapai une serviette blanche en sortant de ce cube-prison dans lequel on s'enfermait habituellement pour se laver; je l'enroulai autour de ma taille, puis, en mettant une sur la tête, comme un turban, je me pris à imaginer que j'étais un sultan, marchant, croulant sous la sueur et la chaleur. Ma salle de bain devint une pièce aux milles couleurs chatoyantes où les serviteurs se pressaient à mes pieds. Mais mon regard se détournait à leur approche, et je soutenais seulement celui d'une jeune femme callipyge, sortit de mon harem pour me divertir. Je lui adressai un sourire magnanime, un sourire de juste qui comprend et qui accepte sa présence, et ensuite, dans un geste emplie de grandeur, l'invitais à rejoindre ma couche.

    ***


    J'étais à présent habillé d'un costard noir et d'une cravate pourpre. Pas de noeu papillon ce jour-là. Une sobriété devait être respecté, sans trahir mon côté inexorablement dandy. Mon elfe de maison, un pas à ma gauche, observait de ses gros yeux, de ses yeux vulgaires, globuleux et traître son grand maître qui se préparait à un jour comme un autre.
    Pas de meurtre. Pas de vol. Une simple séance de torture sur un certain Dalaigh, squelette bien vivant de la divine comédie. Cette opération me rebutait. Néanmoins, l'argument massue me tombait toujours dessus. L'argent en abondance.

    Dans la pièce d'à côté, le tourne-disque faisait résonner concerto pour flûte et harpe en do majeur, le second mouvement en andantino composé par Mozart. Je me mis à siffler le thème du début, et soulevais mes bras dans ce rythme classiquement parfait. Je fermais les yeux et me sentis apaisé après avoir revu à la troisième personne ma dernière victime expirer.
    Ses yeux, si plein de vie, me fixait avec cette expression d'horreur, si touchante pour mon coeur. Et d'un coup, comme si elle s'était évanouie ou endormie, ses paupières s'étaient closes à moitié; ses pupilles s'étaient dilatées. Ses bras vibrantes avaient lourdement chuté sur le côté.
    L'étranglement n'était pas ma spécialité, ni ma façon de tuer favorite. Mais elle conférait une impression de puissance extrême à celui qui venait à bout d'un tel acte. C'était très physique, très fatiguant.

    Les violons s'envolaient-ils au pays des rêves ?

    ***


    Une personne bien curieuse m'avait accosté une semaine auparavant. Elle était venue masquée après m'avoir donné rendez-vous dans une ruelle sombre. Préoccupé par ces précautions, je me demandais si ce n'étais pas un piège pour me tuer. Certes, je ne craignais pas la mort, mais il était inutile de la hâter. Je pris le littlemonster que m'avait offert Pearl, la veille, et le cachais dans ma poche. Ma main tripotai l'objet, comme si elle allait pouvoir me protéger en toutes circonstances.

    La personne était masquée, mais je devinais qu'une femme se cachait là-dessous. Le timbre de sa voix et sa posture indiquait une certaine jeunesse désinvolte tandis que son ton dévoilait un grand cynisme. Ses phrases brèves trahissaient une certaine impatience, mais également un manque de confiance, et je me sentis aussitôt vexé lorsqu'elle déclara qu'elle m'imaginait plus redoutable. Etait-ce une pique manipulatrice, ou complètement gratuite ? Je l'ignore. Toujours est-il qu'elle m'offrit une belle somme.

    - La seconde moitié vous sera donné lorsque vous aurez torturé Dalaigh un bon coup, affirma-t-elle avec dureté.
    - Cela ne me regarde pas, bien sûr, mais pourquoi voulez-vous faire souffrir ce brave homme ?
    - Effectivement, cela ne vous regarde pas.

    Je ne sais si c'était des larmes qui secouaient sa voix, ou si ce n'était pas plutôt de la colère. Je me sentis mal à l'aise, troublé, et avant même que je puisse m'interroger là-dessus, elle avait déjà disparu. Curieux.

    ***

    Chuck, mon agent de liaison, qui m'avait mis en contact avec cette inconnue ne voulut rien me dire sur son identité ou ses motivations.

    - Tu n'es qu'un connard, Chuck.
    - Merci.

    ***

    Mon elfe de maison tournait autour de moi, comme un chien, et avait l'air de vouloir piteusement plaire. Je ne lui accordais pas la moindre attention, mais je suis à peu près sûr qu'on sentais mon agacement à trois lieux à la ronde.
    On était aux alentours de dix-huit heures j'allais me rendre à la divine-comédie, attirer dans un coin reculé le dénommé Dalaigh, puis le torturer un quart d'heure, juste assez pour qu'il vomisse ses tripes. Ensuite, je m'en irais sans demander mon reste.

    - Dolfy, ma mallette.

    Un petit bras squelettique, presque celui d'un enfant, me tendit l'anse de ce qui ressemblait vaguement à un cartable remplit à l'extrême.
    J'agrippais le tout et renversait son contenu sur une table de marbre. Il y avait des objets à faire peur. Des vis rouillées. Des balles bleus, rouges, vertes, une dague zarbi à travers ce fourbis, dont le manche blanc incurvé rejoignait presque la lame ponctué de dents de requins. Là, à côté, un sac plastique, à l'intérieur, un arrache-ongle, un arrache-chair, un fouet à clous...
    Je n'avais pas encore choisis, tel un artiste, ce qui arracherait comme une douce symphonie les hurlements enchanteurs de Dalaigh. L'inspiration viendrait sur le moment, pensai-je.

    J'étais resté artiste bien malgré moi. Il m'arrivait d'écrire, encore. Mais ce n'était pas là où je voulais en venir. Je souhaiterais aller plus loin dans ma déclaration:
    Ce que je faisais était unique en son genre.
    Comme le chef d'oeuvre que la masse refuse de comprendre ou de reconnaître le charme secret, mes meurtres n'étaient que des faits divers pour le commun des mortels. Le crime parfait ne faisait ni rêver ni admirer parmi les hommes qui le croient impossible. Il faisait de leur mieux pour trouver de quoi lacérer les indices ou les "erreurs", comme si moi, Morphée, je pouvais en commettre d'involontaires !
    Quand ils croient avoir trouvé le point faible dans l'assassinat -non mais écoutez donc leurs rires et leurs brocards !- il faut les voir pointer du doigt et appuyer douloureusement sur ce qu'ils croient être une inadvertance de l'auteur. Mais ce sont eux qui se sont trompé, et non l'artiste. Car là où ils voient une bêtise, le génie a vu la merveille, le ton parfait qu'il faut donner au crime.
    Il y aurait un jour des critiques d'assassinats, tout comme il y a des critiques littéraires, picturales ou musicales. Il serait bientôt coutume de se dire que je fus le géniale précurseur d'un nouvel art. Un art à part entière.

    ***

    Que faisais-je là, parmi la débauche ? Alcool, sexe, rires... C'était un environnement qui en temps normal m'aurait fait chavirer. Mais là, j'avais quelque chose à faire. Une mission. Je tenais à avoir la prime pour avoir torturé ce très cher Dalaigh.
    J'avais eu quelques échos du bonhomme et je pense que nous aurions pu être bons amis en d'autre circonstance.
    J'ajustai mon masque -un chat- et déambulai comme un spectre évoluant en terrain inconnu. Là, là, il était là au fond de la pièce.
    Sourire.

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Nienna Selwyn

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MessageSujet: Re: J'ai seulement voulu le torturer, madame (PV Nienna)   Ven 28 Fév - 12:53

« Tu ne seras donc pas là ce soir, encore une fois ? »
« J’en suis désolée, Nienna, je n’ai pas choisi… »
« Ce n’est pas grave, ça me donne une occasion de rendre visite à Dalaigh. »

Le filament d’eau brûlante glissa le long de sa colonne vertébrale tandis que Sahel observait la silhouette de sa femme à travers les vitres teintées de fumée de la douche. Il discernait alors l’anxiété de le voir disparaître dans les effluves de la nuit une nouvelle fois jusqu’au Ministère de la Magie. Doutait-elle de sa sincérité ? Pensait-elle qu’il puisse se satisfaire auprès d’une autre ? Non, elle n’était pas de ce genre là. Et pourtant, il lui laissait tout à penser depuis trois jours. Il la regardait avec tant d’amour qu’il était difficile de le croire lorsqu’on connaissait ces familles de Sang Pur. Lorsqu’on connaissait l’ascendance des Selwyn.

« Bien. Je t’attendrais pour la nuit. »
« Nous verrons bien qui attendra l’autre. »

Ce n’était pas tant son absence qui chagrinait cette femme au visage fermé depuis quelques jours, non, c’était cette sensation d’oubli. D’ignorance. Certes, il rentrait chaque soir, se glissait sous la couette à ses côtés et s’endormait dans ses bras, mais il manquait cette chaleur de l’amour qui la faisait vibrer chaque nuit. Ce contact excitant de sa peau contre la sienne, contrastant avec la fraîcheur du drap qui lui donnait des frissons. Cet homme.

Il quitta la salle de bain sans un mot. Ferma la porte derrière lui dans un claquement presque inaudible et indiqua à son fils d’une voix forte d’enfiler sa veste, qu’il irait chez ses grands-parents pour ce soir. Le savon provoquait une pellicule douce de senteur sur sa peau qu’elle rinça d’un jet d’eau plus puissant. Qu’allait-elle revêtir aujourd’hui ? Elle s’imaginait déjà avec son pantalon de cuir noir, peu encline à se glisser sous une robe de soirée qui ne lui servirait à rien, de toutes manières. Elle rendait visite à celui qu’elle considérait comme son frère, il n’en avait que faire des détails de sa tenue et elle n’avait pas envie d’attirer les regards des quelques clients desquels elle avait déjà croisé le regard incertain d’une prochaine dénonciation. La serviette accueillit son corps et le protégea des courants d’air. Un sourire se glissa sur ses lèvres lorsqu’elle aperçu son visage dans le miroir imposant de la salle de bain. A côté de sa main reposait une rose. Il reviendra.

Le chemisier en satin tout aussi noir que son pantalon lui tomba sur la poitrine, dessinant celle-ci d’une certaine grâce enchanteresse. Elle aimait porter ce voile sur sa peau, pour la simple et bonne raison qu’elle appréciait l’effet que cela lui faisait. Elle en devenait de suite plus… bestiale et charmante à la fois. Etrange, n’est-ce pas ?
Attacher ses cheveux en un chignon négligé lui paraissait suffisant. Elle n’avait aucune envie de les coiffer plus de vingt minutes et n’espérait pas les dégager éternellement de ses yeux de toute la soirée. Pendant qu’une énième barrette venait fixer une mèche rebelle alors qu’elle en laissait une autre tomber au gré de son envie, ses pensées divaguèrent à la précédente réunion auquel Dalaigh n’avait pas assisté. Elle se devait de lui conter à quel point le père Malfoy avait été merveilleux dans son combat contre Rookwood qui se devait de régler des comptes depuis des décennies environ, apparemment. Bien sûr, tout cela était ironique. Quiconque la connaissait savait son horreur pour la famille Malfoy et son irrespect total auprès des Sang Pur eux-mêmes. Elle avait hâte de raconter les piètres prouesses de cet homme et l’accusation qui s’en était suivie.

Enfin, il était fort probable qu’elle oublie tout cela arrivée là-bas.

Son éternelle cape tomba sur ses épaules mais elle en refusa le capuchon. Pourquoi se cacher quand son mari lui-même ne se dissimulait pas de ses escapades nocturnes qui trahissaient les complots du Ministère ? Vous alliez me dire, quels complots ? Oui, tout cela en devenait ridicule.
Mais qu’étions-nous sans la présence qui nous unifie chaque jour ?

La porte se referma derrière elle tandis que l’Elfe de maison promettait de quoi manger lorsqu’elle reviendrait. Voilà pourquoi Nienna ne méprisait pas ces créatures contrairement à beaucoup d’autres. Lorsqu’on leur accordait une certaine forme de gentillesse, elles apprenaient à vous connaître plus que personne d’autre et vous gratifiait d’attentions un tant soit peu intelligentes. Surtout qu’elle savait pertinemment qu’elle ne ferait que grignoter si la gourmandise lui tenaillait l’estomac.
Toujours ces mêmes pavés qui succédaient chacun de ses pas. Ses bottes étaient incroyablement silencieuses et elle remerciait son sort de discrétion d’assurer à ce point là. Elle n’avait pas envie de transplaner. L’air frais qui lui balafrait les joues lui faisait un bien fou. Personne dans les rues. Quelques chats grinçaient des dents sur son passage, sous le coup de la menace. Elle en ria discrètement, intérieurement. Une simple pensée et ils ne siffleraient plus sur quiconque.

Les deux vigiles lui accordèrent un bref sourire alors qu’un troupeau de sorciers malveillants arrivait derrière elle. Passant les portes sans leur répondre, Nienna suivit les couloirs menant au bureau de Dalaigh sans passer par la salle de la Divine Comédie. Aucune réponse ne lui parvint en toquant à la porte de bois de chêne, le velours rouge des murs accueillant son épaule dans l’attente. Une deuxième tentative déchue la poussa à enclencher la poignée mais elle découvrit une pièce vide. Etait-il réellement capable de laisser son bureau ouvert, sans surveillance ?

Le regard circulaire qu’elle jeta dans la salle des plaisirs répondit affirmativement à son interrogation. Au fond de la pièce, il était accoudé auprès d’une de ses danseuses. Bérénice. Sûrement qu’une débauche avait du mal tourner, encore une fois. Elle était beaucoup trop fraîche pour faire partie de ces jeux, pensait-elle, mais après tout, ce n’était pas son business.

Elle s’apprêtait à l’appeler d’un sifflement lorsque l’écho d’une protestation attira son oreille. Son regard pivota vers un homme incroyablement séduisant qui ne répondit pas à l’appel du protestataire. Ses prunelles étaient fixées devant lui, à la trouvaille d’une cible bien précise toutefois revêtues d’une discrétion sans faille. Etait-ce son charisme qui la faisait douter ou bien ses iris particulièrement assoiffées ? La main qui se glissa dans la poche de son manteau la fit avancer de plusieurs pas pour le rejoindre, sans en comprendre la raison exacte, ce qui l’avait poussé à l’observer aussi fermement et ce pourquoi il serait venu ici. Cependant, elle n’avait pas de doutes sur des intentions malsaines.

« Je m’abstiendrais, à votre place. »

Sa main droite avait rejoins la sienne dans un mouvement furtif et discret, comme une invitation à danser. Elle ne sentit pas ce que l’homme pouvait bien saisir, mais elle préféra l’ignorer. Ses prunelles bleutées plantées dans celles sombres, la jeune femme ne tremblait pas. Elle sentait ce regard appuyé de Dalaigh au loin mais l’ignora lui aussi. Il ne fallait pas faire chavirer ce qu’il avait mis des années à bâtir, à réputer. D’un sourire, elle le rassura.

A qui voulait le croire, cet homme venait simplement à la discussion au bras de cette femme et ne s’apprêtait donc pas à commettre un chaos certain dans la petite salle frivole de la Divine Comédie.

N’est-ce pas ?
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