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 EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1

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Obscuro Momentum
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MessageSujet: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Sam 20 Déc - 9:41


Multi sunt vocati, pauci vero electi

Artémis Dragonneau - Matthias Hobbes - Eleane Greengrass - Victoire Weasley-Scamander


    Les babillements d'enfant et les rires résonnaient dans la maison. Malgré la pluie continue qui ne semblait plus vouloir quitter le ciel anglais, la bonne humeur et la joie régnaient dans la villa de la banlieue londonienne. Peut-être était-ce dû à l'approche de Noël, peut-être était-ce pour parer au froid omniprésent à l'extérieur mais dans tous les cas, les lumières qui éclairaient toutes les pièces faisaient rêver Selim et courir Gabriel dans tous les sens. L'odeur de la sève du sapin, du feu qui crépitait dans la cheminée et des biscuits qui cuisaient lentement dans le four finissaient d'achever le cadre idyllique d'une vie de famille normale et tranquille.

    Assise à la table de la cuisine, Victoire Weasley regardait Gavried jouer avec son fils pendant que, à ses côtés, Margaret regardait le spectacle en sirotant son thé encore brûlant. Lysander n'était pas là, pour changer un peu. Les deux femmes observaient les garçons jouer ensemble, courir entre les canapés du salon, zigzaguer entre les obstacles que créaient les jouets du bébé sur le sol. Chaque fois que Selim s'approchait trop du feu, Gabriel venait se poster près de lui alors que l'enfant reculait en murmurant Chaud, chaud. Personne ne se doutait qu'à l'extérieur se rassemblait un petit groupe en robe noire et au visage dissimulé sous de larges capuches.
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Dim 21 Déc - 8:01


    Lysander était parti tôt ce matin-là. Se retournant dans le grand lit vide, Victoire jeta un coup d'oeil sur le réveil qui indiquait avec ses gros chiffres fluorescents qu'il n'était que huit heures. Un soupir passa la barrière de ses lèvres en pensant que Selim ne viendrait pas trottiner dans son lit avant une demi-heure, au minimum. Gabriel releva sa grosse tête d'ours du tapis qu'il s'était approprié et regarda sa maîtresse avec une lueur d'espoir. Peut-être lui permettrait-elle de monter entre les draps doux, pour une fois ? La blonde hésita longuement puis hocha la tête en tapotant l'espace libre à ses côtés. Le gros chien ne se fit pas attendre et monta le plus délicatement possible, avec son énorme masse de poil et de muscles, pour s'allonger avec un sourire canin. Victoire perdit sa main dans les longs poils de la bête et partit dans ses pensées.

    Cela faisait quelques mois maintenant que le Roi était mort, qu'elle avait pu reprendre son travail de manière tout à fait normale. Et pourtant, l'enquête piétinait toujours. Chaque semaine, quelques nouveaux corps. Chaque semaine, de nouveaux points d'interrogation sur le tableau qui occupait un mur entier de son bureau. Et lorsqu'ils trouvaient une réponse, elle ne les aidait pas le moins du monde et ne faisait qu'obscurcir encore les liens ténus qui semblaient lier certaines personnes à l'enquête. Encore un soupir. Le médecin légiste lui avait dit qu'elle se rendrait malade avec cette affaire, Caprice n'avait fait qu'approuver. Un petit trottinement la tira de ses pensées et elle se redressa sur ses coudes pour voir son fils gravir la montagne que représentait Gabriel. Son sourire lumineux lui donna envie de rire et elle le réceptionna entre ses bras grands ouverts.

    Mam ! Manger !!

    Victoire éclata de rire. Selim, presque deux ans, savait parfaitement s'exprimer mais ne prenait pas la peine de faire des phrases à rallonge, préférant se contenter des mots essentiels. La vélane le souleva bien au-dessus de sa tête, le faisait glousser de plaisir et le reposa sur son ventre en s'asseyant.

    Qu'est-ce que tu veux manger, ptite tête ? Des pancakes ? Des tartines ? Des céréales ?

    Des oeufs ! Une saucisse, du bacon.. Et un jus d'orange !

    Victoire secoua la tête, fit passer son fils sous son bras et le porta tel un sac de patates jusqu'à la cuisine. Bientôt, le crépitement du petit déjeuner se firent entendre et l'odeur se répandit dans tous les étages de la maison. Une porte s'ouvrit et un bâillement ensommeillé leur parvint. Gavried s'était décidé à venir partager le repas avec sa meilleure amie et le petit garnement qu'il adorait. La blonde savait parfaitement que, dans quelques heures, Maggy viendrait leur rendre visite, comme à son habitude depuis qu'elle avait envoyé toute sa famille aux Etats-Unis pour les protéger d'une menace que tout le monde redoutait mais à laquelle personne ne croyait plus vraiment.

    Une fois le petit déjeuner avalé, Victoire profita de la présence de Gavried pour lui confier le bébé et prendre du temps pour une douche et un bon moment de réflexion dans son bureau où les feuilles s'élevaient par piles entières et les rapports d'autopsie prenaient une grande partie du tableau supposément blanc mais dorénavant recouvert de photos, de petites notes personnelles et de traits reliant certains visages avec d'autres. Lorsqu'elle entendit la sonnette de l'entrée résonner, elle se rendit compte qu'à part un nouveau compte rendu sur les avancés de l'enquête, elle n'avait fait que piétiner. Avec un sentiment d'impuissance, elle se leva et alla à la rencontre de son amie.

    Assise à la table de la cuisine, Victoire regardait Gavried jouer avec son fils pendant que, à ses côtés, Margaret regardait le spectacle en sirotant son thé encore brûlant. Les deux femmes observaient les garçons jouer ensemble, courir entre les canapés du salon, zigzaguer entre les obstacles que créaient les jouets du bébé sur le sol. Chaque fois que Selim s'approchait trop du feu, Gabriel venait se poster près de lui alors que l'enfant reculait en murmurant Chaud, chaud. Puis, l'alarme se fit entendre. Victoire se leva vivement, attrapa Selim par la main et le fixa gravement.

    Tu te souviens de ce qu'on a répété la semaine passée ? Si l'alarme sonne, comme maintenant, qu'est-ce que tu dois faire ?

    Me cacher dans mon passage secret et ressortir seulement si j'entend le mot de passe.

    Parfait. Alors file. Vite.

    Gavried et Maggy ne s'étaient pas interposé pendant la petite discussion mais attendaient, la baguette à la main. Finalement, Victoire fit coulisser la sienne le long de son avant-bras et se posta entre ses deux amis. D'un mouvement, elle leur fit comprendre que rester dans l'entrée n'était pas la meilleure idée. Elle poussa un tableau, pressa sur quelques boutons qui activaient les défenses de la maison et se dirigea dans les étages suivies par Gav et Maggy.
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Éléane I. Greengrass
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Lun 22 Déc - 19:40

À l’extérieur, l’épaisse neige qui avait recouvert Londres et ses alentours de son manteau glacé s’amollissait en petites gouttes éparses, entachant la blancheur candide de l’hiver des maux diluviens de l’Angleterre. Le froid de l’hiver avait transporté avec lui ses habituelles réjouissances étincelantes et sonores. Les rues s’emplissaient d’odeurs de pâte montée, les échoppes s’enjolivaient de mille clartés nouvelles, les discussions se faisaient plus bruyantes et des voix enfantines égayaient désormais les foyers de leur présence hivernale. Noël approchait. Noël approchait et, pour autant que cela ait encore de l’importance, pour la première fois, elle ne rejoindrait pas sa famille pour les traditionnelles réjouissances de fin d’année.

Pensive, elle passa un doigt songeur sur la courbe de sa mâchoire et son reflet lui répondit dans un léger soupir. Dans la pièce adjacente, un bruit sourd se fit entendre, suivi d’un second soupir, plus ample, plus profond, et une voix familière la tira de sa rêverie :

« Je ne suis pas certain d’avoir envie y aller, Éléane. Je n’ai pas particulièrement envie de passer ma soirée en compagnie de ce pleutre de Foil ».

Depuis la salle de bain où elle ombrait sobrement ses paupières, la jeune femme, passablement amusée, répliqua sans prendre la peine de se déplacer :

« Cesse donc de faire l’idiot, tu n’as plus quinze ans, tu as passé l’âge de faire l’enfant ! Prépare-toi, on nous attend à huit heures. »

Pas le moins affectée du monde dans la tâche qui lui incombait, elle humecta la pulpe de ses lèvres de son index et finalement, n’obtenant pour seule réponse que le mutisme de son interlocuteur, elle quitta la salle de bain, jusqu’alors restée entrouverte. Tout en enfilant adroitement l’une de ses chaussures, elle se dirigea alors vers Matthias et lui désigna le costume qu’il avait délaissé sur une chaise non loin du canapé

« Je ne tiens pas à me présenter seule ce soir alors qu’à ma demande, ils auront prévu un repas supplémentaire. Alors tu enfiles ce costume, tes chaussures et dans dix minutes, tu es prêt ! Dix minutes, pas une de plus. On va être en retard. »

Guettant les prunelles à la fois railleuses et joueuses de son compagnon d’enfance et constatant son inactivité latente, elle ajouta, dans une provocation complice : « Plus vite que ça ! »

Visiblement contrarié, le jeune homme passa sa main dans ses cheveux et se laissa tomber dans le fauteuil à oreilles qui faisait face à la cheminée tandis que, exaspérée, l’étudiante observait son chat Edgard, qui jusqu’alors s’était contenté de ronronner gaiement sur le tapis, profiter de la situation pour aller polir son poil gris entre les mollets du sorcier. Agacée, mais néanmoins très calme, sa maîtresse pivota en direction de la pièce qu’elle venait de quitter. Chemin faisant, elle manifesta son mécontentement d’une façon qui, elle l’espérait, irriterait et ferait réagit la créature inerte qui tentait de se faire oublier dans l’un des recoins sombres de l’appartement, à peine éclairé par la lueur des flammes et par celle qui provenait de la salle de douche.

« La prochaine fois, je demanderai à William de m’accompagner », lui dit-elle simplement, mais d’un ton à la fois convainquant et convaincu.

Sans ressentir le besoin de s’étendre davantage sur le sujet, elle regagna la salle de bain dont elle ressortit cinq minutes plus tard, les lèvres rougies et les cheveux remontés en un chignon soigné, en finissant d’enfiler une robe noire, simple mais distinguée, qui ceignait délicatement sa taille et flottait quelques centimètres au-dessus de ses genoux. À la vue de la tenue sobre mais impeccable et de bon ton que portait désormais Matthias, un sourire satisfait illumina son regard. Elle aimait l’idée d’être accompagnée par son ami parce qu’il était élégant et fier, parce qu’il avait les manières adéquates, mais aussi et surtout parce qu’elle était certaine que la soirée ne pourrait être que plus agréable en sa compagnie. Elle connaissait pourtant relativement bien Gavried qui l’avait invitée à se joindre à leur repas, mais il n’en n’allait pas de même de Victoire ou Margaret, avec lesquelles elle n’avait jusqu’alors jamais véritablement eu l’occasion de faire plus ample connaissance. Et si elle évoluait en général aisément en société et supportait sans encombre de figurer dans une foule d’inconnus la mine souriante, l’idée de passer les derniers jours de l’année sans un ami proche à ses côtés lui aurait probablement été difficile à accepter. Et ce soir, par dessus tout, elle se refusait d’être la proie des clins d’oeil surfaits, des boutades pseudo-intéressées et des gestes faussement déplacés d’un Gavried grisé de mets divers et de vin. Tous trois, bien que Matthias ne semblait pas lui donner raison, n’avaient-ils pas passé l’âge de se chicaner pour des futilités ?

Déliant ses jambes longues et fines, elle s’avança vers le beau brun d’un pas assuré et, une fois qu’elle fût assez proche de lui, lui offrit son dos en dégageant légèrement sa nuque :

« Aide-moi à la fermer s’il te plaît ».

Au contact de ses mains sur ses omoplates, un insignifiant frisson parcouru son échine et elle ferma les yeux, se délectant pour quelques secondes du rythme conjugué de leurs respirations. Le remerciant, elle redressa ensuite la tête, rajusta l’une de ses boucles d'oreille d’or blanc et se dirigea vers la fenêtre où elle avait déposé son manteau quelques heures auparavant. En contrebas, la Tamise la gratifiait de quelques splendeurs nocturnes. Bien que le fleuve noir lui offrait chaque jour le loisir de contempler de nouveaux tableaux, elle ne se lassait pas du spectacle de la rivière qui s’animait au gré des vents et des passages ; il l’apaisait. La nuit ne pouvait être qu’agréable.

Ils ne pouvaient s’attarder plus longtemps. Déterminée, elle fit claquer ses talons sur le sol avant de s’emparer, d’une main à la fois douce et ferme, d’une poignée de cette poudre légère et noire qui trônait dans une soucoupe auprès de l’âtre. Un souffle et elle disparut dans les méandres de flammes verdâtres.

[…]

Le foyer plein de vie qu’elle avait imaginé, désert des rires qu’elle avait espéré y trouver, n’était habité que par le bruit strident de ce qui semblait être… une alarme. Délaissant les cadeaux qu’elle avait destinés à ses hôtes et ne prenant pas la peine de se débarrasser de la suie qui couvrait sa robe et sa peau par endroits, elle jeta un regard circulaire sur le salon, s’attardant sur l’un ou l’autre jouet égaré.

Le halo vert qui flamboya sur les murs lui apprit que Matthias était arrivé. Elle échangea avec lui un regard interrogateur et inquiet et un pressentiment guida ses pas vers les rideaux qui, tirés, lui permettraient d’observer le jardin en toute discrétion. À l’extérieur, cinq silhouettes encapuchonnées, peut-être plus, se tenaient droites et menaçantes, prêtes à mener à un assaut dont elle aurait préféré ne rien savoir.

« Je crois qu’on a de la visite, Matthias »

Certaine des gestes qu’elle devait poser, elle fit glisser sa baguette entre ses doigts et observa l’escalier qui menait à l’étage. Victoire et ses invités avaient dû fuir, et c’est probablement ce que Matthias et elles devraient également se résoudre à faire. Mais il leur était impossible de transplaner depuis l’intérieur de la bâtisse et aucune poudre de cheminette n’était posée auprès de feu. Bien malgré eux – et l’expression sur le visage de Matthias le lui confirma – ils se trouvaient pris au piège dans cet endroit qu’ils ne connaissaient pas. Ils n’avaient d’autre option que celle d’affronter. Quelque part, ne pas devoir faire le choix d’abandonner cette famille aux mains de ce qui était probablement l’Anneau de Jade la soulageait car, en vérité, la seule idée que cette pensée l’ait effleurée la répugnait. Ils devaient les trouver et s’assurer de les aider à quitter les lieux en toute sécurité. Mais avant cela, ils devaient surtout s’éloigner de la porte d’entrée qui, bien que massive, céderait bientôt et ferait d’eux des proies faciles.

Chuchotant quelques paroles rapides, elle s’empara du bras de Matthias et l’entraîna vers le premier étage, où ils trouvèrent une chambre vide depuis laquelle ils auraient une certaine marche de manœuvre lorsque les ombres pénétreraient dans la maison – car sans aucun doute, elles le feraient. À moins que…

Une idée. Stupide. Brève. Intense. Obsédante. Elle ne doutait pas que Victoire avait déjà protégé son lieu de vie de façon efficace, mais un sort de plus ne serait probablement pas de trop. Dehors, les têtes inconnues – bien que, comme eux tous, elle se doutait de qui était derrière tout cela – s’activaient dans le jardin, cherchant comment percer les défenses de la demeure. Elle en avait compté huit, peut-être neuf et bientôt, ils entreraient, enivrés par la folie de leur leader, sans scrupules. C’était égal : des scrupules, en ce qui les concernait, elle en aurait peu…

Silencieuse, elle s’approcha de la vitre et observa l’amas de mouches infâmes qui s’agglomérait près de la porte d’entrée. Effrayée par ce qu’elle avait l’intention de faire, mais motivée par le souvenir douloureux de Sainte-Mangouste, elle murmura néanmoins :

« Mobiliarbus ! »

Dans le jardin, la terre gelée hurla et un arbre, lourd et massif, extirpa ses lourdes racines du sol avant de s’élever dans les airs et de se diriger vers les intrus :

Dés:
 

À la fois satisfaite d’avoir réduit les effectifs belligérants de moitié et déçue de n’avoir pas pu se débarrasser de l’entièreté du groupe, Éléane se retrancha, légèrement haletante, derrière le mur afin de n’être pas aperçue et, plongeant ses iris dans ceux de son ami, se remercia intérieurement de n’avoir tué personne. Non pas qu’elle se soit jamais inquiétée pour la santé des membres de l’Anneau de Jade ou qu’elle fasse grand cas de leurs douleurs, mais tout de même… Elle inspira : le moment n’était pas venu pour de grandes réflexions. Alors, pour brouiller sa pensée et dédramatiser quelque peu la situation, elle ironisa :

« Et tu ne voulais pas venir ? »

Téméraire, bien que loin d'être rassurée, elle baissa ses paupières et sourit, baguette en main. Tous rentreraient chez eux sains et saufs ce soir, c'était évident ; ils n'avaient pas le choix.


Dernière édition par Éléane I. Greengrass le Mar 6 Jan - 18:00, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Lun 22 Déc - 19:40

Le membre 'Éléane I. Greengrass' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Matthias J. Hobbes
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 23 Déc - 16:13

Edgard est un drôle de nom pour un chat. En plus, je crois que j'ai un oncle qui s'appelle Edgard.

Matthias observait la créature qui froufroutait près de la cheminée. Il mesurait toute l'absurdité que cette vision lui conférait: un chat, un animal était dans un appartement, sur un tapis composé de fibres synthétiques, proche d'un élément dangereux et, comble du bizarre, ce félin émettait des ronronnements pour manifester son simple bonheur d'être. Le jeune homme s'inventait une obsession: une petite bête était là, devant lui, alors qu'elle aurait bien plus être en liberté dans la rue, ou dans une forêt. Éblouit par cette aberration, ils se devait d'aller communiquer les fruits de sa réflexion à Éléane, et au plus vite. Cependant, en se glissant bruyamment hors de sa chaise, son œil remarqua ce complet déposé sur la chaise voisine. D'un long soupir, Matthias se rendit compte que toute cette histoire de chat n'avait été qu'un détour de sa pensée. Il avait, sans aucun doute, tenté d'éviter de contempler ce qui l'attendait dans un futur presque immédiat.

« Je ne suis pas certain d’avoir envie y aller, Éléane. Je n’ai pas particulièrement envie de passer ma soirée en compagnie de ce pleutre de Foil. »

Il avait dit cela d'une voix lasse, presque boudeuse. Il se serait bien contenté d'un repas avec Éléane et Edgard, tous les trois tranquilles et affranchis des règles sociétales qui voulaient que l'on sourit à l'un et que l'on complimente l'autre. Se penchant vers le minou pour lui gratter une oreille, il lui murmura :

« Oui, on aurait été bien, tous les trois. Je t'aurais même donné une souris comme cadeau de Noël. »

La faute était celle de ce pied-plat de Foil. Qu'est-ce qu'il lui prenait d'inviter Éléane chez des inconnus? Pour qui se prenait-il? Si ce n'était pour lui, Matthias aurait eu la paix.

« Cesse donc de faire l’idiot, tu n’as plus quinze ans, tu as passé l’âge de faire l’enfant ! Prépare-toi, on nous attend à huit heures. »

Le jeune homme sortit sa main de sa poche pour observer l'heure sur sa montre. Dix-neuf heures quarante-cinq. Oui, il serait temps de s'habiller. Il était encore en vêtements du jour: un tee-shirt et des pantalons bleus foncés en corduroy. Il avait accepté de venir parce qu'il voulait faire plaisir à Éléane. Il se disait qu'elle n'avait pas tellement l'occasion d'aller à des fêtes récemment et que, surtout à Noël, elle se sentirait seule. Lui-même n'avait personne chez qui aller, mais comme il l'a avoué à Edgard: il se serait bien contenté d'eux trois.

« Je ne tiens pas à me présenter seule ce soir alors qu’à ma demande, ils auront prévu un repas supplémentaire. Alors tu enfiles ce costume, tes chaussures et dans dix minutes, tu es prêt ! Dix minutes, pas une de plus. On va être en retard. »

La jolie jeune femme avait enfin quitté son royaume de miroirs. Enfilant une chaussure, puis l'autre, elle dirigea à son compagnon d'aimables menaces, dignes d'une mère qui réprimande son enfant. Sa prochaine remarque emphatique rapprochait encore plus cette comparaison. Pour combler le tout, Matthias tira puérilement la langue lorsqu'Éléane se retourna. Avant qu'elle ne reparte, il se posa sur un fauteuil, œillant passivement le feu. Peut-être que son siège pourrait l'engloutir. En fait, il avait décidé de l'exaspérer jusqu'au bout. Il voulait lui faire plaisir, certes, mais il allait quand même faire un peu des siennes.

« La prochaine fois, je demanderai à William de m’accompagner »

Matthias n'offrit aucun signe d'avoir été dérangé par cette remarque, mais celle-ci l'avait pincé. Il savait bien qu'Éléane n'avait pas recommencé à fréquenter ce fricasseur de William, mais l'ancien serdaigle avait pu déduire que ce dernier avait des intentions romantiques à l'égard d'Éléane. Même si ce n'était pas encore le temps de l'être, Matthias ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver un brin de jalousie.

Lorsque son amie réapparut, presque prête, il avait enfilé son costume et s'était coiffé. Heureusement, il s'était rasé le matin même. Sinon, et bien, il n'aurait sûrement pas eu de mal à avoir un peu de grisailles sur son visage. Un sourire dédaigneux aux lèvres, il se présenta à sa compagne qui manqua presque de réagir au spectacle qu'il lui livrait si gratuitement. Elle afficha enfin un sourire satisfait, qui vint chatouiller la vanité du jeune homme.

« Aide-moi à la fermer s’il te plaît ».

Sans gêne apparente, Éléane lui avait présenté son dos nu, passant une main sur sa nuque pour lui assurer une vue nette. C'était à la fois la beauté ivoirine de son amie, ainsi que ses manières de fière aristocrate qui firent frémir les intérieurs de Matthias. Ne voulant point se trahir, pourtant, il posa une main ferme sur son épaule et frôla autoritairement la peau tiède de son dos, tout en refermant la robe. Un autre geste aurait pu être posé, mais le moment fut trop court. Éléane se libéra de l'intimité physique qui les enveloppait et prit son manteau avant de disparaître dans les flammes. Resté seul avec le chat, Matthias soupira de nouveau, chercha son manteau, prit une poignée de poudre de cheminette puis, avant de partir, laissa quelques mots à Edgard:

« Ah, Edgard ! Si seulement. »

[...]

« Mobiliarbus ! »

« T'es folle ! »

Mon cri ne se fit pas entendre car le bruit craquant de l'arbre qui tombait envahi toute la maison. Éléane se retourna vers moi: je pouvais détecter dans son regard une étincelle de fierté. Même si son sort n'avait pas totalement réussit, il avait diminué le nombre de nos adversaires de moitié. Je jetai un coup d’œil derrière le rideau et me reculai tout de suite, m'éloignant de la vitre. La silhouette fulminante d'Artémis s'était dessinée devant moi et pour un brin d'instant, une angoisse m'habita. Artémis était bien la seule personne au monde qui était capable de me faire peur à ce point. Son imprévisibilité et son manque de contrôle me chamboulait, au point où ma gorge se nouait d'angoisse rien qu'en y pensant. J'avais réussi d'éviter de l'introduire dans ma pensée depuis des mois et voici qu'elle s'invitait brutalement, déchirant toutes les parois de ma sécurité intérieure.

« Et tu ne voulais pas venir ? »

« Tu aurais dû m'écouter. »

Je n'étais pas d'humeur à plaisanter. Éléane n'en fit rien et procéda à monter à l'étage; je la suivit. Il n'y avait aucun signe de nos hôtes, et tant mieux. Je ne voulais pas qu'ils soient dans nos pattes: ainsi, nous ne nous trouverions pas tous au même endroit et, de plus, Éléane n'aurait pas d'impulsion insensée de vouloir les protéger à tout bout de champ. Une chambre, et puis une autre. Ce n'était pas un terrain de bataille idéal. Il nous fallait un avantage, puisque nos adversaires nous étaient encore inconnus et qu'eux savaient exactement ce qu'ils voulaient accomplir.

Une idée m'arriva enfin. Une idée comme une autre, pas tellement brillante, mais au moins efficace. Je me précipitai vers les escaliers et, d'un geste confiant, je lançai:

« Glisseo »

Spoiler:
 

Mon sortilège était réussit. Je n'avais pas le temps de célébrer mes prouesses. Le visage quelque peu meurtri d'Artémis parut au bas des escaliers et je m'enfuis pour rejoindre Éléane, l'entraînant ensuite vers dans une chambre quelconque, le cœur battant les cents coups.

_________________
« You're on the side of the angels. »
« Oh, I may be on the side of the angels, but don't think for one second that I am one of them. »



Dernière édition par Matthias J. Hobbes le Mar 23 Déc - 16:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 23 Déc - 16:13

Le membre 'Matthias J. Hobbes' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Artémis D.Dragonneau

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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 23 Déc - 17:29





Tout vient à point à qui sait attendre

*Il me plaît de savoir qu'enfin, nous orchestrons un acte de pure vengeance. Cela faisait longtemps que je n'avais goûté à l'excitation de vies écrasées entre tes mains. Là, tu vas pouvoirs te montrer tel que tu es et tel que tu seras à la tête de l'Angleterre. Nous ne pourrons qu'être la colonne vertébrale de cette nouvelle ère, cachée par un visage au combien plaisant. Nous répondrons à toutes leurs attentes les plus inavoués. Ce sera bien plus que des mains de fer dans un gant de velours. Ce sera une tyrannie de maléfice dans un nuage de perfection sorcière.*


Le dragon avait parlé, créant un courant d'air dans ce monde réservé à leur deux esprits. L'esprit d'Artémis était assis sur un trône de jade, le sourire sur les lèvres. Ici, la sorcière se sentait bien. Elle était plus proche encore de son prisonnier. Ici, ils épousaient presque une fusion parfaite entre leurs deux existences aussi différentes étaient-elles. Ils s'amusaient à jouer ensemble sans jamais se lasser l'un de l'autre. Ils se suffisaient à eux même. Ils se comprenaient et avaient les mêmes envies. L'un et l'autre se complétaient. Kahos avait assez de monstruosité pour eu deux, tandis qu'Artémis avait suffisamment de volonté pour faire réfléchir l'un et l'autre à leurs gestes à venir. Ils apprenaient des expériences de leurs deux vies et ce fut comme un couple interdit qui régnait dans le méandre de leurs pensées.

*Regardes-moi... Vois-moi à ton image. Crés moi une identité que tu seras seule à connaître. Imagines mes écailles d'acier devenir aussi fragiles que de la chair. Donnes-moi un corps qui pourrait te découvrir autrement que dans tes songes. Deviens à mes yeux une autre image que celle de poussière.*

Artémis fronçait les sourcils en regardant la silhouette du dragon se déplacer au loin. Elle ferma un instant les yeux pour réfléchir et créer. Tout s'assembla dans son esprit comme si Kahos avait toujours eu un visage. Elle imaginait un corps puissant, un visage grave, des cheveux noirs comme l'ébène et un sourire que l'on ne pouvait déchiffrer. Elle ouvrit les yeux lorsqu'elle sentit un courant d'air sur sa joue. Elle voyait se rapprocher l'ombre d'un homme qui prenait à chaque pas une identité. La sorcière avait les yeux rivés dans ceux de ce nouvel être. Elle sentait son cœur s'accélérer et ne pouvait s'empêcher de sourire. Elle se leva doucement de son trône appréciant le pas rapide de sa création. Il posa sa main sur le visage de porcelaine de la belle et se mit à rire. Artémis, elle, venait poser ses mains sur les épaules de son prisonnier avant de l'imiter dans sa folie.

*L'humanité te va plutôt bien...*

* * *


C'est bien accompagné qu'Artémis arrivait devant ladite demeure. Ils étaient presque une dizaine à s'être rassemblés. Il y a avait bien évidemment Artémis, mais si l'on s'attardait sous les capuchons l'on pouvait découvrir le visage sadique d'Ulrick ainsi que la solennité de Mike. Artémis avait du beau monde autour d'elle. Elle voulait que tout soit réglé au plus vite quitte à se montrer plus que de nécessaire. Les bras croisés elle avait un sourire sur les lèvres et tout en regardant Mike elle se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir faire. Tous avaient de la chance. La princesse était de bonne humeur. Elle retirait sa capuche lorsqu'un arbre venait s'écraser sur la maison et quelques-uns de son groupe. Elle regarda l'un d'entre eux se tordre de douleur et secouant lentement la tête, elle le congédia d'un mouvement de main lasse.
« Mike... Si jamais tu vois que je tiens Margaret ou Gavried entre mes mains fais en sorte que je ne les tue pas... Ils s'en sortiraient trop facilement. »
Retirant ses gants Artémis se dirigeait vers la porte de la maison qu'une certaine Alessandra venait de faire voler en éclats. C'est ainsi qu'elle put apercevoir Matthias en haut des escaliers qui lançait un sortilège. Elle fronça alors les sourcils, non pas car il était impossible désormais de monter à l'étage, mais bien par la présence inattendu du sorcier. Pourquoi ce sang-pur aux idéaux différents de cette famille se trouvait dans leur maison ? Regardant rapidement les siens, elle ferma un bref instant les yeux pour mieux se concentrer. Elle inspira lentement une grande quantité d'air introduisant dans ses poumons d'hybride les odeurs environnantes. Elle sut alors qu'il y avait une personne cachée derrière son vieil ami. Une personne sur laquelle Artémis ne pouvait pas mettre un visage. Kahos parlait d'une jeune femme et cela amusa la sorcière.
« Pauvre Matthias... Il se contente donc toujours d'amourette de passage »
Artémis ne pouvait qu'être en accord avec les mots que Hobbes avait employé des mois auparavant. Il était vrai qu'aucune de ces filles ne pouvaient être aussi formidable qu'elle. Tournant les talons, la dragonne descendait les quelques marches du perron et faisait signe aux autres de limiter.
« Alessandra, Mordried, je compte sur vous faire en sorte que cette maison descende d'un étage. Mike dressera une barrière de protection et Ulrick et moi allons jouer avec le feu. »
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Mordried lança un bombarda maxima très convaincant, mais qui n'eut pas autant d'effet qu'escompter. L'un des murs porteurs était gravement atteint, mais restait debout. Les flammes se chargeraient donc de lui régler son compte.
Alessandra manqua sa cible en partie si bien qu'une des fenêtres de l'étage volât en éclats.
Mike dressait un superbe protego, mais qui ne protégeait pas Alessandra ainsi qu'une moitié de Mordred.
Artémis Lança, une immense boule de feu qui réduisit le mur porteur déjà abimé par Mordred et qui s'écroula. La moitié de l'étage de la maison s'écroula donc pour tomber au rez-de-chaussée.
Ulrick lui, n'avait pas les yeux en face des trous si bien que sa petite boule de feu vennait traverser une des fenêtres de l'étage, mais ne représenterait pas un réel risque. Il faudrait bien entendu éteindre les flammes... Un accident est si vite arrivé.

À la vue de ce chantier et de ses flammes, Artémis afficha un grand sourire sur son visage de porcelaine. Elle regarda sa baguette et d'un geste, elle fit partir un dragon en parchemin qui rentra dans la maison et devait chercher un certain Matthias. Il y verrait inscrit ces quelques mots.

Ravis de te voir en ces lieux, mais pourras-tu protéger ton amourette ?

* * *


Artémis regarda le ciel. La pluie s'abattait sur sa peau et en fermant les yeux,  elle s'adressait à son dragon.
*Kahos... Il se pourrait que ce soir, j'ai une soudaine envie de déployer nos ailes et de déchirer l'espace par nos flammes.*



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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 23 Déc - 17:29

Le membre 'Artémis D.Dragonneau' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé' :


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#2 'Dé' :


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#3 'Dé' :


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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Ven 26 Déc - 23:24

Second tour

On s'attendait à une soirée de Noël comme les autres: il y aurait des tensions, il y aurait des rires, il y aurait de la boisson et il y aurait des vivres. Ce ne fut pourtant pas dans ce type d'ambiance que se sont précipités Éléane et Matthias. Dès leur arrivée, ils comprirent que c'était une soirée d'un tout autre genre qui s'annonçait et, tous deux d'un sang relativement froid, ils prirent action immédiatement. Souhaitant réduire le nombre de leurs adversaires considérablement, la jeune étudiante en politique fit abattre le gigantesque arbre sur les troupes ennemies. Celles-ci furent affaiblies considérablement: la moitié des effectifs furent écrasés par l'immense conifère, ne laissant que quatre sorciers intacts, ou du moins, conscients.

La princesse Artémis n'apprécia guère cette résistance effective et se précipita à l'intérieur de la maison, armée d'intentions meurtrières. Ses sbires lui frayaient un chemin, faisant exploser des portes en chemin. La princesse était habitée par un désir volcanique de vengeance et souhaitait à tout prix trucider les meurtriers de son père. Malheureusement, elle ne fit qu'entrevoir Matthias et Éléane, des gens qui ne rassasieraient pas autant son désir, avant que ceux-ci ne s'enfuissent. Matthias, quelques instants plutôt, avait jeté un sortilège qui empêchait les attaquants de gravir les escaliers. Un sort aussi basique n'allait pas arrêter le dessein d'Artémis et de ses troupes.

Après quelques piètres tentatives, les assaillants réussirent à compliquer la situation pour les victimes qui se trouvaient à l'intérieur: une boule de feu vint défoncer les murs porteurs du premier étage et celui-ci s'écroula violemment, faisant trembler la terre effroyablement.

À l'intérieur, Victoire, Margaret et Gavried se préparaient à affronter les assaillants. Heureusement pour eux, Victoire connaissait les lieux et savait quels atouts utiliser. Cependant, après l'écroulement inattendu, la sécurité de son fils, Selim, est remise en jeux et elle portera ce soucis tout au long de la bataille.


Ce qui se passe:
- Le premier étage s'est écroulé et est maintenant devenu le rez-de-chaussée.
- Puisque la maison avait un système de protection déjà mis en place, quelques débris ont revolé assez loin, jusqu'à blesser sévèrement un des sbires d'Artémis. Celui-ci peut encore bouger, mais est affaibli.
- Victoire doit s'inquiéter pour la sécurité de son fils, mais dois aussi diriger les autres car elle est la seule qui connait bien le lieu.
- Matthias et Éléane sont déstabilisés par l'écroulement et doivent retrouver Victoire pour qu'elle puisse les aider à se retrouver dans la maison.

Bonne écriture !
Le tour finira le 31 décembre, 23h59, heure du Québec.
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 30 Déc - 14:36

Mon cœur tremblait. Je venais juste de revoir ma mort. C'était une évidence: ce serait Artémis qui mettrait fin à mes jours, à moins qu'elle ne meure avant de réussir à me tuer. Je n'accepterais aucune autre défaite.

Ma respiration était haletante. Était-ce le fait d'avoir fui ou l'action de courir qui me volait mon souffle? Je me retournai: Éléane se tenait à mes côtés. Sûrement, elle avait été surprise de la soudaineté de mon action, et aussi déçue du fait que je la fasse. Pourquoi ne pouvais-je pas affronter le danger aussi bravement qu'elle l'avait fait?

Je ne suis pas brave. Pas comme Éléane.

Pourtant, je ne me suis pas caché tout simplement, comme un couard qui sanglote dans un coin. J'ai pris action avant de fuir: j'ai ralenti nos adversaires, nous gagnant un peu de temps pour réfléchir et d'élaborer un stratagème quelconque.

Je ne suis pas brave, moi. Mais au moins je pense.

Et je sais. Je sais que j'ai peur. Et c'est assez.  

« - Dans un si grand revers que vous reste-t-il ? - Moi.
Moi, dis-je, et c'est assez »

Un sourire de satisfaction s'étira le long de ma bouche. Une certitude vint m'habiter de nouveau. Je me souvenais.

Fruuuuuuuh.


Crack. Crack. Craaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaack.

Crick et boum.

J'ouvrais les yeux pour contempler des débris partout autour de moi. Une étrange impression de déjà-vu me saisi. Du plâtre encombrait mon corps étendu par terre. La position de celui-ci ne m'apportait aucun confort et pourtant, je ne me pressais pas à me relever. Je jouais un peu au mort. Après tout, la source de l'explosion n'avait pas encore été déterminée. De la poussière masquait les silhouettes dans la pièce. Tout ce que je pouvais entendre étaient le sang qui pompait dans mes oreilles ainsi que des cris de victoire qui ne pouvaient provenir que de la bouche de nos adversaires.

« Ély? », murmurais-je en sotto voce, « ça ne te rappelle pas quelque chose? »

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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 30 Déc - 16:35





Tout vient à point à qui sait attendre


Dé 1:
 

Dé 2:
 

Dé 3:
 

« Bonsoir, Margaret... Ça faisait longtemps... La dernière foi, c'était devant le corps du roi. »
Artémis regardait froidement sa demie-sœur. Elle ne regrettait pas d'être passée par la fenêtre pour se retrouver là devant elle. Devant cette femme, la princesse ne pouvait que repenser à cette nuit tragique. Repenser à cet assassinat qui l'avait laissé si désemparé. Serrant sa baguette entre ses doigts, Artémis lançait sans prononcer le moindre mot un stupefix. Le sortilège atteignait sa cible, mais n'eu que peut d'effet. Les mauvaises pensées d'Artémis lui embrouillaient l'esprit, sans compter Kahos qui lui hurlait des horreurs. Mike, lançait alors un incarcerem peut concluant toujours sur Margaret. Il regardait Artémis. Il la regardait changer. Surement que dans peu de temps, elle serait méconnaissable.


Dé 4:
 
Dé 5:
 


* * *

« Ohh... Que vois-je ? Une jeune lady et sieur Hobbes. Qu'il est fort amusant de vous trouver ici... »
Ulrick ne souhaitait guère s'éterniser. La poussière sur son costume le dérangeait et il rêvait d'une bonne douche. Il se souviendrait d'avoir dû se hisser en haut d'un muré. Mais l'effort vallait bien ce qu'il avait sous les yeux. La jeune fille lui plaisait bien. Ce serait sans nul doute une très bonne soirée. Artémis avait bien dit que tous avaient carte blanche au sujet d'une inconnue. Cette inconnue, c'était elle. Fille de sang-pur, traitre à son sang. Un sourire sur les lèvres le prince lançait son stupefix, mais sans doute était-il perturbé par l'apparence de celle-ci si bien que son sort fut très peu efficace. En revanche, Alessandra et Mordried ne se laissaient pas distraire. Bien décidés à montrer leur valeur ils s'occupèrent du jeune Hobbes. Mordried le mettait ainsi dans un léger coma, pendant qu'Alessandra le ligotait presque parfaitement.


Dé 6:
 
Dé 7:
 
Dé 8:
 



Dernière édition par Artémis D.Dragonneau le Mar 30 Déc - 17:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 30 Déc - 16:35

Le membre 'Artémis D.Dragonneau' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé' :


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#2 'Dé' :


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#3 'Dé' :


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#4 'Dé' :


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#5 'Dé' :


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#6 'Dé' :


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#7 'Dé' :


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#8 'Dé' :
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 30 Déc - 20:02

« T'es folle ! »

Un sourire satisfait et guilleret fendit le visage de la belle brune qui, haletante, étudiait les lieux afin d’en tirer, le cas échéant, le meilleur parti.

« Tu aurais dû m'écouter. »

Un haussement d’épaule répondit au jeune homme qui venait de prononcer cette assertion. Quoi qu’il en pense, ni elle ni lui n’aurait pu prévoir une telle attaque. Mais puisqu’ils étaient là, ils n’avaient plus d’autres choix que d’affronter leurs adversaires et d'avoir les attitudes appropriées aux moments adéquats. Les bons gestes aux bons moments… Sur cette réflexion qu’elle se faisait à elle-même, elle vit son ami se précipiter vers le couloir et elle entendit les escaliers se mouvoir sous l’effet du sortilège qu’il venait de lancer. Elle profita de ce bref instant de solitude pour observer ce qu’il se passait à l’extérieur et elle pu entrapercevoir le visage carnassier d’Artémis se diriger vers de l’habitation. Artémis, c’était évident. Qui d’autre ?

Au souvenir des années passées en sa « compagnie » sur les bancs de l’école, elle soupira. Tout ceci était tellement prévisible. Un égo surdimensionné doublé d’un manque d’empathie gravement pathologique, le tout préchauffé, modelé et entretenu par un père cupide et mégalomane. Si elle avait dû parier sur un tyran parmi les élèves de Poudlard de sa génération, elle n’en n’aurait cité d’autre qu’elle.

Elle poussa cette réflexion une infime seconde encore, et Matthias revint, l’entraînant par le poignet vers une chambre plus lointaine. Une fois dans la pièce, elle se libéra un peu brusquement de son joug et, frottant d’une main le haut de son avant-bras imperceptiblement froissé, elle apprécia l’endroit jonché de jouets. Une salle de jeux aux coloris chatoyants pour terrain de bataille, c’était terriblement ironique.

Étrangement sereine compte tenu de l’impasse dans laquelle ils se trouvaient, la jeune femme étudiait le moindre recoin, visualisant mentalement chaque possibilité et cherchant la manière la plus adéquate d’agir. Une autre idée, plus folle, plus insensée, plus dangereuse que la précédente, avait pris possession de ses pensées. Mais la maison était grande et aucun d’eux n’en n’avait jamais exploré le moindre recoin. Avant toute chose, il leur fallait trouver Victoire, Margaret et Gavried. Ensemble, ils seraient plus forts, plus solides, plus aptes à se défendre. Déterminée, elle s’avança à pas feutrés vers la porte, mais un bruit sourd annonça un tremblement, plus terrible encore. Une secousse, et puis un autre.

Les lueurs orangées qui provenaient de l’extérieur dansèrent sur les murs telles des flammes vivaces et le sol, haché à la base même de ses fondements de pierre, frissonna avec elles. Déstabilisée, l’étudiante manqua de vaciller et, à quelques centimètres de son bras, la fenêtre frémit dans une une lourde menace. Réactive, Éléane s’écarta juste à temps pour éviter les débris de verre qui volèrent, pernicieux, à l’encontre des limites physiques de la salle tandis que, sur le sol, quelques jouets pleurèrent. Une goutte grenat traça son chemin le long de son bras et, la recueillant de son index, elle contempla celle-ci, comme surprise de découvrir à nouveau la couleur de son propre sang. Une blessure plus que superficielle, c’était…

…trop vite pensé, car bientôt, les murs du niveau inférieur s’écroulèrent sous leur propre poids, et un amas de poussière vola dans la pièce, en même temps que la maison s’affaissait sur elle-même. Projetée au sol par la puissance du choc, l’ancienne Gryffondor resta quelques secondes le flanc, les yeux ouverts dans les particules calcaires qui chutaient doucement sur le parquet, un bras tendu vers l’avant et la joue collée contre le bois noircis du parquet, légèrement assommée. Et soudain, les bourdons sonnèrent et le souvenir d’une odeur d’éther emplit ses narines. Revivre cette situation était absurde, ce sentiment de déjà-vu n’avait aucune raison d’être. Aucune, si ce n’est le plâtre bleu qui lui couvrait le dos et la grisaille de son ouïe. Ce sifflement l’obsédait et se relever trop brutalement, en faisant chuter sa tension, l’accentuerait sans aucun doute. Elle devait procéder par gestes lents. Elle toussa alors pour dégager la poussière qui lui raclait la gorge et, redressant la tête, elle vit l’ombre floue de Matthias qui gisait sur le plancher se découper dans la fumée terreuse. Si ce n’était pour elle, ce serait pour lui qu’elle se redresserait.

« Ély? Ça ne te rappelle pas quelque chose ? »

Fut-ce du soulagement de savoir Matthias conscient et apte à plaisanter ou fut-ce d’un réel amusement, elle éclata d’un rire imprévisible et mêlé de toux, qui délia les corpuscules mordants qui lui entravaient les cordes vocales. Rassurée par la présence enveloppante cette voix granuleuse mais familière, elle se redressa alors, posant des doigts affaiblis sur son épaule endolorie, et sur laquelle une proéminence bleuie se formait déjà. Par chance, il s’agissait de l’épaule gauche : elle restait libre de ses mouvements. Aussi, elle s’approcha de Matthias, mais elle fut interrompue dans son élan par l’arrivée d’une missive, visiblement destinée à celui-ci, et qui se laissa balancer dans les airs jusqu’à rencontrer son torse. Soucieuse, elle fronça les sourcils mais ne l’interrogea pas à ce propos ; l’instant n’était probablement pas opportun.

« Allez, lève-toi ! », lui commanda-t-elle, doucement inquiétée par son inactivité.

Ne souhaitant pas lui faire l’affront de lui proposer une main secourable pour l’aider à se relever et n’estimant pas, malgré tout, que son état le nécessitait, elle s’approcha de la vitre brisée et, horrifiée, elle constata que ce qu’elle avait cru être le fruit de son imagination n’était autre que la dure réalité : le premier étage de la bâtisse était devenu son rez-de-chaussée.

Heurtant sa gorge douloureuse, elle ne put se retenir une remarque stupéfaite : «C’est pas vrai, elle est complètement atteinte ! ». Que ce soit par folie ou par inconscience, Artémis ne l’effrayait pas, mais ses extravagances la surprenaient plus qu’elle ne voulait l’admettre.

Reculant d’un pas, elle focalisa son attention sur l’odeur âpre qui s’épandait depuis une source située dans son dos. La salle, tapie dans l’obscurité, était partiellement éclairée par quelques langues de feu ridicules et sans danger, qu’avait fait entrer l’un des sbires de la charmante demoiselles aux instincts dévastateurs. S’approchant pour l’écraser de sa chaussure, elle croisa le regard clair et meurtrier de l’un des larbins les plus proches de la jeune Dragonneau : son beau prince moins le blanc destrier en personne.

« Ohh... Que vois-je ? Une jeune lady et sieur Hobbes. Qu'il est fort amusant de vous trouver ici... »

Un regard dédaigneux gratifia ces quelques paroles au ton des plus altiers, et elle se pencha juste à temps pour n’être que très faiblement affectée par le « stupéfix » dont il la flatta. Elle manqua de perdre l’équilibre et l’espace de quelques brèves secondes seulement, probablement affaiblie par l’effondrement, la tête lui tourna et le bourdonnement qui l’assaillait doubla en intensité. Mais consciente qu’elle ne devait pas se laisser abattre, elle resserra ses doigts sur sa baguette, tout en retenant un éclat déridé :

« Quoi, c’est tout ? Elle est belle, la fine fleur de la noblesse suédoise ! »

Elle tressaillit. Derrière Ulrick, Matthias venait de se redresser et n’avait pas vu qu’une des chiens à la gueule béante l’attaquait de dos. Lui sommant de regarder derrière lui, elle leva sa baguette, mais tout comme elle n’eut pas le temps de lancer un sortilège, il n’eut pas le temps de réagir à son cri et tomba à nouveau sur le sol, à demi conscient. Un larbin aux cheveux long s’occupa alors de le ligoter solidement, mais néanmoins pas parfaitement.

D’apparence stoïque, mais néanmoins intérieurement agitée et dérangée par les oeillades obscènes et pesantes du blondinet, elle plongea alors ses yeux gris dans la froideur bleutée des siens et prononça avec détermination et un brin de provocation: « Volate ascendere ! »

Volate ascendere:
 

Ulrick était rapide, mais elle n’était pas en reste. Profitant de ce qu’il était projeté sur le côté, elle dirigea un stupéfix déterminé vers les gardes de son altesse.

Stupéfix:
 

Les deux gardes étant au sol, Éléane observa Ulrick qui ne s’était pas encore relevé. Profitant de la confusion générale, elle dirigea sa baguette vers Matthias et, avant même de s’approcher de lui, prononça cette simple incantation : « Enervatum ! »

Enervatum:
 

Dirigeant des pas assurés vers son ami, elle continua :

Finite incantatem:
 

Le sort n’était pas parfait, mais il permettrait néanmoins à l’étudiant de se relever sans devoir quémander plus d’aide, ce qui eut pour effet de gonfler la confiance en soi de la brunette :

« Et bien, on dirait qu’une fois de plus, je dois voler à ton secours ».

Elle savait que cette remarque, qu’elle avait prononcé en étirant des lèvres enjôleuses, offenserait potentiellement Matthias. Elle n’avait pourtant rien d’une attaque : c’était, malgré la situation des plus délicates, un constat amusé, dans le ton des conversations puériles qu’ils avaient eues tout au long de la journée. Le laissant néanmoins se débrouiller avec les lianes qui l’enserraient, elle s’achemina enfin vers les deux sous-fifres d’Artémis, qu’elle voulu prendre à leur propre jeu avant qu'ils ne puissent recommencer à nuire :

« Incarcerem »

Incarcerem:
 

Passant ensuite d'un pas noble et la figure haute au-dessus des deux corps, elle les dépassa avec superbe en époussetant le haut de sa robe d'un geste surfait et se contenta de constater, dans une oeillade arrogante : « Vous êtes nuls, les gars ! ».

Vérifiant que Matthias la suivrait, ses yeux gris partirent à la rencontre des siens comme pour lui transmettre sa pensée. Elle quitta ensuite la pièce pour partir à la recherche de leurs hôtes avant qu’Ulrick ne se lance à leur poursuite. Quelques foulées hâtives en directions d'un tumulte agité et elle aperçu la chevelure blonde de la jeune maman. Ils les avaient trouvés.


Dernière édition par Éléane I. Greengrass le Mar 6 Jan - 18:31, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mar 30 Déc - 20:02

Le membre 'Éléane I. Greengrass' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mer 31 Déc - 9:32

Père,

Comme vous le savez déjà, j'ai commis un acte terrible. Il importe peu que je regrette ou non cet acte. Ce qui a aujourd'hui réellement de l'importance, ce sont les conséquences que cela va avoir. Pour moi, bien sur, mais aussi pour toutes les personnes de mon entourage. Alors, je vous en prie, Père, ne rendez pas publique notre parenté. Dites bien aussi à Eirwen de ne pas parler de moi, nul n'a besoin de savoir qu'elle est ma sœur. Il en va de sa sécurité, de votre sécurité.

Je vous le redis, savoir qui est mon géniteur, qui est l'homme que ma mère a aimé, est pour moi un cadeau incroyable. Je suis heureux que vous soyez mon Père, et j'espère pouvoir vous connaître réellement, quand tout ceci sera terminé. Dites à Eirwen que je l'aime comme la petite sœur qu'elle est, et que jamais, jamais, je ne l'abandonnerais.

Avec tout mon respect et mon affection,

Gavried Nemy Foil


----------------------------------------

Cette lettre, je l'avais envoyée à Ganaël Grimm,  il y a déjà quelques mois. Peu de temps après avoir commis ce fameux "acte terrible" (dans les faits, l'assassinat du prétendu roi Hélios Dragonneau) et compris que ma vie allait bientôt changer très profondément, non sans entraîner mon entourage dans la tourmente. Alors qu'au moins j'épargne ce père et cette sœur dont je connaissais l'existence depuis si peu de temps ! Depuis, nous avions dû échanger deux missives, trois tout au plus. Tenter de garder un contact, avant de pouvoir peut-être un jour nous connaître. Plus fréquents étaient les petits mots que je faisais discrètement transmettre à Eirwen. Elle était si seule, si touchante. Je l'aimais tendrement. Et elle n'avait que son père, notre père, et moi. Alors, non, jamais je ne l'abandonnerais. Et je lisais toujours attentivement ses récits de son quotidien, avant de brûler les feuillets. Douce petite sœur, je me dois de te préserver, de ne pas t'entraîner dans mes ténèbres.

Enfin, ces considérations familiales sont loin de vous intéresser, n'est-ce pas ? Sachez seulement que depuis cet assassinat, je n'étais pas resté inactif. J'étais parfaitement conscient du fait qu'Artémis ne me laisserait pas continuer à vivre tranquillement comme s'il ne s'était rien passé. Elle allait agir. Alors j'avais fait de même, dans l'ombre. J'avais préparé mes plans, placé mes pions. Plusieurs options s'ouvraient à moi, et quoi qu'il arrive, quoi que décide de faire ma belle ennemie, j'étais prêt.

Mais aujourd'hui, j'avais laissé tout cela de côté. Je voulais simplement profiter de cette soirée en compagnie de ma chère Victoire et de son petit Selim, et de Margaret, Eléane et Matthias qui nous rejoindraient bientôt. Qui aurait pu se douter que ce serait mon erreur ? Qu'Artémis choisirait précisément cette soirée de Noël pour passer à l'offensive ?

Je me trouvais donc là, à genoux sur le tapis du salon de Victoire, jouant et riant avec Selim et Gabriel. Selim était devenu un petit garçon absolument adorable. Je me surprenais moi-même à apprécier autant ces moments que nous passions ensemble, moi qui pourtant n'avait jamais réellement su quoi faire avec ces petites créatures intenables qu'on appelait des enfants. Selim m'avait charmé. Quant à Gabriel, il s'agissait d'une énorme boule de poils en forme d'ours que Victoire s'obstinait à appeler un chien. Je ne savais si je devais être vexé ou amusé que mon amie ait donné à cette bête un prénom si proche du mien. Toujours est-il qu'il m'arrivait parfois de répondre à des appels qu'elle adressait en réalité au chien.

Je n'avais pas entendu Margaret arriver, et pour cause. Je courais, zigzaguant entre les meubles, poursuivi par Selim que Gabriel aida en me faisant trébucher. Je roulais au sol dans un éclat de rire pendant que le petit garçon se jetait sur moi pour me chatouiller. Mais nous fûmes stoppés dans nos jeux par un bruit désagréable. Je me relevais aussitôt, en alerte. L'alarme. Victoire avait récupéré son fils, ayant une brève conversation avec lui avant que le garçonnet ne disparaisse. Quant à moi, baguette en main, j'étais prêt à agir, tout comme Margaret qui, je le réalisais alors, devait être là depuis déjà un bon moment.

Sur un signe de Victoire, nous étions montés dans les étages. La maison avait son propre système de défense, mais il était certain qu'il ne résisterait pas indéfiniment. Il serait alors bien mieux pour nous, et bien plus désagréables pour nos attaquants, de nous trouver plus loin à l'intérieur du bâtiment. Je tenais ma baguette fermement, sans trembler. J'avais l'esprit clair. Aucune trace de peur. Je savais me battre, et c'était ce que j'allais faire.

Un bruit inouï. L'impression que la Terre elle-même se retournait. Chaos. Flammes. Poussières. Effondrement. Qu'est-ce qui venait de se passer ? Je me relevais péniblement, incapable de savoir à quel moment exactement je m'étais retrouvé à terre. Je secouais mes vêtements et mes cheveux, me débarrassant des débris qui les recouvraient, et je regardais autour de moi. Victoire n'était pas loin, mais Margaret était invisible. Où était-elle passée ? Que lui arrivait-il ? Quant à la cause de tout ceci, la réponse était simple. La Harpie qui grondait en moi confirmait ce que je savais déjà. Artémis.

Bien. Restons calme. L'inspection des lieux ne m'apprenait qu'une seule chose. J'étais absolument incapable de savoir où j'étais exactement, et donc encore plus incapable de savoir comment sortir d'ici. J'avais impérativement besoin de Victoire, et je m'approchais donc d'elle, vérifiant rapidement son intégrité physique. Le deuxième point important était la sécurité du petit Selim, qui ne pourrait en aucun cas l'être longtemps dans cette maison en partie effondrée.

- Victoire. Dis-moi comment sortir d'ici. Et toi, récupère ton fils et disparais. Artémis sera plus intéressée par moi que par toi, ça vous laisse une chance. Je suis désolé.

La solution m'apparaissait, clairement. Si Artémis me cherchait, qu'elle me trouve. Du moment que cela permettait à Victoire de mettre son fils hors de danger. Je n'avais pas prévu de nous confronter l'un à l'autre maintenant, je n'étais pas prêt pour ça. Mais je fus interrompu dans mes réflexions par l'apparition de deux silhouettes. Je pointais ma baguette sur eux, prêt à me débarrasser de leur existence. Fort heureusement pour leur vie, au moment où j'ouvrais la bouche, je reconnus Eléane, suivie de Matthias. Par Merlin, ils étaient là ! Cela changeait tout. Nous étions assez nombreux pour nous battre. Mais d'abord...

- Il faut retrouver Margaret. Eléane, Matthias, venez avec moi. Victoire, tu fais ce que je te disais, tu déguerpis.

C'est le moment que choisit ma chère Harpie pour gronder plus furieusement, me faisant serrer les poings, s'emparant de ma voix.

- Où es-tu, Artémis ?
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Victoire WeaScamander
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mer 31 Déc - 20:03


    Le grondement sous ses pieds se transforma en tremblement de terre. Avec un air horrifié dans les yeux, Victoire constata que le rez-de-chaussée de sa maison avait totalement disparu. Plus de grilles brulantes, plus de flèches empoisonnées, plus de sort de transplanation programmée. Toutes ces protections avaient disparues avec l'effondrement de l'étage principal. Pour couronner le tout, une boule de feu passa près de son oreille et alla s'écraser contre un des murs porteurs. Un soupir exaspéré passa la barrière de ses lèvres. Un Aguamenti informulé éteignit le feu, ne laissant qu'une vague trace noire sur la peinture blanche. Attend... Le rez-de-chaussée venait de s'effondrer ? Son souffle se bloqua dans sa cage thoracique. Selim... Pourquoi Lysander était-il parti pour ce réveillon...

    Aguamenti:
     

    Avec un sourire satisfait, Victoire regarda les foyers s'éteindre un à un sous le jet aqueux qui jaillit de sa baguette. Que les troupes d'Artémis soient à sa porte, elle s'y attendait en invitant Gavried et Maggy sous le même toit. Qu'ils utilisent la force sans préavis aussi. Mais que la maison perde soudainement un étage, sans que son fils ne soit parfaitement à l'abri, elle ne l'avait pas calculé dans ses probabilités. Tant que son bureau n'était pas réduit en cendres, emportant des mois et des mois de travail dans sa disparition...

    Victoire. Dis-moi comment sortir d'ici. Et toi, récupère ton fils et disparais. Artémis sera plus intéressée par moi que par toi, ça vous laisse une chance. Je suis désolé.

    Ne compte pas sur moi pour disparaitre. Je vais sortir Selim de là, il n'y a aucun soucis à se faire sur ce point là. Mais je ne vous laisserai pas sans moi. Vous ne connaissez pas les ressorts de la maison, ses pièges, ses sorties, ses alcôves protégées. Je peux vous aider pour ça. Mais tu as raison, il faut que je prenne Selim, Gabriel, et que je les sorte d'ici avant qu'un autre étage ne disparaisse du décor. Pour la sortie la plus pratique, il faut passer par le toit. Il y a un de ces toboggans moldus que ton neveu aime tant. Pour le déplier, il faut aller jusqu'à l'extrémité ouest, pile au centre, et jouer le rythme de Frère Jacques du talon. Ne me regarde pas comme ça ! Je suis légèrement influencé par mon fils, d'accord ?

    En plantant un petit bisou sur la joue de son meilleur ami, Victoire partit au pas de course en direction du petit salon. Selim se dissimulait dans le renfoncement d'un canapé, et attendait que sa mère vienne lui faire signe de sortir. Gabriel... Ou pouvait bien se trouver Gabriel ? A peine avait-elle pensé à cette question que le chien-ours se précipita à ses côtés en la fixant de ses grands yeux intelligents. Son poil était couvert de petits graviers, l'une de ses pattes semblait blessée mais, dans l'ensemble il était en pleine forme. D'un regard, Victoire le dirigea vers le canapé qui renfermait son fils et ils s'élancèrent côte à côte pour protéger le petit le plus cher à leurs yeux.

    Selim, tu es en retard pour le thé.

    Cette idée leur était venu lors de la visite de Lorcan qui s'était plaint haut et fort que tout le monde oubliait les horaires propres à la cérémonie du thé. Selim avait éclaté de rire, Victoire n'avait pu retenir un sourire hilare et Lorcan avait fait semblant de se vexer pour faire rire encore et encore le petit homme de son cœur. Peu après, la jeune femme avait expliqué à son fils que son travail impliquerait peut-être des dangers dont elle devait le protéger et que, si la situation l'exigeait, il devait se réfugier dans la cachette sous l'un des coussins du canapé et attendre que cette fameuse phrase ne refasse son apparition.

    Wingardium Leviosa:
     

    Le canapé était recouvert d'un tas de gravats conséquent. La boule d'angoisse à la gorge, Victoire se retint de hurler un Wingardium Leviosa et se contenta de lancer un sortilège informulé. La petite bouille adorable de l'enfant émergea de sous l'une des assises et ses grands yeux verts fixèrent sa mère, brillants de peur. Sa tête était couverte de sang. Le cœur de Victoire rata un battement et, en le soulevant dans ses bras pour l'examiner, elle se rendit compte que la blessure n'était pas aussi grave qu'elle le ne laissait suggérer. Une simple entaille à l'arcade sourcilière expliqua la situation à l'œil aiguisé de la tireuse d'élite et elle serra le petit bonhomme contre son cœur. Selim s'accrocha instinctivement en position du koala, ce qui laissait sa mère libre de tout mouvement. Elle devait rejoindre sa chambre de toute urgence, pour pouvoir l'envoyer, lui et le chien, dans la maison protégée de Tobias. Enfin, l'ancienne maison de Tobias. Par une chance inouïe, aucun obstacle ne se leva sur son chemin. Peut-être était-ce parce que la grande partie de la troupe avait été écrabouillée par l'arbre d'Eléane, ou que les survivants étaient occupés à plonger Matthias dans un coma dont la jeune étudiante en politique le sauverait facilement. Dans tous les cas, le trajet jusqu'à la chambre matrimoniale se passa sans problème majeur. Quelques cailloux leur tombèrent dessus, des sortilèges perdus se dirigèrent bizarrement à leur rencontre mais rien de dangereux ne leur chut sur le coin de la figure.

    Selim, écoute-moi. Tu vas te retrouver dans un endroit que tu n'as jamais vu, mais ne t'inquiète pas. Tu ne risques rien. Toutes les pièces sont protégées et ont été aménagées pour que tu sois à l'aise. Rien ne t'arrivera là-bas. D'accord ? Tu promets à maman d'être sage ?

    C'est promis Maman. Tu reviens vite me faire des câlins ?

    Le plus vite possible, mon lapin. En attendant, ne sors pas de la maison.

    Poudre de Cheminette:
     

    Lorsque les flammes vertes firent leur apparition dans l'âtre de la cheminée, un poids quitta le ventre de la vélane. Elle lança un Protego avant de courir rejoindre ses invités mais, en ne se concentrant pas le moins de monde avant d'entamer sa course, son sort de protection échoua totalement. Sur le chemin, au croisement de deux couloirs, elle remarqua du coin de l'oeil un mouvement brusque et envoya un Opprimendi-Vitalis qu'elle ne prit pas la peine de vérifier avant de continuer sa route jusqu'au toit.

    Protego:
     

    Opprimendi-Vitalis:
     


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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mer 31 Déc - 20:03

Le membre 'Victoire WeaScamander' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé' :


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#2 'Dé' :


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#3 'Dé' :


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#4 'Dé' :


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#5 'Dé' :
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Sam 3 Jan - 19:57


Rappel des règlements des dés.

♦Vous n'avez droit qu'à 1 sort d'atmosphère, 1 sort offensif et 1 sort défensif par réponse.

♦ Seuls les dés vous permettent de valider ou non un sort et il est interdit de changer l'énoncé de vos sorts après tirage des dés. Par exemple, vous avez marqué "Oui : Le sectumsempra touche Alice et Non : le sectumsempra ricoche contre le mur et ne fait qu'entailler la joue de Frédéric" et le dés vous dit Non, il est alors interdit d'intervertir vos deux énoncés pour que cela vous arrange.

♦ Deux dés sont nécessaires pour lancer un sort offensif.

♦ Pour la validation d'un sortilège dirigé contre un PNJ, il faut lancer deux dés et prévoir quatre cas de figures. Seul deux Oui entraînera la validation d'un sortilège, qu'il soit offensif ou défensif, et touchera le PNJ.

♦ En ce qui concerne les sorts de soin, le tirage des dés est là aussi obligatoire, sauf pour les Médicomages.

♦ Les sorts tels que "Accio" ou "Lumos" ne sont pas réglementés et peuvent être utilisés autant que désiré.

Troisième tour

L'écroulement du rez-de-chaussée créa une ambiance semblable à celle de la bataille de Sainte-Mangouste, encore très fraîche dans la mémoire de certains. Les nuages de poussières et les poutres tombées en désordre n'arrêtèrent pourtant Artémis et ses partisans de trouver leurs cibles. Ils ne parvinrent pourtant pas à affaiblir celles-ci efficacement; même s'ils étaient de fervents partisans, même si la rage d'Artémis était grande, ils étaient, pour la plupart, encore très jeunes. Avec des joueurs en moins (grâce à l'arbre qu'Éléane fit tomber), les attaquants sont au désavantage, car ils sont quatre jeunes sorciers sur cinq contre trois jeunes sorciers, une sorcière plus expérimentée, et une tireuse d'élite. Par contre, Margaret fut ligotée un instant, et par conséquent, elle ne se trouve plus avec le groupe. Matthias a aussi souffert d'une attaque, mais grâce aux soins de son amie, s'est vite remise sur pieds. Finalement, après avoir bien réglé le sort de Mordried et d'Alessandra, ils sont parvenu à rejoindre Victoire et Gavried.


Directions:
- Puisque les membres de l'ODP ( + extras) se sont regroupés (pour la plupart), ils ont l'avantage pour ce tour. Il ne leur faudra que 2 oui pour réussir parfaitement un sort.
- Le Opprimendi-Vitalis de Victoire rejoint accidentellement Éléane qui s'approchait, et celle-ci sera souffrante pour tout le prochain tour. Elle commencera à sentir les effets du sortilège ce tour-ci.
Effets du sortilège:
 
- Gavried trouvera Artémis dans ce prochain tour, qui peut formuler qu'un maximum de deux sorts pour ce tour-ci.
- Victoire doit diriger Éléane et Matthias à travers la maison pour pouvoir retrouver Margaret qui est aux mains de Mike quelque part au deuxième étage.

Si vous avez des questions quant à l'équilibre des blessures/afflictions, veuillez envoyer un mp à Matthias ou à Victoire.

Bonne écriture !

Ce tour se terminera le 8 janvier 2015 à 23h59, heure du Québec.
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mer 7 Jan - 7:28


    Un instant, le calme sembla s’établir sur la maison. Les bruits des gravats qui tombaient s’étaient arrêtés, les sorts qui ricochaient contre les murs tombaient dans une dernière gerbe d’étincelles, les voix haineuses disparurent. Dans cet instant irréel de silence absolu, Victoire se figea, le dos plaqué à un mur, la poitrine se souleva rapidement et les mèches de ses cheveux retombant sur son front. D’un geste souple, elle releva sa crinière et fit glisser l’élastique qu’elle portait toujours au poignet pour éviter de se retrouver avec une visibilité réduite lors d’une course qui ne tarderait pas à reprendre. L’avantage d’être une maman… Toujours avoir de quoi attacher ses cheveux sur soi. Pourquoi Lysander n’était-il jamais là au bon moment ? Pour les premiers pas de Selim, ses premiers mots également.. Les repas de famille, les anniversaires. Les attaques. Dans l’esprit de Victoire, son mari avait tout loupé et, s’il continuait ainsi, il finirait par ne voir son fils que lorsque ce dernier serait déjà adulte. C’était ridicule… Et elle était ridicule. De rejeter la faute sur son mari mais également de penser à ça maintenant. Victoire prit une grande inspiration, calma les battements de son cœur et reprit sa route en direction du toit. Elle avait dit à Gavried de la retrouver là-haut, avec tous ceux qu’il pouvait trouver. Elle espérait qu’il avait réussi.

    Un mouvement à sa droite la fit se retourner brusquement, la baguette levée, prête à jeter un sortilège qui ferait très mal s’il atteignait sa cible. Mais elle baissa sa garde aussi rapidement qu’elle l’avait levée. Ce n’était que Matthias et Eleane. Elle n’avait aucune idée de la façon dont ils l’avaient retrouvée mais les deux semblaient plutôt mal en point. La jeune femme était pâle comme la mort et l’invité surprise avait l’air de se réveiller d’un sommeil très profond. Elle ne leur laissa pas le temps de s’expliquer, posant un doigt sur ses lèvres pour leur intimer le silence. La bataille avait repris. Les pierres tombaient à nouveau en cascade sous l’effet des sortilèges jetés à l’aveuglette. Leur but n’était pas forcément de les toucher, à ce qu’elle pouvait constater, mais peut-être plus de détruire leur environnement. Ou alors, ils étaient inexpérimentés et passablement nuls. Cette pensée lui tira un sourire carnassier. C’était ça. Ils étaient inexpérimentés. Contre une Médicomage, une sorcière douée et une tireuse d’élite ? C’était très mal joué de la part de l’Anneau. Les sortilèges partaient toujours dans la même direction, à quelques mètres près. Une rapide analyse du terrain lui appris qu’ils se trouvaient probablement dans l’escalier, ou ce qui avait été l’escalier.

    Waddiwasi

    Waddiwasi:
     

    Un cri résonna et Victoire saisit le bras d’Eleane pour la forcer à courir droit sur leurs attaquants. L’un d’entre eux était effondré sur le sol, se tenant le ventre. L’autre était agenouillé à ses côtés, cherchant ce qui avait bien pu provoquer cela. En passant près d’eux, Victoire fit signe aux deux jeunes de monter les escaliers le plus vite possible et asséna un gigantesque coup de pied dans la tête de celui qui n’était pas encore cloué au sol. L’homme s’écroula dans un bruit mou. Aucun regret. A l’étage, elle remarqua un corps. Puis elle entendit une voix, vit une grande silhouette et reconnu les cheveux de Margaret. Un informulé alla s’écraser contre le plafond et de gros morceaux de pierre se détachèrent pour s’effondrer sur la tête de l’inconnu. Tout allait beaucoup trop vite. Il n’y avait aucun sens à ce qui se déroulait… Gabriel et Selim, puis Matthias et Eleane et maintenant Maggy. Les personnes à ses côtés ne cessaient de changer.

    Descendo:
     

    La course reprenait. Ils étaient quatre. Ne manquait plus que Gavried. Où diable était-il ? Tout en montant quatre à quatre les escaliers qui permettaient d’accéder au dernier étage, Victoire tenta un Protego Totalum qui échoua lamentablement. Elle se maudit intérieurement. Tous ses sortilèges semblaient foirer les uns après les autres et la fatigue montait de plus en plus le long de ses membres. Elle avait perdu de sa forme physique. Enfin, les couloirs du troisième se formèrent devant leurs yeux. Intacts. Personne n’était encore monté ici. Ou du moins, personne n’avait encore lancé le moindre sortilège visible ici. Ils s’arrêtèrent dans une pièce dénuée de meubles et fermèrent la porte derrière eux. Victoire n’avait pas vu la moindre action que ses partenaires avaient pu faire, se concentrant pour ne pas perdre le fil de ses propres mouvements. Mais ils étaient tous là. Plus ou moins mal en point.

    Protego Totalum:
     

    Vous en avez touché combien ? Vous n’êtes pas blessé trop gravement ? Où est Gav, bordel ?


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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Mer 7 Jan - 7:28

Le membre 'Victoire WeaScamander' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé' :


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#2 'Dé' :


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#3 'Dé' :
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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Ven 9 Jan - 19:54

Un début d’incantation. Une ombre qui arrête son action juste à temps. Et au bout d’une baguette sale d’une poussière épaisse, un Gavried perdu entre deux gravats et dont le costume taché et abimé traduisait la violence de l’effondrement qui avait eu lieu quelques minutes plus tôt.

« Il faut retrouver Margaret. Éléane, Matthias, venez avec moi. Victoire, tu fais ce que je te disais, tu déguerpis. »

Derrière lui, la concernée les gratifia d’un regard confiant avant de s’en aller d’un pas rapide, l’air anxieux, probablement pour mettre son fils à l’abri. Récusant l’apaisement qu’elle avait éprouvé à l’idée d’avoir rejoint leurs hôtes, Éléane, convaincue qu’aucun d’entre eux ne devait rester seul, s’approcha de l’encadrure de la porte d’un pas assuré.

« Certainement pas, quelqu’un doit l’accompagner ! Matthias, reste avec Gavried, trouvez Margaret, je l’accompagne ! », déclara-t-elle le ton hâtif.

Mais alors qu’elle s’apprêtait à joindre le geste à la parole, un craquement menaçant lui intima de s’éloigner, ce qu’elle fit juste à temps pour éviter d’être heurtée par une poutre massive qui se libérait de ses attaches. C’est alors que, profitant de la confusion générale, Gavried partit en courant, mut par le désir irraisonné de se confronter seul à Artémis. À demi détournée, la colonne encore courbée et son bras droit protégeant instinctivement son visage des débris projetés par le choc, elle le vit disparaître, retenue dans son mouvement par un nuage opaque :

« Quel idiot, non mais quel idiot ! », murmura-t-elle pour elle même.

Consciente qu’elle ne pouvait pas crier son nom au risque d’être repérés par les membres de l’Anneau de Jade – combien étaient-ils ? – elle s’avança prudemment dans cette saleté mêlée de plâtre et de cendres, mais les retombées étaient si denses qu’elles l’empêchaient de distinguer quoi que ce soit. Bien malgré eux, ils se retrouvaient donc à nouveau seuls dans cette maison qu’ils ne connaissaient pas, avec pour seuls guides les bruits de pas qui provenaient tant de la gauche que de la droite. Il leur était impossible de savoir où se trouvaient leurs alliés désormais.

Dans cette situation, il était certain que s’ils ne voulaient pas s’égarer à nouveau, la décision la plus sage serait d'attendre le retour de Victoire. Mais elle ne voulait pas rester inactive et ils ne pouvaient s’attarder plus longtemps dans cette pièce qui menaçait de s’effondrer à son tour. D’ailleurs, qui avait dit que Victoire voudrait les rejoindre ? Il leur fallait prendre une décision. Alors, confiante dans le fait que Matthias ne l’abandonnerait pas également dans une impulsion insensée de jouer au héros de guerre solitaire, elle suivit les craquements du plancher qui les guideraient, elle l’espérait, vers l’un des leurs.

Ses phalanges s’empourprant sur sa baguette, inattentive aux élancement qui se répandaient dans son épaule gauche, elle progressait doucement, le corps aux aguets, se concentrant sur les rumeurs environnantes que doublait les expirations légèrement creuses de Matthias. Et puis, elle crut entendre le chuchotement réconfortant d’une voix connue. Une voix sans colère, une voix angoissée mais rassurante, bien que lointaine ; celle de Victoire. Soulagée de l’avoir retrouvée, elle s’avança mais, baissant sa garde une infime seconde, elle ne prêta pas attention à cet insignifiant claquement qui émana de sa baguette. Elle entendit un « ploc » sonore et ce fut tout.

Une jet d’air atteignit néanmoins silencieusement son flanc, mais il ne lui causa pas le moindre mal. N’ayant pas discerné les mots qui l’avaient accompagné, l’étudiante se persuada que le sortilège devait être anodin, voire raté, et fit un signe de tête à son compagnon pour lui signaler que tout allait bien. Et puis, d’un coup, une sensation de vide s’empara de son diaphragme, l’emplissant d’un vertige qui lui coupa la respiration. Ses yeux s’écarquillèrent et, tandis qu’elle déglutissait avec difficulté, elle plia insensiblement l’échine et porta ses mains à son estomac, observant le dos de son ami qui s’était avancé dans la pièce pour rejoindre la vélane. Aussi silencieusement qu’elle en était capable, elle recracha alors tout l’air qu’elle avait accumulé dans ses poumons. Au même moment, un poids, immense et puissant, s’abattit sur ses entrailles comme une masse s’acharne sur un pieu et lui laisse, entre deux coups, de médiocres répits.

Et puis, la souffrance se dissipa et elle reprit ses esprits. Peut-être était-ce cela, la peur, la vraie, celle qui attaque les tripes du fragile qui se préoccupe démesurément de sa survie. Alors c’était donc cela, l’affolement... Non, c’était autre chose : elle n’était pas soucieuse de sa propre sécurité. Elle n’était pas fragile. À moins que…

De nouveau, la poussière se souleva et des gerbes colorées illuminèrent la figure de la jeune personne qui leur faisait face. Sans un bruit, celle-ci posa son index sur ses lèvres et, profitant de la cohue créée par le sortilège qu’elle venait de lancer, les entraîna, elle et Matthias dans sa course. Des pas rapides. Un homme à terre. Un coup de pied. Une crampe. Tout cela n’était rien.

Dans la foulée, une main grandement fragilisée s’agrippa avec peine à sa cheville, manquant de lui faire perdre l’équilibre qu’elle avait de plus en plus de mal à maintenir. Visiblement, l’assaillant n’avait pas eu assez de la chaussure de victoire contre sa tempe. Mais il était affaibli, au bord de l’inconscience, incapable du moindre élan supplémentaire. Mécaniquement, elle le repoussa alors d’un coup de talon dans la joue et, guettant les mouvements de Matthias, reprit ses enjambées rapides.

Le souffle étonnamment court, Éléane suivait et, tandis qu’elle prenait de légers appuis tantôt sur une rampe tantôt sur un mur, elle perdait le fil des événements.  Du bruit. Un chagrin pernicieux au niveau du foie. Des éclairs indistincts. Un tremblement incontrôlable. Elle exagérait. La douleur était supportable. Supportable.

Bientôt, ils trouvèrent Margaret, à la merci de celui qui s’appelait Mike. Une crampe. Elle n’était pas certaine d’avoir bien compris comment Victoire avait libéré son amie. La tête lui tournait. Mais Margaret allait bien et se relèverait sans aide.

Ils étaient maintenant quatre et leur folle ascension reprenait. Mais plus ils s’approchaient de leur destination inconnue, plus la jolie brune sentait ses forces la trahir. Ce n’était pas tant les contractions de son intérieur que l’essoufflement qui lui causait tout ce mal. La douleur, elle aurait pu s’en accommoder… Mais où donc Victoire les emmenaient-ils ? Cette question n’avait pas de raison d’être : n’était-ce pas celle qui connaissait mieux les lieux ? Il fallait avancer, faire confiance. Elle ne devait pas abandonner.

Marcher, courir, continuer. Elle transpirait, devenait plus faible, plus lente, moins efficace, le temps lui semblait infiniment long et sa tête valsait de plus belle. Une marche glissante encore et, dans un mouvement involontaire, ses doigts emprisonnèrent l’avant-bras de Matthias qui la devançait. Imperceptiblement confuse d’avoir dû se raccrocher à lui pour ne pas s’affaisser sous son propre poids, elle croisa ses prunelles interrogatrices et mit hâtivement fin à ce contact physique qui l’embarrassait. Elle se redressa ensuite l’air fier, en feignant la parfaite santé, et lui somma de continuer.

Enfin, ils arrivèrent dans un couloir désert et dont la propreté contrastait avec le chaos qui régnait sur l’étage inférieur. Un court instant, elle s’arrêta pour reprendre sa respiration. Dans cette parcelle détachée de réalité, elle prenait enfin la pleine mesure de ce tourment qui traçait paisiblement son chemin paisiblement quelque part entre son cœur et ses intestins. Lentement, son abdomen se soulevait, cherchant à brasser follement la pureté de cet air neuf. Ses inspirations se faisaient plus amples, plus profondes, plus difficiles et douloureuses aussi. Que lui arrivait-il ?

Elle toussa pour expulser les particules au goût de terre qui lui asséchait l’œsophage et, traînant ses doigts déliés jusqu’à ses lèvres, frémit au contact du sang qui rougit sa paume. Fermant le poing pour camoufler son mal, elle essuya celui-ci contre la fine étoffe noire de sa robe. Après tout, elle ne saignait que très peu.

Haussant les épaules pour se rassurer elle-même, elle reprit ainsi la cadence du petit groupe qui continuait à se mouvoir. Mais non loin derrière eux, elle en était persuadée, une ombre se faufilait, cherchant probablement à ne pas être repérée. Le carrure n’était pas celle de celui qui étudiait la politique avec elle. Aussi, sans réfléchir, elle lui offrit un témoignage de sa pleine considération :

« Expulso ! »

Expulso:
 

Elle ne prit pas la peine de vérifier si son sortilège avait fonctionné, car déjà Victoire, qui ne s’était visiblement aperçue de rien, les entraînait dans une chambre vide, qu’elle ferma machinalement à clef. Cela ne retiendrait pas leurs adversaires, mais ils avaient l’avantage de s’être tous regroupés. Tous, excepté Gavried.

C’est ce moment que la douleur choisit pour reprendre pleinement ses droits, manquant de lui arracher un cri qu’elle ne retint qu’avec difficulté. Un souffle retenu encore et des larmes lui embrumèrent les yeux. Elle les retint pourtant. Elle n’avait plus pleuré depuis de nombreuses années, et aujourd’hui n’était pas un jour pour se soustraire à nouveau à l’exercice, quand bien même il ne s’agissait pas de larmes de chagrin.  Mais l’effort consenti pour rester droite devenait trop intense. Sa peau était moite, elle se sentait fiévreuse, elle allait choir. Alors, un bref instant, l’oreille à l’affût du moindre mouvement, elle s’accota contre le mur pour reprendre son souffle.

Elle n’avait pas le droit de se laisser aller. Désireuse de maquiller son malaise, elle se redressa donc en dépit des cris de ses articulations, et les souvenirs profitèrent de l’occasion pour emplir ses pensées par flashs successifs. Sainte-Mangouste était si tranquille. Elle n’avait fait qu’attendre. Et puis il y eu l’arbre. Et les lianes. Et Gavried. Et Victoire. Et Margaret. Matthias restait. Et puis soudain, elle comprit. Opprimendi-Vitalis. Une propulsion tonnante, une émanation incolore, une absence temporaire d’effets et puis… et puis. C’était évident, comment n’avait-elle pas compris plus tôt ? Ainsi elle était condamnée ; elle allait mourir ici, dans la poussière, loin des siens, loin de son foyer, loin même de son chat, sous les pupilles réjouies d’une pseudo-princesse colérique et coléreuse. Quelle ironie. Mais s’il fallait périr ici, n’abandonnerait pas pour autant. Puisque le sort n’avait pas été aussi efficace qu’escompté et qu’il lui offrait quelques trêves, elle se battrait la tête haute et qui sait, trouverait peut-être même une idée brillante pour en réchapper.

…C’était ridicule. Personne ne survivait à l’affaissement de ses organes vitaux, personne. Autant ne pas apitoyer les autres, cela les déconcentrerait et, dans la situation actuelle, cela n’était d’aucun intérêt. Et puis si elle était condamnée, pourquoi se plaindre ? Geindre n’était pas dans sa nature, autant se rendre utile.

Opprimendi-Vitalis… Sa gorge se noua et, perdue quelque part dans la grisaille qui annonçait déjà la tempête dans ses iris pâles, elle dévisagea Victoire dans une expression de mécompréhension totale. Elle n’assimilait pas : comment cela était-il possible ?

« Vous en avez touché combien ? Vous n’êtes pas blessés trop gravement ? Où est Gav, bordel ? »

Elle se reprit et, tout en débarrassant son visage des mèches humides et indisciplinées qui quittaient leur attache, afficha une expression confiante pour tenter de se persuader – elle où les autres, elle ne le savait pas très bien – que tout allait pour le mieux.

« Six, je crois. Tout va bien. Gavried est parti seul chercher Artémis… ‘Pas pu l’en empêcher. »

Détaillant les lieux, elle se détourna de Victoire et se débarrassa de ses escarpins qui ne facilitaient pas son équilibre et la ne fatiguaient que trop. Elle n'appréciait guerre l'idée de se balader pieds nus en public et savait que Matthias s’étonnerait potentiellement de ce geste qui ne lui ressemblait pas, mais l’effort consenti pour rester droite se faisait de plus en plus intense et elle devait tâcher de faire bonne figure.

Enfin, une voix se fit entendre derrière la porte, mais ce n’était pas celle de Gavried. Quelqu’un s’en venait. Une impulsion et elle se rapprocha des autres pour tenter de former un cercle avec eux. Constatant alors que le dôme qui les surplombait commençait déjà à perdre en vitalité, elle décida de raviver celui-ci :

« Protego totalum ! »

Protego totalum:
 

Dans son œil gauche, une veinule éclata mais,  à la fois déterminée et satisfaite de sa prouesse, elle consentit une dernière phrase :

« Gavried ne doit pas rester seul. »


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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Ven 9 Jan - 19:54

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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Dim 11 Jan - 0:01

« Ça ne te rappelle pas quelque chose? »


Il me fallut la douleur pour me souvenir. On tente d'oublier ces choses. On tente d'éclipser les malaises - physiques et psychologiques - autant que possible, en gardant la version polie, vernie, finie des aventures turbulentes. Sainte-Mangouste. La chute de la monarchie, la fuite de Saint-Clare et Branstone, le "triomphe" désastreux de l'Ordre. J'étais présent. J'étais là et je fus blessé. Ce fut un point tournant dans ma vie. Toute cela, ce n'est que les grandes lignes.

Je respire du plâtre, je mange du plâtre, je suis du plâtre. Cette poudre à la fois molle et sèche m'entourait et m'opprimait. Je me retrouvais à l'hôpital, gisant sous des blocs et des poutres. Éléane vient s'occuper de moi. Me prend les mains. Les siennes sont atrocement meurtries. Ma tête. Ma main tentant de la tâter. Échec. Douleur. Quelque chose l'en empêchait. Come on Matthias, tu es étudiant en médecine. Fais ton analyse. Fais-le. Arf. Omoplate brisée, je sais au moins cela. Non. Elle n'est pas brisée. Émiettée plutôt. Je ne peux pas lever mon bras, je ne peux pas bouger mon torse. Je ne peux pas ôter ce foutu bloc qui compresse ma cage thoracique. J'ai mal au coeur.

[...]

« Et bien, on dirait qu’une fois de plus, je dois voler à ton secours »

« C'est toi qui m'a mis dans le trouble, d'abord. »

Ce n'était pourtant pas le temps de se faire la causette... J'allais devoir complimenter la prouesse d'Éléane quand tout ceci serait terminé: son enervatum ne m'avait pas seulement sorti du coma, mais il m'avait donné une force nouvelle, une énergie vitale supérieure à celle que je possédais avant. « Vous êtes nuls, les gars ! ». Applaudissant intérieurement le génie de mon amie, je me déliais rapidement et la suivais dans une autre pièce.

[...]

« Il faut retrouver Margaret. Éléane, Matthias, venez avec moi. Victoire, tu fais ce que je te disais, tu déguerpis. »

« Pourquoi on prend des ordres du bozo? »

Les autres ne prirent pas compte de ma remarque, sauf peut-être Gavried, qui me jeta un regard haineux. Perdu dans mes hostilités envers Foil, je n'avais entendu que l'écho de mon nom. Ce fut assez, pourtant, pour éveiller mon attention et de rejouer les paroles dans ma tête.   Matthias, reste avec Gavried... Jamais de la vie ! Au moins nous nous entendions sur un point: nous ne pouvons pas se supporter l'un l'autre.  J'allais me prononcer sur ce point ( parce que même si on n'a pas le temps de causer, on a le temps de se lamenter) lorsqu'Éléane fit un bond de côté pour éviter le périlleux effondrement d'une poutre. Tout de suite, mon regard se rapporta à mon amie qui manqua d'être gravement blessée; mes yeux changèrent de cible presque aussitôt, assez rapidement pour entrevoir ce maudit de Foil s'évader à grandes enjambées. Well, that's one to talk tall tales and to do short deeds.

[...]

« Vous en avez touché combien ? Vous n’êtes pas blessés trop gravement ? Où est Gav, bordel ? »

« Il est sans doute allé jouer au héros... »


Le ton était hostile et pourtant frêle. Je ne me concentrais pas sur ce que je disais; plutôt, je me concentrais sur ce que je dissimulais: j'en avais touché aucun.

« Six, je crois. Tout va bien. Gavried est parti seul chercher Artémis… ‘Pas pu l’en empêcher. »


Des voix se firent entendre. Ce n'était pas Foil (sa voix nasillarde était si reconnaissable, après tout).

***

« Locomotor mortis. »

Spoiler:
 

Je m'étais jeté à l'extérieur de la pièce, en dehors du protego d'Éléane, en dehors de ma personnalité pour venir, à mon tour, jouer au héros. Qu'est-ce qui m'avait poussé à faire un acte de bravoure si impulsif? Serait-ce un escarpin?

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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Dim 11 Jan - 0:01

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MessageSujet: Re: EVENT N°5 : Multi sunt vocati, pauci vero electi || Groupe 1   Dim 11 Jan - 5:56

Je n'avais pas pu m'empêcher de rire en entendant les explications de Victoire. Le moyen de sortir de cette maison, ou plutôt de ce qu'il en restait, était un toboggan et Frère Jacques. Cela faisait un si joli système de protection. Un système de protection enfantin et poétique. Tellement paradoxal. Mais tellement joli.

Enfin bon. Victoire venait de filer, sa priorité étant de mettre son fils en lieu sûr. Eléane et Matthias, quant à eux, étaient récupérés. Je savais comment évacuer cet endroit. Il ne restait qu'à retrouver Margaret. Le plan apparaissait, limpide. Remonter tous les trois dans les étages. Mettre la main sur Margaret. Et sortir. Clair, simple. En avant.

Sauf que non. Si tout avait été réellement si simple, ça n'aurait pas été drôle. Un petit détail n'entrait pas dans la simplicité de ce plan. La Harpie. Ma chère vieille Harpie. Qui s'agitait et grondait.

Elle est là. Si proche. Ne la sens-tu pas ? Elle est là. Trouve la.

Artémis.

Oublié, le plan si simple. Oubliés, Matthias et Eléane. Oubliée, Margaret. Une seule idée obsédait à présent mon esprit. Une seule personne. Artémis.

Sans plus réfléchir, j'étais parti. Bien vite. Je n'avais pas la moindre idée de la direction que j'avais prise. Pas plus que je ne savais où j'allais. Cela n'importait pas. Je me frayais un passage au milieu des gravats, déplaçant des bouts de murs effondrés, me glissant dans ce qui restait de portes. Je ne savais où j'allais. Mais je savais vers qui j'allais.

Enfin, je m'arrêtais. Elle était là. J'étais face à elle. Et je souriais, tendrement, calmant les grondements de la Harpie. Elle était si belle, ma Princesse. Si frêle, si douce, si fragile d'apparence. L'image qu'elle donnait dépareillait tellement avec la vie qu'elle menait et le décor dans lequel elle se trouvait présentement.

- Artémis, c'est un plaisir de te revoir.

Je m'avançais lentement vers elle. Qu'importe qu'elle soit entourée de ses troupes et que ces gens aient probablement envie de me faire la peau.

- Te souviens-tu, ma chère, du nombre de fois où nous avons déjà joué cette scène ?

Arrivé devant elle, je m'inclinais, et prenais sa main pour la porter à mes lèvres.

- Artémis...

Ma main lâcha la sienne, pour aller à la place se poser sur sa joue. Le bout de mes doigts n'effleurait qu'à peine la douceur de sa peau.

- Que dirais-tu d'aller plutôt discuter de ce qui t'amène ici devant un chocolat chaud ?



Ce serait bien que les humains se décident à régler leurs désaccords par la discussion, les câlins, le chocolat chaud, plutôt que d'utiliser la violence.
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