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 Quelques mots couchés sur le papier. Ni plus ni moins.

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Éléane I. Greengrass
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MessageSujet: Quelques mots couchés sur le papier. Ni plus ni moins.   Mer 19 Fév - 9:43

Eléane I. Greengrass


Dernière édition par Éléane I. Greengrass le Mer 23 Juil - 7:11, édité 7 fois
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Éléane I. Greengrass
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MessageSujet: Re: Quelques mots couchés sur le papier. Ni plus ni moins.   Mer 19 Fév - 9:50


Le 19 février 2024

Il y a bien longtemps que je n’ai plus écrit et, étrangement, alors que j’ai toujours aimé noircir toutes les pages que je rencontrais, cela ne m’a pas manqué.  Je ne saurais dire la raison pour laquelle, aujourd’hui, il me plaît à coucher à nouveau mes mots sur le papier. Peut-être est-ce cet étrange sentiment de calme.Je suis entrée en faculté de politique. De politique, oui. J’ai été lâche, j’ai été faible et je n’ai su pleinement assumer ce que j’étais. J’avais dix mille bonnes raisons d’entrer en faculté de sortilèges, mais la seule bonne raison de satisfaire le plaisir égoïste de mes parents aura eu raison de toutes les autres… et ce simple fait me rappelle sans cesse, à l’instar de la plus obsédante des idées, qu’il est probablement grand temps que j’assume pleinement ce que je suis. J’ai d’ailleurs l’étrange sentiment que tout me teste et m’y prépare, depuis  mes parents qui tentent encore et toujours de me rallier à leur cause, jusqu’à Elegius qui, bien malgré moi, surveille mes faits et gestes, en passant par cet étrange Robin Delune qui, pour je ne sais quelle obscure raison, cherche à me situer, à me ranger dans un camp. Partout, où que j’aille, le ton de la parole se fait discret et les conversations secrètes. Mais tout un chacun sait ou devine le sujet de telles discussions, alors tous feignent de ne pas être concernés. Nous vivons dans une société où un courageux vaut une bonne vingtaine de lâches, ou du moins faut-il l’espérer, vu le nombre affolant de sorciers et sorcières qui se satisfont d’être de parfaites autruches. En ce domaine, beaucoup excellent. Mais je n’ai pas envie de faire partie de ce groupe d'oiseaux peureux. Il faut bien reconnaître à l’éducation rigide de mes parents le bénéfice de m’avoir appris à toujours assumer actes, paroles et pensées. Et je n’ai que trop fui ce que j’étais, cachée si pas derrière des faux-semblants, du moins derrière l’illusion que le déni serait une parfaite couverture. Je ne m’y retrouve pas et sans doute, bientôt, il faudra que je choisisse… si tant est que l’on puisse considérer que le choix n’est pas déjà fait. Restera à assumer tout ce que je perdrai à ce terrible change.Ce sentiment de calme, oui. Le calme avant la tempête : des cours donnés dans une banalité des plus coutumières, des couples qui se font et se défont, quelques mots « innocents » égarés dans le journal de Miss Potin, un anniversaire sans encombre, des vacances de Noël enneigées et presque bon enfant,…  tout, ou presque, semble conjurer vers une pseudo-sérénité hypocrite. D’aucuns font semblant d’y croire, d’autres encore plongent dedans tête en avant. Il est évidemment bien plus facile de faire comme si tout allait bien que d’accepter que nous avons foncé tête baissée dans un régime tyrannique et d’admettre nos erreurs. Mais ces apparences ne dureront pas et, bientôt, à n’en pas douter, l’atmosphère malsaine et presque suffocante qui règne en Angleterre se fera irrespirable.Il se prépare quelque chose. Quoi, je ne le sais pas exactement : quelque chose. C’est un ressenti sans fondements démontrables néanmoins, j’en suis intimement convaincue. Il suffit de lever la tête et d’accepter de humer l’air pour s’en rendre compte. Bientôt, sans doute, je serai fixée.
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Éléane I. Greengrass
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MessageSujet: Re: Quelques mots couchés sur le papier. Ni plus ni moins.   Mer 23 Juil - 7:19



Le dimanche 13 juillet 2024

C’est une belle journée, de celles qui semblent suspendues à un fil fragile et cristallin, l’une de ces journées oisives où tous se laissent simplement vivre, à défaut de pouvoir s’activer plus ardemment. La chaleur est presque insupportable depuis quelques jours, et l’humidité lourde qui l’accompagne donne à l’été des allures de forêts tropicales. Cependant, les nuages qui s’annoncent à l’horizon laissent entrevoir un après-midi triste et pluvieux. Mais Londres est belle, quand elle hésite entre rire et pleurer.

Edgard ronronne paresseusement à mes côtés tandis que j’écris ces quelques lignes hasardeuses. Les lueurs hautes de Phœbus se reflètent sur le soyeux de son pelage gris et j’ose me demander s’il s’inquiète parfois de choses plus graves que de chercher les endroits les plus confortables où s’asseoir en majesté. Il a aujourd’hui trouvé agréable de rester dans la pénombre. Il a raison, qu’il en profite.

La bataille de Sainte-Mangouste est loin déjà, mais j’ai encore dans la bouche l’arrière-goût du sang et du plâtre mêlés de poussière et de cris. Bien malgré moi, des réminiscences m’assaillent par vagues trop proches et trop amères. Tobias est mort probablement. Tobias est mort parce que j’ai été lâche. Et si je ne parviens à réellement m’exprimer à ce propos, son visage blafard et criant me hante néanmoins plus que je ne le voudrais. J’avais le sentiment d’être détermination et force de caractère, mais je me suis trompée. Tout reste définitivement à penser chez moi.

Le « roi » despotique est mort également. Mais cette bonne nouvelle pose la question qui brûle les lèvres de tous mais que personne ne prononce pour autant : vive le roi ? La sérénité qui s’établit entre deux tempêtes laisse supposer quelques sombres présages, et j’avoue appréhender la prochaine rencontre au sommet, car personne ne me fera croire que la coléreuse, envieuse et orgueilleuse Artémis se contentera d’indéfiniment rester dans l’ombre du souvenir de son tyran de paternel ; elle ou ses frères d’ailleurs, cela importe peu. Je ne me targuerai pas de les connaître, mais je pense avoir côtoyé la dragonne assez longtemps que pour savoir qu’elle est femme à tout désirer et à ne jamais abandonner son reste à qui d’autre pourrait en profiter. Alors nous attendrons la prochaine crise… comme à chaque fois ? Cela me donne presque envie de rire.

Je vais bien, néanmoins. Du moins, je crois. Ma peau a retrouvé les couleurs du règne des vivants et les bourdons ne me harcèlent plus que très rarement. Si tout n’était qu’apparences, alors tout serait parfait ; si je n’étais pas allée à Sainte-Mangouste, alors…

Je n’avais pas à me trouver à l’hôpital au moment de l’affrontement toutefois, je m’y suis volontairement engagée en croyant protéger un frère qui n’y était même pas. Et malgré tout, je suis restée. Je suis restée car c’était ce que je devais faire : cesser de fuir. Je ne regrette rien : j’ai choisi, et c’était nécessaire. Je n’ai pas encore rejoint l’Ordre, pourtant. J’ai mis beaucoup de temps à redevenir un semblant d’être humain et je crains qu’il ne soit pas si aisé d’y être accepté quand on naît dans l’une de ces familles qui croit encore à la supériorité de son sang. Mais je ne saurais tarder à me décider, car c’est nécessaire. Puisque j’ai désormais le loisir de devenir qui je veux d’être et non plus qui je dois être, sans doute est-il préférable que, pour une fois, j’agisse selon mes idéaux. Je n’ai plus de famille alors, qui sait, j’y trouverai peut-être un simulacre de sérénité, et tant pis si cela doit déplaire à ce foyer qui n’a plus voulu de moi.

J’ai mis longtemps à aller voir mes parents, près de deux semaines. Père a montré toute la puissance de ses colères, quant à maman ; mère… Il y avait du désespoir dans ses regards, mais elle n’intervint pas. Elle, une femme si forte, elle s’est contentée de me fixer en silence, comme s’il avait s’agit-là de la meilleure réponse aux colères de son illustre mari. Elle n’est pas femme à suivre silencieusement sans mots dire mais, simplement, face à l’époux qui répudiait son enfant, elle resta de glace. Et tandis que père hurlait des mots que je n’écoutais même pas, je la contemplais sans mot dire, consciente que briser la tension qui s’était installée entre nos deux regards signerait à jamais la fin de notre attachement.

Et je la brisai.

Je n’ai plus grand-chose, maintenant ; tout est à construire. Mais pour l'heure, la seule chose qui m'occupe est d'être une anonyme parmi tant d’autres. Je dois voir Matthias dans quelques minutes. Cette entrevue s’annonce « charmante » elle aussi, mais cela n’a que très peu d’importance.

C’est un bel été. Mais, ironique et lâche, il prépare la venue de l’hiver.

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Quelques mots couchés sur le papier. Ni plus ni moins.

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