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 Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »

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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Dim 9 Mar - 21:06

Un monde à l'envers, complètement à l'envers.

Une toute autre perspective. Elle ne fut pas offerte. Au contraire, je me sentais étouffé par elle alors qu'elle se forçait en moi comme si une boule amère descendait grossièrement le long de ma gorge. Abandonné, trahit par ceux auxquels j'avais promit ma loyauté. Et pourtant, j'étais la personne la moins fidèle qu'il soit. Avais-je donc le droit d'être aussi surpris? Peut-être pas, probablement pas. Mais hormis cette absence de droit, j'étais quand même angoissé. Paniqué. Chut. Ce n'est pas le temps. Arrête. Ne sois pas faible. Redresse toi.

Mais la nuque gelée, la mâchoire enflée, je n'arrivais pas à me convaincre que j'étais solide comme le roc que je me croyais.

Et puis le renversement. Les fioles qui éclataient par terre et le liquide qui frigorifiait les pattes des tables et creusaient de géantes crevasses mettaient un peu en sourdine le reste des mouvements. Je savais que la grande blonde m'avait suivi, entraînant avec elle l'inutile directeur, encore sonné. Je ne savais pourtant mas ce qu'elle manigançait dans mon dos.

À l'envers.

La tête vers le sol.

Suspendu par les chevilles.

Matthias Hobbes était en bel état ! Ma dignité pendait de mes chevilles, tout comme moi. Je sentais mon sang couler en sens inverse puis se glacer à la vue d'Artémis. Qu'allait-elle me faire? Cependant, comme à son habitude, elle n'observa rien et d'un coup de baguette impétueux, fit exploser la salle. D'autres fioles de potions cascadèrent au sol, leur contenu chimique créant un immense nuage de fumée noire. Celle-ci ne semblait pas affecter  les autres autant que moi, qui la sentit entrer difficilement par mes narines et venir racler ma gorge.  Je toussais, m'étouffant, le sang engourdissant mon bras, ma main, mes doigts. Ceux-ci tenaient encore ma baguette, Merlin merci !

Avez-vous déjà tenter de vous délivrer d'un levicorpus alors qu'aveuglé par une fumée toxique et avec la nuque stupéfiée? Ce n'est pas aussi évident que ça en a l'air, croyez moi. Mon bras lourd compliquait les choses, et ma toux de plus en plus rauque m'empêcher de formuler un contre-sort intelligible. Mes piètres efforts se faisaient entendre et à ce point-ci, je m'en foutais un peu. Déjà que ma position avait compromis ma réputation, quelques bruits d'effort physique n'allaient pas l'achevée.

Lorsque le nuage se dissipa, j'éprouvais des sentiments mitigés: j'étais à la fois soulager de voir se dégager la brume qui m'empêchait de voir et de respirer, quoique angoissé de me retrouver face à une princesse vindicative. À mon grand bonheur, je trouvai celle-ci bien ligotée, la baguette d'Éléane encore pointée dans sa direction. Je souris. Mon amie avait toujours su quoi faire. Je ne pouvais la blâmer de manque de bon sens. Qu'elle suive l'Ordre m'était égal, qu'elle arrête Artémis me réjouissait.

Je jubilais, pourtant, en voyant Blanche réapparaître. Elle attaqua tout de suite, atteignant à la fois Weasley et une autre femme. Même d'à l'envers, je la reconnu: c'était Nienna Selwyn, l'épouse de Sahel Selwyn. Je les avait vu en compagnie de mon père. C'était dommage qu'une aussi jolie dame soit brûlée par l'arme de mon camp. Mais la compassion n'était pas mon émotion de choix.

« Blanche ! »

Aussitôt dit, aussitôt vu, aussitôt délivré. Blanche était décidément la meilleure coéquipière que j'avais jamais eu.

Revenu à terre, j'observais mon environnement. Victoire était légèrement écorchée, Artémis était ligotée, Éléane ne posait aucune menace pour l'instant, et Nienna sautillait de douleur. Tobias avait disparu et je ne savais pas comment.

Les liens d'Artémis allaient se défaire bientôt, et c'était mieux pour tout le monde qu'elle soit immobilisée. Soudainement, une pensée brillante me vint à l'esprit. Sans hésiter, je pointai ma baguette vers elle et criai:

« Expelliarmus! »

Spoiler:
 


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Obscuro Momentum
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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Dim 9 Mar - 21:06

Le membre 'Matthias J. Hobbes' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :
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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Mar 11 Mar - 20:29

    Lorcan.

    Le peu féroce.

    Combien de mes pensées ont suivi leur fil, accouchées en elles-mêmes par ces mots ?

    (…)


    Glissements de terrain. C'est la sensation qu'il avait eu, et qu'il avait voulu combattre. Cette impression de s'écrouler, incapable de retenir un équilibre qui l'aurait maintenu debout. Cette sensation de sentir couler le sol sous pieds, perdre ses repères pour affronter une réalité devenue une ennemie, devenue insurmontable. Des mots que l'on relaie, pour tenter, peut-être, de retranscrire ce qui ne peut être expliqué. Il aurait aimé, peut-être qu'il l'aurait fait, et qu'il aurait expliqué les raisons de son geste. Mais au delà du regard bleu, au delà du parfum de glace, et des souvenirs d'enfants, il y avait ce monstre. Métaphysique, assurément. Celui de la réalité, des erreurs, celui de la vie et de ses mauvais côtés. Ce monstre qu'il savait être incapable d'affronter s'il ne réparait pas ses propres faiblesses, celles ; les plus élémentaires, qui l'empêchaient de rester debout, de rester vivant.

    On dit que tous les hommes ont leurs démons. Les siens, ils naissent de sa propre crainte d'être incapable de les définir. De se savoir bon ou mauvais, de se savoir raisonnable ou cinglé. Des démons qui l'ont fait être autant que paraître, des démons qui l'ont tué pour toujours un peu plus le relever. Des démons, les siens, qu'il mangeait la bouche ouverte, et les yeux fermés. Ou l'inverse, peut-être. L'inverse, celle-ci ne dépendant que de sa logique, de son illogisme, et des angoisses qui le tenaillaient lorsqu'il fallait s'ouvrir à la beauté des choses. Des démons qui lui ont permis de se retrouver, mais des démons qui toujours le hantent et ne cessent de le perdre par rapport à ce qu'il est, ou ce qu'il croit être. Il ne pose pas vraiment de définition sur ces termes là, sur ces idées là. Elles vont et viennent, et elles existent, elles le remplissent, et des fois, il vide sa tête, en les oubliant, pour les remplacer par d'autre. Comme n'importe quel humain.

    Mais il a cet orgueil qui le fait lui refuser l'idée d'être comme n'importe quel humain. Cet orgueil qui le pousse à cette arrogance de vouloir savoir toujours plus. Une addition en cascade de connaissance et de pulsions qui le dévorent de l'intérieur, mais qu'il croit posséder, qu'il croit maîtriser. Cet orgueil qui l'empêche de respirer normalement. Cet orgueil qui lui bloque la gorge à lui en faire mal au crâne ; parce que ses yeux hurlent « Je ne suis pas comme vous. » Est-ce une vérité, un complot ? Au final, de la normalité, il s'est bien écarté, à force de divaguer et de se considérer différemment que ce que lui permettait les spécificités de sa nature première. Humain. L'a t-il jamais été ? Pour être né de ce sang si gentil, de ce sang si loufoque, avait-il la permission de se creuser un chemin dans ce calcaire qu'il a couvert de son propre sang ? Avait-il la sensation de voler, lorsque ses ongles se sont déchirés sur le métal ? Avait-il la sensation de plâner quand ses yeux se sont mis à pleurer ? Peut-être le savait-il, au final. Il savait que ses impressions relevaient de la fascination, et de l'illusion. On le traite de drogué, de toxicomane, et jamais il ne dénie. C'est que peut-être au fond, il le sait, il fait semblant. Ou alors, il y a cette possibilité. Cette probabilité qu'il ait réussi à s'envoler, pour de vrai, dans ses faux-semblants, et que la réalité est devenue trop dure à supporter. Enfant unique au milieu de ses frères et sœurs, enfant solitaire au milieu de ses jumeaux, il n'a jamais été autre chose que cette recherche constante de ce que les autres abandonnaient. Peut on le nier ; sa volonté lui a fait poser les yeux sur l'inaccessible, et dans ses pêchés, ses tourments, sa folie, et notre incapacité humaine à effectuer ce qui ne peut être fait, il l'a réaliser. Atteindre des sommets qui n'existent pas, plonger des profondeurs qui tuent. Escalader des hauteurs qui écrasent. S'envoler vers des cieux qui désagrègent. Il le fit. Constamment. Accrochant chaque parcelle de sa vie à cette anormalité, cette violence de la conscience qui le fit chanceler sur le fil du quotidien, et de la réalité des hommes.

    Alors cela représente peut-être une explication.
    Une solution, peut-être même une définition. Le désire t-il ; être compris, être défini ? « Fou » est un mot qui lui plaît bien. Et pourquoi ? Parce que si l'on vous posait la question, si l'on vous demandait « définissez sa folie », que répondriez vous ? Auriez vous la certitude d'englober complètement ce qu'il est ? De ne pas vous focaliser que sur une généralité ? De ne pas vous concentrer que sur les détails ? D'oublier, d'ignorer, d'abandonner ou de mépriser ? L'humain ne se connait pas par rapport à lui-même, l'humain ignore qui est son voisin. L'homme sage ne sait pas ce qu'est le fou, quand bien même lui aussi l'aurait été. Le fou et le sage se valent, car ils ne sont ni l'un ni l'autre, et personne ne peut définir ce qui les écarte, les attire, les différencie et les saisit dans cet effet miroir qu'ils sont.

    Lorcan veut simplement exister.

    (…)

    La douleur, la douleur …

    Ferme ta gueule, et avance. Avance.

    J'ai mal …

    Je sais. Je m'en fous. Avance, fais-ce que tu as à faire.

    Je ne peux plus marcher … Je perds trop de sang. Je perds vraiment trop de sang, et c'est mon corps qui va lâcher. Ce n'est pas un caprice, je ne veux pas faire de caprice, mais mon dieu, j'ai trop mal, je n'en peux plus...

    Ta gueule. Avance. Fais ce que tu as à faire.

    Je … vais … juste crever à marcher comme ça. Bordel. Je suis un abruti. Je suis immature, non ? Pourquoi je me suis forcé à faire ça ? Est-ce que je m'entends moi-même quand je hurle comme ça ?

    Tais-toi. Bouge. Agis.

    Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que je marche ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas faire le choix de m'arrêter, bordel ? Pourquoi est-ce que j'ai encore mal ?

    Imperium. C'est la réponse.

    Quelle réponse conne. Donne m'en une autre. Je veux savoir.

    Non.

    J'ai mal. Aie pitié de moi.

    Je me suis jeté moi-même l'Impardonnable. Pourquoi, à ton avis ?

    … Mal...

    Pour ça. Ma propre faiblesse, mes propres douleurs. Pour ma volonté.

    (…)


    Les yeux pluvieux, il a le visage collé contre un mur. La porte s'est refermée derrière son passage en un claquement qui lui a martelé le crâne, vrillant son esprit dans une souffrance qui ne rend pas définissable ce qu'il éprouve. Être humain, cela fait longtemps qu'il s'est ôté ce plaisir, et par conséquent, cela fait longtemps qu'il s'est mis à craindre la douleur. Il refuse être la victime d'un achèvement de vie. Il refuse de mourir. Quelque soit le pourquoi, s'il y a la douleur, il devient cet enfant sans raison qui hurle à s'en déchirer la gorge, incapable d'affronter ses monstres, incapable de se maîtriser. Il gère très mal la douleur. Il ne surmonte pas la souffrance.

    Et là, ce « bobo » de sa poitrine le fait ramper dans son sang. Violence de son être, il s'étouffe, étranglé par la vague qui le tue de l'intérieur. Il a mal, il voudrait le hurler au monde entier pour que le monde entier désigne les bras qui viendraient l'étreindre. Mais il s'agenouille contre un mur pour avoir cette sensation, un peu, de relâchement. Tout le poids de son corps est réparti sur cet angle qu'il fait avec le mur, et qui soulage la tension de sa poitrine. Sur ses lèvres ouvertes, il y a ces traces qui creusent les sillons gercés de sa bouche, et soulignent les commissures dans un cisèlement rouge. Il inspire, et tousse, expire, et crache. Ses ongles crissent sur le mur, et Lorcan se détourne, bouge ses jambes, pour se relever. L'Impérium agit, se bat contre lui, et comme un ami, l'accompagne pourtant. Il se relève, et c'est un pantin que sa propre volonté agite et secoue dans ces frémissements de son corps, de sa douleur. Il est la poupée que lui-même joue à martyriser, et à couvrir du carmin qui sort de ses propres veines.
    Il est l'enfant qui ouvre ses yeux sur son propre coffre à jouet, sans savoir ce qui l'attendra à l'intérieur, mais en en ayant cette conscience camouflée, qui ne lui fait pas ressentir la surprise sur les détails qui viennent frapper sa rétine. Lorcan ne s'est pas laissé entraîné au hasard par le transplanage. Il lui fallait surtout s'éloigner de ceux qui aurait pu l'empêcher d'agir. Ceux qui auraient porté un regard humain sur ses décisions. Ceux qui auraient voulu le stopper. Qui lui auraient dit « Stop. Ce que tu veux faire, c'est mal. »

    Lorcan a décidé, enfant, de ne plus s'interdire le mal, afin de toujours mieux profiter du bien. D'être en mesure de déceler ses propres limites, et d'ignorer le monde manichéen. Lorcan a décidé d'être celui qu'il veut faire exister. Cette promesse, cette violence, c'est celle qui lui interdit de se considérer comme normal. Celle qui fait qu'il se vanterait presque de ses anormalités. Celle qui lui a fait assumer le menton haut le fait qu'il ait ce dragon dans le ventre, cette folie dans la tête. Celle qui le fait marcher, pas à après pas, les mains plaquées contre cette blessure qu'il méprise et qu'il ignore autant qu'elle le dévore et le tue.

    Alors quand, après plusieurs chute, il s'amortit sur ses sacs noirs, il ne s'émeut pas.
    Il ne s'émeut pas, parce que selon ses règles du jeu, il n'y a pas à craindre ce que les autres respectent. Alors quand, après plusieurs chutes, il rétablit son équilibre en appuyant ses mains sur un de ces sacs noirs, il ne s'étonne pas de ce qu'il ressent sous ses paumes, sous la matière plastifiée des sacs.

    Ce sont des cadavres.
    Rien de plus.
    Rien de moins.

    Il inspire cet oxygène chargé de ces fragrances d'ouate et de formol, et étudie autour de lui. Le savaient-ils, tous ces gens qui se battaient là-haut ? Dans les profondeurs des dessous de Ste Mangouste, les patients que l'on n'a pas sut, pas pu sauver, s'entassent en des tas que l'on mettra beintôt dans des frigos, pour la conservation du corps, jusqu'à l'appel des thanatopracteurs qui viendront effectuer sur eux leur travail. Le savaient-ils, tous ces gens qui se battaient là-haut ? Bientôt, peut-être, ils seraient eux aussi allongés dans ces sacs noirs.

    Les doigts accrochant la fermeture éclair qui hermétise le sac, il tire vers le bas.

    Le visage est jeune.
    Détails de courbes qui se fondent dans un mélange parfait, harmonieux et ciselé à même une chair devenue translucide dans la mort. Le visage est comme une tâche blanche au milieu de ce support noir et plastifié qu'est le canevas de ce sac mortuaire. Les doigts de Lorcan viennent effleurer les ponts que sont ces cernes qui creusent et tâchent ce masque monochrome d'un violet pointillé. La mort a pris, la mort contemple, et pourtant, la mort offre. Lorcan hésite. Il y a plusieurs autres corps autour de lui, dans cet endroit. Plusieurs autres corps, beaucoup d'autres bien plus vigoureux que celui-ci, mais Lorcan hésite. Le temps lui est compté, et celui-ci est jeune. Sur l'étiquette, il y a un nom qu'il ne lit pas. Il ne contemple que l'âge. 23 ans. Son propre âge. L'âge que son véritable corps devrait arborer, s'il ne l'avait pas abandonné. Ce défunt, allongé devant lui est jeune. Les cheveux noirs se froissent entre les phalanges de Lorcan qui respire faiblement.

    Se donne t-il vraiment le temps de réfléchir ?
    Indubitablement, oui. Tout l'esprit surdoué du faux garçon, du vieil enfant se met à hurler ces informations dont il a besoin, et qu'il avale, absorbe et compare les unes aux autres, pour effectuer ce choix qu'il sait important. La douleur n'existe plus, la phobie n'est plus présente ; il n'y a plus que son esprit qui analyse.

    Et son esprit qui confirme.

    (…)

    L'homme pointe sa baguette sur mon front. Il est habillé en blanc, et je le devine médicomage. Mais dans la tension qu'il y a dans ses yeux, et cet énervement qui fait trembler l'extrêmité de sa baguette, celle-ci rivée entre mes deux yeux, je sais qu'il n'y a plus cet instinct médical en lui. Il n'est rien de plus qu'un homme effrayé, presque bestial.

    « Qui êtes vous ? Que faites vous là ? »

    Je sais que sa rhétorique porte ses interrogations sur le pourquoi, entre mes bras, il y a ce sac mortuaire, et pourquoi celui-ci dessine un corps, allongé dans son dernier linceul. Je souris. Je souris de ces lèvres nouvelles, qui me font éprouver une sensation étrange de lourdeur au niveau de la bouche. Tout. Tout est absolument différent. Je découvre un équilibre et le rythme d'un corps que j'apprends, seconde après seconde, à qualifier de mien. Mes yeux papillonnent dans ce concert discret de mes cils qui s'effleurent et se courbent. Mes iris, nouvelles, oscillent. Je le sais ; le brun organique de ce corps cherche à récupérer ses droits, mais ma volonté ne permettra jamais autre chose que le vert sylve de mes yeux. Une couleur étrange, un peu bâtarde, s'en résulte. J'ai effleuré du regard mon nouveau reflet, et il y a, dans la mixité hétérochromique de ses yeux, une bizarrerie qui me plaît. Je suis nouveau. Neuf. Cela me plaît terriblement.

    Etirement de mes lèvres. Sourire automatique.
    Sourire mien.

    « A l'origine, je suis ici pour des anxiolytiques. »

    Il hésite. Il tremble. Il sait très bien que j'ai compris sa question.

    « Si vous me demandez pourquoi est-ce je sors des salles funéraires avec un cadavre dans les bras... »

    Et je baisse les yeux. Lentement. Tendrement. Le visage du corps est caché. Mais l'odeur du sang embaume mes mains, tâche ces vêtements que j'ai du lui ôter et enfiler de nouveau. Sur ces vêtements, il y a encore son odeur ; celle de ce corps que je viens d'abandonner. Il y a encore sa chaleur ; celle que je viens de remplacer. Mes yeux sourient cet amour, cette tendresse pour lui, pour moi. Merci pour tout.

    « … Je répondrais que je rends hommage à ce qui m'a gardé vivant. »
    « Posez ce sac par terre, et levez les mains ! »

    Il panique. Il sait que je trimballe un cadavre. Au dessus de nous, les gens hurlent. On entend des bruits d'explosion, et pendant une brève seconde, l'ampoule du couloir s'éteint. Pour se rallumer sur une situation qui vire lentement à ce conflit qui va me faire avoir mal à la tête. Je ferme lentement les yeux. Absorption de la lumière par ma rétine, quand je les rouvre, un cri s'échappe de la bouche. J'ai cessé de sourire. Mes ongles crissent sur le plastique du sac.

    « Je n'ai pas de temps à perdre. Excusez moi. »

    Et si je l'effleure, c'est de mon regard devenu trop froid. Le couloir reste silencieux, et il s'écarte sur mon passage. Au sol, le sang laisse une petite traînée qui accompagne les déplacements du sac, dans mes bras.

    (…)

    Disposant le sac dans un coin, protégé par le camouflage précaire d'un empilement de chaises les unes sur les autres, je me relève, pour observer d'un œil sévère le résultat de ce travail peu probant, mais néanmoins, je n'arrange pas plus les choses. Soit. Les choses intéressantes allaient commencer bientôt.

    (…)

    Une baguette, au milieu de ces cris, bruits, et explosions, vint rouler au sol, heurtant ma semelle dans un claquement doux. Abaissement de mon regard sur cette arme devenue inespérée, je ne mis cependant pas longtemps à deviner l'appartenance de cet artefact. Effleurement du sol par mes rotule, je fis glisser mes doigts sur la baguette, la récupérant dans ma main, me relevant pour la soupeser. Arme de puissance, je te connais. Je te reconnais, toi et ta chaleur, celle-ci née de la main qui te serre. Je te reconnais, car ta maîtresse est cette enfant monstrueusement forte. Dans ma poitrine, Pahal entrouvrit un œil. Je souriais. La fille Kahos, l'Artémis sauvage. Ma cousine, ma chère, belle, et terrible cousine. Un sourire ravi courut sur mes lèvres.

    « Allons. Qui a osé désarmer la princesse ? »

    Un sortilège me répondit. Impact, réflexe, une bulle bleue m'enveloppa, le temps d'une seconde, le temps que je me protège, le temps qu'on m'ignore. Silhouette inconnue, soldat ignoré, fou amusé, je déposais le vert définitif de mon regard sur le monde en train de s'émietter. Allons, allons.
    Mes prunelles trouvèrent Artémis.
    J'évaluais les lieux.

    Nouveau corps, nouvelles potentialité, et douleur en moins, la situation était à mon avantage, en considérant mes cartes en jeu. Je n'avais pas d'envie particulière de me jeter dans la bataille, car celle-ci ne m'intéressait pas. Cependant, Artémis était là. Et Lily aussi. Incertitude. Est-ce que je ne ferais pas mieux de retourner en arrière, vérifier que la Lionne allait bien ?

    « Trouve l'hôte de Kahos. »

    Grondement viscéral de mon invitée. Entre mes phalanges, la baguette virevoltait.

    « Artémis Dragonneau. Je sens les murmures du fils avalonien. Je sens son énervement. Trouve la. »

    Ne crois-tu pas que cela pourrait l'énerver plus encore de te sentir à proximité ?

    « C'est pour cela que je veux que tu le trouves, Lorcan. »

    Entendue, beauté.

    Pahal rit.

    J'avançais. J'avançais, franchissant des nuages de poussière, marchant lentement, pour m'y camoufler, mes yeux accrochant les détails de scènes qui explosaient tout autour de moi. Et puis, finalement, m'arrêtais devant elle. Brune de mon sang, regard bleu, tueur, déstructeur. Je m'agenouillais, plongeant mes yeux dans les siens. Le vert de mon esprit contre le bleu de sa haine.

    « Bonjour ma chérie. »

    Et posant le bout de sa baguette sur les liens, entrepris doucement de les lui découper, avec douceur, lenteur, minutie.

    « Ton père est tombé. »

    J'abaissais les yeux sur mon travail. Sur ce nouveau visage mien, je ne laissais filtrer aucune émotion.

    « Mon oncle est tombé. »

    Une première corde tomba.

    « Fais moi plaisir. Ne blesse jamais ceux que j'aime, car je serais le premier à te clouer au sol si cela devait arriver. Mais. »

    Je relevais lentement mes prunelles dans les siennes.

    « Sois la Reine. A partir de maintenant. »


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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Mer 12 Mar - 0:00

Je veux que le pouvoir
grandisse de par mes manières


We fight or we died




Event





Que diablerie que ces gens incapables de comprendre. Incapable de comprendre le danger qui les guettait. Dans son infini finesse, Kahos glissait sous ma peau blanche, poli comme le cristal. Il semblait danser, s'amuser comme un monstre fou. Cette folie à laquelle il aimant tant s'y abandonner. La marque de son passage laissait de fines marques noires qui semblaient s'estomper dans le flot sanguin de mes veines. Ce tatouage vivant me laissait perplexe. Il grandissait de jour en jour et je ne savais si un jour je réussirais à le contrôler. L'on aurait dit qu'il me mangeait de l'intérieur, qu'il consommait ce qui faisait de moi un être humain. L'empathie, la compassion, l'amour autant de chose qu'il m'était de plus en plus difficile à concevoir. Je devais laisser ces choses constituant mes faiblesses pour grandir en force et qu'enfin je puisse prétendre à la place qu'il m'était accordé de droit divin. J'étais l'impératrice dragon celle qui ferait de ce bas monde un univers digne de toute l'horreur et la noirceur de notre véritable nature.
Pendant un court instant le tonner des cieux venait s'abattre dans ce laboratoire. Une arme à l'ampleur dévastatrice accrochait directement mon attention. Où cette bâtarde avait-elle pu se fournir ce monstre. Monstre qui balaya d'un simple geste ces parasites. Qu'il était délectable d'imaginer une telle arme en ma possession. Un besoin pressant de possession m’empara subitement. Comme ces vêtements que je voulais coûte que coûte je voulais cet instrument. Il n'y avait rien de mieux que ce sentiment qui vous chatouillez le cœur et l'esprit. Ce frisson qui vous confirmait la puissance de vos gestes et paroles. Toutes ces choses qui vous donnez le pouvoir. Un pouvoir que vous vous accapariez comme un nain insatiable d'or. Cette arme me débarrasserait de tous ces gens.
Salivant déjà de cette future réussite je levais ma baguette avant que l'on me la retire. Un lâche venait d'expulser ma baguette loin de moi. Ce lâche qui finirait loin de tous ceux qu'il aimait. Matthias Hobbes était idiot. De toutes les factions possible et inimaginable, même défaitiste, l'anneau de Jade lui permettait de garder la vie qu'il aimait tant. Il avait été voir ailleurs. Espérons pour lui qu'une main assez idiote puisse se tendre vers lui pour mieux pouvoir le réduire à néant par la suite. Je plaignais sa sœur. Elle était une de ses faiblesses et j'adorais m'en servir pour faire plier mes ennemis devant moi.
Mes liens semblaient se désagréger d'eux-mêmes. La liberté de mouvement me serait bientôt de nouveau permise. Il ne fallait plus grand-chose. Un simple mouvement de Kahos et j'étais de nouveau en jeu. Cependant il y eut un problème. Un quelque chose qui fit vibrer ma poitrine. Un sentiment me fendit le cœur. Kahos lui-même avait arrêté de rire et de bouger. Un rictus se forma sur mon visage et mes yeux ne voyaient plus que le néant. Je m'étais matérialisée dans notre inconscient. Dans ce lieu inexistant aux yeux du monde. Notre monde caché bien plus profondément que la mémoire de nos secrets. Là, pas besoin de respirer, pas d'envie primaire juste notre raison et le semblant de nos existences imaginé par mon esprit débordant.
*L'âme de ton père est touchée. Je ne donnerais pas chère de sa survie.*
Mon poing s'abattait dans la formation nuageuse de son corps. Il ne pouvait dire vrai. J'avais ressenti cette perte soudaine, mais je ne pouvais y croire. Mon attention se porta soudain sur l'odeur alléchante d'un autre dragon. Lorcan, mon cousin. Lui, ici. Son odeur avait changé. Il n'en demeurait pas moins celui que je connaissais bien. Celui que je traitais comme mon égal, le seul.
Lorsque mes yeux se rouvrirent sur le monde je découvrais un autre visage. Celui d'un parfait inconnu, mais qui m'inspirait confiance. C'était lui et son esprit semblait détraquer. Détraquer il l'était toujours, mais je lui découvrais une autre forme de démence. Il empestait la chair en putréfaction et je me demandais quelle diablerie m'avait-il encore inventé.
« Bonjour ma chérie »
Oui c'était lui. Sa voix résonnait comme elle le devait. Kahos était de toute façon sur ses charbons ardents. Il voulait la bête de mon cousin. Il la souhaitait autant que cette maudite harpie. Celle-ci était bien plus honorable.
*Je veux y goutter Artémis !*
Mes poings se serraient de plus en plus fort. Cette rivalité bestiale voulait que je m'éloigne ou que je saute les yeux fermés sur ce corps inconnu. J'en mourrais d'envie. Je voulais toucher sa peau, la voir se fissurer puis se disloquer. Écouter le battement de ce petit cœur qui me chantait aux oreilles... Il m'appelle et pourtant je résiste. Je ne peux dire un mot, ma mâchoire est engourdie. Kahos est un chieur !
« Ton père est tombé. »
Un manque d'oxygène. Ce spasme qui m'envahit. Mes yeux restant grand ouvert, incapable de fixer autre que Lorcan. Lui... Ce putain de descendant qui me dit mon pire cauchemar. Je transpirais. Je ruisselais de cette colère qui tentait de m'échapper. Ce volcan qui voulait montrer au monde toute son animosité. Cette rage que je ne pourrais me débarrasser.
« Mon oncle est tombé. »
...
« Fais moi plaisir. Ne blesse jamais ceux que j'aime, car je serais le premier à te clouer au sol si cela devait arriver. Mais. »
...
« Sois la Reine. A partir de maintenant. »
Un cri sortit de ma bouche. Un cri stride qui exprimait toute l'horreur que j'avais à écouter ces mots. L'homme de ma vie était mort. Celui que j'avais toujours aimé, adulé, suivit, encourager, écouter. Celui qui représentait le narrateur de ma vie, annihilée. Chaque barrière de mon corps s'écroula. Plus de lutte pour ne pas succomber à la folie de Kahos. Plus de retenue. Kahos n'était plus censuré. Mes doigts s'étaient posés lourdement que les épaules de Lorcan. Ce Lorcan complètement inattendu. Je le secouais pour qu'il ravale ses mots. Faire que jamais il n'eut avoué cette imondité.
« Non ! Ne redis plus jamais ça ! Pas toi ! »
Le laissant tomber je ramassais ces larmes qui venaient de perler sur mon visage. Sur mon index je les observais. Elles n'étaient pas transparentes. Elles étaient rouges. Je ne réussissais pas à contrôler ma respiration. Kahos avait besoin d'oxygène. Mes yeux devaient refléter d'un bleu transcendant, ce bleu glacial et inhumain tout droit sorti d'Avallon. Je me levais en récupérant mon arme qui murmurait.
La première personne croisant mon regard fut cette bonne femme à l'arme monstre sur qui je fixais ma baguette et jetais un Prohibere-spirandi tout en continuant de marcher en sa direction.

Hasard :
 

J'avançais tout droit sur elle en maintenant mon sortilège. Elle lâchait ce qu'elle avait en main pour diriger ses mains vers sa gorge, qu'une force invisible bloquait. Son visage changea de couleur avant qu'elle ne tombe à genoux sur le sol et que je ne stoppe mon emprise sur sa personne. Elle sembla reprendre son souffle péniblement et arrivant juste à coter d'elle je me saisissais du col de sa chemise pour la jeter un peu plus loin. Je riais. Kahos s'exclafait. Je me changeais peut à peut en dragon. Mon visage était blanc et faisait ressortir ces veines que l'on pouvait imaginer exploser. Mes os craquait et je sentais ma force grandir. Cette arme semblait bien frêle et inoffensive dans mes mains. Pourtant j'imaginais sans un mal ce qu'elle allait faire subir à cette pièce. Je voulais qu'ils meurent tous. Je voulais faire ça avant de succomber totalement à Kahos. Je voulais d’abord exprimer mon chagrin. Plus jamais je n'en aurais.
Mon doigts enfonça la gâchette et dans un grondement mémorable l'on puis voir l'ensemble des fioles et instrument de laboratoire exploser. Le résultat chimique de ces rencontres créa une explosion sans précédent qui balaya toute la surface de la pièce et qui j'en était sure c'était propagée dans tout l'étage. Le souffle de l'explosion me projeta à quelque mètre en arrière, dans une porte qui avait exploser à mon contact. Je ne ressentais pas la douleur, pas pour le moment. Je me relevais comme si rien ne c'était passé. Je n'avais rien. Mon corps était intacte grâce à l'emprise de Kahos bien que je ne doutais pas de la douleur des jours à venir. Tous avait été balayé. J'étais là, debout, balayant du regard le jadis d'une pièce, souhaitant que personne ne se relève. Il n'y avait dans mes pensés que le mot mort. La mort que je donnerais à tout être me barrant le passage. Je devais trouver mon père.
       
       



Dernière édition par Artémis D.Dragonneau le Mer 12 Mar - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Mer 12 Mar - 0:00

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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Jeu 13 Mar - 17:08


Douleurs incompréhensibles d’un matériel qui vous échappait, Nienna subissait pour la première fois une souffrance physique qu’elle n’avait jamais connue auparavant. Bien que cette étrange boule d’électricité semblable à des nerfs humains l’ait touché à ses pieds, la vivacité d’une brûlure se propageaient jusqu’au bout de ses phalanges, la paralysant un instant dans ces mouvements, derrière cette table de métal à présent méconnaissable puisque débarrassée de ses fioles en tout jour et réduite en quelques morceaux aléatoires. Retenant un hurlement de douleur, les larmes lui montaient aux yeux comme jamais et, fermant ceux-ci de toutes ses forces, les effaça d’un revers de manche. Qu’était-ce que cette arme ? Où se l’était-elle procurée ? Plus rien n’était visible dans la salle embrumée de fumée grisâtre, à un tel point que la seule personne que la jeune Eléane put ligoter sans réfléchir fut la princesse Artémis Dragonneau.

Bien joué.

Un minuscule homme courra devant ses yeux, provoquant un moment d’absence dans son regard qui fixait cette étrange mouche rasant le sol. Reconnaissant les traits du directeur de Poudlard, Nienna ne put réprimander un fou rire qui raviva la brûlure de ses mâchoires. Qu’elle était mauvaise. Mais bien avant qu’elle ne se reprenne pour l’aider, elle l’avait perdu de vue.

Assise, la jeune femme se rassurait de ne pas voir son fils dans la bataille. Sa première année à l’école de sorcellerie l’influencerait déjà sur beaucoup de points, mais elle était satisfaite de ne pas le rencontrer au détour d’un couloir en ce jour malsain. Prenant conscience qu’elle n’appartenait à aucun des camps qui se déchiraient à trois différents malgré ses idéaux biens précis, Nienna se refusa à revenir sur ses pas. Ils n’étaient pas dans une dictature, bordel.

Un rapide coup d’œil lui fit observer le jeune Hobbes pendu par les pieds. Pour peu de temps, une jeune fille lui portant secours dès que le nuage se dissipa. C’est alors que la vision de la princesse s’imposa à tout le monde et, sans réfléchir, elle fut le terrain le plus intéressant. Sa baguette vola et ses liens se brisèrent, mais l’apparition d’un Scamander – toujours le même, paraissait-il – la retrancha dans ses mouvements.

Absence de conscience.
Nienna constatait.
Constatait sa connerie de rester derrière cette table.
Principalement quand la princesse dirigea l’arme qu’elle venait de se procurer vers ladite table.

Hurlant d’effroi, elle eut à peine le temps de courir à quelques mètres pour s’écarter de l’explosion infernale que la princesse provoqua, sa joue entaillée d’un morceau de métal qui quitta sa plaie instantanément. Immobile, elle savait Artémis jouir de ses dégâts.

Mais cela suffisait.
Sa colère montait et le fait qu’elle ne puisse voir autour d’elle que des corps allongés la révoltait.

« Toutes mes excuses, je déteste les monarchies, marmonna-t-elle dans sa barbe avant d’élever sa baguette discrètement, consciente de son état lamentable pour se défendre si son sort loupait. Impero. »

« Hé, merde ! »

Trop faible. Elle était trop faible.
Ce n’était plus des forces qui lui fallait, mais bien un régiment.

Préférant jouer la carte de la discrétion, sa silhouette disparue dans le tournant d’un mur.


Dernière édition par Nienna Selwyn le Jeu 13 Mar - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Jeu 13 Mar - 17:08

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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Jeu 13 Mar - 21:20

Petit à petit, en silence, la fumée se dissipa, laissant place à un étrange mutisme glacé. Et tandis que les volutes de l’épaisse vapeur se dispersaient, Éléane, encore à demi cachée à la vue de la princesse par une étagère, s’avança d’un pas, définitivement décidée à stopper celle-ci dans son élan. Mais alors qu’elle levait sa baguette dans l’espoir de totalement lui ôter la possibilité d’exprimer ses fureurs, elle fut distraite par une puissante lueur bleue qui se refléta sur sa baguette et sur le sol blanc et laissa danser ses reflets le long des rayons couleur bois, diluant sa lumière dans ce qu’il restait de fioles intactes et projetant sur les murs d’étranges réverbérations teintées d’azur.

D’Artémis ou de Blanche, en ce moment, la jeune femme n’aurait pu dire qui l’irritait le plus. À vrai dire, peut-être cet homme. Cet homme au teint bleuâtre qui, comme s’il ne se fut pas trouvé au milieu d’un champ de ruines et de buées, profitait de la diversion créée par ce concentré d’électricité pour minutieusement, scrupuleusement, délicatement, presque langoureusement, délivrer Artémis des liens qui l’enserraient si bien.

À la vue de cette étrange personne, son corps se crispa. Elle voulut intervenir, l’empêcher d’agir, le sommer de ne pas libérer le monstre qu’emprisonnaient ces cordes. Mais en ce moment de tension où son corps irradia d’une force nouvelle, son pied la démangea. Dans un premier temps, elle ne s’en soucia pas : la lueur bleue de ce nerf d’énergie qui se reflétait dans le gris de son iris captait d’une manière tout autre son attention. Mais son pied la démangea à nouveau. Elle le frotta alors contre son pantalon, dans l’espoir de calmer cette inutile et inappropriée irritation. Que ne pouvait-elle se soucier de ce genre de considérations en des temps moins graves ? Mais ce titillement la dérangeait tant et si bien que, résignée, elle baissa la main dans le but d’atténuer la gêne quand, burlesquement, quelque chose la mordit.

La mordit ?

Sceptique, elle constata que son index était désormais gratifié d’une nouvelle goutte de sang. Cette situation, si elle n’avait pas porté à pleurer, aurait plus que probablement porté au plus grand des fous rire. Mais, si tant est qu’elle ne l’eut jamais eu, elle n’avait pas le cœur à l’autodérision, et un regard vers le sol lui fit alors comprendre qu’à ses pieds, c’était un minuscule Tobias qui demandait à se faire remarquer d’elle.

Elle n’avait pas le cœur à la dérision mais, malgré le dramatique de la situation, elle sentit poindre en elle un rire nerveux, rire qu’elle réprima pour mieux aider le petit homme qui, à ses pieds, agitait nerveusement les bras. Mais au même moment, presque gracieusement, mais néanmoins à une vitesse impressionnante, la boule bleue rebondit d’un bout à l’autre du laboratoire, brûlant gravement la jeune femme qu’Éléane avait libérée quelques minutes auparavant. Énervée par la situation et se laissant pour une fois dépasser par ses émotions, l’ancienne lionne lança alors un juron qui, bien qu’il résonna dans toute la pièce, semblât n’être remarqué que par elle même. Elle venait de perdre Tobias de vue… et il était probable que sa petite taille ne lui permette pas de survivre bien longtemps dans cette arène de verre et de sang. Sur un coup de tête, elle prit alors l’initiative de lancer un sortilège avec l’espoir qu’il lui permettrait de faire voler Tobias jusqu’à elle et, ainsi, de le retrouver. Qu’importe qu’être ainsi charrié tel un objet soit humiliant si cela pouvait lui permettre de survivre et, qui sait, de se rendre utile.

Sortilège:
 


Si trois oui au sort précédent :
 

Malheureusement, dans cette agitation, Éléane, bien qu'elle parvînt à retrouver Tobias, ne parvînt pas à le ramener jusqu'à elle. Elle le vit se soulever légèrement dans les airs à l'image d'une libellule froissée, s'approcher d'elle et, effrayé, s'accrocher à un livre. Elle aurait pu insister, mais au risque de le blesser, elle préféra le laisser là où il avait décidé de se poser, en espérant que s'il n'avait pas eu l'intelligence de se laisser faire, il aurait au moins celle de ne pas quitter l'endroit qu'il venait de choisir comme terre d'exil.

Un cri retentit. Un cri brutal et bestial qui rappela Éléane à ce qui la préoccupait avant que Tobias ne vienne réclamer - et ensuite indirectement refuser - son aide : Artémis. Il y avait en la personne de la princesse quelque chose de presque inhumain, d’animal, qui hurlait sa douleur de voir un être proche s’oublier au néant. Ainsi, le roi était mort. Le tyran n’était plus. Mais le fruit de son éducation lui, subsistait bel et bien. Et quelle que soit cette chose qui l’animait avec tant de rage, elle devait être stoppée et ce, d’autant plus vite que l’éclat qui brillait dans sa main avait dans ses lueurs quelque chose d’extrêmement menaçant. Elle devait l’arrêter. Pour quelques heures encore, elle était une Greengrass. Et une Greengrass ne pouvait avoir peur. Elle devait stopper l’animal qui, telle une bête affamée, pleurait son désespoir. Elle devait l’immobiliser.

Et alors que des larmes rouges perlaient au coin de ses yeux, la princesse pointa son arme vers la table. Elle devait l’arrêter. Un furtif coup d’œil aux alentours lui apprit le départ de la brune et de son corps calciné. Non, elle devait fuir. Elle n’avait plus le temps de ne pas avoir peur, elle devait fuir. Précipités par un mouvement indompté de son corps, mus par une force instinctive et brutale, ses pieds foulèrent alors le sol l’un après l’autre, rapidement, emportant Tobias dans leur foulée et déplaçant sur leur passage de nombreux débris de verres colorés. Et instinctivement, dans une impulsion vitale à la fois charnelle et compulsive, un protego totalum sortit du plus profond de ses entrailles pour résonner dans l’immense pièce, peu avant que, dans un fracas sourd et puissant provenant d’un épicentre purement artificiel, un séisme factice ne déplace, dans le souffle puissant dans son passage, étagères et fioles, faisant se rencontrer en des endroits improbables de nombreux bouts de bois et débris vitreux. Et dans la puissance des secousses qui ébranlèrent la pièce et qui décollèrent les carreaux blancs qui couvraient le sol, les vitres éclatèrent, ajoutant à l’assourdissant fracas de l’explosion un désagréable tintement cristallin.

Hasard, hasard, hasard !:
 

Un fracas. Du bruit. Beaucoup de bruit. Le choc de nombreux objets indistincts. La pression de la table au-dessus de leur tête. Et toujours ces claquements incertains, ces assourdissants chocs. Plus rien. Lutter. Juste des sons. Des sons mais plus de lumière. La poussière. Le combat incertain d'un corps face à la puissance de l'air qui gronde. La poussière qui vole. Les débris qui se brisent sur la peau. Et la fumée qui se déplace et s'empare de l'être. Et le dos qui claque contre le bois. Se battre, ne pas abandonner. Et la main qui défait de sa protection le minuscule être qu'elle y avait logé. Et toujours ce vagissement terrible des débris qui fendent l'obscurité, ce vacarme incertain.

Et puis ce fut le chaos, le néant. Soudainement, la déflagration se tut, le corps prit conscience qu'il avait survécu et, en silence, s'évanouit.






Un sifflement.







La douleur du corps.

Le bourdonnement incessant des oreilles.

Le liquide chaud qui par endroit quitte la chair pour s'offrir le luxe de s'exposer à l'air libre.

Et toujours ce sifflement continu, perpétuel, qui résonne aux oreilles comme l'alarme lancinante et continuelle qui annonce la catastrophe.






Blessée et fatiguée, Éléane toussa, laissant quelques gorgées rougeâtres teinter son pull avant d'ouvrir les yeux. Elle était consciente, en vie. En vie. Elle sentit l'air froid et poussiéreux pénétrer sa gorge, rencontrer le pénible bourdonnement de son ouïe et en ressortir douloureusement. Un souffle acariâtre mais vivant. Un souvenir. Sa baguette. Sa main serra l'objet et le contact chaud du bois la rassura. Alors, chancelante, elle redressa sa tête douloureuse et, la respiration sifflante, les pensées encore légèrement confuses, observa autour d'elle, parmi les débris, dans l'espoir un peu vain qu'ils lui murmureraient que tout allait bien. Tout allait bien.


Dernière édition par Eléane I. Greengrass le Dim 16 Mar - 12:50, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Groupe 1: «La surprise est l'épreuve du vrai courage »   Jeu 13 Mar - 21:20

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